L'exploration urbaine est un peu le péché mignon de la rédaction de Focus Numérique et, pour la petite anecdote, certains membres se sont rencontrés sur des friches industrielles belges. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que nous présentons en inspiration photo quelques clichés de David de Rueda, l'un des plus célèbres urbexeurs français.

Crédit photo David de Rueda : Frozen starsFrozen Stars. © David de Rueda Cette station radar abandonnée se trouve dans les montagnes italiennes. Après près de 3 heures de marche dans 50 cm de neige, nous avons atteint ces immenses antennes gelées. Pleine lune, ciel dégagé, neige omniprésente : l’atmosphère était irréelle. J’ai voulu créer quelque chose de post-apocalyptique, perdu au milieu de nulle part.

David de Rueda est né à Poitiers en 1987. Ce photographe et explorateur urbain franco-allemand est issu d’une famille d’artistes. Il se forme seul à la photographie et crée le site Urbex.fr en 2007.

Crédit photo David de Rueda : The SignalThe Signal. © David de Rueda Sous la salle du congrès du Buzludzha, j’ai découvert un lieu qui semblait situé sur une autre planète. Je me suis servi de ma lampe de poche pour l’éclairer et découvrir que tout était recouvert de givre.

Fin 2013, son travail est exposé à La Samaritaine dans le cadre d’un concours organisé par LVMH. En 2014, il signe son premier film, Urban Escape. Il a également collaboré à la réalisation de clips pour Kery James, Maître Gims et d’autres artistes.

Crédit photo David de Rueda : Lost in SpaceLost in Space. © David de Rueda Cette photo est le fruit d’un trajet en voiture de 180 km en plein désert du Kazakhstan, suivis de 45 km de marche dans une zone à l’accès fortement réglementé. À notre arrivée, elles nous attendaient : deux reliques soviétiques de la conquête de l’espace dans un immense hangar abandonné. C’est peut-être la scène la plus épique qu’il m’ait été donné de voir depuis que j’utilise un appareil photo.

Crédit photo David de Rueda : Sun DustSun Dust. © David de Rueda Le deuxième jour de notre séjour à Pripiat [près de Tchernobyl, NDLR], j’ai eu la chance d’assister au lever du soleil depuis le toit du plus haut immeuble de la ville, le Fujiyama. Les rayons du soleil se frayaient un chemin à travers la ville morte, redonnant vie au lieu pendant quelques courtes secondes.

Crédit photo David de Rueda : Nuclear FallNuclear Fall. © David de Rueda Nous sommes à l’intérieur d’une tour de refroidissement d’une centrale nucléaire à Tchernobyl qui n’a jamais été achevée. Les tours de refroidissement sont impressionnantes vues de l’extérieur, mais plus encore depuis l’intérieur. Au milieu de cette architecture brute, mon personnage contemple la grandeur oubliée.

Crédit photo David de Rueda : The OneThe One. © David de Rueda Cette photo a été prise depuis l’intérieur de la centrale électrique abandonnée près de Budapest, en Hongrie. C’est un lieu impressionnant, vaste, regorgeant de machines abandonnées et empreint d’une atmosphère terrifiante. J’avais l’impression d’être plongé dans un film de science-fiction et j’ai voulu créer mon propre univers avec cette photographie.

Crédit photo David de Rueda : Night SoulsNight Souls. © David de Rueda Quelque part dans une région désolée de la côte méridionale de l’Islande git cette épave d’un Douglas DC-3 oubliée depuis longtemps. J’y suis arrivé à 4 heures du matin et, alors que nous attendions, des aurores polaires sont progressivement apparues à l’horizon. J’ai admiré ce spectacle magique jusqu’à l’aube et utilisé une exposition de 90 secondes, en ajoutant un peu de light-painting à l’intérieur de l’appareil, pour figer cette image.

David de Rueda sur le web :

www.davidderueda.com

instagram.com/davidderueda

facebook.com/ddrpy

twitter.com/ddrpy

Voir aussi :

Exercice photo : exploration urbaine et rurale

Test en urbex : le Parrot Bebop 2

Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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