C'est bien connu, la partie est dans le tout et le tout dans sa partie. Florisse, avant d'être une partie du duo de photographes Florisse & Germain, était un tout à elle seule. Elle n'a pas attendu qu'un travail collaboratif lui permette d'aiguiser sa vision. La série dont il est question ici remonte à 2013. Florisse y offre une interprétation de la ville en noir et blanc qu'elle révèle en y intégrant une seule image couleur. Aujourd'hui, Florisse y voit surtout le fruit de son étonnement face à l'Amérique "où tout est grand"… Retour sur ces jours d'émerveillement.

© FlorisseNew York - USA (2013)

Vous avez 24 ans aujourd'hui. Vous aviez 20 ans à l'époque de cette série. Comment est-elle née ?

Florisse : En 2013, j'ai vécu quelques mois à Vancouver au Canada. Quand je suis arrivée là-bas, je me suis beaucoup baladée et j'ai été frappée par le quadrillage de la ville, et plus généralement par le fait que l'architecture était si différente de l'architecture patrimoniale européenne. Tous ces éléments m'ont tellement perturbée que photographiquement je ne savais pas par quels bouts prendre ce que je voyais. C'est parce qu'un ami m'a proposé de venir le voir à New York pendant Thanksgiving que j'ai pu visiter la ville pour la première fois ! Et là, ça a été le déclencheur… Alors que je ne parvenais plus à faire de photos, tout est revenu.

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Nadia Ali Belhadj

Journaliste rédactrice. N'aime rien tant que de faire des interviews de photographes car les trouve gentils. Se fout de la technique comme de sa première pomme. Complètement soumise à Vivian Maier. Ses publications