CapteurCapteur CMOS HD Exmor™ APS - 35,9 × 24 mm - 36,4 Mpix - Pas de filtre passe bas
MontureE - FE - A (avec adaptateur)
Optique livréenu ou avec FE 28-70 mm F3,5-5,6
Stabilisationoptique
Antipoussièrenon - revêtement antistatique
ViseurViseur électronique Viseur Tru-Finder™ XGA OLED - 100 % - Env. 0,71x - 1024 x 768 pixels
ÉcranTFT - 7,5 cm - 921 600 pixels - orientable
Mise au pointDétection de contraste - 25 points
Modes autofocusMultipoints - Pondération centrale - Flexible spot - AFS - AFC - MF
Mesures d'expositionCapteur CMOS Exmor® plein format - Mesure d'évaluation de 1 200 zones (LV)
Modes d'expositionMultisegments - Spot - Centrée - Automatique
Vitesse d'obturationType plan focal, vertical-transversal, contrôlé électroniquement - 1/8000 de seconde - synchro flash 1/160
Motorisation4 images par seconde
Sensibilité ISO100 - 25600 ISO
MémoireMemory Stick PRO Duo™, Memory Stick PRO-HG Duo™, Memory Stick XC-HG Duo, cartes mémoire SD, SDHC et SDXC
AlimentationNP-FW50 (270 photos CIPA)
ConnexionWifi - NFC - HDMI - USB2
Dimensions126,9 x 94,4 x 48,2 mm
Poids407 g
Logiciels-
Dans la boîte-

Caractéristiques

Sony Alpha 7 et 7R sans optiqueLes Sony Alpha 7 et 7R jouent aux équilibristes pour Focus Numérique.

Après avoir présenté le RX1 (testé), un compact 24x36 équipé d'une focale fixe 35 mm f/2 terriblement séduisant à qui il ne manque qu'un viseur intégré et un autofocus réactif (et s'il on pinaille une batterie plus performante), Sony enfonce le clou dans le segment des appareils à grand capteur avec deux compacts à objectifs interchangeables en monture E. Les 7 et 7R se différencient essentiellement par leur capteur : l'Alpha 7 intègre un capteur 24 Mpx doté d'un système autofocus hybride alors que le 7R joue la carte de la définition avec un 24x36 de 36 Mpx défiltré. Juste pour l'anecdote, le chef produit nous disait encore récemment qu'il n'y aurait pas de Nex 24x36. Il avait raison. Les nouveaux 7 et 7R sont des... Alpha !

Première Prise en mains

J'avoue, je n'ai pas été immédiatement séduit par la ligne des A7. Est-ce l'imposant et faux prisme qui domine l'ensemble, l'œilleton très présent du viseur ou l'absence de revêtement sur l'avant du boîtier ? Difficile à dire, mais je n'ai pas eu le même coup de foudre qu'avec le RX1 ou le plus récent Olympus E-M1. C'est un avis personnel qui se joue à quelques détails et l'essentiel n'est pas là, mais les premiers contacts avec un nouveau boîtier sont importants.

Sony Alpha 7/7R détail de la poignée

Quoi qu'il en soit, la préhension est agréable : la poignée est large, bien dessinée et recouverte d'un revêtement confortable (pourquoi diable ne pas l'avoir appliqué sur tout l'avant de l'appareil ?). Nu, l'appareil n'est pas très lourd et n'accuse qu'un peu plus de 400 g sur la balance. Pour autant, les A7/A7R bénéficient d'un châssis en alliage de magnésium à la fois léger et résistant. Si les nouveaux Alpha sont protégés contre la poussière et l'humidité, ils ne sont pas totalement étanches. Quand Nikon propose l'AW1, COI capable de descendre jusqu'à -15 m sous l'eau à 700 euros, il est difficile de comprendre qu'un boîtier haut de gamme ne propose pas les mêmes protections contre l'eau et les chocs. Ne boudons toutefois pas notre plaisir, boîtiers et optiques devraient facilement résister à une pluie ou une sortie sous la neige.

Sony 7/7R en version éclatée
Un Sony A7 «éclaté»

Si l'on exclut les proéminents viseurs électronique, les A7/A7R sont finalement à peine plus imposants qu'un Nex-7. Les Alpha 7 font en effet 127 x 94 x 48 mm contre 120 x 70 x 43 mm pour le Nex-7, mais intègrent un capteur deux fois plus grand. Notez que comme pour le RX1, le capteur n'est plus stabilisé mécaniquement, le système étant désormais déporté dans certaines optiques.

Sony Alpha 7 et Nex-7 comparaison

Sony Alpha 7 et Nex-7 comparaisonUn boîtier APS-C avec viseur intégré à gauche et un 24x36 avec viseur intégré au-dessus à droite.

La finition des nouveaux Alpha est d'excellente facture, reste à voir comment ils évolueront dans le temps, la peinture des RX100 s'écaillant finalement assez facilement. Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez une molette pour le choix du mode d'exposition avec les modes PSAM, Auto, SCN, vidéo et panoramique par balayage. Sony a corrigé l'erreur du Nex-7 qui ne proposait pas de modes personnalisés. Les Alpha 7/7R proposent deux enregistrements distincts. La mise sous tension s'effectue à l'aide d'une couronne placée autour du déclenchement. Vous trouverez également un correcteur d'exposition et une touche C1 également personnalisable. Les Alpha 7/7R abandonnent le système Tri-Navi des Nex-7 au profit d'une ergonomie certes moins singulière, mais plus éprouvée de la double molette avant / arrière.

Sony Alpha 7 vue de dessus

L'une des différences majeures avec le Nex-7 reste bien sûr la position du viseur. Décalée sur le côté gauche sur le Nex, elle est désormais plus au centre sur les nouveaux Alpha. Un choix qui semble plus naturel pour les ingénieurs de Sony. Il est surtout beaucoup plus gros et donne véritablement un petit look de reflex aux boîtiers. Les plus perspicaces auront déjà noté l'absence de flash intégré, surtout que renseignement pris, il n'y aura pas de modèle amovible livré avec le boîtier. Il faudra donc se payer un petit accessoire supplémentaire comme le HVL-F20 pour accéder à une lumière d'appoint.

Les nouveaux Alpha dispose d'une griffe porte accessoire pour flash, mais celle-ci est Multi-Interface est permet également de piloter un bloc XLR pour l'enregistrement audio ou des torches Led.

Sony Alpha 7 dos et dessus

L'arrière du boîtier est assez classique avec un accès aux menus à gauche, une autre touche personnalisable à droite, un basculeur pour activer au choix la mémorisation d'exposition ou la mise au point manuelle, une touche Fn pour activer certaines options à l'écran, une roue codeuse pour naviguer dans des menus et un trèfle de sélection pour choisir la motorisation ou la balance des blancs. La touche d'enregistrement vidéo est déportée sur le côté droit du repose pouce arrière.

Sony Alpha 7 vue de dos avec les écrans orientables L'écran inclinable, mais non tactile des Alpha 7 / 7R.

L'écran LCD est monté sur double charnière qui permet une orientation 90° vers le haut et 45° vers le bas . La dalle de 7,5 cm affiche 921 600 points dans un format 3:2. Il n'est malheureusement pas tactile et Sony n'a pas cru bon de reconduire la technologie RVBB avec 4 sous pixels pour améliorer la luminosité. Tant pis, ce sera pour la prochaine version. Les Alpha 7/7R n'intègrent également qu'un seul emplacement pour carte mémoire. Au niveau des petits regrets, nous pointerons également l'absence de puce GPS pour marquer les images à la volée.

Les A7/A7R sont alimentés par une batterie Li-Ion NP-FW50 qui offrirait 270 vues (viseur électronique). Il sera possible d'associer une poignée d'alimentation pour doubler l'autonomie et faciliter la prise de vue en portrait.

Sony Alpha 7 poignée alimentationLa poignée d'alimentation en option

Les déclenchements des nouveaux Alpha ne sont pas vraiment silencieux. Le A7 autorise l'utilisation d'un premier rideau électronique qui diminue sensiblement le bruit (un seul aller-retour du rideau). Le A7R fonctionne quant à lui uniquement en mode obturation mécanique avec un deux allers-retours pour conserver la visée électronique. Impossible de photographier en mode totalement silencieux avec une obturation électronique comme le propose le GX7 de Panasonic.

Connexions Wi-Fi et NFC

Les nouveaux boîtiers sont dotés d'une connexion Wi-Fi pour un pilotage à distance sans fil et le partage rapide des images vers un smartphone ou un ordinateur. Pour faciliter les connexions, les Alpha disposent également d'une puce NFC (Near Field Contact) pour un paramétrage instantané avec des appareils compatibles. Comme sur le Nex-6, il sera possible de télécharger des applications sur PlayMemories pour afin d'acquérir de nouvelles fonctionnalités.

Capteur 24x36 et Bionz X

bien sûr, une bonne partie de l'intérêt de ces nouveaux COI est le capteur 24x36. A ces simples chiffres, les photographes amateurs et experts ont les yeux qui brillent et voient du flou arrière et de l'excellente gestion du bruit électronique.

Sony alpha 7 capteurL'oeil 24x36 d'un Alpha 7.

L'Alpha 7 est équipé d'un capteur de 24,3 Mpx sans doute assez proche de celui qui équipe l'Alpha 99, mais sans doute un peu différent. En effet, le nouveau capteur intègre 117 collimateurs à corrélation de phase contre 102 sur l'Alpha 99. En outre, le réseau de micro lentilles a été également revu pour mieux capter la lumière en périphérie. Le tirage optique étant très court, les lentilles en bordure de capteur sont inclinées afin de mieux conduire la lumière vers les photosites. Une spécificité déjà connue puisque Leica a également été obligé d'adapter son capteur 24x36 pour le M9 ou le M avec une technologie sans doute similaire.

De son côté, l'Alpha 7R travaille avec un capteur 36 Mpx. Un capteur probablement proche, dans sa conception, à l'imageur présent dans le Nikon D800E. D800E et pas D800, le capteur du A7R étant également défiltré. Contrairement au modèle 24 Mpx, le capteur 36 Mpx ne dispose pas de technologie autofocus à corrélation de phase intégrée.

Pour avaler la qualité de données produites par ces capteurs, les nouveaux Alpha sont équipés de la dernière génération de processeur : Bionz X.

Sony Alpha 7 Bionz XLe nouveau processeur Bionz X sur la carte mère d'un Alpha 7.

Celui-ci permet de délivrer des JPeg jusqu'à 25 600 ISO et d'attendre une cadence rafale de 5 vps avec suivi autofocus sur l'Alpha 7 et 4 vps avec le 7R.

Concernant le bruit électronique, les ingénieurs nous ont expliqué avoir travaillé sur une amélioration de leur algorithme prenant en compte l'analyse des images afin de traiter au mieux les textures, les aplats colorés et des bordures). Nous attendrons les premiers tests pour vérifier leur dire.

Autofocus

C'est l'un des points sur lesquels Sony est attendu. L'autofocus du RX1 n'étant pas le point fort du compact, nous étions très impatients de voir les progrès du constructeur dans ce domaine. Lors de notre prise en mains avec des boîtiers non définitifs, nous avons été agréablement surpris par la réactivité des deux boîtiers.

L'Alpha 7 dispose d'un module AF hybride qui utilise à la fois la corrélation de phase pour dégrossir le travail de recherche du point et la détection de contraste pour affiner les résultats et travailler en basse lumière. L'Alpha 7R est, sur le papier, moins bien loti avec un module AF uniquement par détection de contraste avec 25 collimateurs.

Lors de nos courts essais (avec des prototypes faut-il le rappeler), les deux boîtiers se sont montrés aussi rapides que les derniers Nex et notamment le Nex-6. Voilà qui est plutôt rassurant. Reste à vérifier la qualité du suivi de sujet en mode rafale. L'Alpha A7 semble plus taillé pour la photo d'action, même si 5 vps reste une cadence un peu limite pour le sport.

Viseur

Le viseur est également un point important. Sony a ici reconduit la dalle Oled de 2,3 millions de points déjà présents dans l'Alpha 99. La définition est donc de 1024x768 pixels (XGA) et n'est pas adaptée au format 3:2 des images. Une partie du viseur n'est donc disponible pour l'affichage d'information. Dommage que Sony n'est pas profité de l'occasion pour améliorer la précision du viseur et offrir un ration 3:2 d'origine.

Sony Alpha 7/7R viseur oled

Lors de nos petits essais, nous étions dans une pièce peu éclairée et nous avons remarqué quelques saccades à l'affichage. Cela reste, pour moi, un des principaux problèmes des viseurs électroniques. Si la précision est assez bonne, la dynamique reste à améliorer tout comme la réactivité lors des passages à fort contraste. Bon point, le viseur est équipé de détecteurs de présence pour éteindre automatiquement l'écran à l'approche du visage. Cette fonctionnalité est bien sûr débrayable.

Le grossissement de 0,71x est confortable tout comme l'œilleton et le dégagement oculaire.

Mode vidéo : un vrai petit caméscope

Outre la photo, les A7/A7R sont également de véritables petits caméscopes. Ils filment en AVCH v2 pour de la captation en 1920x1080 à 60,50, 25 et 24 vps (60/50i disponible) ou MP4 pour du 1440x1080 (30/25 vps). Le débit des vidéos peut grimper jusqu'à 28 Mbps (60/50p). Il sera possible d'utiliser tous les modes d'exposition (PSAM), un zoom numérique et les effets créatifs. L'ISO automatique pour aller jusqu'à 6400 ISO.

Sony alpha 7 connexions

L'autofocus fonctionne en continu et pour la mise au point manuelle, vous pourrez compter sur un système de peaking toujours très efficace. Mieux, Sony propose également, pour la mesure de la lumière, les zébras d'exposition. Pour parfaire le tout, les A7/7R sont également équipés d'une entrée micro stéréo au format mini-jack et d'une sortie casque (alléluia) pour vérifier la captation sonore. Cerise sur le gâteau, la prise multi-interface permet de fixer un bloc XLR (son) ou une torche (éclairage). Le seul manque ? La molette de réglage silencieuse présente sur l'Alpha 99 et qui est malheureusement absente ici.

Cerise sur le gâteau, la sortie HDMI n'est pas compressée et vous pouvez enregistrer directement sur un module externe ou diffuser en direct. Nous n'avons malheureusement pas eu plus d'information technique sur cette partie. L'échantillonnage vidéo est-il en 4:2:0 ou en 4:2:2 ? sur 10 bits ? Il faudra attendre les premiers tests pour être fixé.

Du 4K, mais en photo

Le 4K n'arrivera pas cette année sur nos appareils photo, mais Sony prend déjà une option avec une sortie HDMI 1.4 capable d'afficher des images en 4K (8 millions de pixels 4096 x 2160 pixels) avec les téléviseurs compatibles.

Gamme d'optiques

Avec un capteur 24x36, voilà Sony contraint à une nouvelle gamme d'optiques ! En monture E, les optiques couvrant le cercle optique plein format seront estampillées FE. Elles seront naturellement compatibles avec tous les Nex. Tout cela va commencer à devenir sérieusement compliqué entre les Alpha dont certains sont compatibles avec les optiques A (Alpha 99 / 77 / 58...) et d'autres avec les optiques E (Alpha 3000 / Alpha 7), les baques d'adaptation avec ou sans miroir semi-transparent et les Nex en monture E compatibles avec les optiques E et FE.

Sony alpha 7 optiquesDe gauche à droite : 28-70 mm, 35 mm et 55 mm.

Prix et disponibilité

Le Sony Alpha 7 sera disponible pour 1500 euros nu et 1800 euros avec le 28-70 mm f/3,5-5,6 au mois de novembre. Le Sony Alpha 7R sera, quant à lui, disponible nu pour 2100 euros également au mois de novembre.

Les tarifs des nouveaux Alpha est la bonne surprise de cette annonce. Après le prix assez élevé du RX1, nous nous attendions pas à un tarif aussi agressif sur les compacts à objectifs interchangeables 24x36. Par comparaison, l'Alpha 7 est au même prix que l'Olympus E-M1...

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Prise en main

Ce qui surprend le plus lors du premier contact avec le A7R, c'est bien sur la compacité du boîtier : il est pratiquement identique à un Olympus E-M1 qui intègre un capteur 4/3 et se compare facilement à un boîtier de type Leica M. Notez que les trois protagonistes disposent d'un viseur optique ou électronique. Dans tous les cas, le A7R est largement moins volumineux qu'un reflex 24x36 (Nikon Df) et même APS-C.

Sony A7R vs Olympus E-M1
Sony A7R vs Leica M
Sony A7R vs Nikon DfCopie d'écran du site : camerasize.com

Le boîtier est assez léger et accuse un peu plus de 400 g (nu) sur la balance. Pour autant, la construction est de bonne facture avec un châssis en alliage de magnésium à la fois léger et résistant. Le A7R ne dispose malheureusement pas de joints de protection contre l'humidité. Rien au niveau de la baïonnette, rien au niveau de la batterie et toujours rien au niveau de la carte mémoire (et sans doute rien au niveau des commandes). Dommage, car ces petits joints rassurent toujours un peu plus le photographe qui essuie une averse printanière.

La prise en mains du A7R est plutôt agréable avec une large poignée bien dessinée recouverte d'un revêtement agréable. L'avant de l'appareil photo est assez dépouillé avec une molette de réglage sur le dessus de la poignée, une lampe d'assistance AF (rouge), le récepteur infrarouge pour la télécommande et le bouton pour déverrouiller la baïonnette.

Sony A7R test review vue face sans objectif

Sur le dessus du boîtier, vous trouverez sur l'épaule gauche la sortie pour le haut-parleur (mais pourquoi le mettre sur le dessus de l'appareil, là ou l'eau risque de venir ?) et deux micros de part et d'autre du «faux» prisme qui contient le viseur électronique. Vous trouverez également une griffe porte-accessoires. Sur l'épaule droite, un barillet donne accès aux différents modes d'exposition (PSAM, auto, scn, vidéo et panorama). Sony ne répète pas l'erreur du Nex-7 et propose bien 2 modes personnalisables (1/2) directement accessibles sur la molette. Le déclencheur est serti d'une commande de mise sous tension. Vous trouverez également une commande personnalisable (c1) avec pas moins de 46 options et un correcteur d'exposition sur +/- 3 IL.

Sony A7R test review vue de dessus

Le dos de l'appareil recèle un bel écran orientable (90° vers le haut et 45° vers le bas). Il affiche 921 600 points dans un ratio 4/3. Vous trouverez également le viseur électronique (dalle Oled de 2,36 millions de points) et diverses commandes. Une touche c2 personnalisable, une molette de réglage, un basculeur doté d'une touche. Vous pouvez alors basculer d'un mode autofocus ou manuel en appuyant au centre. Une fois le basculeur baissé, c'est la mémorisation de l'exposition qui est actionnée. Une touche Fn pour accéder à un menu rapide (et au transfert Wi-Fi en mode lecture), une roue codeuse qui sert également de trèfle de sélection (également personnalisable), une touche lecture et une 3e commande là encore personnalisable. Ouf ! C'est dense, mais l'interface laisse une bonne place pour la personnalisation. De quoi peaufiner le fonctionnement de son appareil.

Sony A7r test review dos

La commande vidéo est placée sur le côté du repose pouce. Un emplacement étonnant, mais auquel on s’accommode facilement. Sur le côté de l'appareil photo, vous trouverez la puce Wi-Fi, mais également la puce NFC (Near Field Contact) qui permet de configurer la communication Wi-Fi avec un smartphone ou une tablette d'un simple contact.

Sony A7r test review écran

Déclenchement

Le A7R n'est pas particulièrement discret en matière de déclenchement. En l'absence de mécanique pour relever le miroir, nous nous attendions à un déclenchement plutôt doux. Il n'en est rien et l'obturateur mécanique se révèle très sec. En outre, l'obturateur fonctionne 2 fois à chaque prise de vue. En effet, il est totalement ouvert lors de la visée. Une fois le déclencheur actionné, le premier rideau se ferme et s'ouvre pour débuter l'exposition. Le second rideau se ferme pour terminer l'exposition, les deux rideaux s'ouvrent pour laisser à nouveau la possibilité de viser. Contrairement au A7 qui dispose d'un premier rideau électronique qui limite l'utilisation de l'obturateur mécanique diminuant de fait le bruit de l'appareil, la A7R en est dépourvu. Contrairement aux COI de Panasonic qui peuvent utiliser un obturateur électronique pour l'exposition, le A7R ne peut être totalement silencieux.

Sony A7r test review son déclenchement
Vous pouvez cliquer sur l'image pour entendre le son du déclenchement du Sony A7R.

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Interface

Sous deux capots situés sur le côté du A7R (pas de protection contre la poussière et l'humidité), vous trouverez l'ensemble de la connectique du compact :

  • une entrée mini-jack 3,5 mm stéréo pour un micro

  • une sortie mini-jack 3,5 mm stéréo pour un casque

  • une connexion Multi Interface qui est à la fois une sortie USB 2 (toujours pas de 3e génération), une prise pour la recharge de la batterie, une prise pour la télécommande.

  • une sortie HDMI de type D non compressée (8 bits, 4:2:2)

Sony A7r test review connectique

Le A7R dispose également d'une connexion sans-fil Wi-Fi qui permet le pilotage à distance et le transfert des images, ainsi qu'une connexion NFC pour la configuration Wi-Fi. Pas de puce GPS dans les derniers COI de Sony.

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Menus

Le nouveau Sony A7R propose deux interfaces graphiques pour les menus. La première a une orientation grand public qui reprend l'idée de tuiles graphiques. Il s'agit uniquement d'une petite surcouche graphique, les tuiles donnant accès aux menus...classiques.

Sony A7R test review interface graphiqueÀ gauche, le menu rapide accessible via la touche Fn. À droite, le mode tuile du menu.

Qu'importe, les menus Sony sont plutôt bien organisés par onglets et assez proches entre les différents modèles (Nex,Alpha...). Nous regrettons juste l'absence d'aide contextuelle pour éclairer les lanternes des débutants. On pourra toujours reprocher certaines incohérences comme le réglage du niveau d'intensité du focus peaking qui ne se trouve pas sous l'activation de ce fameux focus peaking. Personnellement, j'aimerai une approche par fonctionnalité avec des menus par thème : qualité des images, modes autofocus, mode vidéo, exposition... Ne nous plaignons pas trop, les menus du A7R sont au final simples et assez intuitifs.

Sony A7r test review menusÀ gauche, les menus par onglets. À droite, la tour de contrôle du A7R avec la possibilité de modifier les options en colonne.

La touche Fn donne accès à un menu rapide qui permet de régler rapidement les principales options de prise de vue. Le vrai plus reste que cette partie est totalement personnalisable, comme les menus de certains reflex Canon ou Nikon. C'est juste génial. Ce menu permet de changer rapidement à l'aide des molettes les valeurs des options et permet même d'accéder à des sous-menus (retardateur 2 ou 10 s, bracketing...). C'est assez complet, mais pas forcément simple à maîtriser du premier coup. Avec l'entraînement, ce menu est juste incontournable, véritable tour de contrôle du A7R.

Sony A7r test review menu personnalisation

Les utilisateurs de Nex le savent déjà, certaines options des menus sont grisées et donc inaccessibles ? Le jeu consiste alors à deviner pourquoi ? Mode Raw, mode rafale ? Il faut essayer plusieurs possibilités ou... consulter la notice d'utilisation. Bref pas simple. Sur l'A7R, les menus grisés disposent parfois d'une petite ligne d'explication. C'est parfois insuffisant pour débloquer l’utilisateur, mais l'intention est plus que louable.

Sony A7R test review menus

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Logiciels

Le Sony A7R est livré avec une belle suite de logiciels. Celle-ci comprend :

Sony PlayMemories pour télécharger, trier et partager ses images

Sony Image Data Converter pour développer les fichiers bruts

Sony Remote Camera Control pour piloter le A7R à distance via une connexion filaire USB

Le premier est une solution légère pour gérer sa photothèque. L'application permet de charger les images provenant de l'appareil photo sur un ordinateur, de trier les clichés et les vidéos, d'ajouter des notes des commentaires, d'imprimer les images, de créer des disques optiques (DVD, Blu-ray), d'envoyer sur certains réseaux sociaux (YouTube, Picasa, Flickr, Facebook...) de créer des cartes postales (il faut un compte Sony PlayMemories) et retoucher les photos. Les options sont assez limitées, notamment au niveau de la retouche. Pour exploiter tout le potentiel de vos images, il sera préférable d'utiliser Imaga Data Converter pour développer vos fichiers bruts.

Sony RX100 logiciel gestion image PlayMemories

Les traiter les fichiers raw (.arw), Sony livre donc Image Data Converter, un logiciel un peu rêche (l'interface semble sortir des années 2000), mais qui permet de retrouver toutes les options du boîtier pour améliorer les images. Ainsi, vous pouvez travailler sur l'histogramme, régler l'exposition, la réduction du bruit électronique, la saturation des couleurs. La traduction est parfois aléatoire. Ainsi, le logiciel parle de Correction des ombres pour la correction du vignetage...Pas simple. Image Data Converter offre également quelques options pour classer et trier ses images , mais tout cela reste assez sommaire et ne viendra pas remplacer une véritable solution pour créer un flux de travail comme peut le propose Adobe Lightroom, Apple Aperture ou BibblePro ou AfterShot.

Sony A7R test review logiciel Sony Image Data Converter

L'application Remote Camera Control permet de piloter le A7R à distance en mode filaire. L'application est sommaire (pas de retour vidéo de la scène photographier, pas d'affichage de la capture...), mais vous pouvez régler de nombreux paramètre de prise de vue. Un bon point pour le travail en studio par exemple.

Sony A7R test review logiciel remote control

Connexion Wi-Fi

Le A7R disposant d'une connexion Wi-Fi, vous pouvez le piloter à distance et sans fil à partir d'un smartphone ou d'une tablette. Si par bonheur votre smartphone dispose d'une puce NFC, la connexion est alors enfantine puisqu'il suffit d'effleurer le A7R pour que le procotole de communication se mette en place. Pour l'instant, l'application PlayMemories est un peu limité et permet pratiquement aucun réglage de la prise de vue à distance. Apparemment, il n'est également pas possible d'enregistrer les données GPS du smartphone pour marquer les images de l'appareil.

En outre, le service d'application (PlayMemories Camera Apps) était, lors de nos tests, non disponible pour télécharger les différentes applications.

Sony A7R test review logiciel

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Alimentation, stockage

Batterie

Le Sony A7R embarque une batterie Li-ion NP-FW50 identique à celle qui équipe déjà une majorité de Nex et quelques Alpha comme le A55. Cette batterie fait 7,7 V pour 1080 mAh soit une puissance de 8,3 W.h, ce qui est assez classique. Sony annonce une autonomie de 270 vues (sans flash donc...). Lors de nos tests, c'est effectivement l'autonomie que nous avons déterminée : un peu plus de 200 vues et une dizaine de minutes de vidéo. Clairement, l'autonomie est donc un point sensible du compact. Sachez que le Sony A7R n'est pas livré avec un chargeur de batterie externe (il est vendu 65 euros) et que seul un chargeur pour l'appareil - et donc la batterie - est fourni.

Sony A7r Test review batterieNotez la présence d'un pas de vis pour trépied dans l'axe optique.

Il est bien sûr possible d'utiliser une seconde batterie (69 euros environ) ou une poignée d'alimentation (VG-C1) vendue pas moins de 300 euros. Cette dernière reprend une partie des commandes pour faciliter l'utilisation du boîtier en mode portrait et permet d'utiliser deux batteries.

Bon point, l'autonomie de la batterie est affichée en pourcentage par l'appareil et s'avère assez fiable (pas de baisse rapide en fin de cycle).

Carte mémoire

Le compact dispose d'un seul emplacement pour carte mémoire. Celui-ci se trouve étonnamment à l'arrière du boîtier ce qui est assez inhabituel pour un compact. Le slot n'est pas protégé par un joint d'étanchéité. Dommage. De manière étonnante là encore, le lecteur serait d'après la fiche technique non compatible avec les cartes UHS-1. Impossible donc de bénéficier des cartes les plus rapides actuellement.

Sony A7r Test review carte mémoire

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Flash

Le A7R ne dispose malheureusement pas de flash intégré et contrairement à certains constructeurs (Olympus avec l'E-M1 par exemple), Sony ne fournit pas de flash amovible dans le boîtier. Le compact est donc totalement dépourvu de flash. Voilà qui est bien dommage, un flash, même petit, permettant de déboucher un contrejour, d'éclairer une scène délicate ou piloter un flash distant sans fil. Un choix étonnant surtout qu'un flash ne prend pas forcément beaucoup de place : Nikon arrive à placer un flash sur S02 qui fait moins de 2 cm d'épais.

Sony A7r test review griffe flash accessoire

Tout n'est toutefois pas perdu puisque le A7R dispose d'une griffe qui permet de fixer un flash optionnel de type cobra. En outre, cette griffe est Multi-interface accepte d'autres types d'accessoires comme des micros stéréos, un bloc XLR pour une captation sonore professionnelle ou des torches LED. De quoi transformer le A7R en petite caméra d'appoint.

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Visée, autofocus

Visée

Viseur électronique

Malgré la présence d'un simili prisme sur le dessus du boîtier, le A7R intègre bien un viseur électronique. Il s'agit d'une dalle Oled XGA (1024 x 768 pixels soit 2,36 millions de points). Cette dalle équipe déjà le boîtier pro Alpha 99, les lentilles devant l'écran, elles sont nouvelles. La visée est large avec un grossissement de 0,71x (équivalent à celle d'un Nikon D800) et une couverture de champ de 100%. L'affichage est fin et il est difficile de discerner les pixels. Il est également fluide dans la plupart des situations (même en basse lumière). Vous noterez un léger ralentissement du rafraîchissement, mais rien de rédhibitoire. Le viseur est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer de la visée sur écran au viseur à l'approche du visage.

Sony Alpha 7/7R viseur oledLe viseur électronique Oled du Sony A7R.

L'un des avantages d'une visée électronique est la possibilité d'afficher de nombreuses informations comme des grilles d'aides à la composition, un histogramme d'exposition, un niveau électronique et les différents paramètres de prise de vue. Vous pouvez également afficher un focus peaking, des zébras d'exposition et zoomer dans l'image. Le risque est bien sûr d'avoir une visée saturée d'information. Heureusement, l'affichage est modulable. Dommage que les collimateurs AF ne soient pas symbolisés en permanence dans le viseur pour faciliter le choix de la zone de mise au point.

En outre, vous pouvez effectuer une grande partie des réglages sans quitter l’œil de votre viseur.

Le viseur permet également de simuler l'exposition. En mode M par exemple, vous savez immédiatement si votre photo est trop claire ou trop foncée.

Le viseur dispose d'un correcteur dioptrique. Le dégagement oculaire est à peine suffisant pour les porteurs de lunettes et il faudra naviguer avec l'oeil pour apprécier toute la largeur de la visée. L’œilleton est par ailleurs peu confortable.

Écran LCD

Vous avez également la possibilité de viser à l'aide de l'écran LCD. Il s'agit d'une dalle de 7,5 cm (ration 4/3) qui affiche 921 600 points soit une définition VGA en 640 x 480 pixels. Les images du A7R étant dans un ratio 3/2, le bas de l'écran sert à afficher les informations de prise de vue. La visée ne s'affiche donc que sur 640 x 427 pixels.

Notre colorimètre indique que l'écran du A7R n'est pas le meilleur de la marque. Celui-ci peine à restituer les hautes lumières et la colorimétrie est finalement assez peu fidèle (Delta E94 moyen de 4,8). Le contraste moyen est de 1114:1 ce qui est assez bon pour cette catégorie d'écran.

Sony A7R test review sonde écran

L'écran est monté sur une double charnière qui permet une orientation sur 45° vers le bas et 90° vers le haut. Vous pouvez donc opérer des vues à hauteur de ceinture, au ras du sol, au-dessus d'une foule. Impossible par contre de réaliser facilement un autoportrait. Nous préférons pour cela la solution adoptée par certains constructeurs de la rotule qui permet une orientation plus complète. Nous regrettons également l'absence de dalle tactile pour faciliter les réglages et le déclenchement.

Mise au point

Autofocus

Le A7R utilise un module autofocus par détection de contraste sur 25 points en mode automatique (plage de sensibilité de 0 à 20 IL). Vous pouvez choisir entre une zone large de mise au point, une zone centrée et un mode flexible. Vous pouvez alors déplacer une zone (de taille variable) sur environ 80% de l'écran.

Vous disposez de 4 modes : AF-S (single), AF-C (continu), DMF (avec retouche du point) et Manuelle.

Sony A7R test review mode AFDommage que le mode spot flexible requiert le passage par les menus.

Le A7R dispose également d'un système de détection des visages pour faciliter la mise au point automatique et le suivi des sujets. Il peut également être couplé à la reconnaissance des visages pour sélectionner rapidement les personnes de son entourage. La détection de sourire (3 niveaux !!!) est également présente.

Mise au point manuelle

Vous pouvez compter sur deux assistants pour la mise au point :

  • un focus peaking : surlignage des zones nettes par des pixels colorés (3 couleurs et 3 intensités)

  • une loupe

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Performances

Il faut bien avouer que la réactivité globale du A7R est sans doute le point le plus décevant du compact à objectifs interchangeables 24x36 de Sony. Le temps de mise sous tension nécessite plus de 3 secondes avant de pouvoir capturer une image (sans autofocus). La latence au déclenchement de 0,15 s est également assez importante. La mise au point en pleine lumière est assez rapide sur une scène assez contrastée. En basse lumière, le module autofocus est beaucoup plus hésitant.

Le mode rafale atteint 4,3 vps en mode priorité vitesse ce qui conforme aux annonces de Sony, mais qui reste une cadence trop classique pour un appareil à 2000 euros. Dans le mode priorité vitesse, la mise au point et l'exposition sont fixées sur la première image. Il est possible d'enchaîner plus de 10 vues. En mode autofocus continu, la cadence descend à 1,6 vps. Une cadence beaucoup trop lente pour une utilisation normale.

Ainsi, il n'est pas possible de suivre une personne qui avance de manière normale vers l'appareil.

thead thead thead thead
action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 3 s / mauvais
Latence au déclenchement (mise au point réalisée) 0,15 s / moyen
Autofocus lumière(35 mm f/2,8) 0,35 s / Bien
Autofocus pénombre (3 lux) (35 mm f/2,8) 0,87 s moyen
Autofocus lumière (liveview) / / /
Autofocus pénombre (Liveview 3 lux) / / /
Rafale JPeg sans autofocus 4,3 vps Conforme à la fiche technique. Une cadence trop classique pour un appareil de ce niveau de gamme.
Rafale JPeg avec autofocus 1,6 vps Conforme à la fiche technique. La cadence rafale avec suivi AF est beaucoup trop lente pour une utilisation sportive et même pour une utilisation familiale.
Rafale Raw (sans autofocus) 4,2 vps Conforme à la fiche technique. Cadence trop classique.
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Précision, colorimétrie

Le Sony A7R n'est pas livré, pour l'instant, en kit avec une optique particulière. Nous avons eu la possibilité de tester le boîtier avec différentes optiques : le 35 mm f/2,8 Zeiss et le 55 mm f/1,8 Zeiss. Le capteur 36 Mpx sans filtre passe-bas est très exigeant et pas seulement en terme de piqué (certains capteurs APS-C sont plus denses) mais également en terme d'homogénéité.

Optique 35 mm f/2,8 Zeiss.

Fichier JPeg

Les images JPeg du A7R sont modérément accentuées par défaut. La mesure, effectuée avec DxO Analyzer montre une accentuation visible pour les basses et moyennes fréquences (courbe au-dessus de 100). Il ne sera donc pas nécessaire d'optimiser l'image en vue d'une impression.

Sony A7R test review piqué au centre 35 mm f/2,8

Précision

Pour notre test de précision, nous observerons les images JPeg à différentes focales et différentes ouvertures.

Sony / Zeis 35 mm f/2,/8 centre

L'optique fixe de Sony n'est pas très «jolie» notamment avec son pare-soleil qui se referme sur la lentille frontale. Au-delà de l'aspect esthétique, le 35 mm f/2,8 est une bonne optique. Au centre, le piqué est bon dès la pleine ouverture. il s'améliore un peu à f/4 et à f/5,6 et reste très bon jusqu'à f/16. La diffraction vient diluer les plus fins détails à f/22.

Sony A7R test review optique 35 mm f/2,8 précision au centre

Sony / Zeis 35 mm f/2,/8 bord

En périphérie de l'image, l'optique se défend bien. A f/2,8 c'est certes un peu mou, mais l'ensemble reste honorable. Dès f/4, le piqué est à son top et la diffraction vient rogner les détails à f/22.

Sony A7R test review optique 35 mm f/2,8 précision au bord

Globalement, le 35 mm f/2,8 griffé Zeiss est une bonne optique. Un modèle presque indispensable pour commencer avec le A7R. Dommage que Sony n'est pas proposée une ouverture un peu plus généreuse (f/1,8), le f/2,8 étant au final bien trop classique.

Sony Zeiss 55 mm f/1,8 centre

L'optique dite «normale» de Sony est-elle d'un excellent cru ? A pleine ouverture f/1,8, le 55 mm donne d'assez bons résultats avec pas mal de détails, même si l'optique diffuse légèrement. De manière assez étonnante, on perd légèrement en piqué à f/2. Le niveau remonte à f/2,8 pour atteindre son apogée à f/4. La diffraction devient réellement visible qu'à f/22.

Sony Zeiss 55 mm f/1,8 bord

Même constat en bordure d'image. A pleine ouverture f/1,8, l'image manque un de mordant, mais l'ensemble reste franchement acceptable. il faudra fermer à f/2,8 voir f/4 pour avoir le maximum de précision. Comme au centre, la diffraction pointe le bout de son flou à f/16 et devient vraiment perceptible à f/22.

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Gestion du bruit électronique

Un capteur 36 Mpx en 24x36, nous ne l'avions rencontré que dans le Nikon D800. Doté d'un nouveau processeur de traitement des données Bionz X, l'Alpha 7R est donc le deuxième boîtier à proposer une définition aussi importante. Notez toutefois qu'avec une telle définition, la taille des photodiodes est d'environ 4,9 µm, une taille supérieure aux photodiodes du capteur 20 Mpx du Canon 70D (4 µm).

Pour notre test, nous changeons légèrement le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Sony α7R est positionné en mode A et l'objectif 35 mm f/2,8 est fermé à f/5,6. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW).

Les JPeg

La plage de sensibilité du α7R s'étend de 50 à 25600 ISO. Les plus basses sensibilités jusqu'à 800 ISO sont juste remarquables : les détails sont au rendez-vous et le bruit à peine perceptible. Même sur notre fond noir et jusqu'à 400 ISO, le moutonnement est invisible. De l'excellent, travail donc. On notera toutefois un phénomène assez étrange sur nos images : le bord de la carte de Paris est plus nette que le premier tiers... Nous pousserons nos investigations un peu plus tard.

Il faut pousser le compact à objectifs interchangeables à 1600 ISO pour voir les premiers effets du lissage : l'image perd en mordant, mais les détails sont encore là et la dynamique est intacte. Seuls plus fins détails (matière du livre par exemple) sont estompés. À 3200 ISO, le lissage est un peu plus marqué, mais une fois de plus le traitement suite à l'analyse de l'image (aplat, bordure, texture) fonctionne vraiment bien. La dynamique baisse légèrement, mais rien de dramatique. Le passage à 6400 ISO marque une étape. L'image est globalement un peu plus dense, les fins détails sont émoussés et le moutonnement devient plus facilement visible à 100% sur écran. Le bruit chromatique est bien contenu et les images sont encore facilement exploitables. De manière assez étonnante, les images à 12800 ISO sont un peu plus agréables à regarder. L'accentuation est plus poussée qu'à 6400 ISO et sur un écran HDTV l'image semble plus détaillée (ce qui n'est pas le cas). À 25600 ISO, le grain devient naturellement plus grossier, détruisant au passage un peu plus les détails. On évitera autant que possible d'utiliser cette sensibilité pour une exploitation en JPeg. Mais avec un bon dématriceur, un bon traitement du bruit sur ordinateur, il sera possible de tirer des images, surtout que la définition de 36 Mpx permet d'imprimer sans trop «tirer» sur les pixels.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez également comparer les images du Sony A7R avec les clichés du Nikon D800 ou du Leica M.

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Exposition, RAW

Potentiel des fichiers raw

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Sony A7R, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

Sensibilité

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité. Comme vous pouvez le constater, les valeurs 50 et 100 ISO annoncées par Sony sont, d'après DxOMark, équivalentes (100 ISO).
Sony A7R test review mesure ISO raw par DxoMark

Rapport signal / bruit : comparaison avec Nikon D800

Il n'existe pas 36 boîtiers dotés d'un capteur 24x36 à 36 Mpx. Nous avons donc comparé le Sony A7R au reflex Nikon D800 et les résultats sont vraiment intéressants. D'après DxOMark au niveau du rapport signal / bruit est tout simplement identique (entre 100 et 800 ISO) entre les deux boîtiers. Au-delà de 1600 ISO, le D800 prend une légère avance, mais rien de significatif. Du beau boulot de la part des ingénieurs de Sony.
Sony A7R test review SNR comparaison DxoMark

Dynamique : comparaison

Sur la dynamique, le A7R est très très bon. Sur ce point également, il rivalise sans peine avec le D800. Nous avons poussé le «vice» à comparer le A7R avec le haut de gamme APS-C de la marque, le Nex-7. Ce dernier est largement en retrait par rapport à son nouveau petit frère à grand capteur.
Sony A7R test review dynamique comparaison DxoMark

Pour constater le bénéfice d'une telle dynamique, nous avons réalisé un bracketing d'exposition sur -5 IL à +3 IL pour des images à 100 ISO sur notre scène de test. Nous avons ensuite remonté ou rabaissé les courbes pour rétablir l'exposition à l'aide du logiciel Adobe Lightroom 5. Les résultats sont remarquables.

Avec le logiciel, il est possible de récupérer jusqu'à +3IL. Une valeur très importante, puisqu'à titre de comparaison, le capteur 4/3 de l'Olympus E-M1 perd des informations à +1,7IL. Le capteur pourrait sans doute aller plus loin, mais nous n'avons malheureusement pas fait les mesures au-delà.

Test Sony A7R review dynamique récupération hautes lumières

Pour les sous-expositions, les fichiers Raw du A7R s'en sortent également très bien puisque jusqu'à -3IL, les informations sont peu bruitées. Notez qu'à -4,3 et -4,7IL, la balance des blancs tire violemment vers le bleu. Une dominante disparue à -5IL... Difficile d'expliquer pourquoi. Mais comme il s'agit d'un fichier brut, les corrections colorimétriques sont faciles à appliquer.

Test Sony A7R review dynamique récupération hautes lumières

Modes d'exposition

Le COI de Sony propose une cellule de mesure de la lumière sur 1200 points. Le correcteur d'exposition physique permet une latitude +/-3 IL. De manière étonnante, la correction par une autre molette a une latitude plus large de +/-5 IL. En outre, l'écran n'affiche pas les valeurs d'exposition au-delà de +/-2IL en mode M. Impossible de savoir directement si vous êtes à -3 ou -4 IL pour une série d'expositions en vue d'un HDR. Étonnant.

Le bracketing d'exposition permet d'exploiter au maximum une plage de +/-3 IL sur 3 vues. Vous pouvez également réaliser une variation plus fine (0,3 ou 0,7 IL sur 5 vues).

Comme la plupart des boîtiers Sony, l'A7R dispose d'un mode HDR qui empile plusieurs clichés (JPeg) pour augmenter la dynamique de capture. Vous pouvez réaliser un bracketing sur 1,2,3,4,5 et 6 IL. Le mode Optimiseur de dynamique (DRO) joue sur la courbe de rendu des valeurs pour remonter les détails dans les zones sombres. Là aussi vous pouvez jouer sur 5 niveaux d'intensité.

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Mode vidéo

Formats vidéo

L'Alpha 7R propose différents modes d'enregistrement en AVCHD et MP4.

  • AVCHD : HDTV 1080 50i (24, 17 Mbps) / 50p (28 Mbps) / 25p (24, 17 Mbps)

  • MP4 : 1440 x 1080 12 Mbps, VGA 3 Mbps (25p)

Il est possible de filmer à la norme NTSC, mais cela nécessite la réinitialisation complète du boîtier. Cette manipulation monopolise l'appareil pendant au moins 5 secondes et nécessite surtout le formatage de la carte mémoire ! En mode NTSC, la cadence d'enregistrement change et vous pouvez accéder au mode «cinéma» avec le 24p.

  • AVCHD : HDTV 1080 60i (24, 17 Mbps) / 60p (28 Mbps) / 24p (24, 17 Mbps)

  • MP4 : 1440x1080 12 Mbps (30p)

Sony A7R test review formats vidéo

On notera que la A7R comme la plupart des boîtiers Sony actuels ne filme pas en 720p. Dommage, car cette définition intermédiaire permet un gain significatif par rapport à la définition VGA tout en optimisant le poids des vidéos. Le Sony ne propose pas différents types de compressions : compression Intra (ALL-I) ou compression Inter (IPB).

Toutefois, nous aurions apprécié le passage sur un codage 10 bits et pourquoi pas le passage au format 2K cinéma (2048x1152 pixels) ou pourquoi pas au 4K. Car oui, le A7R dispose d'une sortie HDMI 2 qui autorise l'affichage 4K. Nous regrettons également l'absence de mode «ralenti» avec un mode HDTV 1080 à 100/120 vps. S'il est possible de filmer en APS-C afin d'obtenir un zoom numérique par recadrage, cette fonctionnalité n'est pas opérationnelle pendant le filmage.

Modes d'exposition

Le A7R est assez souple sur l'exposition et vous pouvez utiliser tous les modes classiques (PSAM) et régler la vitesse, l'ouverture, la sensibilité ISO et le temps d’obturation pendant l'enregistrement. Dommage que les molettes avant et arrière ne soient pas silencieuses. En effet, le moindre réglage s'entend sur la vidéo si les micros internes sont utilisés. Vous pouvez naturellement ajuster l'exposition avec le correcteur d'exposition directement avec la roue codeuse arrière qui est beaucoup moins bruyante que les molettes.

Pour vous aider à réaliser une exposition correcte, il est possible d'afficher des zébras (rayons diagon.) pour différentes valeurs.

Sony A7R test review zebra exposition vidéo

Sachez que les styles d'image sont également disponibles pendant l'enregistrement. Vous pouvez donc opter pour un rendu très doux ou très accentué ou filmer en mode monochrome. Les filtres créatifs ne sont pas accessibles en vidéo. Vous pouvez naturellement personnaliser les styles d'images afin d'obtenir une image plus neutre et plus facile à travailler en post production. Malheureusement, il n'est pas (encore ?) possible d'utiliser des logs afin de récupérer plus facilement des informations dans les basses et hautes lumières comme le propose Canon avec le style d'image Camera X Serie Look ou Technicolor avec le CineStyle.

Qualité des images

Le capteur 36 Mpx 24x36 du A7R délivre une qualité d'image assez décevante. L'image est très (trop) douce et le lissage (anti-aliasing) très marqué. Les images du COI sont largement en retrait par rapport aux vidéos d'un Canon 70D par exemple, le sous-échantillonnage (36 MPx pour un résultat final en 2 Mpx) implique une dégradation visible de l'image. En outre, le passage en mode vidéo réduit légèrement le champ cadré en mode photo. Pour autant, le boîtier n'exploite pas la masse de pixels supplémentaire pour une stabilisation numérique.

Vous pouvez comparer des détails des images produites par un Sony A7R, un Canon 70D et une caméra Canon C300.

Sony A7R test review mode vidéo détail
Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I
Canon C300

Autofocus

Dans notre studio, l'autofocus vidéo du A7R s'est comporté de manière ambiguë. Sur des scènes contrastées (mires de test), la mise au point est souple, silencieux est efficace, mais nous avons également essayé avec une main et là la mise au point est beaucoup plus laborieuse comme vous pouvez le constater sur la vidéo. Même avec la reconnaissance des visages, le A7R peine à suivre une personne qui marche dans la direction de l'appareil.

autofocus-sony-a7r-video from Focus Numerique on

autofocus-personne-sony-a7r-video from Focus Numerique on

sony-a7r-exemples from Focus Numerique on Vimeo.

sony-a7r-exemples from Focus Numerique on Vimeo.

Sony A7R contrejour à La Défense

Sony A7R panoramique La Défense

Sony A7R fontaine

Sony A7R très hautes sensibilités

Sony A7R 640 ISO

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Exemples de photos

Sony A7R exemple 1
Sony A7R exemple 3
Sony A7R exemple 4
Sony A7R exemple 5
Sony A7R exemple 6
Sony A7R exemple 7
Sony A7R exemple 9
Sony A7R exemple 11
Sony A7R exemple 13
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Sony A7R exemple 15
Sony A7R exemple 16
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Sony A7R exemple 19
Sony A7R exemple 20
Sony A7R exemple 21
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Verdict

Sony A7r test review recommande

Nous attendions ce «Nex» plein format 24x36 depuis des mois, voire des années ! Il est là. ILS sont là, puisque le A7R arrive avec son petit frère le A7 qui intègre un capteur 24 Mpx et un autofocus hybride.

Les nouveaux compacts à objectifs interchangeables sont-ils à la hauteur de nos attentes ? Oui, oui et oui. Bien sûr tout n'est pas parfait tant s'en faut, mais pour un premier essai, il est réussi. L'esthétique d'un boîtier est naturellement une affaire de goût et personnellement je ne suis pas séduit par les A7/A7R. Dommage, car un boîtier 2000 euros, on aime à le montrer. Pour le reste, le COI répond à nos attentes : compacité, masse, viseur électronique, prise en mains, écrans, capteur...tout est là ou presque.

Les images sont superbes et le capteur a un énorme potentiel (récupération dans les hautes et basses valeurs) qu'il faut exploiter. Le moirage est finalement peu visible et au global, le A7R délivre des images d'une excellente qualité. En vidéo, toutes les options (dont une sortie HDMI non compressée) et les assistants sont là. Avec la possibilité de connecter un bloc XLR, il se transforme aisément en caméscope haut de gamme. Dommage que la qualité des images soit, pour le coup, en dessous de notre attente.

Côté fonctionnalités, nous aurions aimé un écran tactile, mais au final, on oublie aisément cette lacune. Le viseur électronique reste sans doute le point principal d'échauffement entre les utilisateurs de COI et de reflex. La dalle Oled est d'excellente facture en terme de précision et de rendu des valeurs et l'affichage s'avère assez fluide. C'est probablement le meilleur viseur électronique actuel...qui reste sur certains points (fluidité, dynamique, changements brutaux d'éclairage...) moins performants qu'un viseur optique. Mais vous pouvez afficher un nombre conséquent d'informations (histogramme, niveau électronique...): pas simple à trancher, il faut essayer pour être ou non convaincu.

Les seuls points négatifs sont la motorisation anémique en mode autofocus continu et une lenteur généralisée. On pourra toujours pinailler sur une autonomie de batterie un peu limitée et un bruit d'obturateur mécanique trop prononcé. Autre point : l'absence de stabilisation mécanique. Non prévue sur les premiers modèles, elle n'apparaîtra probablement jamais sur les prochaines générations.

Le parc d'optiques est naturellement un peu maigre, mais les deux optiques fixes sont vraiment d'excellente qualité (55 mm f/1,8 et 35 mm f/2,8). Samyang vient d'annoncer 5 optiques manuelles (dont certaines à f/1,4) et gageons que d'autres fabricants (Sigma, Tamron) devraient suivre cette tendance.

Un Nikon D800e de poche, le pari de Sony est bien gagné et le boîtier reçoit aisément un recommandé.

Face à la concurrence

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| Olympus E-M1 test review |


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Olympus E-M1. Récemment auréolé de la récompense du meilleur COI de l'année 2013, l'OM-D E-M1 d'Olympus est un boîtier bien équilibré, le stade ultime (pour le moment) de l'évolution du format Micro4/3.

Il est par ailleurs étonnant de voir que les deux boîtiers partagent beaucoup de fonctionnalités. Certes l'Olympus intègre un capteur 4/3 et le A7R un plein format 24x36, mais les deux boîtiers ont des proportions similaires, des viseurs électroniques assez proches en terme de spécificités, une obturation au 1/8000 s, un écran inclinable, une connexion Wi-Fi et les deux n'ont pas de flash embarqué.

L'E-M1 se distingue toutefois par une réactivité à toute épreuve : autofocus rapide, mise sous tension immédiate, rafale à 10 vps et plus de 6 vps avec suivi AF. Le compact dispose d'une stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques, un écran LCD tactile qui facilite certaines opérations (sélection du sujet, déclenchement discret...). L'univers Micro4/3 dispose en outre d'un parc d'optiques conséquent qui compte pas moins de 40 modèles.

De son côté, l'A7R propose le meilleur capteur 24x36 du moment avec une excellente gestion du bruit électronique, un dynamique importante et la plus grande définition. Sur ce point, le modèle Sony écrase la concurrence. Le mode vidéo du A7R est également plus évolué avec une prise casque / micro, une sortie HDMI non compressée et toutes les options possibles (assistants mise au point, exposition, mode 30,25 et 24p).

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| Nikon D610/D600 |


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Nikon D610/D600. Pour l'instant les photographes souhaitant s'équiper d'un petit reflex 24x36 n'avaient pas le choix : c'était soit Nikon soit Canon. Désormais, ils devront faire avec les A7/A7R.

Le A7R dispose d'un capteur 24x36 plus précis (36 contre 24 Mpx) et d'un rapport poids/encombrement largement en sa faveur. Il dispose d'un viseur électronique alors que le reflex Nikon propose un viseur optique 100%. Chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients. Sur ce point, il est difficile de trancher. Le A7R est par contre plus rapide que le reflex en autofocus par détection de contraste et s'avère donc plus polyvalent en mode vidéo. L'écran LCD est inclinable et le COI de Sony propose une connexion Wi-Fi et NFC. En outre son obturateur mécanique monte au 1/8000 s ce qui n'est pas possible sur le reflex Nikon.

Ne nous voilons pas la face, le D600/D610 est beaucoup plus réactif que le A7R : la mise sous tension est quasi instantané, l'autofocus par corrélation de phase (visée optique) est très rapide et le suivi autofocus performant. Le D600/D610 hérite de longues années de recherche dans ce domaine. L'autonomie est également largement plus importante et le parc d'optiques est nettement plus conséquent. En outre, le D600/D610 dispose d'un flash intégré. Voilà qui est dit.

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| Canon 6D test review |


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Canon 6D. Le Sony A7R prend l'avantage sur plusieurs points : il est plus léger, plus petit, il dispose d'un capteur plus précis (36 contre 20 Mpx), d'un obturateur mécanique jusqu'à 1/8000 s, d'un viseur (certes électronique) 100%, d'un écran inclinable et d'un mode vidéo un peu plus complet (focus peaking, sortie casque, zébras d'exposition, sortie HDMI non compressée...).

Le 6D reste plus intéressant par son autofocus par corrélation de phase qui fonctionne mieux en basse lumière et qui s'avère plus rapide, notamment en suivi de sujet (mode rafale). Il dispose d'un GPS, d'une batterie qui assure une bien meilleure autonomie et un son au déclenchement bien plus discret.

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+
  • Excellente qualité d'image : bonne gestion du bruit électronique, dynamique exceptionnelle
  • Boîtier compact pour un 24x36
  • Finition du boîtier de qualité. Possibilité de recharger la batterie via la prise micro-USB.
  • Ecran de qualité inclinable. Obturation jusqu'à 1/8000 s.
  • Autofocus rapide en pleine lumière. Focus Peaking en photo et vidéo. Zébras pour l'exposition.
  • Entrée micro et sortie casque pour la vidéo
  • Mode vidéo de qualité et complet (modes PSAM, HDTV 1080 50,25 et 24p). Focus peaking, zebra.
  • Wi-Fi et connexion NFC. Possibilité de piloter à distance, transfert, applications diverses.
  • Mode panorama par balayage. Filtres artistiques en photo et vidéo.
  • Viseur électronique large, précis. Assez bonne fluidité en basse lumière
  • Interface graphique simple à appréhender
  • Mode panoramique à main levée
  • Les focales fixes 35 mm f/2,8 et 55 mm f/1,8 sont d'un excellent niveau
  • Griffe porte-accessoire qui permet de connecter un bloc XLR ou des torches
  • Suite de logiciels livrée en standard
  • Sortie HDMI 4K. Sortie HDMI non compressée (8 bits, 4:2:2).
  • Déclenchement assez (trop ?) bruyant. Pas d'obturateur mécanique.
  • Boîtier globalement un peu trop lent (mise sous tension, passage au mode lecture, lag au déclenchement)
  • Pas de stabilisation mécanique intégrée
  • Rafale avec autofocus anémique à 1,6 vps seulement
  • Autofocus trop lent en basse lumière
  • Pas d'écran tactile. Inclinaison limitée.
  • Qualité des images vidéo décevante : manque de précision, moirage.
  • Pas de flash intégré pour déboucher un contrejour
  • Autonomie un peu limitée : 250 vues
  • Pas d'aide contextuelle dans les menus
  • Dégagement oculaire à peine suffisant et oeilleton peu confortable
  • Pas de finition tout temps. Pas de chargeur externe pour la batterie
  • Pas de possibilité de saisir les données copyright
  • Gamme d'optiques peu développée (pour l'instant)
  • 28-70 mm f/3,5-5,6 un peu décevant
  • Format Raw propriétaire (ARW)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession.

Les prix
Sony A7R
A7R
Sony Store 2099,00 €