CapteurCapteur CMOS HD Exmor™ APS - 35,8 × 23,9 mm - 24,3 Mpx -
MontureE - FE - A (avec adaptateur)
Optique livréenu ou avec FE 28-70 mm F3,5-5,6
Stabilisationoptique
Antipoussièrenon - revêtement antistatique
ViseurViseur électronique Viseur Tru-Finder™ XGA OLED - 100 % - Env. 0,71x - 1024 x 768 pixels
ÉcranTFT - 7,5 cm - 921 600 pixels - orientable
Mise au pointHybride par détection de contraste (25 points) et corrélation de phase (117 points)
Modes autofocusMultipoints - Pondération centrale - Flexible spot - AFS - AFC - MF
Mesures d'expositionCapteur CMOS Exmor® plein format - Mesure d'évaluation de 1 200 zones (LV)
Modes d'expositionMultisegments - Spot - Centrée - Automatique
Vitesse d'obturationType plan focal, vertical-transversal, contrôlé électroniquement - 1/8000 de seconde - synchro flash 1/160
Motorisation2,5 ips en autofocus continu et 5 ips.
Sensibilité ISO100 - 25600 ISO
MémoireMemory Stick PRO Duo™, Memory Stick PRO-HG Duo™, Memory Stick XC-HG Duo, cartes mémoire SD, SDHC et SDXC
AlimentationNP-FW50 (270 photos CIPA)
ConnexionWi-Fi - NFC - HDMI - USB2
Dimensions126,9 x 94,4 x 48,2 mm
Poids407 g
LogicielsSuite de logiciels Sony
Dans la boîte/
FlashPas de flash intégré. Synchro flash 1/250 s

Caractéristiques

Sony Alpha 7 et 7R sans optiqueLes Sony Alpha 7 et 7R jouent aux équilibristes pour Focus Numérique*.*

Après avoir présenté le RX1 (testé), un compact 24x36 équipé d'une focale fixe 35 mm f/2 terriblement séduisant, à qui il ne manque qu'un viseur intégré et un autofocus réactif (et si l'on pinaille une batterie plus performante), Sony enfonce le clou dans le segment des appareils à grand capteur avec deux compacts à objectifs interchangeables en monture E. Les 7 et 7R se différencient essentiellement par leur capteur : l'Alpha 7 intègre un capteur 24 Mpx doté d'un système autofocus hybride alors que le 7R joue la carte de la définition avec un 24x36 de 36 Mpx défiltré. Juste pour l'anecdote, le chef produit nous disait encore récemment qu'il n'y aurait pas de Nex 24x36. Il avait raison. Les nouveaux 7 et 7R sont des... Alpha !

Première prise en main

J'avoue, je n'ai pas été immédiatement séduit par la ligne des A7. Est-ce l'imposant et faux prisme qui domine l'ensemble, l'œilleton très présent du viseur ou l'absence de revêtement sur l'avant du boîtier ? Difficile à dire, mais je n'ai pas eu le même coup de foudre qu'avec le RX1 ou le plus récent Olympus E-M1. C'est un avis personnel qui se joue à quelques détails et l'essentiel n'est pas là, mais les premiers contacts avec un nouveau boîtier sont importants.

Sony Alpha 7/7R détail de la poignée

Quoi qu'il en soit, la préhension est agréable : la poignée est large, bien dessinée et recouverte d'un revêtement confortable (pourquoi diable ne pas l'avoir appliqué sur tout l'avant de l'appareil ?). Nu, l'appareil n'est pas très lourd et n'accuse qu'un peu plus de 400 g sur la balance. Pour autant, les A7/A7R bénéficient d'un châssis en alliage de magnésium à la fois léger et résistant. Si les nouveaux Alpha sont protégés contre la poussière et l'humidité, ils ne sont pas totalement étanches. Quand Nikon propose l'AW1, COI capable de descendre jusqu'à -15 m sous l'eau à 700 euros, il est difficile de comprendre qu'un boîtier haut de gamme ne propose pas les mêmes protections contre l'eau et les chocs. Ne boudons toutefois pas notre plaisir, boîtiers et optiques devraient facilement résister à une pluie ou une sortie sous la neige.

Sony 7/7R en version éclatée
Un Sony A7 "éclaté".

Si l'on exclut les proéminents viseurs électronique, les A7/A7R sont finalement à peine plus imposants qu'un Nex-7. Les Alpha 7 font en effet 127 x 94 x 48 mm contre 120 x 70 x 43 mm pour le Nex-7, mais intègrent un capteur deux fois plus grand. Notez que comme pour le RX1, le capteur n'est plus stabilisé mécaniquement, le système étant désormais déporté dans certaines optiques.

Sony Alpha 7 et Nex-7 comparaison

Sony Alpha 7 et Nex-7 comparaisonÀ gauche, un boîtier APS-C avec viseur intégré et à droite, un 24x36 avec viseur intégré au-dessus.

La finition des nouveaux Alpha est d'excellente facture, reste à voir comment ils évolueront dans le temps, la peinture des RX100 s'écaillant finalement assez facilement. Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez une molette pour le choix du mode d'exposition avec les modes PSAM, Auto, SCN, vidéo et panoramique par balayage. Sony a corrigé l'erreur du Nex-7 qui ne proposait pas de modes personnalisés. Les Alpha 7/7R proposent deux enregistrements distincts. La mise sous tension s'effectue à l'aide d'une couronne placée autour du déclenchement. Vous trouverez également un correcteur d'exposition et une touche C1 également personnalisable. Les Alpha 7/7R abandonnent le système Tri-Navi des Nex-7 au profit d'une ergonomie certes moins singulière, mais plus éprouvée de la double molette avant / arrière.

Sony Alpha 7 vue de dessus

L'une des différences majeures avec le Nex-7 reste bien sûr la position du viseur. Décalée sur le côté gauche sur le Nex, elle est désormais plus au centre sur les nouveaux Alpha. Un choix qui semble plus naturel pour les ingénieurs de Sony. Il est surtout beaucoup plus gros et donne véritablement un petit look de reflex aux boîtiers. Les plus perspicaces auront déjà noté l'absence de flash intégré, surtout que renseignement pris, il n'y aura pas de modèle amovible livré avec le boîtier. Il faudra donc se payer un petit accessoire supplémentaire comme le HVL-F20 pour accéder à une lumière d'appoint.

Les nouveaux Alpha dispose d'une griffe porte accessoire pour flash, mais celle-ci est Multi-Interface est permet également de piloter un bloc XLR pour l'enregistrement audio ou des torches Led.

Sony Alpha 7 dos et dessus

L'arrière du boîtier est assez classique avec un accès aux menus à gauche, une autre touche personnalisable à droite, un basculeur pour activer au choix la mémorisation d'exposition ou la mise au point manuelle, une touche Fn pour activer certaines options à l'écran, une roue codeuse pour naviguer dans des menus et un trèfle de sélection pour choisir la motorisation ou la balance des blancs. La touche d'enregistrement vidéo est déportée sur le côté droit du repose-pouce arrière.

Sony Alpha 7 vue de dos avec les écrans orientables L'écran inclinable, mais non tactile des Alpha 7 / 7R.

L'écran LCD est monté sur double charnière qui permet une orientation 90° vers le haut et 45° vers le bas. La dalle de 7,5 cm affiche 921 600 points dans un format 3:2. Il n'est malheureusement pas tactile et Sony n'a pas cru bon de reconduire la technologie RVBB avec 4 sous pixels pour améliorer la luminosité. Tant pis, ce sera pour la prochaine version. Les Alpha 7/7R n'intègrent également qu'un seul emplacement pour carte mémoire. Au niveau des petits regrets, nous pointerons également l'absence de puce GPS pour marquer les images à la volée.

Les A7/A7R sont alimentés par une batterie Li-Ion NP-FW50 qui offrirait 270 vues (viseur électronique). Il sera possible d'associer une poignée d'alimentation pour doubler l'autonomie et faciliter la prise de vue en portrait.

Sony Alpha 7 poignée alimentationLa poignée d'alimentation en option.

Les déclenchements des nouveaux Alpha ne sont pas vraiment silencieux. Le A7 autorise l'utilisation d'un premier rideau électronique qui diminue sensiblement le bruit (un seul aller-retour du rideau). Le A7R fonctionne quant à lui uniquement en mode obturation mécanique avec un deux allers-retours pour conserver la visée électronique. Impossible de photographier en mode totalement silencieux avec une obturation électronique comme le propose le GX7 de Panasonic.

Connexions Wi-Fi et NFC

Les nouveaux boîtiers sont dotés d'une connexion Wi-Fi pour un pilotage à distance sans fil et le partage rapide des images vers un smartphone ou un ordinateur. Pour faciliter les connexions, les Alpha disposent également d'une puce NFC (Near Field Contact) pour un paramétrage instantané avec des appareils compatibles. Comme sur le Nex-6, il sera possible de télécharger des applications sur PlayMemories pour afin d'acquérir de nouvelles fonctionnalités.

Capteur 24x36 et Bionz X

Bien sûr, une bonne partie de l'intérêt de ces nouveaux COI est le capteur 24x36. À ces simples chiffres, les photographes amateurs et experts ont les yeux qui brillent et voient du flou arrière et de l'excellente gestion du bruit électronique.

Sony alpha 7 capteurL'œil 24x36 d'un Alpha 7.

L'Alpha 7 est équipé d'un capteur de 24,3 Mpx sans doute assez proche de celui qui équipe l'Alpha 99, mais un peu différent. En effet, le nouveau capteur intègre 117 collimateurs à corrélation de phase contre 102 sur l'Alpha 99. En outre, le réseau de micro-lentilles a été également revu pour mieux capter la lumière en périphérie. Le tirage optique étant très court, les lentilles en bordure de capteur sont inclinées afin de mieux conduire la lumière vers les photosites. Une spécificité déjà connue puisque Leica a également été obligé d'adapter son capteur 24x36 pour le M9 ou le M avec une technologie probablement similaire.

De son côté, l'Alpha 7R travaille avec un capteur 36 Mpx. Un capteur vraisemblablement proche, dans sa conception, de l'imageur présent dans le Nikon D800E. D800E et pas D800, le capteur du A7R étant également défiltré. Contrairement au modèle 24 Mpx, le capteur 36 Mpx ne dispose pas de technologie autofocus à corrélation de phase intégrée.

Pour avaler la qualité de données produites par ces capteurs, les nouveaux Alpha sont équipés de la dernière génération de processeur : Bionz X.

Sony Alpha 7 Bionz XLe nouveau processeur Bionz X sur la carte mère d'un Alpha 7.

Celui-ci permet de délivrer des JPEG jusqu'à 25 600 ISO et d'attendre une cadence rafale de 5 ips avec suivi autofocus sur l'Alpha 7 et 4 ips avec le 7R.

Concernant le bruit électronique, les ingénieurs nous ont expliqué avoir travaillé sur une amélioration de leur algorithme prenant en compte l'analyse des images afin de traiter au mieux les textures, les aplats colorés et des bordures). Nous attendrons les premiers tests pour vérifier leurs dires.

Autofocus

C'est l'un des points sur lesquels Sony est attendu. L'autofocus du RX1 n'étant pas le point fort du compact, nous étions très impatients de voir les progrès du constructeur dans ce domaine. Lors de notre prise en main avec des boîtiers non définitifs, nous avons été agréablement surpris par la réactivité des deux boîtiers.

L'Alpha 7 dispose d'un module AF hybride qui utilise à la fois la corrélation de phase pour dégrossir le travail de recherche du point et la détection de contraste pour affiner les résultats et travailler en basse lumière. L'Alpha 7R est, sur le papier, moins bien loti avec un module AF uniquement par détection de contraste avec 25 collimateurs.

Lors de nos courts essais (avec des prototypes faut-il le rappeler), les deux boîtiers se sont montrés aussi rapides que les derniers Nex et notamment le Nex-6. Voilà qui est plutôt rassurant. Reste à vérifier la qualité du suivi de sujet en mode rafale. L'Alpha A7 semble plus taillé pour la photo d'action, même si 5 ips reste une cadence un peu limite pour le sport.

Viseur

Le viseur est également un point important. Sony a ici reconduit la dalle Oled de 2,3 millions de points déjà présents dans l'Alpha 99. La définition est donc de 1024 x 768 pixels (XGA) et n'est pas adaptée au format 3:2 des images. Une partie du viseur n'est donc disponible pour l'affichage d'information. Dommage que Sony n'ait pas profité de l'occasion pour améliorer la précision du viseur et offrir un ration 3:2 d'origine.

Sony Alpha 7/7R viseur oled

Lors de nos petits essais, nous étions dans une pièce peu éclairée et nous avons remarqué quelques saccades à l'affichage. Cela reste, pour moi, un des principaux problèmes des viseurs électroniques. Si la précision est assez bonne, la dynamique reste à améliorer tout comme la réactivité lors des passages à fort contraste. Bon point, le viseur est équipé de détecteurs de présence pour éteindre automatiquement l'écran à l'approche du visage. Cette fonctionnalité est bien sûr débrayable.

Le grossissement de 0,71x est confortable tout comme l'œilleton et le dégagement oculaire.

Mode vidéo : un vrai petit caméscope

Outre la photo, les A7/A7R sont également de véritables petits caméscopes. Ils filment en AVCH v2 pour de la captation en 1920x1080 à 60,50, 25 et 24 ips (60/50i disponible) ou MP4 pour du 1440x1080 (30/25 ips). Le débit des vidéos peut grimper jusqu'à 28 Mbps (60/50p). Il sera possible d'utiliser tous les modes d'exposition (PSAM), un zoom numérique et les effets créatifs. L'ISO automatique pour aller jusqu'à 6400 ISO.

Sony alpha 7 connexions

L'autofocus fonctionne en continu et, pour la mise au point manuelle, vous pourrez compter sur un système de peaking toujours très efficace. Mieux, Sony propose également, pour la mesure de la lumière, les zébras d'exposition. Pour parfaire le tout, les A7/7R sont également équipés d'une entrée micro stéréo au format mini-jack et d'une sortie casque (alléluia) pour vérifier la captation sonore. De plus, la prise multi-interface permet de fixer un bloc XLR (son) ou une torche (éclairage). Le seul manque ? La molette de réglage silencieuse présente sur l'Alpha 99, qui est malheureusement absente ici.

Cerise sur le gâteau, la sortie HDMI n'est pas compressée et vous pouvez enregistrer directement sur un module externe ou diffuser en direct. Nous n'avons malheureusement pas eu plus d'informations techniques sur cette partie. L'échantillonnage vidéo est-il en 4:2:0 ou en 4:2:2 ? sur 10 bits ? Il faudra attendre les premiers tests pour être fixé.

Du 4K, mais en photo

Le 4K n'arrivera pas cette année sur nos appareils photo, mais Sony prend déjà une option avec une sortie HDMI 1.4 capable d'afficher des images en 4K (8 millions de pixels 4096 x 2160 pixels) avec les téléviseurs compatibles.

Gamme d'optiques

Avec un capteur 24x36, voilà Sony contraint à une nouvelle gamme d'optiques ! En monture E, les optiques couvrant le cercle optique plein format seront estampillées FE. Elles seront naturellement compatibles avec tous les Nex. Tout cela va commencer à devenir sérieusement compliqué entre les Alpha dont certains sont compatibles avec les optiques A (Alpha 99 / 77 / 58...) et d'autres avec les optiques E (Alpha 3000 / Alpha 7), les bagues d'adaptation avec ou sans miroir semi-transparent et les Nex en monture E compatibles avec les optiques E et FE.

Sony alpha 7 optiquesDe gauche à droite : 28-70 mm, 35 mm et 55 mm.

Prix et disponibilité

Le Sony Alpha 7 sera disponible pour 1500 euros nu et 1800 euros avec le 28-70 mm f/3,5-5,6 au mois de novembre 2013. Le Sony Alpha 7R sera, quant à lui, disponible nu pour 2100 euros également au mois de novembre.

Les tarifs des nouveaux Alpha sont la bonne surprise de cette annonce. Après le prix assez élevé du RX1, nous ne nous attendions pas à un tarif aussi agressif sur les compacts à objectifs interchangeables 24x36. Par comparaison, l'Alpha 7 est au même prix que l'Olympus E-M1...

Prise en main

Ce qui surprend le plus lors du premier contact avec le A7, c'est bien sûr la compacité du boîtier : il est pratiquement identique à un Olympus E-M1 qui intègre un capteur 4/3 et se compare facilement à un boîtier de type Leica M. Notez que les trois protagonistes disposent d'un viseur optique ou électronique. Dans tous les cas, le A7 est largement moins volumineux qu'un reflex 24x36 (Nikon Df) et même APS-C.

Sony A7R vs Olympus E-M1
Sony A7R vs Leica M
Sony A7R vs Nikon DfCopie d'écran du site camerasize.com.

Le boîtier est assez léger, mais légèrement plus lourd (de 10 g environ) que son grand frère le A7R, portant doté d'une construction comportant plus d'alliage de magnésium. Le A7 ne dispose malheureusement pas de joints de protection contre l'humidité. Rien au niveau de la baïonnette, rien au niveau de la batterie, toujours rien au niveau de la carte mémoire (et sans doute rien au niveau des commandes). Dommage, car ces petits joints rassurent toujours un peu plus le photographe qui essuie une averse printanière.

Le A7 et le A7R se ressemblent comme deux gouttes d'eau et seuls quelques points techniques diffèrent entre les deux modèles

Sony A7 Sony A7R
Fabrication façade avant du boîtier en plastique façade avant en alliage de magnésium
Autofocus système hybride corrélation de phase (117 points) et détection de contraste (25 points) système par détection de contraste uniquement avec 25 points
Rafale 2,5 ips avec autofocus et 5 ips en priorité déclenchement 1,5 ips avec autofocus et 4 ips en priorité déclenchement
Obturateur 1er rideau électronique possible Obturateur mécanique
Capteur 24 Mpx 36 Mpx
Filtre passe-bas oui non
Synchro flash 1/250s 1/160s

La prise en mains du A7 est plutôt agréable avec une large poignée bien dessinée recouverte d'un revêtement agréable. L'avant de l'appareil photo est assez dépouillé avec une molette de réglage sur le dessus de la poignée, une lampe d'assistance AF (rouge), le récepteur infrarouge pour la télécommande et le bouton pour déverrouiller la baïonnette.

Sony A7 test review vue face sans objectif

Sur le dessus du boîtier, vous trouverez sur l'épaule gauche la sortie pour le haut-parleur (mais pourquoi le mettre sur le dessus de l'appareil, là ou l'eau risque de venir ?) et deux micros de part et d'autre du "faux" prisme qui contient le viseur électronique. Vous trouverez également une griffe porte-accessoires. Sur l'épaule droite, un barillet donne accès aux différents modes d'exposition (PSAM, auto, SCN, vidéo et panorama). Sony ne répète pas l'erreur du Nex-7 et propose bien 2 modes personnalisables (1/2) directement accessibles sur la molette. Le déclencheur est serti d'une commande de mise sous tension. Vous trouverez également une commande personnalisable (c1) avec pas moins de 46 options et un correcteur d'exposition sur +/- 3 IL.

Sony A7 test review vue de dessus

Le dos de l'appareil recèle un bel écran orientable (90° vers le haut et 45° vers le bas). Il affiche 921 600 points dans un ratio 4/3. Vous trouverez également le viseur électronique (dalle Oled de 2,36 millions de points) ainsi que diverses commandes. Parmi elles, une touche C2 personnalisable, une molette de réglage et un basculeur doté d'une touche : vous pouvez alors basculer d'un mode autofocus ou manuel en appuyant au centre. Une fois le basculeur baissé, c'est la mémorisation de l'exposition qui est actionnée. Les complètent une touche Fn pour accéder à un menu rapide (et au transfert Wi-Fi en mode lecture), une roue codeuse qui sert également de trèfle de sélection (également personnalisable), une touche lecture et une 3e commande elle aussi personnalisable. Ouf ! C'est dense, mais l'interface laisse une bonne place à la personnalisation. De quoi peaufiner le fonctionnement de son appareil.

Sony A7 test review dos

La commande vidéo est placée sur le côté du repose-pouce. Un emplacement étonnant, mais auquel on s’accommode facilement. Sur le côté du boîtier, vous trouverez la puce Wi-Fi, mais également la puce NFC (Near Field Contact) qui permet de configurer la communication Wi-Fi d'un simple contact avec un smartphone ou une tablette.

Sony A7 test review écran

Déclenchement

Contrairement au RX1 qui est pratiquement silencieux, le A7 n'est pas particulièrement discret : le bruit d'obturateur est particulièrement présent. La prise de vue sur un COI Sony nécessitant un cycle fermeture, ouverture, fermeture, ouverture assez contraignant, le A7 dispose, contrairement au A7R, d'un premier rideau électronique qui limite le cycle à fermeture, ouverture.

Quoi qu'il en soit, les deux A7 ne sont pas vraiment les boîtiers destinés à une photographie discrète.

Sony A7 test review son déclenchement
Vous pouvez cliquer sur l'image pour entendre le son du déclenchement du Sony A7R.

Menus

Le nouveau Sony A7 propose deux interfaces graphiques pour les menus. La première a une orientation grand public qui reprend l'idée de tuiles graphiques. Il s'agit uniquement d'une petite surcouche graphique, les tuiles donnant accès aux menus... classiques.

Sony A7R test review interface graphiqueÀ gauche, le menu rapide accessible via la touche Fn. À droite, le mode tuile du menu.

Qu'importe, les menus Sony sont plutôt bien organisés par onglets et assez semblables entre les différents modèles (Nex, Alpha...). Nous regrettons seulement l'absence d'aide contextuelle pour éclairer les lanternes des débutants. On pourra toujours reprocher certaines incohérences, tel le réglage du niveau d'intensité du focus peaking qui ne se trouve pas sous l'activation de ce fameux focus peaking. Personnellement, je préférerais une approche par fonctionnalité avec des menus thématiques : qualité des images, modes autofocus, mode vidéo, exposition... Mais ne nous plaignons pas trop, les menus du A7 sont au final simples et assez intuitifs.

Sony A7r test review menusÀ gauche, les menus par onglets. À droite, la tour de contrôle du A7R avec la possibilité de modifier les options en colonne.

La touche Fn donne accès à un menu rapide qui permet de régler rapidement les principales options de prise de vue. Le vrai "plus" est que cette partie est totalement personnalisable, comme les menus de certains reflex Canon ou Nikon. C'est tout simplement génial. Ce menu permet de changer rapidement les valeurs des options à l'aide des molettes et permet même d'accéder à des sous-menus (retardateur 2 ou 10 s, bracketing...). C'est assez complet et pas forcément simple à maîtriser du premier coup. Par contre, avec un peu d'entraînement, ce menu devient incontournable : une véritable tour de contrôle du A7R.

Sony A7r test review menu personnalisation

Les utilisateurs de Nex le savent déjà, certaines options des menus sont grisées et donc inaccessibles. Le jeu consiste alors à deviner pourquoi : mode Raw, mode rafale ? Il faut essayer plusieurs possibilités ou... consulter la notice d'utilisation. Bref pas simple. Sur l'A7R, certains menus grisés proposent une petite ligne d'explication. C'est parfois insuffisant pour débloquer l’utilisateur, mais l'intention est plus que louable.

Sony A7R test review menus

Logiciels

Le Sony A7 est livré avec une belle suite de logiciels. Celle-ci comprend :

  • "Sony PlayMemories" pour télécharger, trier et partager ses images ;
  • "Sony Image Data Converter" pour développer les fichiers bruts ;
  • "Sony Remote Camera Control" pour piloter le A7 à distance via une connexion filaire USB.

Le premier, Sony PlayMemories, est une solution légère pour gérer sa photothèque. L'application permet de charger les images provenant de l'appareil photo sur un ordinateur, de trier les clichés et les vidéos, d'ajouter notes et commentaires, d'imprimer les images, de créer des disques optiques (DVD, Blu-ray), d'envoyer sur certains réseaux sociaux (YouTube, Picasa, Flickr, Facebook...), de créer des cartes postales (il faut un compte Sony PlayMemories) et de retoucher les photos. Toutefois, en matière de retouche, les options sont assez limitées. Pour exploiter tout le potentiel de vos images, il sera préférable d'utiliser Imaga Data Converter pour développer vos fichiers bruts.

Sony RX100 logiciel gestion image PlayMemories

Pour traiter les fichiers RAW (.arw), Sony livre donc Image Data Converter, un logiciel un peu rêche (l'interface semble sortir des années 2000), mais qui permet de retrouver toutes les options du boîtier pour améliorer les images. Ainsi, vous pouvez travailler sur l'histogramme, régler l'exposition, la réduction du bruit électronique, la saturation des couleurs. La traduction des termes utilisés est parfois aléatoire. Par exemple, le logiciel parle de "Correction des ombres" pour la correction du vignetage... Pas simple.

"Image Data Converter" offre également quelques options pour classer et trier ses images, mais tout cela demeure assez sommaire et ne viendra pas remplacer une véritable solution pour gérer un flux de travail, telles Adobe Lightroom, Apple Aperture, BibblePro ou AfterShot.

Sony A7R test review logiciel Sony Image Data Converter

L'application Remote Camera Control permet de piloter le A7 à distance en mode filaire. L'application est sommaire (pas de retour vidéo de la scène photographiée, pas d'affichage de la capture...), mais vous pouvez régler de nombreux paramètres de prise de vue. Un bon point pour le travail en studio par exemple.

Sony A7R test review logiciel remote control

Connexion Wi-Fi

Le A7 disposant d'une connexion Wi-Fi, vous pouvez le piloter à distance et sans fil à partir d'un smartphone ou d'une tablette. Si par bonheur votre smartphone dispose d'une puce NFC, la connexion est alors enfantine : il suffit d'effleurer le A7 pour que le protocole de communication se mette en place.

Pour l'instant, l'application PlayMemories est un peu limitée et ne permet pratiquement aucun réglage de la prise de vue à distance. Apparemment, il n'est également pas possible d'enregistrer les données GPS du smartphone pour marquer les images de l'appareil. En outre, le service d'application (PlayMemories Camera Apps) était, lors de nos tests, indisponible pour télécharger les différentes applications.

Sony A7R test review logiciel

Alimentation, stockage

Batterie

Le Sony A7 embarque une batterie Li-ion NP-FW50, identique à celle qui équipe déjà une majorité de Nex et quelques Alpha comme le A55. Cette batterie fait 7,7 V pour 1080 mAh soit une puissance de 8,3 Wh, ce qui est assez classique. Sony annonce une autonomie de 270 vues (sans flash donc...). Lors de nos tests, c'est effectivement l'autonomie que nous avons déterminée : un peu plus de 200 vues et une dizaine de minutes de vidéo.

Les batteries sont sensibles au froid : lors d'un séjour à Berlin à 0 °C, l'autonomie est tombé à 150 vues et 5 minutes de film.

Clairement, l'autonomie est donc un point sensible du compact. Sachez que le Sony A7 n'est pas livré avec un chargeur de batterie externe (il est vendu 65 euros) et que seul un chargeur pour l'appareil (donc la batterie en interne) est fourni.

Sony A7 Test review batterieNotez la présence d'un pas de vis pour trépied dans l'axe optique.

Il est bien sûr possible d'utiliser une seconde batterie (69 euros environ) ou une poignée d'alimentation (VG-C1) vendue pas moins de 300 euros. Cette dernière reprend une partie des commandes pour faciliter l'utilisation du boîtier en mode portrait et permet d'utiliser deux batteries.

Bon point, l'autonomie de la batterie est affichée en pourcentage par l'appareil et s'avère assez fiable (pas de baisse rapide en fin de cycle).

Carte mémoire

Le compact dispose d'un seul emplacement pour carte mémoire. Celui-ci se trouve étonnamment à l'arrière du boîtier ce qui est assez inhabituel pour un compact. Le slot n'est pas protégé par un joint d'étanchéité. Dommage. De manière étonnante là encore, le lecteur serait d'après la fiche technique non compatible avec les cartes UHS-1. Impossible donc de bénéficier des cartes les plus rapides actuellement.

Sony A7r Test review carte mémoire

Antipoussière, stabilisation

Nous avons utilisé le A7 pendant 15 jours, mais le boîtier avait déjà tourné dans d'autres rédactions. Au terme de notre période d'essai, nous avons effectué une image à f/29 afin de mettre en évidence les éventuelles poussières.

Au total, plusieurs poussières réellement pénalisantes, toutes situées en périphérie de l'image.. N'oubliez que nous sommes ici à f/29 et que ces taches sont beaucoup moins visibles à des ouvertures plus courantes.

Sony A7 poussière

Stabilisation optique du 28-70 mm f/3,5-5,6

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur une mire de précision à différents temps de pose afin de déterminer à quelle vitesse la stabilisation décroche.

Le Sony A7 est équipé de son objectif de kit, le 28-70 mm f/3,5-5,6 OIS. Dans notre test, il est positionné à 70 mm. La vitesse limite théorique est donc 1/70 s. Nous avons réussi a avoir un nombre satisfaisant de clichés au 1/10 s ce qui représente donc un gain d'environ 3 IL. Il est assez étonnant de noter qu'au 1/3 s, il est possible d'obtenir un cliché parfaitement net.

test Sony A7 stabilisation optique avec 28-70 mm f/3,5-5,6 à 70 mm

Flash

Le A7 ne dispose malheureusement pas de flash intégré et contrairement à certains constructeurs (Olympus avec l'E-M1 par exemple), Sony ne fournit pas de flash amovible dans le boîtier. Le compact est donc totalement dépourvu de flash. Voilà qui est bien dommage : un flash, même petit, permettant de déboucher un contre-jour, d'éclairer une scène délicate ou de piloter un flash distant sans fil. Ce choix est d'autant plus étonnant qu'un flash ne prend pas forcément beaucoup de place : Nikon arrive à en placer un sur le S02 qui fait moins de 2 cm d'épaisseur.

Sony A7r test review griffe flash accessoire

Tout n'est toutefois pas perdu puisque le A7dispose d'une griffe qui permet de fixer un flash optionnel de type cobra. En outre, cette griffe est multi-interface et accepte d'autres types d'accessoires comme des micros stéréos, un bloc XLR pour une captation sonore professionnelle ou des torches LED. De quoi transformer le A7 en petite caméra d'appoint.

Notez que l'obturateur électronique (1er rideau) du A7 lui permet de grimper au 1/250 s en synchro flash. Un plus pour déboucher un contre-jour tout en conservant une grande ouverture.

Visée, autofocus

Visée

Viseur électronique

Malgré la présence d'un simili-prisme sur le dessus du boîtier, le A7 intègre bien un viseur électronique. Il s'agit d'une dalle Oled XGA (1024 x 768 pixels soit 2,36 millions de points). Cette dalle équipe déjà le boîtier pro Alpha 99 ; les lentilles devant l'écran, elles, sont nouvelles.

La visée est large avec un grossissement de 0,71x (équivalent à celle d'un Nikon D800) et une couverture de champ de 100 %. L'affichage est fin et il est difficile de discerner les pixels. Il est également fluide dans la plupart des situations (même en basse lumière). Vous noterez un léger ralentissement du rafraîchissement, mais rien de rédhibitoire. Le viseur est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer de la visée sur écran au viseur à l'approche du visage.

Sony Alpha 7/7R viseur oledLe viseur électronique Oled du Sony A7.

L'un des avantages d'une visée électronique est la possibilité d'afficher de nombreuses informations comme des grilles d'aides à la composition, un histogramme d'exposition, un niveau électronique et les différents paramètres de prise de vue. Vous pouvez également afficher un focus peaking, des zébras d'exposition et zoomer dans l'image. Le risque est bien sûr d'avoir une visée saturée d'informations. Heureusement, l'affichage est modulable. Dommage que les collimateurs AF ne soient pas symbolisés en permanence dans le viseur pour faciliter le choix de la zone de mise au point.

En outre, vous pouvez effectuer une grande partie des réglages sans quitter l’œil de votre viseur.

Le viseur permet également de simuler l'exposition. En mode M par exemple, vous savez immédiatement si votre photo est trop claire ou trop foncée.

Le viseur dispose d'un correcteur dioptrique. Le dégagement oculaire est à peine suffisant pour les porteurs de lunettes et il faudra naviguer avec l'œil pour apprécier toute la largeur de la visée. L’œilleton est par ailleurs peu confortable.

Écran LCD

Vous avez également la possibilité de viser à l'aide de l'écran LCD. Il s'agit d'une dalle de 7,5 cm (ratio 4/3) qui affiche 921 600 points, soit une définition VGA en 640 x 480 pixels. Les images du A7R étant dans un ratio 3/2, le bas de l'écran sert à afficher les informations de prise de vue. La visée ne s'affiche donc que sur 640 x 427 pixels.

Notre colorimètre indique que l'écran du A7 n'est pas le meilleur de la marque. Celui-ci peine à restituer les hautes lumières et la colorimétrie est finalement assez peu fidèle (Delta E94 moyen de 4,8). Le contraste moyen est de 1114:1, ce qui est assez bon pour cette catégorie d'écran.

Sony A7R test review sonde écran

L'écran est monté sur une double charnière qui permet une orientation sur 45° vers le bas et 90° vers le haut. Vous pouvez donc opérer des vues à hauteur de ceinture, au ras du sol, au-dessus d'une foule. Impossible par contre de réaliser facilement un autoportrait. Nous préférons pour cela la solution adoptée par certains constructeurs de la rotule, qui permet une orientation plus complète. Nous regrettons également l'absence de dalle tactile pour faciliter les réglages et le déclenchement.

Mise au point

Autofocus

Le système autofocus est l'une des principales différences entre le A7 et le A7R. Le A7 dispose d'un module hybride qui allie à la fois une corrélation de phase et une détection de contraste. La corrélation de phase est intégrée dans le capteur avec pas moins de 117 points de mesure. La différence de phase permet de dégrossir rapidement la mise au point, la détection de contraste venant en relais pour affiner la mise au point. Le module de contraste dispose de 25 points. Ce système autofocus hybride devrait être plus performant, notamment dans le suivi de sujet en mouvement, la corrélation de phase permettant de déterminer dans quel sens doit se faire la mise au point.

Vous pouvez choisir entre une zone large de mise au point, une zone centrée et un mode flexible. Vous pouvez alors déplacer une zone (de taille variable) sur environ 80 % de l'écran.

Vous disposez de 4 modes : AF-S (single), AF-C (continu), DMF (avec retouche du point) et Manuel.

Sony A7R test review mode AFDommage que le mode spot flexible requière le passage par les menus.

Le A7 dispose également d'un système de détection des visages pour faciliter la mise au point automatique et le suivi des sujets. Il peut être couplé à la reconnaissance des visages pour sélectionner rapidement les personnes de son entourage. La détection de sourire (3 niveaux !) est également présente.

Un lampe d'assistance rouge facilite la mise au point dans la pénombre en éclairant le sujet.

Mise au point manuelle

Vous pouvez compter sur deux assistants pour la mise au point :

  • un focus peaking (surlignage des zones nettes par des pixels colorés – 3 couleurs et 3 intensités) ;
  • une loupe.

Performances

Tout comme le A7R, le A7 n'est pas le boîtier le plus nerveux de sa catégorie.

Le temps de mise sous tension nécessite plus de 2 secondes avant de pouvoir capturer une image (sans autofocus). La latence au déclenchement de 0,15 s est également assez importante. La mise au point en pleine lumière est assez rapide sur une scène assez contrastée. En basse lumière, le module autofocus est beaucoup plus hésitant.

Le mode rafale atteint 5,4 ips en mode priorité vitesse ce qui conforme aux annonces de Sony. Dans le mode priorité vitesse, la mise au point et l'exposition sont fixées sur la première image. Il est possible d'enchaîner plus de 10 vues. En mode autofocus continu, la cadence descend à 2,5 ips. Une cadence beaucoup trop lente sportive par exemple.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension(temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 2,1 s / moyen
Latence au déclenchement (mise au point réalisée) 0,15 s / moyen
Autofocus lumière(28-70 mm f/2,8) 0,3 s / Bien
Autofocus pénombre (3 lux)(28-70 mm f/2,8) 0,78 s moyen
Autofocus lumière (liveview) / / /
Autofocus pénombre (Liveview 3 lux) / / /
Rafale JPeg sans autofocus 5,4 vps Conforme à la fiche technique et cadence légèrement supérieure.
Rafale JPeg avec autofocus 2,5 vps Conforme à la fiche technique. La cadence rafale avec suivi AF est beaucoup trop lente pour une utilisation sportive et même pour une utilisation familiale.
Rafale Raw (sans autofocus) 5,5 vps Conforme à la fiche technique et cadence légèrement supérieure.

Précision, colorimétrie

Le A7 est proposé en kit avec un zoom transtandard 28-70 mm f/3,5-5,6. Le capteur de 24 Mpx devrait être un peu moins exigeant que le modèle à 36 Mpx qui équipe le A7R, sur lequel nous avons déjà pu essayer un excellent 35 mm f/2,8 et un non moins attrayant 55 mm f/1,8.

images JPEG vs RAW

Les images JPEG du A7 sont assez douces avec une accentuation modérée (courbe au-dessus de 100 % sur notre graphique réalisé avec DxO Analyzer). Pour une impression, vous aurez donc tout intérêt à renforcer le micro-contraste.

Sony A7 test review mesure DxO Précision Image JPEG
Il est préférable de développer les fichiers bruts du A7 dans un logiciel de dématriçage pour tirer parti du maximum d'information. Il est intéressant de noter qu'une solution tierce comme Capture One 7 fait mieux que le logiciel maison pour l'extraction de détails.

Sony A7 test review JPEG comparaison

Précision

Sony 28-70 mm f/3,5-5,6 OSS

En position grand angle, le zoom est plutôt décevant : si le centre est bon dès la pleine ouverture, la périphérie est vraiment médiocre et il faut fermer à f/5,6 pour retrouver des détails. Au centre, l'optique donne également son meilleur à f/5,6 et le piqué est bon jusqu'à f/16. À f/22, la diffraction fait son effet.

28 mm au centre

Sony A7 test review 28-70 mm f/3,5-5,6 à 28 mm au centre
28 mm en bordure

Sony A7 test review 28-70 mm f/3,5-5,6 à 28 mm en bordure
En zoomant légèrement, la qualité d'image s'améliore légèrement avec l'ouverture glissante. Le centre est toujours très bon jusqu'à f/16. En bordure, il faudra encore fermer à f/5,6 pour avoir une belle image.

35 mm au centre

Sony A7 test review 28-70 mm à 35 mm au centre
35 mm en bordure

Sony A7 test review 28-70 mm f/3,5-5,6 à 35 mm en bordure
50 mm au centre

Sony A7 test review 28-70 mm f/3,5-5,6 à 50 mm au centre
À 50 mm, l'optique est plutôt convaincante avec un bon piqué au centre de f/4,5 à f/16. L'image est beaucoup plus homogène et la périphérie est beaucoup plus précise. Là encore jusqu'à f/16 aucun problème.

50 mm en bordure


À fond de télé, l'image est encore de très bonne qualité dès f/5,6, même si le centre est un peu plus précis à f/8. La bordure manque un peu de contraste, mais les fins détails sont globalement bien présents.

70 mm au centre


70 mm au bord


Au final, le 28-70 mm f/3,5-5,6 se révèle être une optique de kit d'un bon gabarit, et si la bordure d'image à 28 mm / pleine ouverture laisse franchement à désirer, l'ensemble reste plutôt convaincant.

Distorsion

Le A7 corrige les problèmes de distorsion à la volée lors de la création de l'image JPEG. Les fichiers bruts montrent de leur côté une distorsion marquée qu'il faudra impérativement corriger avec les logiciels adéquats.

Sony A7 test review distorsion 28-70 mm au grand-angle
Correction de la distorsion au grand angle sur l'image JPEG (gauche) par rapport au fichier brut (droite).

Sony A7 test review distorsion 28-70 mm au télé
Correction de la distorsion au au télé sur l'image JPEG (gauche) par rapport au fichier brut (droite).

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Sony A7 donne d'excellents résultats. La balance des blancs est assez juste avec un Delta E94 sur la gamme de gris à moins de 1. Le rendu des couleurs est également assez fidèle.

Sony A7 test review balance des blancs
Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K), la balance des blancs automatique est très chaude avec une dominante jaune orange bien visible.

Sony A7 test review balance des blancs
Un passage en balance des blancs préréglée tungstène rend l'image au contraire très froide. La neutralité n'est donc pas au rendez-vous et l'image perd le petit côté chaleureux d'un éclairage tungstène.

Sony A7 test review balance des blancs

Gestion du bruit électronique

Le Sony A7 est équipé d'un capteur 24x36 de 24 Mpx de nouvelle génération doté de 117 points pour le système autofocus par corrélation de phase sur le capteur.

Il est également doté d'un nouveau processeur de traitement des données Bionz X et avec une définition de 24,3 Mpx, les photodiodes font environ 6 µm de côté contre à peine 4 µm pour la même définition sur un capteur APS-C.

Pour notre test, nous modifions légèrement le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Sony α7R est positionné en mode A et l'objectif 35 mm f/2,8 est fermé à f/5,6. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW).

Les JPeg

Le capteur 24x36 de Sony donne d'excellents résultats entre 100 et 800 ISO : le bruit est pratiquement imperceptible, la dynamique, importante et les couleurs, vives. Il est possible de monter jusqu'à 1600 ISO sans craindre de perdre en qualité. Vous noterez un lissage des plus fins détails à 3200 ISO. Le premier saut qualitatif est franchi à 6400 ISO avec un bruit de luminance plus marqué, une granulation plus visible, des bordures moins franches et une dilution des plus fins détails. Au-delà de 6400 ISO, le bruit électronique détériore les images de manière assez importante et s'il encore possible d'utiliser le JPEG à 12800 ISO, on hésitera plus à pousser la sensibilité ISO jusqu'à 25600 ISO.

Nous avons également ausculté la scène à l'aide d'un oscilloscope (Raw Tools 3 par J.C. Fouché). Les résultats corroborent notre analyse visuelle. Les deux graphiques à 100 et 800 ISO sont très proches, alors que l'amplitude des fréquences augmente plus notablement à 3200 ISO. Le graphique à 25600 ISO montre bien la disparition des transitions entre les différentes zones colorées. L'amplitude des fréquences n'augmente pas beaucoup, ce qui est signe d'un lissage important.

Sony A7 test review détail scène 100 ISO100 ISO Sony A7 test review détail scène 100 ISO oscilloscope
Sony A7 test review détail scène 800 ISO800 ISO Sony A7 test review détail scène 800 ISO oscilloscope
Sony A7 test review détail scène 3200 ISO3200 ISO Sony A7 test review détail scène 3200 ISO oscilloscope
Sony A7 test review détail scène 25600 ISO25600 ISO Sony A7 test review détail scène 25600 ISO oscilloscope

Raw / JPeg

Pour les hautes sensibilités, certains dématriceurs comme DxO Optics Pro 9 font parfois mieux que le convertisseur RAW → JPEG interne du boîtier. La granulation est souvent plus visible, mais les détails sont également plus présents. Vous aurez donc tout intérêt à utiliser les algorithmes mis à jour des logiciels pour les images à 12800 ou 25600 ISO afin de moduler entre lissage et granulation.


Sony A7 - 12800 ISO - JPEG


Sony A7 - 12800 ISO - RAW avec conversion JPEG avec DxO Optics Pro 9 - Prime

24 Mpx ou 36 Mpx ?

C'est un peu la question que tout le monde se pose en ce qui concerne la gestion du bruit électronique. En théorie, des photodiodes plus grandes captent mieux la lumière et devraient être plus performantes, donc en toute logique, le capteur 24 Mpx du A7 devrait faire mieux que le 36 Mpx du A7R...

Dans les faits, c'est l'inverse et le A7R profite de sa haute définition pour diminuer la taille du grain. En rapportant les images du A7R à 24 Mpx, celles-ci sont vraiment plus précises et plus agréables.

Sony A7 A7R - comparaison bruitComparaison A7R et A7 à 12800 ISO.

Exposition, RAW

Potentiel des fichiers RAW

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Sony A7R, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

Sensibilité

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité. Comme vous pouvez le constater, les valeurs 50 et 100 ISO annoncées par Sony sont, d'après DxOMark, équivalentes (100 ISO).
Sony A7 test review mesure ISO raw par DxoMark

Rapport signal / bruit : comparaison avec Nikon D610 et Sony A7R

Sur ce point, nous avons confronté le A7 au reflex Nikon D610 qui dispose également d'un capteur 24 Mpx. Nous avons également choisi de l'opposer au A7R du même constructeur afin de vérifier l'impact de la taille des photodiodes sur la présence de bruit électronique. Les deux boîtiers Sony sont vraiment proches en ce qui concerne le bruit électronique. La densité de photodiode ne semble pas jouer un rôle déterminant, ce qui est impressionnant pour le A7R. Le D610 et ses 24 Mpx s'en sortent un tout petit peu mieux, mais la différence est assez marginale.
Sony A7 test review SNR comparaison DxoMark

Dynamique : comparaison Nikon D610 et Sony A7R

Là encore, les deux boîtiers Sony sont vraiment proches pour ne pas dire identiques. Le Nikon fait un peu mieux dans les basses sensibilités ISO, mais se positionne sur la ligne dès 800 ISO.
Sony A7 test review dynamique comparaison DxoMark

Pour constater le bénéfice d'une telle dynamique, nous avons réalisé un bracketing d'exposition sur -5 IL à +3 IL pour des images à 100 ISO sur notre scène de test. Nous avons ensuite remonté ou rabaissé les courbes pour rétablir l'exposition à l'aide du logiciel Adobe Lightroom 5. Les résultats sont remarquables.

Avec le logiciel, il est possible de récupérer jusqu'à +3IL (et même 3,3 IL sans la moindre perte d'information). Une valeur très importante, puisqu'à titre de comparaison, le capteur 4/3 de l'Olympus E-M1 perd des informations à +1,7IL.

Sony A7 test review dynamique dans les hautes lumières

Pour les sous-expositions, les fichiers Raw du A7 s'en sortent également très bien puisque jusqu'à -3IL, les informations sont peu bruitées. Dès -4IL, la dominante bleue que nous avions déjà constatée sur le A7R est également visible. Mais alors qu'elle disparaissait à -5IL sur le A7R, celle-ci est encore bien visible avec le A7. Cette dominante est assez facile à corriger avec un logiciel de dématriçage avec la balance des blancs.

Sony A7 test review dynamique dans les basses lumières## Modes d'exposition
Le COI de Sony propose une cellule de mesure de la lumière sur 1200 points. Le correcteur d'exposition physique permet une latitude +/-3 IL. De manière étonnante, la correction par une autre molette a une latitude plus large de +/-5 IL. En outre, l'écran n'affiche pas les valeurs d'exposition au-delà de +/-2IL en mode M. Impossible de savoir directement si vous êtes à -3 ou -4 IL pour une série d'expositions en vue d'un HDR.

Le bracketing d'exposition permet d'exploiter au maximum une plage de +/-3 IL sur 3 vues. Vous pouvez également réaliser une variation plus fine (0,3 ou 0,7 IL sur 5 vues).

Comme la plupart des boîtiers Sony, l'A7R dispose d'un mode HDR qui empile plusieurs clichés (JPeg) pour augmenter la dynamique de capture. Vous pouvez réaliser un bracketing sur 1,2,3,4,5 et 6 IL. Le mode Optimiseur de dynamique (DRO) joue sur la courbe de rendu des valeurs pour remonter les détails dans les zones sombres. Là aussi vous pouvez jouer sur 5 niveaux d'intensité.

Mode vidéo

Formats vidéo

Le Sony A7 propose différents modes d'enregistrement en AVCHD et MP4.

  • AVCHD : HDTV 1080 50i (24, 17 Mbps) / 50p (28 Mbps) / 25p (24, 17 Mbps)

  • MP4 : 1440 x 1080 12 Mbps, VGA 3 Mbps (25p)

Il est possible de filmer à la norme NTSC, mais cela nécessite la réinitialisation complète du boîtier. Cette manipulation monopolise l'appareil pendant au moins 5 secondes et nécessite surtout le formatage de la carte mémoire ! En mode NTSC, la cadence d'enregistrement change et vous pouvez accéder au mode «cinéma» avec le 24p.

  • AVCHD : HDTV 1080 60i (24, 17 Mbps) / 60p (28 Mbps) / 24p (24, 17 Mbps)

  • MP4 : 1440x1080 12 Mbps (30p)

Sony A7R test review formats vidéo

On notera que la A7 comme la plupart des boîtiers Sony actuels ne filme pas en 720p. Dommage, car cette définition intermédiaire permet un gain significatif par rapport à la définition VGA tout en optimisant le poids des vidéos. Le Sony ne propose pas différents types de compressions : compression Intra (ALL-I) ou compression Inter (IPB).

Toutefois, nous aurions apprécié le passage sur un codage 10 bits et pourquoi pas le passage au format 2K cinéma (2048x1152 pixels) ou pourquoi pas au 4K. Car oui, le A7 dispose d'une sortie HDMI 2 qui autorise l'affichage 4K. Nous regrettons également l'absence de mode «ralenti» avec un mode HDTV 1080 à 100/120 vps. S'il est possible de filmer en APS-C afin d'obtenir un zoom numérique par recadrage, cette fonctionnalité n'est pas opérationnelle pendant le filmage.

Modes d'exposition

Le A7 est assez souple sur l'exposition et vous pouvez utiliser tous les modes classiques (PSAM) et régler la vitesse, l'ouverture, la sensibilité ISO et le temps d’obturation pendant l'enregistrement. Dommage que les molettes avant et arrière ne soient pas silencieuses. En effet, le moindre réglage s'entend sur la vidéo si les micros internes sont utilisés. Vous pouvez naturellement ajuster l'exposition avec le correcteur d'exposition directement avec la roue codeuse arrière qui est beaucoup moins bruyante que les molettes.

Pour vous aider à réaliser une exposition correcte, il est possible d'afficher des zébras (rayons diagon.) pour différentes valeurs.

Sony A7R test review zebra exposition vidéo

Sachez que les styles d'image sont également disponibles pendant l'enregistrement. Vous pouvez donc opter pour un rendu très doux ou très accentué ou filmer en mode monochrome. Les filtres créatifs ne sont pas accessibles en vidéo. Vous pouvez naturellement personnaliser les styles d'images afin d'obtenir une image plus neutre et plus facile à travailler en post production. Malheureusement, il n'est pas (encore ?) possible d'utiliser des logs afin de récupérer plus facilement des informations dans les basses et hautes lumières comme le propose Canon avec le style d'image Camera X Serie Look ou Technicolor avec le CineStyle.

Qualité des images

Le capteur 24 Mpx est toujours pénalisé par sa haute définition en ce qui concerne la vidéo HDTV 1080. On note beaucoup de moirage et d'aliasing sur notre mire de précision qui est un véritable piège pour ce genre de défauts.

Vous pouvez comparer des détails des images produites par un Sony A7R, un Canon 70D et une caméra Canon C300.

Sony A7 HDTV 1080detail
Sony A7R test review mode vidéo détail
Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I
Canon C300

Autofocus

Avec un système autofocus hybride qui marie la détection de contraste et la corrélation de phase nous pensions que le A7 serait un peu plus rapide en mise au point automatique en mode vidéo. En studio, les résultats sont assez proches de ceux du A7R. L'autofocus est silencieux, souple, mais pas très rapide.

Sortie HDMI non compressée

La Sony A7 dispose d'une sortie HDMI 2.0 qui permet à la fois l'affichage 4K d'images fixes, mais qui permet également de récupérer un flux vidéo non compressé en 8 bits et 4:2:2. L'intérêt ? La possibilité d'enregistrer un flux non compressée sur un système externe ou de diffuser en direct. Dommage que Sony ne propose que du 8 bits ce qui limite assez fortement les possibilités de retouche.

Captation sonore

Pour l'enregistrement sonore, le A7 dispose de deux micros pour une captation stéréo. Ces micros enregistrent l'ambiance sonore globale. Pour une interview, il sera plus pratique d'utiliser un micro canon. Le A7 dispose à la fois d'une entrée micro et d'une sortie casque pour vérifier la qualité de l'enregistrement. Voilà qui est parfait. En outre, vous disposez d'un vumètre sur l'écran arrière. Le Sony A7 dispose d'une griffe porte accessoire sur laquelle il est possible de fixer le bloc XLR K1M (800 euros) qui permet de relier deux entrées au format professionnel.

Exemples

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples vidéo réalisés avec le Sony A7 avec le 28-70 mm f/3,5-5,6. La vidéo est compressée par Vimeo, mais vous pouvez également télécharger des extraits natifs (.MTS).

sony-a7-exemples from Focus Numerique on Vimeo.

Sony A7 place du Trocadéro

Sony A7 de nuit

Sony A7 profondeur de champ

Exemples de photos

Sony A7 exemple 1
Sony A7 exemple 2
Sony A7 exemple 3
Sony A7 exemple 4
Sony A7 exemple 5
Sony A7 exemple 6
Sony A7 exemple 7
Sony A7 exemple 8
Sony A7 exemple 9

Verdict

Sony A7 recommandé

Tout comme le A7R, le A7 de Sony reçoit un recommandé. Alors comment faire un choix entre les deux boîtiers, si ce n'est par le prix ? Pas simple. Il y a bien des différences, et nous les avons listées :

Sony A7 Sony A7R
Fabrication façade avant du boîtier en plastique façade avant en alliage de magnésium
Autofocus système hybride corrélation de phase (117 points) et détection de contraste (25 points) système par détection de contraste uniquement avec 25 points
Rafale 2,5 ips avec autofocus et 5 ips en priorité déclenchement 1,5 ips avec autofocus et 4 ips en priorité déclenchement
Obturateur 1er rideau électronique possible Obturateur mécanique
Capteur 24 Mpx 36 Mpx
Filtre passe-bas oui non
Synchro flash 1/250s 1/160s

Nous pensions que le A7 serait plus rapide que son grand frère avec son autofocus hybride. En studio, la différence est mesurable, mais sur le terrain, elle n'est pas décisive et cela ne pourra pas être un critère de choix. La présence d'un obturateur électronique (1er rideau) est également un argument en faveur du A7, mais là encore, il n'est pas aussi déterminant qu'on pourrait l'imaginer. Dans tous les cas, ni le A7 ni le A7R ne sont des appareils discrets et vous serez immédiatement repéré dans une salle de spectacle...

En vidéo, le constat est identique : les A7 / A7R sont très proches en termes de rendu et ce n'est pas sur ce plan que l'on pourra discriminer les deux boîtiers, qui constituent d'excellents modèles pour le reportage avec de nombreux formats (pas de 720p toutefois), une entrée micro, une sortie casque et des assistants pour l'exposition et le point.

La vraie différence reste la définition du capteur (et le prix...). Les 36 Mpx du A7R offrent plus de souplesse pour le recadrage ainsi qu'un zoom numérique un peu plus performant. Pour la gestion du bruit électronique, les 36 Mpx ne sont pas pénalisés, au contraire. Avec un point plus fin, les tirages aux mêmes sensibilités ISO se révèlent meilleurs avec le A7R.

Après plusieurs jours en compagnie du A7, il est difficile de se séparer de ce petit boîtier, léger et doté d'un capteur 24x36 doué en photo comme en vidéo. La visée électronique n'est encore pas parfaite, mais le grandissement important et les nombreuses informations affichées sont autant d'éléments qui viennent épauler le photographe à la prise de vue. Nous déplorons seulement certains choix, par exemple le fait d'afficher un histogramme d'exposition qui... disparaît au moment du réglage (ouverture, vitesse). Difficile se caler correctement. L'écran LCD orientable est lui aussi très appréciable, mais là encore, nous aurions aimé que Sony propose une version tactile de l'écran. C'est un moyen rapide, élégant et simple pour choisir la zone de mise au point.

Nous apprécions la présence d'une connexion Wi-Fi (NFC) qui permet de piloter l'appareil à distance ou de transférer rapidement ses images vers Internet. Le boîtier offre également de nombreuses possibilités de personnalisation, ce qui permet de peaufiner un appareil qui réagira comme bon vous semble.

Le capteur de 24 Mpx se montre remarquable pour la gestion du bruit électronique et la dynamique. L'optique de kit 28-70 mm f/3,5-5,6 est polyvalente, mais le grand angle n'est pas à la hauteur de l'investissement et les focales fixes 35 mm et 55 mm sont d'un bien meilleur cru. Pour l'instant, le parc optique reste assez pauvre, mais avec des bagues d'adaptation, il sera possible de visser de nombreuses optiques 24x36 sur le A7/A7R, sans bien sûr bénéficier d'une mise au point automatique.

Face à la concurrence

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| Canon 6D test review |


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Canon 6D. Avant le A7, Canon proposait le boîtier 24x36 le moins onéreux du marché. Un temps révolu. Le reflex dispose de quelques avantages sur le COI de Sony.

La visée optique est sans doute le principal argument pour certains photographes qui voient dans le viseur électronique une sorte de barrière entre eux et la réalité. Il faut bien concéder que la visée est plus fluide avec un prisme en toit plutôt qu'avec la dalle Oled, notamment dans les ambiances sombres. Mais la visée est moins complète en termes d'information et moins précise (97 %). Difficile de trancher entre les deux systèmes, les avis sur ce point étant personnels.

Le 6D dispose d'un autofocus à corrélation de phase beaucoup plus réactif et le reflex est globalement plus nerveux : mise sous tension, suivi autofocus... En visée sur écran, le A7 reprend nettement l'avantage, avantage qu'il conserve en vidéo. Le mode vidéo est d'ailleurs beaucoup plus complet que le A7 que sur le Canon 6D avec notamment des assistants pour l'exposition ou la mise au point ainsi qu'une sortie HDMI non compressée. Sur quelques plans techniques, le A7 est supérieur au 6D : vitesse d'obturation au 1/8000 s, synchro flash plus rapide, écran orientable... Les deux boîtiers ne disposent pas de flash intégré.

Le 6D a pour lui une autonomie de batterie largement supérieure, un GPS intégré, un déclenchement plus silencieux et un parc optique énorme.

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| Nikon D600 test |


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Nikon D610. Nikon est l'autre fabricant de reflex proposant un modèle à moins de 2 000 euros avec le D610.

Les deux boîtiers proposent un capteur plein format de 24 Mpx (sans doute de conception assez proche). Le D610 est un reflex et par sa conception, il est plus imposant que le A7. Il dispose d'une visée optique 100 %, plus fluide et donc plus confortable qu'une dalle Oled. L'affichage électronique apporte toutefois quelques avantages que nous avons déjà relevés pour le 6D.

Le reflex Nikon a des atouts par rapport au COI de Sony, dont un module autofocus plus rapide et plus efficace, notamment pour le suivi d'un sujet en déplacement. Là encore, en visée sur écran, le A7 prend nettement l'avantage en ce qui concerne la mise au point tant en photo qu'en vidéo. Le parc Nikon est également beaucoup plus important que le parc optique naissant de Sony. Le D610 offre un double slot pour carte mémoire et une batterie à l'autonomie supérieure. En outre, il intègre un flash pop-up toujours pratique pour déboucher un contrejour.

Le A7 surclasse le D610 en visée sur écran et propose un mode vidéo supérieur en qualité et beaucoup plus complet.

+
  • Boîtier compact pour un 24x36
  • Excellente qualité d'image : bonne gestion du bruit électronique, dynamique exceptionnelle
  • Mode vidéo de qualité et complet (modes PSAM, HDTV 1080 50,25 et 24p), focus peaking, zebra
  • Sortie HDMI 4K - Sortie HDMI non compressée (8 bits, 4:2:2)
  • Entrée micro et sortie casque pour la vidéo
  • Nombreuses possibilités de personnalisation de l'interface
  • Finition du boîtier de qualité
  • Possibilité de recharger la batterie via la prise Micro-USB
  • Wi-Fi et connexion NFC, possibilité de piloter à distance, transfert, applications diverses
  • Mode panoramique à main levée
  • Griffe porte-accessoire qui permet de connecter un bloc XLR ou des torches
  • Présence d'un 1er rideau électronique pour plus de discrétion
  • Interface graphique simple et élégante
  • Écran de qualité inclinable, niveau électronique
  • Obturation jusqu'à 1/8000 s
  • Suite de logiciels livrée en standard
  • Autofocus en dessous des meilleurs Micro 4/3 et des meilleurs reflex
  • Pas de stabilisation mécanique intégrée
  • Autonomie limitée à 250 vues
  • Pas de flash pour déboucher un contrejour
  • Pas d'écran tactile
  • Déclenchement assez bruyant, pas d'obturateur complètement électronique
  • L'histogramme d'exposition disparaît au moment du réglage - pas de cellule d'exposition visible en mode M
  • Pas d'aide contextualisée pour les menus et pas de menus personnalisables
  • Pas de format carré
  • Pas de finition tout temps
  • Pas de possibilité de saisir les données copyright
  • Gamme d'optiques peu développée (pour l'instant)
  • Nettoyage du capteur perfectible
  • Bracketing d'exposition limité à 3 IL - pas d'intervallomètre
  • Format RAW propriétaire (ARW)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Sony A7
Priceminister 964,00 €
Fnac.com marketplace 989,99 € Voir l'offre
Digixo 997,00 € Voir l'offre
Fnac.com 997,50 € Voir l'offre
Amazon 998,90 € Voir l'offre
Materiel.net 999,00 € Voir l'offre
Miss Numérique 999,00 € Voir l'offre
Digixo 1279,00 € Voir l'offre
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