CapteurCMOS HD Exmor™ APS 24,3 mégapixels avec moteur BIONZ X
MontureMonture E
Optique livréeSelon kit. Objectif testé : 16-50 mm f/3,5-5,6
StabilisationUniquement sur les optiques
AntipoussièreRevêtement de protection anti-statique sur le filtre optique et mécanisme de vibration électromagnétique
ViseurÉlectronique
ÉcranÉcran TFT large de 7,5 cm
Mise au pointMise au point automatique hybride rapide (mise au point auto. avec détection de phase/mise au point auto. avec détection du contraste), mise au point manuelle.
Modes autofocusAF-A (mise au point automatique) AF-S (mise au point automatique prise de vue unique), AF-C (mise au point automatique en continu), DMF (mise au point manuelle directe), mise au point manuelle.
Mesures d'expositionMulti-segment ; Pondération centrale ; Spot
Modes d'expositioniAUTO, Auto supérieur, Exposition automatique programmée, Priorité à l'ouverture, Priorité à la vitesse d'obturateur, Manuel, Film (Exposition automatique programmée / Priorité à l'ouverture / Priorité à la vitesse d'obturateur / Manuel), Panorama par bal
Vitesse d'obturation1/4000 à 30 s
Motorisation11 ips
Sensibilité ISO100-25 600 ISO
MémoireMemory Stick PRO Duo™, Memory Stick PRO-HG Duo™, Memory Stick XC-HG Duo, cartes mémoire SD, SDHC et SDXC.
AlimentationCordon d'alimentation, Adaptateur secteur (AC-UB10)
ConnexionMicro USB, Connecteur micro HDMI® (type D)
DimensionsEnv. 120 x 66,9 x 45,1 mm
PoidsAvec batterie et carte Memory Stick PRO Duo™ incluses : env. 344 g Boîtier uniquement : env. 285 g
LogicielsNC
Dans la boîte– Cordon d'alimentation – Adaptateur secteur (AC-UB10) – Batterie rechargeable (NP-FH50) – Bandoulière – Capuchon de protection – Protège-oculaire – Câble micro USB

Caractéristiques

Sony Alpha 6000 test review bruit électronique

Les Nex tirent leur révérence et font place aux Alpha. Désormais, tous les boîtiers à objectifs interchangeables seront sous le signe Alpha.

Avec l'Alpha 6000, qui vient remplacer à la fois les Nex-6 et Nex-7, Sony a de sérieuses ambitions et propose une fiche technique en béton : capteur APS-C 24 Mpx équipé de pixels pour un autofocus hybride à corrélation de phase / détection de contraste, flash pop intégré, viseur électronique Oled à 1,4 million de points, écran LCD inclinable (mais pas tactile), puces Wi-Fi / NFC, nombreuses commandes personnalisables, rafale à 11 ips, sortie HDMI non compressée et mode vidéo complet...

Sony vise haut et veut venir concurrencer les COI haut de gamme et ainsi que les reflex avec un boîtier musclé et un prix assez doux.

Caractéristiques

Prise en main

Sony Alpha 6000 test review face avec 16-50 mm

Malgré un changement de nom (adieu l’appellation Nex...), l'Alpha 6000 qui vient remplacer les Nex-6 / Nex-7 présente une évolution plus que discrète au niveau des lignes. Un petit tour sur le site de comparaison des tailles d'appareils photo (Camerasize) montre que les dimensions sont pratiquement identiques. L'Alpha 6000 reprend donc le look, un peu austère il faut bien l'avouer, de la feu série Nex, avec un corps en forme de petite brique ornée d'une belle poignée.

Sony Alpha 6000, test review, comparaison des dimensions des boîtier Sony Nex-6, Nex-7 et A6000
Sony Alpha 6000 test review comparaison dimensions© Camerasize

Comme sur les précédents modèles, nous aurions apprécié que le revêtement caoutchouté enveloppant la poignée vienne recouvrir la face avant de l'appareil, comme sur le X-T1 de Fujifilm par exemple.

La prise en main du Sony Alpha 6000 est agréable : la poignée est suffisamment large pour assurer une bonne préhension et le revêtement est confortable. Affichant 328 g sur la balance (avec batterie et carte mémoire), le boîtier est léger. Même équipé du 16-50 mm, la masse ne franchit pas les 350 g. Ses dimensions sont également raisonnables et l'Alpha 6000 tiendra facilement dans un petit sac.

La finition est plutôt de qualité, mais nous regrettons que Sony ne l'ait pas complétée d'un traitement contre l'humidité et les poussières. Les trappes ne disposent pas de joints d'étanchéité, pas plus que le 16-50 mm. À ce niveau de gamme, une finition tout temps aurait été appréciée.

Test Sony Alpha 6000, boîtier, optique et vue du capteurLe Sony Alpha 6000 équipé d'un capteur APS-C de 24 Mpx.

Nous commencerons le tour du propriétaire par le dessus de l'appareil. Celui-ci est d'ailleurs assez sobre, toute la partie gauche étant réservée au viseur électronique (nous y reviendrons). L'Alpha 6000 dispose d'une griffe porte-accessoire qui, outre celle d'un flash cobra classique, autorise la connexion d'accessoires plus "évolués" comme des micros stéréo et même des torches Led. Attention le bloc XLR n'est pas compatible. Juste à côté, vous trouverez un flash pop-up d'un nombre guide de 6 (en m à 100 ISO). Plus à droite se situe la molette pour le choix du mode d'exposition : PSAM, vidéo, panoramique, scènes et auto / auto+. Le mode MR permet de rappeler 3 réglages personnalisés. Tout à fait à droite vient une molette de réglage.
Test Sony Alpha 6000, boîtier vu de dessusLe Sony Alpha 6000 vu de dessus.

Sur l'avant de la poignée se trouver le déclencher ainsi que la couronne pour la mise sous tension de l'appareil. Juste à côté se loge une commande C1 personnalisable.

Le dos de l'appareil est nettement plus dense. En haut et à gauche se trouve le viseur électronique avec son détecteur de présence et juste à côté, le correcteur dioptrique. Plus à droite sont disposées les commandes pour éjecter le flash pop-up et accéder aux menus. Une touche AEL personnalisable (mémorisation de l'exposition) est également présente et c'est David qui est content. Sur la partie droite du boîtier, une touche Fn permet d'accéder à un menu personnalisable, puis se succèdent une roue codeuse, un trèfle de sélection (personnalisable), une touche de lecture et une touche C2 elle aussi personnalisable. À l'extrémité droite, enfin, vient une commande pour l'enregistrement vidéo (elle aussi personnalisable).
Test Sony Alpha 6000, boîtier vu de dos

L'écran LCD est monté sur rotule et s'incline vers le haut (environ 90°) et vers le bas (environ 45°). Il n'est malheureusement pas tactile (mais pourquoi ?!).

Déclenchement

Contrairement à certains compacts presque silencieux comme le RX1 de Sony, l'Alpha 6000 n'est pas particulièrement discret : le bruit d'obturateur est fortement présent, la prise de vue sur un COI Sony nécessitant un cycle fermeture / ouverture / fermeture / ouverture assez contraignant. L'A6000 dispose d'un premier rideau électronique qui limite le cycle à fermeture / ouverture. Vous pouvez écouter le bruit du déclenchement en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Test Sony Alpha 6000, courbe des niveaux son du déclenchement

Menus

Comme ses prédécesseurs, le nouveau Sony Alpha 6000 propose deux interfaces graphiques pour les menus. La première, orientée grand public, reprend les tuiles graphiques déjà vues sur l'A7 et l'A7R. Il ne s'agit là encore que d'une petite surcouche graphique, les tuiles donnant toujours accès aux menus... classiques. Bref, juste une surcouche qui finalement n'apporte pas grand-chose aux débutants : il serait préférable de proposer une aide en ligne pour chaque option afin de faciliter l'usage de l'appareil sans avoir recours à une documentation.

Sony Alpha 6000 test review menuLes menus en tuiles, à gauche, et les menus traditionnels, à droite.

Les menus Sony sont plutôt bien organisés par onglets et assez semblables entre les différents modèles d'appareil (Nex, Alpha...). Nous pourrons toujours reprocher certaines incohérences, tel le réglage du niveau d'intensité du focus peaking qui ne se trouve pas sous l'activation dudit focus peaking. Et personnellement, comme déjà évoqué, je préférerais une approche par fonctionnalité avec des menus thématiques (qualité des images, modes autofocus, mode vidéo, exposition...). Mais au final, comme ceux du A7, les menus du A6000 sont simples et assez intuitifs.

L'Alpha 6000 reprend également la touche Fn donnant accès à un menu rapide qui permet de régler rapidement les principales options de prise de vue. Cette partie est totalement personnalisable, comme les menus de certains reflex Canon ou Nikon, et c'est tout simplement génial. Le menu permet de changer aisément les valeurs des options à l'aide des molettes et même d'accéder à des sous-menus (retardateur 2 ou 10 s, bracketing...). Comme constaté sur les modèles précédents, ce n'est pas forcément simple à maîtriser du premier coup mais à l'usage, ce menu devient incontournable : une véritable tour de contrôle du A6000.

Sony Alpha 6000 test review menusLa touche Fn amène vers une interface graphique qui permet de modifier rapidement 10 paramètres de prise de vue.

Un autre affichage se révèle intéressant : le mode rappel des réglages. Dans ce mode, l'écran arrière n'affiche que les différents paramètres de prise de vue avec un large histogramme. Certes, il est possible d'en afficher un en visée directe sur écran, mais comme sur les autres Sony, la correction d'exposition l'efface : impossible donc de caler correctement l'histogramme de cette façon... Avec la touche Fn, vous pouvez accéder aux options rangées à gauche et les modifier directement avec la roue codeuse. Là aussi, c'est redoutable d'efficacité.

Sony Alpha 6000 test review menus

Dans les assistants à la prise de vue, il manque tout un niveau électronique sur deux axes. L'Alpha 6000 ne propose simplement rien dans ce domaine.

Enfin, les utilisateurs de Nex et Alpha le savent déjà, certaines options des menus sont grisées et donc inaccessibles. Le jeu consiste encore et toujours à deviner pourquoi : mode Raw, mode rafale ? Il faut essayer plusieurs possibilités ou consulter la notice d'utilisation. Toujours aussi peu simple. Comme précédemment, certains menus grisés proposent toutefois une petite ligne d'explication, parfois insuffisante pour débloquer l’utilisateur, mais l'intention reste plus que louable.

Sony Alpha 6000 test review menus

Logiciels

Comme ses prédécesseurs, le Sony Alpha 6000 est livré avec deux logiciels :

  • "Sony PlayMemories" pour télécharger, trier et partager ses images ;
  • "Sony Image Data Converter" pour développer les fichiers bruts.

Le premier, Sony PlayMemories, est une solution légère pour gérer sa photothèque. L'application permet de charger les images provenant de l'appareil photo sur un ordinateur, de trier les clichés et les vidéos, d'ajouter notes et commentaires, d'imprimer les images, de créer des disques optiques (DVD, Blu-ray), d'envoyer sur certains réseaux sociaux (YouTube, Picasa, Flickr, Facebook...), de créer des cartes postales (il faut un compte Sony PlayMemories) et de retoucher les photos. Toutefois, en matière de retouche, les options sont assez limitées. Pour exploiter tout le potentiel de vos images, il sera préférable de développer vos fichiers bruts avec Imaga Data Converter.

Sony PlayMemories Home

Pour traiter lesdits fichiers bruts (.arw), Sony livre donc Image Data Converter, un logiciel un peu rêche (l'interface semble sortir des années 2000), mais qui permet de retrouver toutes les options du boîtier pour améliorer les images. Ainsi, vous pouvez travailler sur l'histogramme, régler l'exposition, la réduction du bruit électronique, la saturation des couleurs... La traduction des termes utilisés est parfois aléatoire. Par exemple, le logiciel parle de "Correction des ombres" pour la correction du vignetage... Pas forcément simple.

Sony Raw Image Data ConverterSony Raw Image Data Converter

Image Data Converter offre également quelques options pour classer et trier ses images, mais tout cela demeure assez sommaire et ne viendra pas remplacer une véritable solution pour gérer un flux de travail, telles Adobe Lightroom, Apple Aperture, BibblePro ou AfterShot.

Malheureusement, l'Alpha 6000 n'est pas livré avec Sony Remote Camera Control qui permet de piloter à distance l'appareil en mode filaire (pour l'instant, seule la gamme COI 24x36 dispose de cette option). Il faudra donc utiliser le mode Wi-Fi.

Connexion Wi-Fi et logiciels

L'Alpha 6000 dispose d'une puce Wi-Fi et NFC. La configuration de la connexion avec un smartphone compatible NFC est donc grandement facilitée. Par contre, atteindre le service en ligne PlayMemorie Online via un réseau déjà existant est une autre paire de manches ! Sans interface tactile, saisir des identifiants et des mots de passe requiert une infinie patience et l'on est à deux doigts de la crise de nerfs selon son degré de paranoïa et l'efficacité de son mot de passe... Ensuite, l'interface reste assez lente.

Sony Alpha 6000 test review logiciel Wi-Fi

Sony Alpha 6000 test review logiciel Wi-Fi

La plupart des applications disponibles sur leur boutique sont généralement payantes et l'addition, salée. Ne comptez pas moins de 10 € pour une fonction timelapse que l'on trouvera peut être par défaut dans la prochaine évolution du boîtier...Des fonctionnalités que l'on retrouve en outre déjà chez certains concurrents...gratuitement.

L'application PlayMemories Mobile permet de prendre le contrôle de l'appareil à distance. Le retour vidéo est "relativement" fluide et vous pouvez modifier certains paramètres de prise de vue comme l'ouverture, la vitesse, la sensibilité ISO ou le zoom. Le basique, donc. Impossible d'aller changer des options comme le rafale, les effets photo ou tout simplement de passer en mode vidéo. Là encore, il y a une bonne marge de progression.

sony alpha 6000 test review play memories mobilePlayMemories Mobile.

Alimentation, stockage

Batterie

Le Sony Alpha 6000 conserve une batterie lithium-ion NP-FW50. Assez classique, elle est de 7,2 V et 1020 mAh pour 7,3 Wh.

Lors de nos tests, nous avons réalisé environ 250 photos et 15 minutes de vidéo avec une charge. L'autonomie de la batterie n'est pas le point fort du boîtier et il n'existe pas de grip d'alimentation. Pire, l'Alpha 6000 n'est pas vendu avec un chargeur de batterie. Il faut donc relier l'appareil avec un câble micro-USB pour la recharge, immobilisant de fait l'appareil. Vous pouvez acquérir un chargeur autonome de batterie BC-TRW proposé à 50 € accompagné d'une seconde batterie, proposée elle à 70 €. Notez qu'une fois reliée à la prise micro-USB, l'appareil est figé : impossible de lire une image ou d'effectuer des réglages. L'appareil est en mode connexion USB, point barre.

Sony Alpha 6000 test review batterie

Carte mémoire

Un seul emplacement pour carte mémoire est disponible et, malheureusement, uniquement accessible par la semelle du boîtier. Impossible donc de changer la carte une fois l'appareil sur trépied.

La fiche technique de Sony annonce une compatibilité avec les cartes mémoire SD, SDHC et SDXC et ne mentionne pas de compatibilité avec les formats plus modernes UHS-1/2/3.

Antipoussière, stabilisation

Stabilisation optique

L'objectif 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS dispose d'une stabilisation optique. Nous photographions une scène au télé (équivalent 75 mm en 24x36) à différentes vitesses avec la stabilisation optique enclenchée afin de vérifier à partir de quel temps de pose les photos sont encore nettes. Selon nos tests, il est possible de gagner tout juste 2 IL, ce qui est loin d'être une performance exceptionnelle.

Sony Alpha 6000 test review stabilisation optique

Flash

Sony Alpha 6000 test review flashLe Sony Alpha 6000 dispose d'un flash pop-up intégré. Un bon point pour déboucher un contrejour ou éclairer une scène délicate. Le flash n'est pas très puissant. Autre atout, la tête du flash est partiellement orientable et vous pouvez maintenir le flash vers le haut afin d'éclairer un plafond et produire une lumière indirecte parfois plus douce est agréable qu'un éclairage frontale.

L'intensité du flash est réglable avec une correction sur +/- 3 IL et vous disposez des classiques modes synchro lente pour conserver une lumière d'ambiance et la synchro au second rideau. Dommage qu'il ne soit possible de piloter des flashes distants sans fil à partir de ce petit flash afin de pouvoir créer facilement des éclairages plus sophistiqués.

Malheureusement, il n'est pas possible de déclencher des flashes distants sans fil à partir du flash intégré pour créer rapidement un petit studio de prise de vue avec des flashes cobra.

Le Sony Alpha 6000 avec flash (gauche) et sans flash (droite).

Visée, autofocus

Écran LCD

Le Sony Alpha 6000 est équipé d'un écran LCD de 7,5 cm affichant 921 000 points pour un ratio d'affichage en 16:9. Le capteur APS-C respectant un ratio en 3:2, la visée en photo fait apparaître des bordures noires sur l'écran et semble donc plus petite que sur d'autres écrans (habituellement en 3:2). Seul le mode vidéo s'affiche sur l'intégralité de l'écran.

L'écran s'oriente vers le haut sur 90° et vers le bas sur 45°. Il n'est malheureusement pas tactile et il est surtout encore très brillant et inutilisable en plein soleil.

Sony Alpha 6000 test review écran inclinable

À moins d'être en mode S, l'affichage saccade en basse lumière afin d'assurer une bonne luminosité. Bon point, il est possible d'afficher une simulation de l'exposition : vous pouvez observer en direct l'effet de l'ouverture, de la vitesse et de la sensibilité ISO sur vos images avant de déclencher.

Il est possible d'afficher quelques assistants comme un zébra d'exposition (qui débute malheureusement à 70 %), un focus peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés), des grilles d'aide à la composition et, dans un mode plus dépouillé, un histogramme d'exposition. Mais nous l'avons déjà mentionné : mal placé, en bas et à gauche, il disparaît dès que l'on change un paramètre pour modifier l'exposition.

Viseur électronique

La visée électronique de l'Alpha 6000 est sans doute l'un des points les plus décevants du boîtier. En effet, Sony a choisi de reconduire une dalle en 1 440 000 points, soit une définition en 800 x 600 pixels. Nous sommes loin des dalles haut de gamme qui équipent les X-T1 de Fujifilm ou l'EM-1 d'Olympus. Ironiquement, les viseurs électroniques des Nex-6 / Nex-7 que l'Alpha 6000 remplace affichaient également plus de points !

Le grossissement est également une partie de la visée. Ici, il est de 0,7x en équivalent 24x36. Un grossissement important donc, largement supérieur aux viseurs optiques des reflex à prix équivalent, mais qui reste là aussi inférieur à celui des X-T1 (0,77x), EM-1 (0,74x) ou même Nex-7 (0,73x).

Le constructeur est toutefois limité par la définition de la dalle. Avec un grossissement de 0,7x, la trame d'affichage est déjà facilement visible : il n'est guère recommandé de grossir davantage l'affichage.

L’œilleton n'est pas très confortable pour les porteurs de lunettes (trop rigide et glissant) et le dégagement oculaire est tout juste suffisant.

Sony Alpha 6000 test review viseur électronique

L'affichage est, comme sur l'écran, fluide dans la plupart des situations, avec une granulation présente en basse lumière et un ralentissement du rafraîchissement. Le passage d'un environnement sombre à un environnement très lumineux (et inversement) se fait assez rapidement, mais peut représenter une contrainte pour qui vient d'un reflex à visée optique. L'affichage demeure assez contrasté avec des noirs assez vite bouchés et des hautes lumières sans détail.

Notez que si l'écran affiche en 16:9, le viseur électronique, lui, affiche en 4:3 ! La cohérence n'est pas de mise sur l'Alpha 6000...

Mise au point

Mode manuel

L'Alpha 6000 propose plusieurs options pour vous aider à la mise au point manuelle. La première est assez classique : la loupe. Elle grossit l'affichage afin de mieux apprécier la mise au point. Deux grossissements sont disponibles : x5,9 et x11,7. Vous avez la possibilité d'utiliser un système de peaking affichant des pixels colorés (plusieurs couleurs disponibles) autour des objets nets.

Sony Alpha 6000 test review mise au point manuelle

Autofocus

Le boîtier arrive avec un nouveau capteur équipé d'un système autofocus hybride à corrélation de phase sur 179 points (contre 99 sur le Nex-6) et détection de contraste (25 points). Le système autofocus global couvre environ 90 % du capteur.

5 modes sont désormais disponibles :

  • AF-S (single),
  • AF-C (continu),
  • AF-A (automatique : l'appareil est par défaut en mode AF-S et bascule en AF-C si le sujet se déplace),
  • DMF (Direct MF : mise au point automatique avec retouche manuelle du point)
  • et MF (mise au point manuelle).

Sony Alpha 6000 test review autofocus

Au niveau des collimateurs, vous pouvez choisir entre un point central, une mise au point sur 25 zones, des zones larges et un point flexible. Malheureusement, l'écran n'étant pas tactile, il faudra déplacer les points à l'aide de la croix de sélection.

Le suivi autofocus est relativement performant et il vous permettra facilement de suivre un sujet se déplaçant latéralement. Avec un sujet qui s'approche, l'Alpha 6000 est plus à la peine et le taux de déchet est assez important notamment à plus de 10 ips. Le suivi est bien réalisé, mais les images manquent souvent de mordant ou sont totalement floues (avec le 16-50 et le 16-70 mm compatibles avec l'autofocus hybride). Au final et sur une dizaine de photos, seulement la moitié est réellement exploitable à 100%. Le taux augmente un peu pour des tirages de plus petites tailles.

Le nouveau système de Sony améliore donc le suivi autofocus, mais celui-ci reste encore en retrait des systèmes Micro 4/3 haut de gamme Panasonic ou Olympus.

Performances

Au quotidien, le Sony Alpha 6000 est vraiment agréable à utiliser. Comme trop souvent, sa réponse, variable, revêt plusieurs aspects. La mise sous tension est par exemple un peu lente avec 1,3 s. Comme sur un reflex, on aimerait pouvoir déclencher en moins d'une demi-seconde.

Pour le reste de nos chronos, le A6000 se montre pour le moins rapide, avec un excellent autofocus qui réagit en moins d'une seconde dans toutes les situations lumineuses.

Le mode rafale est également impressionnant puisqu'il enchaîne 11 images par seconde avec un suivi autofocus ! C'est aussi bien qu'un reflex professionnel chez Nikon ou Canon, dont le tarif est pratiquement 10 fois plus élevé ! Le mode rafale dispose de 3 options : Hi à 11 ips, Mid à 6 ips et Low à 3 ips.

Les tests sont réalisés avec une carte SD Panasonic UHS-3 (90 Mo/s en lecture, 45 Mo/s en écriture).

Action Temps Cadence Commentaires
Mise sous tension 1,3 s / Assez bien
Latence au déclenchement 0,03 s / Excellent
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière Grand-angle 0,3 s / Bien
Autofocus basse lumièreGrand-angle 0,7 s / Moyen
Temps entre 2 images(RAW+ JPEG) 0,6 s / Assez bien
Rafale rapide sans suivi AFJPEG fin / 10,9 ips Très bien. Cadence sur au moins 10 images. Il faut 10 secondes pour vider la mémoire tampon.
Rafale rapide sans suivi AFRAW / 10,8 ips Très bien. Cadence sur au moins 10 images. Il faut 13 secondes pour vider la mémoire tampon.
Rafale rapide avec suivi AFJPEG fin / 10,9 ips Très bien. Cadence sur au moins 10 images. Il faut 10 secondes pour vider la mémoire tampon.
Rafale rapide avec suivi AFRAW / 10,7 ips Très bien. Cadence sur au moins 10 images. Il faut 13 secondes pour vider la mémoire tampon.

Précision, colorimétrie

Nous avons reçu le Sony Alpha 6000 avec l'optique de kit 16-50 mm f/3,5-5,6 PZ (PowerZoom) OSS. Celui-ci est donc motorisé et stabilisé.

JPEG vs raw

Pour l'instant, les principaux logiciels de développement de fichiers bruts ne savent pas gérer les images ARW de l'Alpha 6000. Nous reviendrons sur cette partie lorsque les logiciels seront à jour. Nous voyons clairement ici les limites de l'utilisation d'un format propriétaire (ARW pour Sony) pour l'enregistrement des données brutes. Il serait temps que les constructeurs utilisent le format DNG (ouvert), comme le proposent Pentax ou Leica.

Mise à jour : DxO Optics Pro 9.5 supporte désormais les fichiers bruts de l'Alpha 6000. Nous pouvons donc comparer les fichiers JPEG issus du boîtier et les images brutes développées avec le logiciel. Le gain n'est finalement pas si important. Les images de DxO sont un peu plus contrastées et un peu plus précises, mais le gain reste assez marginal pour la précision.

Sony Alpha 6000 test review JPEG vs RAW

Zoom 16-50 mm f/3,5-5,6 PZ OSS

Grand-angle 16 mm (équivalent 24 mm en 24x36)

Au centre
Clairement, le 16-50 mm PZ de Sony n'est pas l'optique la plus piquée que nous ayons vu... loin de là. À pleine ouverture et au grand-angle, le centre reste désespérément mou et il faudra fermer à f/8 pour obtenir le "meilleur" de l'optique.

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 16 mm et au centre
En périphérie
En bordure, le 16-50 mm est vraiment décevant et totalement flou jusqu'à f/8... De manière assez étonnante, à l'ouverture f/5,6, il se paie même le luxe d'être nettement moins piqué qu'à des ouvertures plus grandes...

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 16 mm et au bord

35 mm

Au centre
Vous l'aurez compris, l'ouverture glissante du 16-50 mm glisse... très vite et à 35 mm, nous sommes déjà à une ouverture maximale de f/5,6. Et même à f/5,6, le piqué n'es pas optimal. Il faudra une fois de plus fermer à f/8 (l'ouverture magique pour ce 16-50 mm semble-t-il) pour avoir un piqué intéressant.

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 35 mm et au centre
En périphérie
Si l'image est plus homogène dans le plan, le piqué n'est toujours pas très bon en bordure de l'image. On poussera à f/8 pour gagner un peu en netteté. À f/16, la précision est moindre, la diffraction faisant son œuvre.

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 35 mm et au bord

Télé 50 mm (équivalent 75 mm en 24x36)

Au centre
Là encore, le 16-50 mm déçoit un peu avec une ouverture f/5,6 peu convaincante. Il faudrait fermer d'un bon cran pour obtenir plus de netteté.

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 50 mm et au centre
En périphérie
Même constat en bordure d'image. À f/5,6, le 16-50 mm n'est pas au mieux de sa forme et il faudra là aussi fermer d'un cran pour des images plus piquées.

Sony Alpha 6000 test review 16-50 mm à 50 mm et au bord

Distorsion

Comme pratiquement tous les boîtiers récents, le Sony Alpha 6000 applique une correction à la volée de la distorsion optique des objectifs. Les JPEG réalisés avec le 16-50 mm sont donc modifiés lors de l'enregistrement. Si vous souhaitez travailler vos fichiers bruts, il faudra penser à intégrer les profils de corrections des optiques dans votre logiciel préféré.

Sony Alpha 6000 test review correction distorsion

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5 400 K), le Sony Alpha 6000 donne d'excellents résultats. La balance des blancs est assez juste, avec un Delta E94 moyen sur la gamme de gris à moins de 1. Le rendu des couleurs est également assez fidèle.

Sony Alpha 6000 test review balance des blancs auto 5400 K
Sony Alpha 6000 test review balance des blancs auto 5400 K

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3 000 K), la balance des blancs automatique est très chaude avec une dominante jaune orange bien visible.

Sony Alpha 6000 test review balance des blancs auto 3000 K
Sony Alpha 6000 test review balance des blancs auto 3000 K

Un passage en balance des blancs préréglée tungstène rend l'image au contraire très froide. La neutralité n'est donc pas au rendez-vous et l'image perd le petit côté chaleureux d'un tel éclairage. La gamme de gris est un peu froide avec une dominante bleutée.

Sony Alpha 6000 test review balance des blancs tungstene 3000 K
Sony Alpha 6000 test review balance des blancs tungstene 3000 K

Gestion du bruit électronique

Comme de coutume, pour notre test, la scène est éclairée sous 200 lux, le Sony Alpha 6000 est positionné en mode A et l'ouverture, fixée à f/5,6 pour une valeur ISO de 100 (optique Leica 50 mm f/1,4 Summilux). Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW).

Les JPEG

Classiquement, les images délivrées par l’Alpha 6000 sont exemptes de bruit jusqu'à 800 ISO. Même à 100 % sur écran, il est difficile de noter un lissage des détails ou un moutonnement dans les aplats colorés. Le lissage est par ailleurs peu appliqué jusqu'à 3 200 ISO. Les images fourmillent de petits détails (carte IGN, billet...). Sur écran et à 100 %, vous noterez les premières modulations dans le rendu des aplats vers 1 600 ISO, mais vraiment rien de dramatique.

Un véritable palier est franchi à 6 400 ISO. Les fins détails commencent à se diluer, la dynamique est en légère baisse et les aplats sont désormais mouchetés. Les sensibilités 12 800 / 25 600 ISO sont un peu plus délicates à manipuler avec des couleurs plus ternes, des limites moins franches, des détails fortement estompés et des aplats noirs constellés.

Oscilloscope

Passons certaines images du Sony Alpha 6000 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Jusqu'à 800 ISO, les paliers sont bien dessinés et le bruit électronique visible, mais bien contenu.

À 3 200 ISO, la dynamique baisse et les paliers sont moins francs notamment pour les valeurs extrêmes. À 12 800 ISO, les paliers sont encore un peu moins francs et le bruit (fortes oscillations) est bien visible notamment dans les valeurs sombres.

Sony Alpha 6000 test review bruit électronique sur grisSony Alpha 6000 – 100 ISO Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris 800 ISOSony Alpha 6000 – 800 ISO Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris graphique 800 ISO
Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris 13200 ISOSony Alpha 6000 – 3 200 ISO Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris 12800 ISOSony Alpha 6000 – 12 800 ISO Sony Alpha 6000 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO

Comparaison

Vous pouvez comparer les résultats du A6000 par rapport à l'Olympus OM-D E-M10, le Panasonic GX7 et le Fujifilm X-E2.

Nous avons naturellement comparé les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 3 200 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés de la même optique, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple. Globalement, les boîtiers à capteur APS-C offrent toutefois un rendu d'image moins granuleux, mais le bruit, pour ces différents appareils, est vraiment géré.

Sony Alpha 6000 test review 3200 ISO comparaison

Fichiers bruts

Nous avons également mesurer le bruit de fond du capteur en reconduisant le protocole de test précédent, mais dans le noir complet avec un bouchon sur l'objectif.

Le graphique ci-dessous représente la déviation standard (donc le bruit) pour les différents pixels colorés : rouge, vert, bleu, et vert. Les valeurs correspondent à la courbe la plus élevée (pixels verts, série 3). Ces résultats corroborent les images JPEG : un bruit peu présent jusqu'à 1600 ISO puis augmente fortement dans les valeurs suivantes.

Sony Alpha 6000 test review bruit électronique

Exposition, RAW

Dynamique

Notre test de dynamique repose sur des mesures réalisées sur un charte Stouffer comprenant 41 zones de densités différentes (1/3 IL). La mire est rétroéclairée et photographiée en RAW. Nous examinons ensuite le fichier à l'oscilloscope afin de déterminer combien de zones sont discernables.

Avec l'Alpha 6000, nous avons pu compter jusqu'à 24 paliers différents, ce qui représente environ 8 IL de dynamique (24 / 3 = 8).

Sony Alpha 6000 raw dynamique

Latitude d'exposition

Pour connaître la latitude d'exposition, nous photographions une mire neutre à différentes expositions (sur- ou sous-exposition). Les fichiers bruts sont ensuite développés avec Adobe Lightroom afin de récupérer les informations en corrigeant l'exposition manuellement.

Dans les hautes lumières, il n'est pas possible de récupérer des informations au-delà d'une surexposition de 3 IL ce qui est assez énorme.

Sony Al^pha 6000 test review dynamique latitude dans les hautes lumières
À gauche : exposition correcte ; à droite : exposition +3,3 IL avec Adobe Lightroom.

De manière assez étonnante, l'Alpha 6000 est moins à l'aise dans les sous-expositions. En effet, dès -3 IL, le fait de rehausser les valeurs avec Lightroom entraîne une forte montée du bruit électronique et une nette dérive verte peu esthétique.

Sony Alpha 6000 test review dynamique latitude sous exposition

Modes d'exposition

Le compact à objectif interchangeable (COI) de Sony propose une cellule de mesure de la lumière sur 1 200 points. Il n'existe pas de correcteur d'exposition physique sur le boîtier. Il faut passer par une touche pour activer celle-ci. Vous pouvez alors appliquer une correction sur +/-5 IL. En outre, l'écran n'affiche pas les valeurs d'exposition au-delà de +/-2IL en mode M. Impossible de savoir directement si vous êtes à -3 ou -4 IL pour une série d'expositions en vue d'un HDR.

Le bracketing d'exposition permet d'exploiter au maximum une plage de +/-3 IL sur 3 vues. Vous pouvez également réaliser une variation plus fine (0,3 ou 0,7 IL sur 5 vues).

Comme la plupart des boîtiers Sony, l'Alpha 6000 dispose d'un mode HDR qui empile plusieurs clichés (JPEG) pour augmenter la dynamique de capture. Vous pouvez réaliser un bracketing sur 1, 2, 3, 4, 5 et 6 IL. Le mode Optimiseur de dynamique (DRO) joue sur la courbe de rendu des valeurs pour remonter les détails dans les zones sombres. Là aussi vous pouvez jouer sur 5 niveaux d'intensité.

Mode vidéo

Depuis assez longtemps Sony a compris l'importance de la vidéo dans les appareils photo et l'Alpha 6000 dispose d'un mode d'enregistrement assez complet.

Formats

Le compact à objectifs interchangeables de la marque enregistre des fichiers des fichiers :

  • .MTS (AVCHD) 50i à 24 ou 17 Mbps

  • .MTS (AVCHD) 50p à 28 Mbps, profil High@4.2, 2 images de ref, CABAC

  • .MTS (AVCHD) 25 à 24 ou 17 Mbps, profil High@4.0, 2 images de ref, CABAC

  • AVCHD 50i 24 Mbps, 50p 28 Mbps, 50i à 17 Mbps, 25 24 Mbps, 25 p 17 Mbps

  • MP4 : 1440 x 1080 en 12 Mpbs

  • MP4 : VGA

Sony RX10 test review menu vidéo PALLes différents réglages vidéo en PAL.

Il est possible de filmer en PAL ou NTSC, mais le changement d'un format à l'autre nécessite la réinitialisation de l'appareil et le formatage de la carte mémoire ! En mode NTSC, la cadence d'enregistrement change et vous pouvez accéder au mode "cinéma" avec le 24p.

Sony RX10 test review menu vidéo NTSCLes différents réglages vidéo en NTSC.

Le format MP4 est plus adapté pour une diffusion sur Internet et un montage rapide. Toutefois, nous regrettons l'absence d'un format 720p également plus facilement diffusable sur le réseau. Un mode qui aurait permis d'atteindre des cadences plus élevées à 100 ou 120 ips pour des ralentis plus fluides. Le COI Sony ne propose pas différents types de compression — compression Intra (ALL-I) ou compression Inter (IPB).

Fonctionnalités

Le Sony Alpha 6000 est un véritable petit caméscope semi-pro qui propose de nombreux réglages. Ainsi, vous pouvez utiliser les modes classiques d'exposition PSAM, les valeurs pouvant être modifiées durant le filmage. La sensibilité ISO est également modifiable pendant l'enregistrement.

Le comapct propose de nombreux assistants pour la vidéo. Ainsi, il est possible d'utiliser des zébras d'exposition avec plusieurs réglages (70, 75, 80, 85, 90 %), un focus peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés : blanc, jaune ou rouge), une loupe pour faciliter la mise au point manuelle, un histogramme d'exposition et des vumètres pour la prise audio. Que demander de plus ?

Certains effets photo sont disponibles et vous pouvez utiliser les modes créatifs pour obtenir différents rendus pour le contraste et les couleurs. Vous pouvez naturellement personnaliser le rendu en jouant sur différents paramètres : contraste, saturation et netteté.

Le compact dispose également d'une sortie HDMI non compressée qui permet une visualisation sur un écran de contrôle ou l'enregistrement de la vidéo en 8 bits, 4:2:2 sur un périphérique dédié.

AUDIO

Contrairement au bridge RX10, le petit compact ne dispose ni d'entrée son ni de sortie casque. pour améliorer la captation sonore et vous ne disposez pas d'indicateur pour le niveau sonore pendant l'enregistrement. Pire et malgré la présence d'une griffe accessoire "intelligente", le boîtier n'est pas compatible avec le bloc XLR qui permet de relier un micro professionnel.

Stabilisation optique

Le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS dispose d'une stabilisation dont nous avons déjà parlé pour le mode photo. En vidéo, cette stabilisation se montre plus intéressante voire indispensable comme vous pouvez le vérifier sur l'extrait vidéo ci-dessous.

Précision

Vous trouverez ci-dessous un détail de la vidéo tournée en HDTV 1080 25 i/s avec le 16-50 mm f/3,5-5,6 sur notre mire de précision. La capture d'écran est réalisée avec VLC.

Peu de surprise avec l'Alpha 6000 et les images délivrées par le COI sont honnêtes sans plus : les images sont un peu "molles", mais l'aliasing contenu (crénelage sur les lignes droites) tout comme le moirage.

Sony Alpha 6000 test review vidéo

Dans ce domaine, le RX10 fait mieux, tout comme le petit Panasonic GM1.

Sony RX10 test review vidéo
Panasonic GM1 mode vidéo

Rolling Shutter

Les effets de rolling shutter (déformations de l'image sur les mouvements rapides) sont encore visibles sur les vidéos de l'Alpha 6000 que l'on soit en 50 ou 25p comme vous pouvez le constater sur les exemples ci-dessous.

Exemples

Vous pouvez voir ci-dessous une vidéo réalisée avec le Sony Alpha 6000. La vidéo est évidemment compressée par YouTube, mais vous pouvez télécharger certaines parties dans un format non compressé en cliquant sur les liens (ajoutés ci-après).

Scène nuit

Scène répétition harpe

Scène canal Bastille

Exemples de photos

Sony Alpha 6000 exemple 1
Sony Alpha 6000 exemple 2
Sony Alpha 6000 exemple 3
Sony Alpha 6000 exemple 10
Sony Alpha 6000 exemple 4
Sony Alpha 6000 exemple 5
Sony Alpha 6000 exemple 6
Sony Alpha 6000 exemple 7
Sony Alpha 6000 exemple 8
Sony Alpha 6000 exemple 9
[![Licence Creative Commons](http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/4.0/88x31.png)](http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/) Test Sony Alpha 6000 de [Renaud Labracherie](/) est mis à disposition selon les termes de la [licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International](http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/).

Verdict

Sony Alpha 6000 test review recommandé

Après 15 jours passés en compagnie de l'Alpha 6000 de Sony, il faut bien avouer que l'appareil est très plaisant à utiliser. Tout d'abord ce compact à objectif interchangeable est rapide. Concernant la mise au point classique, il est encore derrière les boîtiers haut de gamme chez Olympus (E-M1) ou Panasonic (GX7), mais vient désormais se positionner en alternative crédible.

Le capteur à autofocus hybride (corrélation de phase et détection de contraste) et les nouveaux algorithmes permettent désormais de suivre un sujet en déplacement de façon impressionnante. L'absence de miroir permet également à l'Alpha 6000 d'atteindre des cadences rafales à quasiment 11 ips tout en conservant le suivi autofocus — des fonctionnalités que vous ne retrouverez que sur les reflex professionnels à plus de 5 000 €. Le taux de déchet est encore important, mais les progrès sont nets et l'Alpha 6000 se prêtera volontiers à la photographie sportive.

Ce capteur APS-C de 24 Mpx donnera également toute satisfaction par sa définition, qui permet facilement de recadrer dans les images, son excellente gestion du bruit électronique jusqu'à 3 200 ISO et sa belle dynamique. Nous avons été toutefois surpris par le "relatif" faible potentiel de recouvrement de détail dans les zones sombres. Heureusement, les modes DRO s'occupent de remonter les niveaux des images automatiquement pour limiter les contrastes trop forts. Nous vous conseillons de ne pas miser sur le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS, qui certes est très compact et dispose d'une motorisation électrique idéale pour la vidéo, mais la qualité de cet objectif est apparemment très aléatoire et notre modèle d'essai s'est avéré très décevant.

En bon appareil moderne, l'Alpha 6000 arrive avec une connexion Wi-Fi / NFC. Vous pouvez donc contrôler à distance le boîtier à partir d'un smartphone ou d'une tablette (les options sont toutefois limitées) ou envoyer les images réalisées par le COI sur votre téléphone pour les transférer facilement sur Internet. Vous pouvez naturellement directement vous connecter à un réseau existant et même télécharger des applications pour décupler les fonctionnalités du COI. Malheureusement, les applications disponibles sont peu nombreuses, chères et pas réellement différentes de ce qui existe déjà sur certains appareils (timelapse, multi-exposition...).

Au niveau de la construction, l'Alpha 6000 est plus plutôt plaisant avec une belle poignée, un viseur électronique de qualité (mais il existe des modèles encore plus précis) et un écran qui, à défaut d'être tactile, est inclinable. Il est toutefois un peu trop brillant pour être utilisable en plein soleil. Vous disposez d'un flash, d'une griffe porte-accessoire, d'une molette de réglage (deux avec la roue codeuse) et de multiples commandes personnalisables. L'autonomie de la batterie est juste honnête et il n'est malheureusement pas possible de fixer un grip d'alimentation au boîtier.

Le mode vidéo est un peu décevant, mais entendons-nous bien : Sony propose sans doute les boîtiers les plus performants dans ce domaine. L'Alpha 6000 est seulement un peu moins costaud que le RX10, par exemple. Il ne dispose en effet ni d'entrée micro ni de sortie casque pour vérifier le niveau d'enregistrement, et aucun vumètre ne peut s'afficher. Par contre, vous retrouverez la possibilité de modifier les principaux réglages pendant le filmage (PSAM, ISO) et vous disposerez d'assistants pour la mise au point (loupe, focus peaking) et l'exposition (zébras). Dommage qu'il ne soit pas possible de filmer en 720p ou à des cadences de 100/120 ips pour réaliser de beaux ralentis 4x. Nous attendions également la possibilité de filmer en 4K. Ce sera pour la prochaine génération.

Au final, l'Alpha 6000 reçoit facilement un recommandé pour la qualité des images (en dehors du 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS), son autofocus réactif, son viseur électronique... Un des meilleurs rapports qualité / prix du moment !

Face à la concurrence

Olympus OM-E EM-10. Ce COI made in Olympus est bien sûr le concurrent direct de l'Alpha 6000. L'Alpha 6000 dispose naturellement d'un plus grand capteur (APS-C contre 4/3) et d'une définition largement supérieure (24 contre 16 Mpx). D'un point de vue technique, les images de l'A6000 sont légèrement meilleures, notamment en basse lumière. En outre, le boîtier de Sony dispose d'un mode panoramique par balayage absent chez Olympus et d'un mode vidéo un peu plus complet.

Les deux boîtiers sont dotés d'un viseur électronique (même définition) et d'un écran LCD inclinable, mais celui de l'EM-10 est tactile, ce qui est un avantage en photo et en vidéo. Côté autofocus, les deux modèles ont leurs avantages : l'Alpha 6000 dispose d'un mode autofocus continu intéressant et d'une rafale à 11 ips, mais il est plus lent en mode AF-S que l'EM-10. À la faveur de l'EM-10, nous citerons la présence d'une stabilisation mécanique par déplacement du capteur (qui fonctionne avec toutes les optiques), une finition à l'épreuve de la pluie et des fonctionnalités singulières comme la possibilité de jouer sur la courbe des valeurs ou les dominantes colorées. Le parc optique Olympus / Panasonic est également plus riche que celui de son concurrent. Les deux COI disposent d'une connexion Wi-Fi pour un pilotage distant à partir d'un smartphone, mais l'application Olympus est un peu mieux pensée.

Nikon D5300. L'Alpha 6000 peut facilement se comparer aux reflex de milieu de gamme. En bon reflex, le D5300 présente quelques avantages, comme une prise en main plus franche et un viseur optique plus lumineux (quoique un peu plus petit). La mise sous tension est très rapide et l'autofocus, plutôt vif dans la plupart des situations. Le D5300 de Nikon possède un écran LCD totalement orientable (mais non tactile) et une autonomie de batterie largement supérieure à celle de l'Alpha 6000. Vous disposez également d'une prise micro 3,5 mm pour améliorer la qualité sonore des films (mais pas de sortie casque...). Enfin, le Nikon dispose d'un parc d'optiques gigantesque comparé à la gamme E naissante de Sony.

Les deux boîtiers intègrent un capteur APS-C de 24 Mpx et sur la qualité de la montée ISO, il n'est pas évident de les départager. Le Sony l'emporte sur le suivi autofocus et la cadence rafale. En mode AF-S, le D5300 (optique) joue les coudes à coude avec le COI de Sony, mais se fait largement distancer en visée sur écran. Bien entendu, l'Alpha 6000 est beaucoup plus compact et léger que le D5300 de Nikon.

Canon EOS 100D. L'autre grand rival parmi les reflex est bien sûr l'EOS 100D de Canon.

Ce reflex au format assez compact est doté d'un capteur APS-C de 18 Mpx, mais son optique de kit (18-55 mm f/3,5-5,6 IS) est largement supérieure au 16-50 mm de Sony et offre au final une précision des images pratiquement équivalente. L'écran LCD du Canon n'est pas orientable, mais il est tactile avec une intégration plutôt réussie. Le reflex Canon propose un viseur optique assez confortable avec un autofocus plutôt réactif et un temps de mise sous tension très court. Son autonomie est également largement supérieure à celle de l'Alpha 6000. Le parc d'optique de Canon est lui aussi plus fourni que celui de Sony en monture E.

En visée sur écran par contre, et comme le reflex Nikon, le 100D reste définitivement plus lent en mise au point que la plupart des COI, malgré l'intégration d'un autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste. Le mode rafale et l'autofocus continu sont clairement à l'avantage du boîtier Sony qui dispose d'un capteur plus défini et d'un écran LCD orientable. On appréciera chez Sony le mode panoramique par balayage, les filtres artistiques et la possibilité de télécharger des applications pour multiplier les fonctionnalités de l'appareil. Le Sony Alpha 6000 dispose également d'une connexion Wi-Fi qui permet un pilotage à distance à partir d'un smartphone et le transfert facilité vers les réseaux sociaux.

+
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 ISO
  • Capteur 24 Mpx qui permet facilement de recadrer
  • Rafale à 10 ips (sur au moins 10 vues) avec suivi autofocus
  • Autofocus globalement réactif
  • Présence d'un assez bon viseur électronique
  • Bon niveau de personnalisation du boîtier
  • Mode vidéo complet : HDTV 1080, PASM
  • Connexion Wi-Fi et NFC intégrées
  • Connexion griffe accessoire multiformat pour flash, micro XLR, torche...
  • Bonne finition du boîtier, ensemble 16-50 mm compact et léger
  • Mode panoramique par balayage
  • Nombreux réglages pour améliorer la dynamique (DRO, HDR, bracketing)
  • Balance des blancs automatique satisfaisante en lumière du jour
  • Possibilité de télécharger des applications sur le site de Sony (offre pour l'instant assez réduite)
  • Boîtier APS-C compact notamment avec le 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS motorisé
  • Écran LCD non tactile et peu lisible en plein soleil
  • Pas de finition tout temps
  • Optique 16-50 mm f/3,5-5,6 OSS livrée en kit vraiment décevante : piqué, stabilisation
  • L'histogramme d'exposition s'efface quand on change l'exposition
  • Pas d'image au format carré 1:1
  • Pas le meilleur viseur électronique disponible
  • Pas de niveau électronique
  • Déclenchement assez bruyant malgré la possibilité d'un premier rideau électronique
  • Pas d'entrée micro, pas de sortie casque, pas de vumetre pour le mode vidéo
  • Mise sous tension un peu lente
  • Application téléchargeables chères et peu innovantes
  • Pas de vidéo 4K Télé / Ciné
  • Pas de puce GPS, pas de connexion USB 3, module XLR non compatible
  • Pas de stabilisation intégrée dans le boîtier
  • Autonomie de la batterie un peu juste
  • Format RAW .ARW propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Sony Alpha 6000
Amazon 499,00 €
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Fnac.com marketplace 595,64 € Voir l'offre
Digixo 599,00 € Voir l'offre
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