Ses photos sont faites avec un marteau... C'est à cela qu'il compare son appareil photo. Stanislas Zanko n'est pas plus photographe que vidéo-jockey : il tire le portrait, projette des images sur des femmes nues ou des chevaux blancs, constitue des crocodiles en galets au bord d'un plan d'eau jurassien, ou fait danser des images sur les murs d'Arles... Mais ces jours-ci, ses images collées rue Bichat dans le 10e arrondissement de Paris interpellent le passant. On y voit la tour Eiffel ou le Sacré-Cœur à travers une lentille montée sur une baguette, de sorte que le même monument apparaît simultanément, flou et net. Précédemment, il avait appliqué ce procédé à des portraits de célébrités ou de parfaits inconnus... En fait de création, il s'autorise à peu près tout... Dialogue avec un chercheur de formes.

Un marteau !? Oui, il considère son appareil photo comme un outil, au même titre qu'une "machine à laver", un outil dont il se fiche et qui n'est peut-être qu'un téléphone portable. Il dit simplement qu'il n'a jamais acheté d'appareil. Que ceux qui lui sont passés entre les mains lui ont été donnés, ou troqués. Qu'importe en fait, ce qui compte se situe ailleurs.

Photo Stanislas ZankoJames Thierrée, 2008.

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Nadia Ali Belhadj

Journaliste rédactrice. N'aime rien tant que de faire des interviews de photographes car les trouve gentils. Se fout de la technique comme de sa première pomme. Complètement soumise à Vivian Maier. Ses publications 

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