Capteur- CMOS APS-C 16 Mpx (23,5 x 15,6 mm)
Monture- Sony E (adaptateur en option pour Sony A / Minolta)
Optique livrée- selon kit (16-50 mm f/3,5-5,6 OSS)
Stabilisation- selon les optiques
Antipoussière- intégré
Viseur- oui, électronique Oled 1024x768 pixels
Écran- LCD, 7,5 cm, ratio 16/9e, 921 600 points
Mise au point- TTL, 99 points (mise au point auto. avec détection de phase) / 25 points (mise au point auto. avec détection de contraste). Sensibilité : 0 à 20 IL. Lampe d'assistance. Mise au point manuelle avec assistance : peaking coloré.
Modes autofocus- Multi-points, Flexible Spot. Mode single, continu.
Mesures d'exposition- Evaluative sur de 1 200 zones. Pondérée centrale et spot.
Modes d'exposition- Correction d'exposition sur +/- 3 IL. Bracketing d'exposition sur 3 vues. Verrouillage de l'exposition (AE). DRO, HDR.
Vitesse d'obturation- 30 - 1/4000 s. Pose longue. Synchro flash : 1/160 s
Motorisation- jusqu'à 10 vps sans autofocus continu.
Sensibilité ISO- 100 - 25600 ISO
Mémoire- non
Alimentation- batterie Li-Ion : NP-FW50. Autonomie : 350 vues.
Connexion- USB 2, HDMI
Dimensions- 120 x 67 x 43 mm
Poids/
Logiciels- Suite logiciels Sony
Dans la boîte/

Caractéristiques

Sony Nex-6 test review avis face avec 16-50 OSS

Si le Nex-7 s'est présenté comme le compact à objectif interchangeable idéal en son temps, son prix relativement élevé en a refroidi plus d'un. Positionné à 800 euros tout nu, le Nex-6 apparaît alors comme le bon équilibre entre fonctionnalités (viseur électronique, Wi-Fi, écran inclinable, flash) et prix.

La fiche technique du Nex-6 est plutôt alléchante avec un capteur APS-C 16 Mpx (déjà connu de nos services et plutôt convaincant dans les hautes sensibilités ISO et disposant désormais d'un système autofocus embarqué), un viseur électronique Oled affichant 1024 x 768 pixels, un écran LCD orientable de 921 000 points (VGA), un flash pop, une griffe porte accessoires...

Le Nex-6 dispose également de nombreuses fonctionnalités intéressantes comme le HDR automatique, la rafale à 10 vps, les images panoramiques à main levée par balayage, des filtres artistiques et - c'est une nouveauté - une puce Wi-Fi afin de pouvoir partager facilement ses images et accéder à de nouvelles applications depuis le site de Sony (Play Memories Online).

Le Nex-6 est également l'occasion pour Sony de présenter son premier zoom motorisé, le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS très pratique pour le mode vidéo.

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Test terrain jour 1

Les fêtes de fin d'années sont souvent l'occasion de dîners en famille, de retrouvailles et de moments de détente entre les gargantuesques repas de Noël et du Nouvel an. Pour immortaliser ces souvenirs, il est toujours délicat de sortir un appareil photo réflex et de vouloir passer inaperçu pour conserver la spontanéité de l'instant. Si l'an dernier nous avions jeté notre dévolu sur l'excellent Fujifilm X10 pour nous accompagner à Nantes, cette année c'est vers le Sony Nex-6 que nous nous tournons. Sa compacité, son capteur APS-C, ses fonctions embarquées et son zoom électrique (16-50 mm f/3,5-5,6 livré en kit) sont autant d'arguments qui nous ont décidés à en faire notre sujet d'étude pour cette fin d'année 2012. Que vaut donc cet hybride sur le terrain ? Représente-t-il un bon compromis entre le Nex-5R et son aîné le Nex-7 ?

Sony NEX-6 exemple 13
Le Nex-6 s'avère être un compagnon de voyage agréable et à la colorimétrie plutôt fidèle. Qu'apporte-t-il sur un secteur où la concurrence fait rage ?

Prise en mains

Le Nex- 6 a un design assez singulier. Son style est un peu moins affirmé que le Nex-7 et s'apparente davantage au Nex-5 auquel on aura greffé un viseur et un flash. La finition est de bon aloi : l'ensemble des éléments est correctement assemblé et l'appareil tient bien en mains. Le renflement de la poignée est suffisamment profond pour assurer une bonne préhension d'autant que l'appareil est plus lourd qu'il n'y paraît : 462 g avec son optique pancake motorisée. L'écran est une dalle de 7,5 cm affichant 920 000 points non tactile. Pour un produit connecté, c'est pour le moins incompréhensible et la concurrence (COI µ4/3 et Canon EOS-M) l'intègre avec succès. Montée sur charnière l'écran devient un viseur de poitrine pour des photos à la volée réalisées discrètement.

Sony NEX-6 exemple 1
Le viseur de poitrine permet de rester discret. On regrette l'absence d'une véritable rotule

Néanmoins la charnière empêche de passer en mode autoportrait ou de le mettre à l'horizontale si vous voulez prendre une photo au-dessus de la foule. L'angle d'ouverture est de seulement 90°/45°. Les couleurs sont un peu trop saturées et surtout paraissent plus flatteuses que sur un écran d'ordinateur. Néanmoins le contraste est profond. Sur la plupart des sujets, l'écran est fiable et convient à la plupart des prises de vue. Cependant, lorsque le soleil est trop présent la dalle brillante reflète trop la lumière et le recours au viseur est indispensable. S'il ne présente pas d'effet de rémanence ou d'effets arc-en-ciel gênant, il reste globalement trop contrasté en pleine lumière. De plus un léger décalage est perceptible lorsqu’il doit s'adapter à des brusques changements d'ambiance lumineuse. Cependant sa définition de 2,37 millions de points et surtout son grossissement de 1,09x le rendent appréciable. L'image est détaillée et ne fourmille pas trop en basse en basse lumière. Si évoluée soit-elle, la visée électronique reste une gageure pour certains. La brillance de l'image pouvant se révéler agaçante. Saluons en revanche l'intégration du viseur et le choix laissé à l'utilisateur de l'utiliser ou pas. Peut-être pourrait-on trouver un jour une visée hybride comme celle proposée par Fujifilm sur ses COI X100 ou X-Pro1 ?

Sony NEX-6 exemple 2
La fonction DRO fait du bon boulot, mais sur l'écran du boîtier l'image paraissait plus flatteuse.

Pour le reste de la prise en mains le Nex-6 est un COI (Compact à Objectifs Interchangeables) particulièrement agréable à manipuler. Les touches de raccourcis tombent bien sous les doigts et la préhension est intuitive. On note la présence d'une touche Fn à côté du déclencheur qui permet d'avoir accès à des raccourcis concernant l'autofocus, la balance des blancs ou les modes d'images, mais il n'est pas possible de la personnaliser davantage. À l’arrière de l'appareil, on retrouve la fameuse roue codeuse au maniement fluide et ferme. Elle ne tourne pas exagérément. On remercie Sony d'avoir pensé à adjoindre une Touche AEL pour bloquer l'exposition et surtout d'avoir positionné une seconde molette de pouce sous la molette de sélection des modes. Une idée ingénieuse et pertinente qui rend le maniement du Nex-6 à la fois intuitif et à même de satisfaire de nombreuses exigences expertes. Nous soulignons au passage que c'est la première fois que la molette des modes est matérialisée physiquement sur un Nex et c'est une réussite. La touche d'enregistrement vidéo a été placée à l'extrémité droite de l'appareil, presque sur la tranche du boîtier. Un positionnement original qui empêche tout déclenchement involontaire. Dans l'ensemble l'ergonomie du NEX-6 nous satisfait. Elle est à la fois aérée et fonctionnelle. Les doigts n'ont pas besoin de se contorsionner pour appuyer sur les touches et l'ensemble tient bien en mains.

Sony NEX-6 exemple 3
Une stabilisation efficace doublée d'une bonne prise en mains permet de gagner plusieurs vitesses en dessous de la vitesse théorique en basse lumière

À ce titre rappelons un point : la présence du commutateur électrique de zoom placé sur la gauche de l'objectif amène l'utilisateur à tenir à deux mains son appareil : le fût d’objectif dans le creux de la main gauche et le pouce placé sur le commutateur de zoom. L'index de la main droite tombe intuitivement sur le déclencheur et le pouce s’appuie contre le grip arrière. Une posture naturelle pour s'assurer une bonne stabilité !

Navigation

La navigation dans les menus est assez intuitive. Les pictogrammes utilisés sont didactiques et le graphisme ambiant renforce l'aspect pédagogique. Cependant une fois dans les menus, la liste des options est assez longue et l'ordonnancement des options un peu agaçant. Par exemple le réglage de la réduction du bruit se trouve séparé de celui de la sensibilité. La liste des options du panneau de réglage est trop longue et les abréviations pas toujours très claires.

Une des particularités du Nex-6 est de pouvoir profiter d'une connexion WiFi. Vous pouvez donc accéder à un magasin en ligne pour télécharger des applications comme le Time laps, la retouche photo ou le contrôle de l'appareil via un smartphone. Si la connexion sur le « store » se fait sans encombre la plupart des applications sont payantes et relativement onéreuses par rapport aux prix pratiqués sur les magasins en lignes Androïd ou Apple. Nous avons testé l'application permettant de connecter l'appareil à notre smartphone. Une fois l'application Remote Control téléchargée sur le Nex-6 il faut aussi télécharger l'application Play Memorie mobile sur le smartphone. La connexion entre les deux appareils se fait sans difficulté. Une fois le Nex reconnu le partage d'écran se fait intuitivement, mais … vous n'aurez malheureusement pas accès à de nombreux réglages si ce n'est une correction d'exposition et un retardateur. Le plus frustrant est surtout l'absence de retouche du point. En revanche le temps de latence entre la pression sur le bouton adéquat et le déclenchement est acceptable. Le Nex-6 s'inscrit en plein dans la mouvance de ce que nous appelons les smart-camera mais l'implémentation est encore balbutiante. Une fois la photo enregistrée dans votre smartphone elle est automatiquement réduite pour être postée sur un réseau social. Le processus est long et finalement pas aussi intuitif qu'avec un classique Smartphone. D'autant plus que ces derniers utilisent désormais une large palette d'applications intéressantes, gratuites pour la plupart.

Notons toutefois que le Nex-6 est doté de la plupart des gadgets qui font le bonheur des débutants : HDR intégré, filtres arty, mode panorama etc... autant d'options qui facilitent la vie du photographe et qui sont les bienvenues.

Autofocus / réactivité

L'autofocus du Nex-6 a été amélioré en profondeur avec l'ajout de 99 points de corrélation de phase en plus des 25 points dédiés à la détection de contraste. Dans la pratique c'est d'abord le détecteur de phase qui se met en route puis la détection de contraste qui permet d'affiner le point avec précision. Sur le terrain la réactivité est effectivement très bonne et l'autofocus est véloce, mais nous avons noté quelques ratés sur des scènes sombres ou peu contrastées. La détection de phase opère aussi sur une zone trop centrée du capteur. Il est possible de passer en mise au point manuelle et de bénéficier soit de l'assistance à la mise au point via une loupe soit via la fonction de peaking. Une fonction qui ravira les amateurs d'objectif manuels et dont sur lequel la concurrence devrait s'inspirer.

Sony NEX-6 exemple 4
La fonction d'assistance à la mise au point peaking permet d'ajuster celle-ci à la volée.

En JPeg les temps d'enregistrement sont très rapides et le buffer engrange les vues sans broncher (10im/s). Alors que les images sont en cours d'écriture, il est possible de recommencer l'opération. En passant en Raw + Jpeg la vitesse d'enregistrement est en baisse. La rafale atteint toujours 10 vps, mais le buffer est saturé au bout de la première rafale et il n'est plus possible de prendre de nouvelles images. Enfin, comptez deux secondes et demie entre l'allumage et la première photo. Le temps de latence entre l'appui sur le déclencheur est la prise de vue est quasi instantané.

Sony NEX-6 exemple 12
En mode tout automatique, le Nex-6 a reconnu immédiatement le visage et fait la mise au point dessus. Notez à l'arrière-plan un bokeh (flou) qui manque un peu de sensualité.

Dans l'ensemble donc le Nex-6 jouit d'une excellente réactivité. Seuls ses quelques ratés de mise au point nous ont fait défaut, mais ils peuvent être imputable à la faible luminosité du Powerzoom 16-50mm f/3,5-5,6 motorisé de notre essai.

Qualité d'image

Sony NEX-6 exemple 5
Sur les basses sensibilités, l'image est fouillée et la limite de piquée est due à l'optique plus qu'au capteur. La colorimétrie est plutôt agréable.

Une fois n'est pas coutume, nous avons décidé pour la plupart de nos images de laisser travailler le Nex-6 à notre place en ce qui concerne les modes de prise de vue. Évidemment dans de nombreux cas nous avons été obligés de passer en mode semi-manuel, mais le mode automatique nous a convaincus. La justesse de la mise au point et surtout l'application des traitements à l'image était assez juste...du moins sur l'écran du boîtier. En effet, une fois les images dérushées nous avons constaté une sous-exposition régulière de l'ordre de -0,3 à -0,7IL et surtout la luminosité des couleurs parait plus flatteuse qu'en réalité. Notez aussi que l'effet de rehaussage des ombres (fonction DRO) est plus appréciable sur l'écran du compact que sur l'écran de votre ordinateur. Néanmoins, pour une retouche a posteriori, une colorimétrie neutre est préférable. Excepté un contraste un peu exagéré, les couleurs du Sony sont donc satisfaisantes. Lors de notre escapade Nantaise, le temps était franchement gris et la lumière plate, ne vous étonnez donc pas de trouver les images postées ici assez ternes. Une petite retouche en post-production réglera le problème efficacement.

Sony NEX-6 exemple 6
Le capteur APS-C permet d'obtenir aisément des flous d'arrière-plan. L'image est légèrement sous-exposée et manque un peu de luminosité. L'aspect global était plus éclatant sur l'écran du Nex.
Sony NEX-6 exemple 7
La dynamique du capteur est bien réelle, une large plage d'information est présente entre les hautes et basses lumières. Notez au passage la bonne résistance au flare de le part de l'objectif.

En revanche nous avons apprécié la dynamique du capteur. Sur les plus basses sensibilités, DxO Marks mesure une dynamique de plus de 13 IL. Une valeur suffisante pour la majorité des photos de paysage et qui se ressent lors du visionnage des images. La gamme tonale des informations situées entre les basses et les hautes lumières est large et bien distincte. C'est presque aussi bien qu'un Sony Alpha 99, réflex haut de gamme de la marque.

Haute sensibilité

En haute sensibilité, les progrès accomplis par Sony sont notables. Pour une analyse précise du rendu des valeurs, nous vous recommandons de visualiser notre scène de test. Dans la pratique les images JPeg sont exploitables sans trop de soucis jusqu'à 3200 ISO à condition que la scène soit correctement exposée. Au-delà le lissage et les artefacts sont bien trop visibles. Notez d'ailleurs, si vous êtes exigeants, que ces artefacts commenceront à vous gêner à partir de 1600 ISO. En dessous l'image est propre sur toutes les valeurs de sensibilité de 100 à 800 ISO. Un premier palier est franchi entre 800 et 1600 ISO ou le moutonnement devient plus visible, mais il faut zoomer à 100% pour le voir.

Sony NEX-6 exemple 8
À 1600 ISO en JPeg l'image se tient plus que correctement. Ce sera la limite à ne pas dépasser en JPeg si vous êtes exigeant.

Entre 1600 et 3200 ISO, le moutonnement devient plus fort, mais la dérive chromatique est contenue. C'est seulement à partir de 6400 ISO que le bruit chromatique fait son apparition. Sur un Raw bien exposé, il sera possible d'obtenir une image exploitable pour un A3, à condition d'accepter le grain. À 12800 ISO le Nex-6 ne s'en sort pas si mal. Évidemment la dynamique est réduite, les fins détails ont disparu le moutonnement est présent, mais l'image est exploitable pour une publication web. Pour bien faire, mieux vaut cependant shooter en Raw.

Sony NEX-6 exemple 9
Encore une image à 1600 ISO, mais sous un mélange de lumière artificielle tungstène,, néon et lumière de jour. Les tons chair bien qu'un peu rosit sont assez fidèles à l'ambiance.

Nous ne vous recommandons les valeurs supérieures que pour le secours, l'image étant franchement trop dégradée. Notez qu'encore une fois il n'est pas possible de totalement désactiver la réduction du bruit JPeg. Pendant longtemps le traitement Sony en haute sensibilité nous a déçus, car l'image était trop lissée et surtout les artefacts trop visibles. Il semble que le message soit passé, car depuis le RX100 le traitement des images en haute sensibilité est beaucoup plus aboutit. Le Nex-6 profite de cette nouvelle génération de traitement et si le grain est encore loin d'être fin et doux comme sur certains produits concurrents ( je pense aux hybrides Fuji par exemple) le progrès est nettement appréciable.

Sony NEX-6 exemple 10
À 3200 ISO les plus fins détails commencent à être grignotés par le moutonnement, mais quasiment aucun bruit chromatique ne vient perturber la lecture de l'image. De plus les artéfacts de lissage ne sont pas trop visibles.
Sony NEX-6 exemple 11
À 25600 ISO l'image est franchement dégradée et à peine exploitable.

Vidéo

Pour la vidéo, nous n'avons fait qu'un court essai durant un spectacle des Machines de l'Île. L'ambiance était assez sombre, mais l'image reste de bonne qualité. Le Nex-6 filme en Full HD 1080 50p en AVCHD avec un débit correct de 28mb/s. Notez quelques pertes d'AF, mais les rattrapages sont doux et progressifs. Un très bon point. La stabilisation fonctionne bien d'autant plus que lors de notre prise de vue nous tenions l'appareil à bout de bras au-dessus de la foule. Notez le silence de fonctionnement de l'appareil. Aucun grattement ne vient troubler la prise de son . Celle-ci est d'ailleurs stéréo sur 2 canaux en 256 kbps ...un tableau qui serait presque parfait si une prise micro et une prise casque avaient été disponible, ce qui n'est pas le cas et reste l'apanage du Nex-7. Dommage, ce Nex-6 n'a franchement rien à envier à son grand frère. En plus de la vidéo compressée pour le web ci-dessous, vous pouvez également télécharger le fichier natif au format MTS.

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Gestion du bruit électronique

Une fois de plus, Sony reconduit l'excellent capteur APS-C de 16 Mpx, mais ce modèle diffère de ceux présents dans les Nex-5N et 5R avec un système autofocus par corrélation de phase intégré. Voyons si Sony a profité de cette mise à jour pour améliorer le rendu des images dans les hautes sensibilités ISO.

Pour notre traditionnelle montée ISO, nous avons équipé le Sony Nex-6 du nouveau 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS. Le boîtier est positionné en mode M pour un couple vitesse / diaphragme de départ de 1/4 s et f/5,6 avec une sensibilité positionnée à 100 ISO.

Les JPeg

Classiquement le capteur Cmos de 16 Mpx délivre de beaux clichés jusqu'à 800 ISO. Le bruit électronique est peu visible sur les aplats denses et colorés et les détails sont parfaitement rendus. En poussant le Nex-6 d'un cran, vous pouvez observer un léger lissage des plus fins détails à 100% sur écran (au niveau du billet notamment), mais cette sensibilité ISO est toujours parfaitement exploitable pour des grands tirages. À 3200 ISO, le moutonnement est nettement plus perceptible dans sur les aplats noirs, mais le grain reste fin et surtout peu coloré. La dynamique baisse un peu et les zones sombres sont un peu plus enterrées. Les images conservent toutefois une belle tenue et les fins détails (carte) sont encore bien visibles. À la sensibilité supérieure, le moutonnement devient un peu plus grossier et le lissage plus marqué, mais le bruit est encore peu coloré et il faut monter à 12 800 ISO pour noter une dégradation importante avec une baisse de la dynamique et un bruit moins fin, moins harmonieux et beaucoup plus "électronique". C'est ici que le Nex-6 montre réellement ses limites. La sensibilité maximale (25 600 ISO) est plus difficilement exploitable et il faudra se contenter de petits tirages ou d'une visualisation sur écran.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez comparer les résultats du Sony Nex-6 avec les principaux concurrents également équipés d'un capteur APS-C comme le Canon EOS M ou le Fujifilm X-E1.

Jusqu'à 1600 ISO, les COI Sony et Canon font jeu égal et il faut monter à 3200 ISO pour voir apparaître quelques marbrures violettes sur les clichés du modèle Canon. Notez que l'optique Canon est de meilleure qualité et globalement, l'image de l'EOS M est plus piquée. À 6400 ISO, l'écart se creuse légèrement, les zones sombres du Canon contenant un peu plus de marbrures violettes peu esthétiques. Sur les hautes sensibilités ISO, le moutonnement du Canon semble un peu plus "naturel" avec un grain un peu plus fin et un lissage plus "esthétique", mais également plus prononcé.

Nous l'avons déjà évoqué, le Fujifilm X-E1 a une nette tendance à surexposer les images. Avec nos réglages fixes en studio, les images apparaissent donc plus sombres que les concurrents. Le bruit électronique est donc un peu moins visible sur les images du Fujifilm, notamment dans les zones sombres. Jusqu'à 1600 ISO, les deux boîtiers jouent les coudes à coudes avec un traitement du bruit assez classique. Le bruit est peut-être plus fin chez Fuji lorsqu'on regarde les images sur écran à 100%. À 6400 ISO, le bruit du X-E1 est encore très fin et le lissage peu visible. Le rendu est assez naturel, alors qu'il est déjà plus destructeur chez Sony avec notamment une accentuation un peu trop poussée. À 12 800 ISO, les deux boîtiers ont le même niveau de détail, mais le rendu du X-E1 est plus doux et un peu plus agréable que le rendu des images Sony trop "travaillé". À 25 600 ISO, les deux COI délivrent des images difficiles, mais le X-E1 conserve une très légère avance avec une meilleure dynamique et un rendu plus doux.

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Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

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