CapteurCMOS, taille 23,4×15,6mm; 14.6 millions de pixels
Montureformat NX
Optique livréekit avec un 30 mm f/2, un 18-55 mm f/3,5-5,6
Stabilisationsystème de stabilisation optique présent dans les optiques. Tous les objectifs ne sont pas stabilisés.
Antipoussièresupersonic (60,000 vibrations par secondes) Traitement anti-poussière du capteur
Viseurviseur électronique VGA 921 000 points, 0.35“ champ de vision couvert: ~100%
ÉcranAM-OLED VGA 7,6 cm, 614 000 points, champ de vision couvert ~100%
Mise au pointpar détection de contraste sur le capteur principal. Sélectif (1 point, libre), Multi spot (Normal 15 points, gros plan 35 points), Détection des visages (jusque 10 visages)
Modes autofocusMode Autofocus : Simple, Continu, Multifocus
Mesures d'expositionmesure sur 247 zones en mode multizone, spot et prépondérance centrale. Correction d'exposition sur +/- 3 IL.
Modes d'expositionP,S,A et M
Vitesse d'obturationde 30 à 1/4000 s, bulb (8 minutes)
Motorisation3 i/s en JPeg sur 10 vues. 3 i/s en Raw sur 3 vues.
Sensibilité ISOAuto, 100, 200, 400, 800, 1600, 3200
MémoireSD/SDHC
AlimentationBatterie rechargeable : BP1310 (1310 mAh)
ConnexionConnexion USB 2.0 HDMI 1.3 (1080i, 720p, 576p, 480p) Audio : Stéréo in (enregistrement), Mono out (haut-parleur intégré) Video AV : NTSC, PAL Connecteur alimentation 9.0V, 1.5A (100~240V)
Dimensions123×87×39,8 mm
Poidsxx g
LogicielsSamsung Master (classement et retouche d’image, diaporama, montage vidéo), QuickTime Player, RAW Converter 3.1
Dans la boîte/

Caractéristiques

Samsung NX10

Attendu depuis maintenant presque 1 année, le boîtier Samsung NX10 à objectifs interchangeables et sans miroir est enfin disponible. Pendant la même période, Panasonic et Olympus ont annoncé pas moins de 6 boîtiers et un peu moins d'une dizaine d'optiques. Il était temps pour Samsung d'intervenir sur un marché en train de se créer afin d'apporter une véritable alternative au micro4/3.

Alors que le dernier modèle Panasonic (GF1) et la gamme Pen d'Olympus empreinte plus aux compacts en terme de design, le Samsung NX10 s'inspire fortement des reflex : petite poignée, déclencheur déporté sur l'avant, flash escamotable au dessus de l'optique, viseur intégré. Un reflex, en miniature. L'intérieur est également proche d'un reflex, puisque le NX10 est équipé d'un capteur CMOS format APS-C de même taille que ceux qui équipent les boîtiers experts comme les Nikon D300s ou Pentax K-7. Côté définition, le NX10 joue également dans la cour des grands avec pas moins de 14,6 Mpix au compteur. Pas mal. Un peu trop peut-être même.

Qu'importe, le plus important reste, une fois de plus, les dimensions réduites du boîtier (et de l'optique) qui permettent d'avoir le Samsung NX10 toujours à portée de main, dans un sac, une grande poche et même atour du coup. Ici, la différence de gabarit avec un reflex, même les petits modèles d'Olympus, est flagrante et le NX10 pourra vous accompagner partout en se faisant discret.

Il reste toutefois quelques points cruciaux à vérifier : l'autofocus par différence de contraste est-il suffisamment rapide ? Le viseur optique est-il de qualité et permet-il facilement de viser en plein soleil et dans la pénombre ? La qualité des images à 3200 ISO est-elle au rendez-vous ? Pour le savoir, laissez-vous guider par notre test du Samsung NX10.

Prise en main

Samsung NX10 test review

Le Samsung NX10 et le pancake 30 mm f/2.

Les premiers contacts avec le NX10 de Samsung sont plutôt rassurants et le boîtier présente plutôt bien. L'appareil est fin, mais relativement lourd. Le poids n'est pas excessif, mais renforce l'impression de solidité. La préhension est agréable : le revêtement présente une belle finition et la petite poignée permet de bien maintenir l'appareil. Les commandes sont fluides et ne présentent pas de jeu. La qualité de fabrication est très rassurante.
Samsung NX10 test review

Le Samsung NX10 présente une ergonomie assez proche d'un reflex.

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez une bonne partie des commandes. Sur l'épaule gauche se nichent la commande pour l'éjection du flash pop-up et l'accès au menu. L'épaule droite regroupe le barillet pour les modes d'exposition, la molette de réglage (non cliquable), le déclencheur et la couronne pour la mise sous tension et deux touches : l'une pour régler la motorisation (retardateur, rafale...) et l'autre verte, sorte de "mode panique" qui permet d'initialiser rapidement l'appareil. Il ne manque que 1 ou 2 modes personnalisables pour être complet.

Il est intéressant de noter que ces deux touches servent également pour le zoom en mode lecture. Malheureusement, celles-ci sont placées trop haut sur le dessus du boîtier et sont donc difficilement accessibles lorsque vous visionnez les images sur l'écran LCD. Dommage que Samsung n'ait pas attribué ces fonctions aux deux touches à l'arrière du boîtier (correcteur d'exposition et mémorisation de l'exposition).
Samsung NX10 dos

L'écran AM-Oled est une pièce maîtresse du nouveau **Samsung NX10**.

À l'arrière, le tableau de commandes est assez impressionnant, mais assez cohérent et classique. Vous apprécierez les nombreux raccourcis sur le trèfle de sélection comme la mesure d"exposition, la balance des blancs, la sensibilité ISO ou le mode AF. Une commande Fn personnalisable est également présente et permet de régler à la volée la qualité ou la taille des images, la zone AF, le flash, l'espace colorimétrique, la stabilisation ou la plage dynamique. Sous l'oeilleton, une cellule permet de basculer automatiquement en mode viseur à l'approche du visage. En pleine nuit et avec des lunettes, celui-ci peine parfois à détecter le photographe.

L'écran LCD est vraiment excellent et même si la définition n'est "que de 614 000 points", l'affichage est très agréable et nous détaillons les spécifications techniques dans la partie visée et autofocus.

Samsung NX10 test review

Le Samsung NX10 dispose d'une lampe d'assistance AF verte pour le moins puissante...

Sur l'avant de l'appareil vous noterez la présence d'un testeur de profondeur de champ à la base de la baïonnette NX. Cette commande est également personnalisable. Vous pouvez ainsi régler la balance des blancs. Dommage que les options ne soient pas plus nombreuses avec notamment la possibilité de passer d'une prise de vue JPeg en Raw. Ces options pouvant être modifiées par une mise à jour du firmware, nous pouvons espérer des améliorations dans les prochains mois à la manière de Ricoh ou Pentax qui font évoluer régulièrement leurs boîtiers.
Samsung NX10 test review

Un flash intégré...comme c'est une bonne idée, n'est-ce pas monsieur Olympus ?

Samsung NX10 test review

Le Samsung NX10 est un boîtier très fin.

Le Samsung est livré au choix avec le 30 mm pancake ou le kit classique 18-55 mm f/3,5-5,6. Nous vous recommandons naturellement la première option qui permet d'avoir un boîtier très compact et léger. Avec le 18-55 mm, les choses sont assez différentes. Certes, le NX10 est plus petit qu'un reflex conventionnel, mais l'encombrement de l'optique est toujours là.

Samsung NX10 test review

Le Samsung NX10 avec le 18-55 mm en position grand-angle...

Samsung NX10 test review

...et en position télé.

Le zoom 18-55 mm est assez proéminent en télé. La construction est assez légère et les commandes pour la stabilisation optique et la mise au point sont beaucoup trop souples et changent trop facilement lorsque l'on sort l'appareil d'un sac ou d'une poche.
Samsung NX10 test review

Samsung NX10 : une interface riche en commandes...

Logiciels

Raw Converter 3

Le NX10 de Samsung est livré avec deux logiciels pour traiter et organiser ses images. Pour les fichiers bruts, il faudra compter sur Raw Converter 3, une version de Silkypix aux couleurs de Samsung. Le plus gros problème de Raw Converter 3 est qu'il ne fonctionne que sous un environnement Windows. Les utilisateurs de Macintosh en seront donc pour leur frais pour le développement des fichiers bruts, le SRW étant un bel exemple de fichiers propriétaires.

Raw Converter 3 est un logiciel complet qui permet de traiter et corriger les images avec un large choix d'options. Vous pouvez donc effectuer un développement assez poussé de vos images, mais le logiciel reste assez limité en ce qui concerne la gestion d'une bibliothèque ou l'impression des images. L'interface devient toutefois rapidement confuse, le logiciel ouvrant pour chaque option une fenêtre indépendante et globalement le logiciel n'est guère intuitif.
Samsung NX10 test review logiciel raw converter

Raw Converter 3 est un logiciel très complet.

Samsung NX10 test review logiciel

Raw Converter 3 : une interface pour le moins dense...

Samsung Master 3

Le compact est également livré avec un logiciel grand public pour gérer ses images. Samsung Master 3 n'est pas déplaisant à l'usage, mais il ne propose aucune option réellement originale pour le préférer à d'autres logiciels. Les options de tri, de retouche sont assez basiques et si vous utilisez déjà un logiciel comme Picasa ou Photoshop Elements, vous oublierez assez rapidement ce logiciel.Samsung NX10 test review logiciel

Samsung NX10 test review logiciel

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Alimentation, stockage

Le Samsung NX10 est livré avec une toute petite batterie BP1310 de 1300 mAh. Lors de nos essais, nous avons déchargé et rechargé plusieurs fois la batterie et nous avons pu réaliser environ 400 déclenchements et environ 10 minutes de film. Nous sommes assez loin des 1000 vues qu'il est possible d'atteindre avec un reflex, mais le résultat est assez honorable compte tenu de la taille de la batterie et qu'il n'est pas possible d'éteindre l'écran LCD à l'arrière (ce qui est bien regrettable au passage). Le NX10 est livré avec un chargeur de batterie assez classique et il faut compter environ 90 minutes pour une charge complète. Comme souvent sur ces modèles d'entrée de gamme, il n'y a pas de témoin du niveau de charge. Samsung NX 10 test review batterie

Stockage

Naturellement, serait-on tenté de dire, le Samsung NX10 utilise les cartes SD/SDHC pour enregistrer les photos et les vidéos. Étonnamment, pourrait-on dire également, la nouvelle norme SDXC n'est pas prise en compte sur le compact Samsung. Vous ne pourrez donc utiliser des cartes SD jusqu'à 8 Go de mémoire.Samsung NX 10 test review stockage carte mémoire

L'emplacement du slot SD sur le côté permet de changer de carte mémoire même si l'appareil est monté sur un trépied.

Antipoussière, stabilisation

Le Samsung NX10 est équipé d'un système antipoussière par vibration du filtre passe-bas. Après 15 jours d'utilisation et pas mal de changements d'objectifs (nous avions la chance d'avoir le 30 mm, le 18-55 mm et le 50-200 mm) nous constatons la présence de nombreuses particules sur les images.
[Samsung NX10 test review antipoussière avant nettoyage

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1038/samsung-nx10-poussiere-avant-big.JPG)

En diaphragmant à f/22, les poussières sont facilement visibles sur une surface uniforme. Sur ce cliché, le contraste est volontairement poussé pour mettre en évidence les particules.

Vous pouvez visualiser l'image en pleine définition en cliquant sur l'imagette ci-dessus.

Pour information, nous avions volontairement désactivé le système antipoussière lors de la mise sous tension de l'appareil pour gagner en réactivité. La photo ci-dessus est donc représentative de l'absence de nettoyage et de l'importance du système antipoussière. Il est par ailleurs dommage qu'il soit impossible d'activer l'antipoussière lors de l'extinction de l'appareil. Une possibilité bienvenue lors d'un prochain changement de firmware ?
[Samsung NX10 test review antipoussière après nettoyage

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1038/samsung-nx10-poussiere-apres-big.JPG)

Après avoir activé le système de nettoyage, des particules sont toujours visibles sur ce cliché à f/22

. Vous pouvez visualiser l'image en pleine définition en cliquant sur l'imagette ci-dessus.

Après plusieurs nettoyages, certaines particules ne sont plus visibles, mais certaines se sont simplement déplacées sur la surface de l'image. Le système antipoussière de Samsung n'est pas le plus performant. Il faudra procéder de temps à autre à un nettoyage manuel du capteur.

Stabilisation

Le Samsung NX10 ne dispose malheureusement pas d'un système de stabilisation intégré au boîtier (contrairement à la série de reflex GX de la marque). Il faudra donc compter avec la stabilisation optique des objectifs et malheureusement, la version pancake du 30 mm n'en dispose pas.

Nous reviendrons sur ce point lors des tests des différentes optiques.

Visée, autofocus

Samsung NX10 visée

Samsung n'a pas souhaité rompre totalement le design du NX10 avec celui des reflex actuels. Les raisons sont sans doute multiples : séduire le photographe qui apprécie l'univers du reflex numérique et ne pas "froisser" les possesseurs de reflex qui ne voudraient pas utiliser "une sorte de compact amélioré". Certains sont partisans de ce design, d'autres auraient sans doute aimé une forme plus singulière. Quoi qu'il en soit et pour se rapprocher de l'utilisation d'un reflex, le Samsung NX10 dispose d'un viseur intégré contrairement aux compacts à objectifs interchangeables micro 4/3 d'Olympus ou Panasonic qui peuvent bénéficier d'un viseur électronique optionnel.

Avec le NX10 vous pourrez donc au choix porter l'appareil à l'oeil ou viser à bout de bras comme bon vous semble. Bon point, le viseur électronique est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer automatiquement de la visée écran au viseur à l'approche du visage, une option efficace dont devraient s'inspirer Olympus et Panasonic.

Depuis le Panasonic G1, nous n'avons plus "peur" de mettre un oeil dans un viseur électronique, les progrès dans ce domaine sont considérables et nous sommes loin des viseurs désastreux des bridges. Le viseur du NX10 n'est pas désagréable et propose une définition VGA (640x480 pixels pour 921 000 points) assez fine. La trame de l'affichage est certes visible, mais l'ensemble reste détaillé. En comparaison avec les viseurs des Panasonic G1/GH1 et Olympus VF-2, le modèle du Samsung est un peu en retrait, notamment en terme de précision. Pour autant, le viseur électronique permet de cadrer facilement en plein soleil avec un assez bon niveau de contraste. La visée électronique permet en outre de bénéficier d'un cadrage 100% et de pléthore d'informations et notamment un histogramme d'exposition.Vous pouvez également vérifier, en temps réel, les options de prise de vue (balance des blancs, profondeur de champ...) et profiter d'une loupe lors de la mise au point manuelle. Enfin, la visée nocturne est également un peu facilitée par une amplification du signal (avec présence de bruit à l'écran).

Bien sûr, vous pouvez opter pour la visée sur écran et bénéficier de tous les avantages de l'écran AM-Oled de Samsung (7,6 cm, 640x480 pixels). Celui-ci est superbe, fluide et offrant des angles de vue très larges. Le plus impressionnant reste sans doute le niveau de contraste très important : les noirs sont vraiment noirs. Le seul reproche que nous pourrions faire concerne le traitement antireflet et "antigras" pas franchement encore au point. L'AM-Oled a encore d'autres avantages comme une construction très fine (la finesse du NX10 est en partie due à la présence de cet écran) et une consommation moindre, jusqu'à 8 fois moins qu'un écran LCD classique selon le constructeur.

Au final, le photographe dispose donc de deux solutions pour visée que vous préfériez le cadre fermé d'un viseur électronique (il est parfois pratique de pouvoir isoler son regard pour mieux cadrer) ou une plus grande visibilité de la scène. Bon point donc.

Autofocus

La mise au point est un autre élément critique des appareils qui ne disposent plus de visée reflex. Sans elle, il n'est plus possible d'utiliser un système de détection de phase et il faut se rabattre sur un système de détection de contraste (celui qui équipe majoritairement les compacts numériques actuels) souvent moins rapide, le système devant tâtonner pour savoir dans quel sens réaliser la mise au point.

Sur ce plan, le travail des équipes de Panasonic a été déterminant, la série G proposant un système AF par détection de contraste plutôt rapide et pertinent.

Les ingénieurs de Samsung semblent également avoir bien planché sur le sujet et en labo, le NX10 se révèle plutôt brillant, que l'on soit avec le 30 mm f/2 ou le 18-55 mm f/3,5-5,6.

Comme pour les autres appareils, nous avons utilisé une mire ISO 12233 (résolution) bien contrastée comme référence et placé l'appareil à 80 cm avec un éclairage correct. La mise au point est réalisée juste après la mise sous tension.

Samsung NX10 autofocus test review

Avec le 17 mm f/2, le temps de latence de la mise au point est d'environ 1/2 seconde, ce qui n'est pas ridicule et place le NX10 au même niveau que le Pen E-P2 d'Olympus. Le GF1 équipé du 20 mm f/1,7 est une fois de plus légèrement plus rapide (environ 0,4 s).

Samsung NX10 autofocus test review

Plus surprenant; avec le 18-55 mm f/3,5-5,6, la latence de mise au point est beaucoup plus courte et le NX10 requiert environ 0,3 seconde pour caler son objectif. Sur ce test, le NX10 est donc le compact à objectifs interchangeables le plus rapide du moment. Il est intéressant de noter que le 18-55 mm est également très silencieux lors de la mise au point. Ce qui est délicat pour la mesure du temps de latence AF, mais très appréciable sur le terrain.

Il convient toutefois de nuancer ces résultats presque idylliques. Sur le terrain, le Samsung NX10 s'avère bien moins performant notamment sur des scènes peu contrastées sur lesquelles le compact n'arrive tout simplement pas à faire le point. En basse lumière, le bilan n'est pas non plus très flatteur et le système peine réellement à faire le point sans l'aide violente de la lampe verte d'assistance.

Au final, le bilan est mitigé. Le Samsung NX10 est performant dans des conditions idéales, mais perd parfois les pédales sur des scènes plus complexes ou lorsque la lumière vient à manquer. Les ingénieurs de Samsung planchent encore sur le sujet. Espérons qu'il ne faille pas attendre la prochaine génération d'appareils pour bénéficier d'améliorations dans ce domaine.

NOTE (17/02/10) : Samsung vient d'annoncer une mise à jour 1.1 de son micrologiciel pour les deux optiques NX (30 mm et 18-55 mm) qui devrait améliorer l'autofocus. Nous reviendrons donc rapidement sur ce thème, avec un NX10 à jour.

NOTE (10/03/10) : Après la mise à jour du compact NX10 pour les deux optiques 30 mm et 18-55 mm, les mesures de l'autofocus ne sont pas vraiment différentes. L'autofocus est aussi rapide et la mise au point continue toujours aussi sèche.

Précision, colorimétrie

Colorimétrie, balance des blancs

Par défaut, la colorimétrie du Samsung NX10 est très "grand public". Il faut comprendre par là que les couleurs sont vives et un peu trop clinquantes. Les rouges sont bien saturés ainsi que les verts. Heureusement, il est possible de faire varier le rendu avec différents réglages. Vous avez également la possibilité de photographier en Raw pour obtenir un rendu plus doux et naturel.

La balance des blancs automatique est assez classique avec un bon rendu en extérieur et quelques défaillances en intérieur notamment avec un éclairage tungstène. Cela reste assez classique et peu d'appareils arrivent à restituer correctement une ambiance avec un éclairage chaud.

Samsung NX10 test review balance auto sous éclairage fluo

Sous un éclairage fluo, le rendu est assez fidèle.

Samsung NX10 test review balance des blancs auto avec éclairage tungstène

Sous un éclairage tungstène (lampe filament classique), le rendu est vraiment chaud et le NX10, en mode automatique, à vraiment du mal à équilibrer la "belle" scène. Il sera donc préférable de passer directement en mode balance des blancs préréglés.

Gestion du bruit électronique

Avec un capteur APS-C (le même qui équipe les reflex amateurs et certains modèles experts), le Samsung NX10 est très attendu sur la gestion du bruit électronique qui devrait, en toute logique, être meilleure que sur les modèles micro 4/3 dont le capteur est plus petit. Nous étions donc assez impatients de voir les résultats à 1600 et 3200 ISO pour les images JPeg.

Dans un premier temps, il convient de signaler que notre exemplaire de test présentait une bonne tendance à la sous-exposition. L'image est ici assez sombre. Défaut de notre appareil, ou réglage volontaire de la part de Samsung, il faudra vérifier sur un autre modèle, ce que nous ne manquerons pas de faire.

Classiquement, les résultats du Samsung NX10 sont très bons entre 100 et 400 ISO, le bruit électronique est pratiquement indiscernable à 100 et 200 ISO même sur un écran avec un affichage 100%, il faut grimper à 400 ISO pour voir les premiers moutonnements sur les aplats colorés, mais vraiment rien de dramatique. Sur un tirage A3+, les images sont superbes.

Cela reste toutefois assez classique, surtout pour un capteur APS-C. Il faut donc monter d'un cran pour voir ce que le Samsung NX10 a dans le ventre. 400 ISO est une sensibilité charnière et au-delà, le grain est déjà beaucoup plus présent et on note déjà un bruit de basse fréquence coloré dans les zones sombres, là encore rien de dramatique, mais à 100% sur un écran, la différence est facilement perceptible. Tout cela reste bien acceptable pour des tirages A4 voire A3.

Reste les deux paliers supplémentaires. À 1600 ISO, la granulation devient forte, le lissage plus marqué : les fins détails commencent à se diluer. Toutefois, si le grain est parfois gênant à l'écran, la définition de 14,6 Mpix permet de limiter l'impact sur un tirage papier, même d'assez grande taille. À 3200 ISO, la granulation résultante du lissage est naturellement encore plus présente et sur certaines zones de l'image (notamment les forts contrastes), il est possible de noter des effets de bords peu esthétiques. Toutefois, il faut bien avouer que le bruit chromatique est encore bien contenu et même sur les aplats denses, l'image reste exploitable.

La gestion du bruit électronique du Samsung NX10 s'avère donc plutôt une bonne surprise, surtout lorsqu'on se réfère aux précédents capteurs CMOS de la marque, notamment celui qui équipe le Pentax K-7, qui ne brillaient pas par leurs performances en hautes sensibilités. Certes le NX10 ne se hisse pas sur les plus hautes marches du podium, et délivre par exemple des images avec un grain un peu plus grossier que celles du Nikon D90 à 3200 ISO.

Vous pouvez également comparer les résultats sur Samsung NX10 avec ceux obtenus avec le Pen E-P2 d'Olympus ou les reflexPentax K-7 ou une des références actuelles, le Nikon D90.

Il est également intéressant de comparer le NX10 à d'autres compacts "gros" capteurs comme le Leica X1 ou le Sigma DP2.

Mode vidéo

Comme tout bon appareil photo qui se respecte, le Samsung NX10 propose un mode vido au format HDTV 720p. Le petit Samsung enregistre un fichier .MP4 (encapsulage MPeg-4) avec un encodage AVC (Advanced Video Codec, profil High en version 3.1 équivalent au H.264). Le débit (qui est variable) est d'environ 10 Mo/s ce qui semble être la norme pour les appareils photo, les caméscopes pouvant grimper jusqu'à 24 Mo/s, soit le maximum défini par l'AVCHD. L'enregistrement vidéo est limité à un fichier de 4 Go, ce qui plus qu'honorable.

Samsung NX10 test review

Notez la présence d'un seul micro sous le logo NX10. Sur le dessus de l'appareil, vous apercevez le haut-parleur.

Côté son, le NX10 dispose d'un unique micro en façade, mais le format vidéo permet d'enregistrer 2 canaux, mais le NX10 ne dispose pas d'entrée micro (ni de sortie casque par ailleurs). Pour une prise de son de qualité, il sera donc nécessaire de s'équiper d'un matériel annexe, la prise de son en façade étant très sensible au vent et au système de stabilisation optique.

Le mode vidéo est accessible via le barillet de choix des modes d'exposition. Malheureusement, il n'y a pas de touche d'accès direct pour lancer immédiatement l'enregistrement vidéo pour des prises sur le qui-vive. un petit tour par les menus (touche Fn) permet de paramétrer le mode vidéo. Les options sont peu nombreuses et vous ne pouvez jouer que sur le mode d'exposition P ou A (priorité ouverture), les dimensions (1280x720, 640x480 ou 320x240 pixels), la qualité, les fondus, le son et la stabilisation.

Autofocus

L'un des premiers points à vérifier reste bien sûr l'autofocus continu pendant l'enregistrement vidéo. Cette fonction est essentielle pour une prise de vue automatique. Petite astuce sur ce point, par défaut le mode AF-C n'est pas activé, il faut sélectionner ce mode dans les menus puis activer la fonction en appuyant sur le bouton de test de profondeur de champ situé à côté de l'objectif.

La mise au point est assez rapide, mais un peu brutale. Lors du passage d'un plan rapproché à un plan éloigné ou lors du suivi d'un sujet, l'autofocus est un peu trop sec, contrairement au mode AF d'un caméscope qui assure des transitions plus douces. En mode continu, le système pompe un peu en permanence, mais la mise au point est rapide et très silencieuse avec le 18-55 mm.

[Samsung NX10 vidéo suivi af continu

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/videos/samsung-nx10-18-55mm-autofocus-continu.mp4)

Vous pouvez télécharger la vidéo en pleine définition en cliquant sur l'image ci-dessus (55 Mo). Samsung NX10 autofocus continu et stabilisation

[Samsung NX10 30 mm autofocus continu

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/videos/samsung-nx10-30mm-autofocus-continu-exemple.mp4)

Même scène avec le 30 mm f/2. Pas de stabilisation avec cet objectif. Vous pouvez télécharger la vidéo en pleine définition en cliquant sur l'image ci-dessus (35 Mo)

Dommage que Samsung n'ait pas intégré le système de stabilisation dans le boîtier. Avec le 30 mm, il faudra avoir recours à un trépied pour ne pas avoir trop de tremblement. La mise au point manuelle est également disponible. Comme pour le mode photo, l'absence de stabilisation est une contrainte, puisqu'en zoom numérique les tremblements sont amplifiés et la mise au point délicate.

[Samsung NX10 suivi sujet vidéo

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/videos/samsung-nx10-suivi.mp4)

Le Samsung NX10 ne propose pas de reconnaissance des visages en mode vidéo. Il faudra donc faire confiance au système multipoint pour suivre le déplacement du personne en mode autofocus continu. Vous pouvez télécharger la vidéo en pleine définition en cliquant sur l'image ci-dessus (14 Mo)

[Samsung NX10 exemple vidéo

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/videos/samsung-nx10-18-55mm-exemple-video.mp4)

Exemple de vidéo réalisée avec le Samsung NX10 avec le 18-55 mm sans stabilisation optique. Vous pouvez télécharger la vidéo en pleine définition en cliquant sur l'image ci-dessus (31 Mo).

Sur des mouvements rapides de l'appareil, on notera facilement le phénomène de rolling shutter (déformation de l'image en forme de vague). Un problème que l'on rencontre de manière fréquente sur les appareils dotés d'un capteur CMOS.

Exemples de photos

Samsung NX10 exemple 2
Samsung NX10 exemple 6
Samsung NX10 exemple 4
Samsung NX10 exemple 3
Samsung NX10 exemple 5
Samsung NX10 exemple 10
Samsung NX10 exemple 1
Samsung NX10 exemple 7
Samsung NX10 exemple 8
Samsung NX10 exemple 11
Samsung NX10 exemple 12
Samsung NX10 exemple 13
Samsung NX10 exemple 9

Verdict

Samsung NX10 recommandé

Sans avoir officialisé l'arrêt de la gamme reflex, Samsung semble délaisser ce segment au profit des compacts à objectifs interchangeables. Après une annonce en 2008, le premier boîtier de la gamme NX vient de voir le jour et, pour un premier modèle, il ne s'agit pas d'un simple galop d'essai.

En effet, si le Samsung NX10 manque indubitablement de maturité, ce premier essai est une réussite. Malgré une fabrication tout en plastique, le NX10 présente vraiment bien : la finition est solide, sérieuse, très agréable et le design reste plutôt sympathique pour ceux qui apprécient le look "petit reflex". La prise en main est rassurante et le NX10 propose une ergonomie étudiée et une interface graphique simple et limpide. L'écran AM-Oled est d'un excellent niveau (largement supérieur aux écrans LCD classiques) et la visée électronique n'est pas si "affreuse" que ça.

Côté performance, le NX10 n'offre certes pas les résultats d'un vrai reflex, mais s'avère tout à fait honorable avec une gestion du bruit électronique de bon aloi et des images exploitables à 800 voire 1600 ISO. Pas mal donc pour un petit compact de poche. Niveau réactivité, le NX10 se défend également. La mise au point est plus vive que celle d'un compact, mais reste en dessous d'un reflex, même d'entrée de gamme. En basse lumière, le NX10 décroche même beaucoup trop facilement et la lampe d'assistance AF (verte et puissante...) sera d'un grand secours. Le mode vidéo 720p est correct, mais là aussi, la mise au point un peu trop sèche pénalise le compact lors du suivi d'un sujet.

Toutefois, sur ce premier modèle, nous pourrons pointer quelques erreurs comme l'absence d'accès direct pour l'enregistrement de la vidéo ou une personnalisation des commandes et du boîtier trop limitée ou l'impossibilité d'éteindre l'écran arrière. Certaines de ces lacunes peuvent être comblées par une simple mise à jour du firmware. Il ne reste plus qu'à espérer que le constructeur face évoluer régulièrement son boîtier.

Au final, le NX10 m'a convaincu : assez petit (avec le 30 mm f/2 uniquement) pour s'assurer une place dans un petit sac et accompagner le photographe dans le moindre de ses déplacements, assez réactif dans la plupart des situations (sauf en soirée où il peut devenir vite irritant...), le boîtier de Samsung remplit son contrat et s'avère très agréable d'utilisation.

Reste à voir comment Samsung compte pérenniser son nouveau format NX. Le constructeur ne souhaite pas ouvrir son format à d'autres fabricants et, pour l'instant, les principaux acteurs que sont Sigma et Tamron n'ont dévoilé aucun projet sur la plateforme NX.

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Face à la concurrence

Olympus Pen E-P2

Inévitablement, le Samsung NX10 sera confronté aux compacts Micro 4/3 d'Olympus et de Panasonic. Nous débuterons avec le Pen E-P2 d'Olympus. Le compact arbore un look résolument plus singulier et plus attirant, la fabrication en métal est sans reproche : le Pen E-P2 est un bel objet photographique. Plus compact que le NX10, le E-P2 n'est pas équipé "par défaut" d'un viseur électronique. Certains s'en passent facilement, d'autres aiment retrouver le geste de porter l'appareil à l'oeil. Avec le viseur électronique optionnel, le Pen E-P2 devient plus imposant et tout de suite moins pratique. Le compact d'Olympus dispose d'un mode vidéo plus perfectionné : les options sont plus nombreuses et vous pouvez, à l'aide d'un accessoire, brancher un micro stéréo externe. En outre, une commande permet de déclencher l'enregistrement vidéo instantanément. Autre point fort du E-P2, ce dernier est équipé d'un système de stabilisation intégré au boîtier qui fonctionne avec toutes les optiques : un vrai plus pour ceux qui veulent utiliser la mise au point manuelle des anciennes optiques.
Le Samsung NX10 prend l'avantage sur les caractéristiques techniques : le capteur est plus grand et mieux défini. L'écran LCD est également de meilleure qualité et vous disposez d'un viseur électronique bien pratique pour visée lorsque la lumière ambiante est trop importante. Le boîtier propose également un flash intégré et une lampe d'assistance AF étonnament absents du modèle Olympus. Sur la réactivité, les deux boîtiers font jeu égal et dans les hautes sensibilités, le Samsung NX 10 prend un léger avantage.

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| Olympus Pen E-P2 | [tab_prix2(,,,31,id_ln,,,)] |

Panasonic GF1

Le Lumix GF1 est naturellement et également concurrent direct du Samsung NX10. Le système Micro 4/3 porté par Panasonic et Olympus présente plusieurs avantages sur le format NX : celui-ci est plus ouvert et la gamme optique déjà beaucoup plus complète. Deux constructeurs soutiennent fortement le projet ce qui pourra rassurer le consommateur qui souhaite investir dans un nouveau système photo. Le Panasonic GF1 joue coude à coude avec le NX10 concernant la réactivité de l'autofocus, mais le GF1 prend l'avantage en basse lumière où la mise au point est plus fiable. Le mode vidéo du GF1 est plus élaboré et dispose d'un enregistrement audio stéréo, mais, comme le NX10, il n'est pas possible de relier un micro externe. En outre, le GF1 propose un mode tout automatique iAuto très performant, idéal pour le débutant.

De son côté, le NX 10 propose un écran AM-Oled plus satisfaisant et un viseur électronique toujours disponible (le viseur électronique du GF1 est optionnel, cher et d'une qualité assez médiocre). Si le GF1 présente un design assez quelconque, le NX10 est plus intéressant et propose une prise en main plus confortable. La qualité des images est assez proche, le NX10 permettant toutefois de jouer plus facilement sur la profondeur de champ.

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| Panasonic GF1 + 20 mm | [tab_prix2(,,,19,id_ln,,,)] |

Canon PowerShot G11

Le Samsung NX10 vient tout naturellement se confronter aux compacts experts et bien sûr, au Canon PowerShot G11. Si celui-ci ne dispose ni d'un grand capteur, ni d'un système à objectifs interchangeables, il propose quelques arguments intéressants comme, un zoom optique 5x stabilisé qui rend le G11 plus polyvalent face à un Samsung NX10 équipé de prime abord que d'un simple 30 mm f/2. L'écran LCD est certes plus petit, mais celui-ci est monté sur rotule et permet des cadrages plus originaux et rend de fiers services notamment pour la photo macro. L'interface du boîtier joue également en faveur du boîtier Canon qui dispose de nombreuses molettes pour un accès direct à la sensibilité ISO ou la correction d'exposition. Vous apprécierez également les menus d'une limpidité exemplaire.

Toutefois, le Canon G11 perd l'avantage quand il s'agit de réaliser un clip. Limité au format VGA (640x480 pixels), le compact expert Canon est dominé par le Samsung NX10 qui propose un format HDTV 720p. Le Samsung NX10 prend également l'avantage quand il s'agit de prendre des clichés en hautes sensibilités ou de jouer avec la profondeur de champ.

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| Canon PowerShot G11

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  • Bonne qualité des images jusqu'à 800 ISO. 1600 ISO utilisable.
  • Écran AM-Oled d'excellente qualité
  • Construction en plastique de qualité, compacité
  • Viseur électronique de qualité
  • Autofocus rapide en plein soleil
  • Lampe d'assistance pour la mise au point
  • 18-55 mm f/3,5-5,6 très silencieux
  • 30 mm f/2 compact et de belle fabrication
  • Présence de détecteurs pour basculer de la visée écran au viseur électronique
  • Présence d'un flash intégré
  • Interface graphique des menus réussie
  • Sortie HDMI (type C)
  • Bruit au déclenchement (obturateur)
  • Manque de performance de l'AF en basse lumière
  • Pas de stabilisation intégré dans le boîtier
  • Peu d'options en mode vidéo, pas de son stéréo ni de prise micro
  • Pas possible d'éteindre l'écran AM-Oled pour économiser la batterie
  • Tendance à la sous exposition (exemplaire de test ?)
  • Pas de rotation automatique des images selon l'orientation de l'appareil sur l'écran arrière
  • Manque de personnalisation du boîtier
  • Système antipoussière perfectible
  • Pas de format d'image carré
  • Pas de niveau électronique
  • Pas de logiciel pour Mac OS X (un logiciel est maintenant disponible)
  • Fichier Raw propriétaire
  • Problème de rolling shutter en vidéo
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Samsung NX10
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