CapteurLive MOS - 16 Mpix - Micro 4/3 (17,3 x 13 mm)
MontureMicro 4/3
Optique livrée14-42 mm ou 20 mm
Stabilisationcapteur - optique
Antipoussièrefiltre onde supersonics
ViseurLCD - 2,7 millions de pixels - 100 %
Écran1040 Kpix - 7,5 cm - orientable - tactile
Mise au pointdétection de contraste
Modes autofocusAFS (Simple) / AFF (flexible) / AFC (Continu) / MF
Mesures d'expositionTTL - 1728 zones
Modes d'expositionmultiple - moyenne à prépondérance centrale - spot
Vitesse d'obturation2 minutes - 1/8000 de secondes
MotorisationMécanique : 5 ips (AF-S ) - 4,3 ips (AF-C) Électronique : 40 ips RAW : 25 images - JPG : illimité
Sensibilité ISO125 - 25600 ISO
MémoireSD, SDHC, SDXC (UHS-1)
Alimentationbatterie li-ion - 320 images (CIPA)
ConnexionUSB 2 - mini HDMI - WIFI - NFC
Dimensions122.60x 70.7 x 54.6 mm
Poids402 g
LogicielsPHOTOfunSTUDIO 9.2 PE, SILKYPIX® Developer Studio 3.1 SE
Dans la boîtebatterie, chargeur, capuchons, câble USB, sangles, CD

Caractéristiques

Panasonic GX7 review test

Ultime évolution de la série de compacts à objectifs interchangeables GX chez Panasonic, le GX7 est, pour résumer, un concentré des technologies déployées par la marque dans les appareils photo G. Vous trouverez donc un nouveau capteur LiveMos de 16 millions de pixels au format micro 4/3, la dernière version du DSP Venus Engine, un nouveau système autofocus, un nouvel obturateur mécanique, un écran arrière orientable et tactile, un viseur électronique, une stabilisation capteur, du WIFI et du NFC.

Sur le papier, il est clair que l'on ne peut pas reprocher grand-chose à ce nouvel appareil ! Voyons ce que donnent maintenant les tests ...

Prise en main

Entre le GX1 et le GX7 un peu plus de deux ans se sont écoulés et si 5 modèles ne séparent les deux boîtiers, les changements sont pour le moins radicaux. Disponible en noir / argent et noir seulement, le GX7 est définitivement plus imposant et plus lourd (402 g contre 318 g).

Panasonic GX1 / GX7 comparaison

Source : Camerasize.com. En épaisseur, le GX7, avec 55 mm contre 39 mm pour le GX1.

Cet embonpoint n'est vraiment pas pénalisant. Le boîtier dont le châssis est en alliage de magnésium inspire un peu plus confiance. Nous regrettons toutefois la présence de quelques éléments à la finition moins valorisante comme la trappe d'accès à la batterie en parfait plastique ainsi que le cache pour les connexions en plastique semi-rigide peu avenant. Le revêtement caoutchouté est, par contre, bien réussi avec une surface agréable au touché et à l'adhérence presque parfaite. La poignée, quant à elle, n'est pas assez développée et n'assure pas une préhension agréable : les doigts cherchent en permanence une aspérité pour véritablement s'accrocher...en vain. Avec une optique plus lourde que le 14-42 mm (très léger et petit) comme le 12-35 mm f/2,8, la prise en mains du GX7 n'est pas aisée.

Sur le dessus du boîtier, vous trouverez un viseur électronique inclinable sur 90°, une griffe porte accessoire et un flash pop-up. Les plus perspicaces auront noté la disparition de la connexion électronique en dessous de la griffe flash pour connecter un accessoire nécessitant une alimentation ou des données comme un viseur électronique. Il est vrai que Panasonic n'a guère développé d'accessoires allant dans ce sens-là. Sur l'épaule droite, vous trouverez le déclencheur entouré d'une bague de réglage (en métal, superbe), une commande pour la vidéo, un barillet pour le choix du mode d'exposition (en métal également) et en dessous, un levier pour la mise sous tension. La touche iA (un super mode automatique avec différentes fonctionnalités de reconnaissance automatique) disparait donc. Est-ce vraiment dommage ? Certains apprécient cette touche «panique» qui permet de basculer instantanément dans un mode automatique quasi parfait. D'autres estiment que cette fonctionnalité ne présente aucun intérêt sur un boîtier expert. Nous vous laissons juge de la décision de Panasonic, mais notez que le mode iA reste accessible sur le barillet.

Au dos de l'appareil, la nouveauté la plus flagrante reste l'écran LCD monté sur une double charnière. Celui-ci s'incline donc vers le haut sur presque 90° et environ 48° vers le bas. C'est un net progrès par rapport au GX1, mais je continue a préférer les écrans montés sur rotule qui peuvent alors s'orienter dans pratiquement toutes les directions. Ce choix est sans doute conduit par le manque de place, les rotules étant souvent très volumineuses. Toutefois, nous avons confiance dans les ingénieurs : ils trouveront le moyen de miniaturiser les rotules pour les inclure dans nos prochains boîtiers sans trop en augmenter le volume.

Juste à côté du viseur, vous trouverez une touche personnalisable (Fn4) qui permet, par défaut, de basculer d'une visée sur écran à une visée dans le viseur. Ce dernier disposant d'un détecteur de présence qui bascule automatique d'un mode à l'autre à l'approche ou au recul du visage, la fonction première de la touche peut paraître étonnante. Cette commande a surtout le désavantage d'être peu facilement accessible, les doigts venant buter contre le viseur. Juste à côté, vous trouverez la commande pour déployer le flash escamotable. À droite du flash, la touche de mémorisation du point et de l'exposition est cerclée d'un levier permettant de basculer de la mise au point du mode auto au mode manuel. Un excellent choix. Un plus à droite, la molette cliquable au dos de la poignée est toujours là et est toujours aussi pratique.

À droite de l'écran, nous retrouvons une «belle» palette de commandes avec pas moins de 3 touches personnalisables, un trèfle de sélection, un bouton pour la lecture et un autre pour l'affichage des informations. Les experts sont souvent des maniaques des raccourcis sur le boîtier. Ceux-ci seront sans doute ravis par la profusion d'options (il y a encore deux touches tactiles personnalisables sur l'écran !!). D'autres seront un peu rebutés par l'aspect un peu trop technique de l'ensemble.

Silence

L'un des atouts du GX7 réside dans son obturateur électronique. Dans ce mode, qui limite quelques fonctionnalités de l'appareil (pas de flash, plage ISO réduite), l'appareil est pratiquement silencieux. Vous pouvez télécharger en cliquant sur l'image ci-dessous l'enregistrement sonore d'une déclenchement avec une obturation mécanique et une obturation électronique.

Panasonic GX7 obturation mécanique / électronique

Connexions

Pour communiquer, le GX7 dispose d'une sortie USB 2 (audio/vidéo), d'une sortie HDMI et d'une connexion pour une télécommande filaire. Pas d'entrée mini-jack pour un micro stéréo et encore moi de sortie casque pour le contrôle de l'enregistrement audio. Le GX7 ne dispose également pas de puce GPS pour la géolocalisation des images.

Pansonic GX7 test review avis connexions

Toutefois, le COI de Panasonic propose des connexions modernes comme le Wi-Fi ou le paramétrage NFC (Near Field Communication). La connexion Wi-Fi b/g/n peut se configurer automatiquement si votre smartphone ou tablette est compatible. Vous pouvez également utiliser un QR Code pour paramétrer facilement la connexion Wi-Fi. L'application Image App de Panasonic fait alors office de télécommande sophistiquée pour piloter votre GX7 à distance. De nombreux réglages sont disponibles et vous pouvez même zoomer à distance si votre optique est un PowerZoom. Il est possible d'enregistrer des photos, mais également des vidéos. Les images sont enregistrées sur l'appareil photo. Il faut ensuite les transférer vers la tablette ou le smartphone. Le retour vidéo est plutôt fluide et réactif. Image App permet également de taguer les images avec les coordonnées GPS du smartphone.

Panasonic GX7 Image App interface

Si la connexion avec un smartphone ou une tablette n'a posé aucun problème, les autres solutions Wi-Fi n'ont rien d'évident à mettre en œuvre et même après une identification auprès du Lumix Club, rien n'est vraiment évident : création d'un compte pour accéder à des services Web, communication directe avec un ordinateur. Au bout de 10 minutes nous avons tout simplement jeter l'éponge...

Sur ce point, Panasonic doit grandement simplifier l'accès à ses services Web.

Normalement, il devrait être possible d'envoyer directement ses image sur un ordinateur ou si le GX7 est connecté à un réseau Internet, d'envoyer les images vers des comptes comme Facebook par une passerelle : le Club Lumix.

Menus

La sortie HDMI du GX7 est malheureusement incompatible avec notre système d'enregistrement vidéo et ne fonctionne qu'en mode lecture. Il ne nous est donc impossible de capturer les menus du GX7 pour montrer quelques exemples.

L'interface graphique est globalement plutôt réussie avec un menu pour le mode photo, un menu pour le mode vidéo, un menu pour la personnalisation des fonctionnalités et un menu pour les réglages de l'appareil. Pour chaque menu, vous pouvez avoir plusieurs fenêtres d'options...jusqu'à 8. C'est beaucoup et parfois, il est difficile de s'y retrouver. Dans ce domaine, le rangement par onglet que l'on retrouve dans les reflex Canon ou Sony s'avère plus efficace.

Styles d'image et filtres artistiques

Panasonic a naturellement cédé aux sirènes des filtres artistiques et propose une bonne vingtaine d'effets au final assez classique avec des noir & blanc, des rétros, des filtres étoiles, des filtres de désaturation. Seul le mode rayon de soleil semble assez unique chez Panasonic et plutôt réussi. Vous pouvez également enregistrer en même temps vos images raw et donc développer comme bon vous semble vos images.

Panasonic GX7 test review image filtre rayon de soleil.
Le filtre rayon de soleil crée un flare intéressant.

Le GX7 dispose également d'une fonction panoramique par balayage assez efficace. Vous pouvez également filtrer les images avec quelques effets.

Panasonic GX7 test review panoramique effet retro
Vous pouvez cliquer sur la vignette pour visualiser l'image en pleine définition.

Logiciels

Le GX7 est livré avec une version de Silkypix (Windows, Mac OS X). Si le logiciel n'est pas mauvais, son interface est un peu vieillotte. Toutefois, il permet de «triturer» les fichiers bruts dans tous les sens. C'est surtout au niveau du flux de travail que le Silkypix est un peu léger.

Panasonic GX7 test review logiciel

Pour la partie JPeg, Panasonic livre PhotoFunStudio. Le logiciel permet de retoucher ses fichiers, mais l'interface est également un peu désuète et les actions peu rapides. Il est également possible de réaliser quelques actions de montage en vidéo ou de mettre en œuvre une reconnaissance automatique des visages pour un tri rapide.

Panasonic GX7 review test logiciel

dgsd

Alimentation, stockage

La GX7 est équipé d'une batterie Li-Ion de 7,2 V pour 1025 mAh soit 7,4 Wh. Panasonic annonce une autonomie d'environ 320 clichés (norme CIPA). Lors des différents tests, j'ai à peine dépassé 200 vues (Raw + JPeg) et quelques minutes de vidéo (15 minutes environ). Une seconde batterie peut s'avérer rapidement indispensable pour partir l'esprit tranquille. Il est dommage que Panasonic n'ait pas prévu une poignée d'alimentation pour embarquer deux batteries et faciliter la prise de vue en portrait. En outre, le GX7 ne propose aucun affichage précis du niveau de la batterie. Vous retrouverez donc la classique icône à 3 niveaux finalement peu précise.

Panasonic GX7 test review batterie et logement pour carte

Côté carte mémoire, le dernier COI de Panasonic n'intègre qu'un seul emplacement pour carte SD. L'accès est situé dans la semelle de l'appareil au niveau de la poignée. Un seul emplacement ? Oui, malheureusement. Sur ce type d'appareil un peu expert, un second logement un vrai plus pour séparer photo / vidéo (raw / JPeg également) ou simplement effectuer une copie de sauvegarde.

Le slot SD est compatible avec la dernière norme UHS-I qui permet d'exploiter tout le potentiel des cartes les plus rapides.

Antipoussière, stabilisation

C'est l'une des nouveautés importantes du GX7 : la stabilisation mécanique. En effet, jusqu'à maintenant la marque s'est «contentée» d'une stabilisation optique dans les objectifs. Pour améliorer la compatibilité avec les optiques Olympus (le parc optique Micro4/3 compte environ 40 modèles), Panasonic a décidé d'implanter une stabilisation mécanique dans son dernier boîtier. Il ne s'agit toutefois pas de la stabilisation 5 axes d'Olympus. D'ailleurs, la stabilisation mécanique semble ineffective en vidéo.

La stabilisation optique du 14-42 mm f/3,5-5,6 Mega OIS nous a un peu déçu lors de notre test et nous avons gagné à peine 2 IL.

Panasonic GX7 test review stabilisation optique 14-42 mm f/3,5-5,6 OIS

Nous avons également essayer un Olympus M.Zuiko 17 mm f/1,8 (équivalent 35 mm en 24x36) non stabilisé avec le GX7 . La stabilisation mécanique s'est avérée fonctionnelle avec 2,5 IL de gain à main levée.

Panasonic GX7 test review stabilisation mécanique avec M.Zuiko 17 mm f/1,8

Flash

Panasonic GX7 test review flash intégréLe Panasonic GX7 est équipé d'un flash pop-up escamotable de nombre guide NG 7 (200 ISO en mètre). C'est donc assez classique pour ce type d'appareils et s'il n'est pas très puissant, il permet d'équilibrer un portrait en contre-jour d'éclairer une scène en basse lumière.

Panasonic GX7 test review flash intégréFacile : à gauche sans flash et à droite avec le petit flash intégré !

Dans le cas de notre contre-jour, le dosage de la lumière est plutôt bon. Notez qu'il est possible d'orienter le flash. Ainsi, vous pouvez éclairer le plafond et ainsi obtenir une lumière d'ambiance moins crue qu'un éclairage direct. La synchro flash est au 1/320 s (1/250 s avec un flash externe).

Le flash dispose de toutes les options : synchro 1e ou 2e rideau, synchro lente, mesure TTL ou manuel. Il est également possible de piloter des flashes de la marque à distance et sans fil. De quoi monter un petit studio avec un éclairage sophistiqué en quelques minutes.

Il est bien sûr possible de déclencher des flashes distants à l'aide de boîtier radio par exemple. Ce qui permet d'utiliser un flash cobra de manière déportée afin d'éviter l'éclairage trop direct. Il est possible alors d'utiliser des accessoires (boîte à lumière) pour adoucir le rendu comme ci-dessous.

Panasonic GX7 flash externeAvec flash cobra en mode déporté.

Visée, autofocus

Écran LCD

Le Panasonic GX7 dispose d'un écran LCD monté sur une double charnière qui permet une inclinaison presque 90° vers le haut et environ 45° vers le bas. Vous pourrez donc photographier au ras du sol ou au-dessus d'une foule avec plus de facilité. Nous continuons toutefois à préférer les écrans montés sur rotule qui permet une orientation beaucoup plus libre.

L'écran affiche 1 036 800 points pour une définition 345 600 pixels (type VGA 720x480 pixels). En effet, l'écran est de ratio 3/2 malgré un format natif 4/3 du capteur. Vous avez donc des bandes noires à droite et à gauche de l'écran.

L'écran LCD est juste correct avec une température des couleurs un peu élevée (plus de 8500 K) qui a tendance à refroidir notablement les images. Le rendu des couleurs est toutefois pas trop délirant avec un Delta E94 de 3,4.

Panasonic GX7 test review avis mesure qualité écan

En pleine lumière, l'affichage est fluide, mais dès que la lumière vient à manquer (et c'est assez rapide avec l'optique de kit à ouverture f/3,5-5,6), l'affichage saccade beaucoup et il est difficile de suivre un sujet en déplacement. De même en mode rafale, l'affichage n'est pas fluide et on assiste plutôt à une succession d'images figées. Pas simple pour suivre là aussi un sujet en déplacement.

Au niveau de l'écran, il est possible d'afficher :

un histogramme d'exposition

plusieurs grilles d'aide à la composition

un niveau électronique sur 2 axes

toutes les infos de prises de vue, batterie , format image, mode video, mesure de la lumière, style d'image...

Vous pouvez également fonctionner en mode simulation, l'affichage reprenant alors les véritables conditions de prise de vue. En mode M par exemple, vous pouvez constater immédiatement de la justesse de vos réglages, l'affichage apparaissant trop noir si l'image est sous-exposée et inversement.

La dalle LCD est également tactile et sait parfaitement gérer le multipoint. L'intégration du tactile est plutôt bien réussi : les commandes réagissent bien et sans atteindre la réactivité d'un smartphone, l'utilisation du GX7 est vraiment confortable. Avec la gestion du multipoint, vous pouvez donc zoomer-dézoomer avec deux doigts.

Viseur électronique

La dalle utilisée est à affichage séquentiel RVB avec une définition de 2,76 millions de points soit une définition en 1280 x 720 pixels, ce qui est actuellement la définition la plus précise sur un viseur électronique d'appareil photo.. L'affichage est donc très précis, mais peut donner des effets arc-en-ciel aux personnes sensibles : apparition de franges colorées peu agréables. Le grossissement est de 1,39x soit 0,7x en équivalent 24x36, soit un peu moins que l'Olympus E-M1 (0,74x).

Le viseur est toutefois orientable, ce qui n'est pas négligeable. Attention toutefois, car le levier dans lequel se trouve le viseur est assez proéminent et certains peuvent le trouver peu esthétique. Bon point, il est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer automatiquement de la visée sur écran au viseur lorsque le visage s'approche.

L'affichage du viseur soufre du même problème de latence en basse lumière que l'écran LCD.

Mise au point

Le GX7 utilise toujours un système par détection de contraste à analyse rapide pour l'autofocus. Le système est désormais sensible jusqu'à -4 IL. Le nouveau processeur de traitement des données permet d'analyser les images à la cadence de 240 vps pour une excellente réactivité. Cette suractivité d'analyse est d'ailleurs visible sur l'écran, l'affichage devenant moins précis en mode 240 vps. Sur un sujet fixe, l'autofocus est une vraie merveille : rapide, silencieux et efficace en pleine lumière. En basse lumière l'autofocus est plus lent, mais arrive généralement à trouver le sujet.

Le système peut être épaulé par la reconnaissance des visages et vous pouvez également définir librement la zone de mise au point en la pointant directement sur l'écran LCD. En autofocus continu, la rafale est d'environ 4 vps. Sur ce point, le système par détection de contraste est encore en deçà d'un système à corrélation de phase.

Si le suivi de sujet fonctionne avec un sujet qui marche normalement, il sera plus compliqué de suivre une personne en train de courir comme un enfant. On attend ici les limites du système et la photo sportive sera au final assez compliqué à mettre en œuvre.

Pansonic GX7 suivi autofocus détection de visage
Vous pouvez télécharger les images d'une rafale en mode H en autofocus par détection de visage en cliquant sur les vignettes (archive zippée).

La mise au point manuelle est également assez complète avec à la fois une loupe (grossissement 3x à 6x) et un système de peaking coloré (bleu, jaune et vert). Notez que la loupe peut être déplacée au doigt sur une bonne partie de l'écran. Une touche sur l'écran permet à l'autofocus de reprendre la main sans basculer de mode sur le boîtier si l'objectif est bien sûr motorisé.

Performances

Le GX7 est un COI très agréable à utiliser dans son ensemble. La mise sous tension est assez rapide et la latence au déclenchement parfaitement acceptable.

Le mode rafale avec autofocus tient ses promesses avec une cadence de 4,6 vps en JPeg (et raw). Le mode HS (High Speed) atteint 40 vps sur 80 vues, mais avec une définition moindre.

L'autofocus est également très bon avec 0,15 s en pleine lumière et moins d'une demi-seconde en basse lumière (3 lux).

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,78 s / bien
Latence au déclenchement 0,05 s / assez bien
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière 0,15 s / très bien
Autofocus basse lumière 0,4 s / bien
Temps entre 2 images (Raw+ JPeg) / / /
RafaleJPeg fin / 4,6 vps Bien. Avec suivi autofocus sur au moins 10 vues. Idem en Raw sur 9 vues.
Rafale rapideJPeg fin : 2272 x 1704 pixels / 40 vps Bien. Sans autofocus.

Précision, colorimétrie

Le Panasonic Lumix GX7 est livré en kit avec le 14-42 mm f/3,5-5,6 ASPH. Mega OIS. Un zoom optique 3x assez compact et assez bien construit.

Optique kit 14-42 mm f/3,5-5,6 APSH. Mega O.I.S.

Les fichiers JPeg du GX7sont légèrement accentués comme le montre le graphique de mesure de MTF réalisé à l'aide de DxO Analyser. On pourra toujours pousser les micros détails en post production en vue d'une impression par exemple.

Panasonic GX7 14-42 mm MTF DxO

Le couple capteur / optique ne donne pas d'aussi bons résultats qu'espérés. En effet, au centre et d'après DxOAnalyser, en effet, la résolution optique calculée est de 60 lp/mm avec le 14-42 mm alors que la résolution optique du capteur est de 68 lp/mm. Visuellement d'ailleurs, la différence est perceptible sur notre scène de test entre les images du GX7 et celles de l'Olympus E-P5. Une contre-mesure montre qu'avec une optique Olympus, les résultats sont peu ou prou identiques. Le problème n'est donc pas à imputer complètement à l'optique de kit.

Précision

Grand-angle 14 mm (équivalent 28 mm en 24x36)

Le petit zoom donne d'assez bonsrésultats au centre dès la pleine ouverture à f/3,5 et le gain est minime en fermant jusqu'à f/8. Comparativement, l'optique 14-42 mm Olympus donne toutefois des images plus piquées avec le E-P5. La diffraction commence à être visible à f/11. Elle devient flagrante à f/16 et particulièrement destructrice à f/22. Les aberrations chromatiques sont parfaitement traitées et sont invisibles à toutes les ouvertures.

Au centre

Panasonic GX7 test review 14-42 mm 14 mm au centre
En bordure

Le bord est classiquement moins bon que le centre à pleine ouverture, mais reste correct. Il faudra fermer à f/5,6 ou f/8 pour avoir une bonne homogénéité et on évitera de dépasser f/11 pour limiter les effets de la diffraction.

Panasonic GX7 test review 14-42 mm 14 mm au bord

Milieu de zoom 25 mm (équivalent à 50 mm en 24x36)

Le centre est encore très bon à pleine ouverture f/5,3 et on ne gagne pratiquement rien en fermant jusqu'à f/8.

Au bord, on gagne en précision en fermant un peu jusqu'à f/5,6-f/8, puis la diffraction rend la scène un peu floue sur les images.

Au télé 42 mm (équivalent à 84 mm en 24x36)

Au télé, les images sont plutôt intéressantes également. Le piqué est encore au rendez-vous, mais comme sur les autres clichés, il sera possible d'accentuer légèrement les images pour une impression. L'image est également plus homogène qu'au grand-angle avec une bordure un peu moins floue.

Distorsion

Les déformations sur les fichiers JPeg au grand-angles sont légèrement visibles sur les images du GX7. La distorsion est plus marquée avec l'optique Panasonic que son modèle équivalent chez Olympus, mais reste largement acceptable. Les images sont toutefois corrigées à la volée comme le montrent les deux images ci-dessous : à gauche le JPeg et à droite le raw non traité par définition.

Panasonic GX7 test review distorsion optique JPeg versus Raw

Panasonic GX7 test review mesure distorsion optique 14-42 mm au grand-angle

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le GX7 donne d'excellents résultats avec un Delta E94 sur la gamme de gris proche en dessous de 1. Les couleurs sont relativement fidèles avec des teintes un peu plus douces que celles attendues.

panasonic GX7 test review balance des blancs auto 5400Kpanasonic GX7 test review balance des blancs auto 5400K mesures

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K), la balance des blancs automatique n'est vraiment pas performante : le delta grimpe à plus de 16 et les couleurs deviennent un peu folles. Visuellement, l'image affiche une belle dominante jaune-orange.

panasonic GX7 test review balance des blancs auto 3000K*panasonic GX7 test review balance des blancs auto 3000K mesures

Un passage en balance des blancs préréglée tungstène améliore grandement le rendu des images qui prennent des teintes plus naturelles, mais un peu froides. Vous ne pourrez pas conserver les ambiances "chaleureuses" d'un éclairage tungstène.

panasonic GX7 test review balance des blancs tungstène 3000Kpanasonic GX7 test review balance des blancs tungstène 3000K mesures

Gestion du bruit électronique

Si la définition du capteur du GX7 plafonne toujours à 16 Mpx, Panasonic annonce une nouvelle conception permettant une meilleure gestion du bruit électronique. Nous attendions, pour ce modèle haut de gamme, une toute nouvelle technologie (Panasonic a annoncé des recherches dans ce sens en début d'année), mais finalement, il s'agit d'un capteur 16 Mpx de construction assez classique et conserve toujours un filtre passe-bas.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Panasonic GX7 positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RW2). Pour notre test, le compact est équipé du 12-42 mm f/3,5-5,6.

Les JPeg

Sur écran et à 100%, le grain est invisible jusqu'à 400 ISO et il faut vraiment chercher les petites bêtes pour soupçonner un léger moutonnement dans les aplats sombres à 800 ISO. Un premier cap est franchi à 1600 ISO avec une granulation visible sur les aplats colorés. Cette granulation associée au lissage dilue légèrement les plus fins détails. En poussant à 3200 ISO, le grain devient plus visible, mais il reste assez fin et peu coloré. Les bordures «bavent» un peu, mais globalement, cette sensibilité ISO reste facilement exploitable. Un autre cap est franchi à 6400 ISO, le grain devient plus grossier et le lissage sur les aplats colorés plus marqué. Toutefois les zones avec des textures ou des détails sont relativement préservées. Naturellement, en montant encore en sensibilité ISO, les images se dégradent, mais le résultat à 12800 ISO est encore étonnant. Les plus fins détails ont certes disparu, mais l'image globale conserve une bonne tenue. Impossible de tirer un grand format, mais en n’étant pas gros gourmand, il sera possible de tirer des 13x18 sans trop de problèmes. La sensibilité 25600 ISO sera à réserver aux cas les plus extrêmes : la dynamique baisse brutalement, les aplats sont très lissés et l'image perd en tonus en se couvrant d'un voile terne. Globalement, le nouveau capteur 16 Mpx de Panasonic est en progrès avec un gain d'environ 1 IL.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Bien sûr, il est possible de comparer les images du GX7 avec ses principaux concurrents, dont le tout rént Olympus Pen E-P5. sur les basses sensibilités, les deux appareils jouent les coudes à coudes. Il faut pousser à 3200 ISO pour voir le GX7 devancer le modèle Olympus d'une courte tête. Un écart qui se creuse avec la montée en sensibilité.

Vous pouvez également confronter le GX7 avec le COI roi chez Fujifilm, le X-Pro1 et son capteur APS-C X-Trans de 16 Mpx également. Le rapport de force n'est évidemment pas le même, le capteur APS-C du X-Pro prenant rapidement l'avantage avec un bruit électronique imperceptible jusqu'à 3200 voire 6400 ISO.

Exposition, RAW

Classiquement, le GX7 propose 3 modes d'exposition : matricielle, pondérée centrale et spot. Il est possible de corriger l'exposition sur +/- 3 IL. C'est peu léger et nous aurions aimé avoir une latitude un peu plus importante. Le bracketing d'exposition n'est guère mieux loti. Vous pouvez en effet réaliser 7 photos, mais sur une plage de +/- 3 IL.

Mode HDR.

Un mode classique qui permet de combiner 3 images pour améliorer la dynamique. Seul le résultat est présent et vous ne pouvez pas revenir sur les images du HDR. Dommage.

Intervallomètre

Une fonctionnalité intéressante est présente pour ceux qui apprécient les timelapses. Vous pouvez définir l'heure de départ, le nombre de photo et le temps entre chaque pose. Bon point, l'appareil n'assemble pas le résultat final. Bon point ? Oui, car vous pouvez enregistrer en raw pour retraiter vos images avant l'assemblage. Dommage qu'on ne puisse pas mixer cette fonctionnalité avec un bracketing d'exposition. Ci-dessous un exemple réalisé "à la va vite" à la rédaction.

Des courbes en direct

Panasonic reprend à son compte l'excellente idée de courbe à la prise de vue. Une fonctionnalité introduite par Olympus sur le E-M5. Cela permet de jouer sur les zones sombres ou claires de l'image à l'aide d'une courbe avant la prise de vue avec la molette avant et la molette arrière : essentiel !

Panasonic GX7 courbe à la prise de vue

Dynamique et bruit électronique des fichiers bruts

Nous le savons, même en raw il est difficile de récupérer des informations dans les hautes lumières. Les fichiers RW2 sont encodés sur 12 bits. Pour nos tests nous utilisons une charte de densité par 1/3 IL. Surexposée de 2 IL, est-il possible de récupérer les infos dans les hautes lumières avec Adobe Lightroom 5 en sousexposant de -2 IL ?

Panasonic GX7 comparaison haute lumière

En haut : image exposée pour les hautes lumières. Au centre l'image surexposée +2 IL «rattrapée» par Lightroom et en bas l'image surexposée +2 IL. Il est donc possible de corriger une erreur de surexposition avec les fichiers bruts. Dans notre cas, il est possible de récupérer des informations sur 1 IL.

Pour les basses lumières, nous surexposons notre fichier correctement exposé pour les hautes lumières avec Lightroom. Dans notre cas, il est possible de recouvrir des informations dans les zones sombres de manière plus importante. Il est facile de remonter de 2 voire 3 IL. Mais il faut bien noter la présence du bruit électronique. Vous pouvez le constater en visualisant l'image en pleine définition.


Vous pouvez cliquer sur l'image pour télécharger l'image en pleine définition.

Mode vidéo

Panasonic est un géant de l'électronique, notamment dans la partie vidéo. Il est donc assez logique (mais parfois la logique étonne...) que le GX7 soit assez doué dans ce domaine. Même s'il reste en retrait par rapport à son aîné le GH3, le GX7 est très capable en vidéo.

Formats et fonctionnalités

Le GX7 propose les formats suivants en AVCHD :

HDTV 1080 50p/24p mais également en 50i. Dans tous les cas, le capteur délivre une vidéo en 25 vps.

HDTV 720 50p

et en MP4 :

HDTV 1080 50/25p

HDTV 720 25p

Dans les deux formats (AVCHD ou MP4), le débit de la vidéo ne dépasse pas 28 Mbps). Notez qu'il n'est pas possible d'enregistrer dans un standard autre que le PAL. Vous ne pourrez donc pas enregistrer en 60/30 vps si votre modèle provient d'un pays européen.

Tous les modes d'exposition (P,S,A et M) sont disponibles et modifiables pendant l’enregistrement. Un vumètre audio est également affichable, mais le niveau d'enregistrement sonore n'est pas modulable pendant l'enregistrement et devra être ajusté avant le filmage. Dans le même esprit, s'il est possible de brancher un micro stéréo au format mini-jack, vous ne pourrez pas surveiller l'enregistrement audio avec un casque. Dommage.

La stabilisation optique fonctionne parfaitement pendant l'enregistrement vidéo, mais la nouvelle stabilisation mécanique est inopérante. Il ne sera donc pas possible de bénéficier de la stabilisation avec une optique Olympus ou une optique tierce. Dommage, car le E-P5 ou le E-M1 d'Olympus sont bien épaulés par la stabilisation mécanique sur 5 axes.

Vous pouvez également capturer des images en pleine définition (de la vidéo) pendant l'enregistrement vidéo sans pour autant le couper. Dans le meilleur des cas, les fichiers font donc 1920 x 1080 pixels.

La plage de sensibilités ISO en vidéo se limite de 200 à 3200 ISO. Dommage que le GX7 ne puisse pas exploiter la totalité des sensibilités offertes en mode vidéo et donc grimper jusqu'à 25600 ISO. Même si les résultats sont sans doute assez pauvres en terme de qualité, laisser la possibilité de le faire est toujours un plus.

Quelques assistants sont présents pour vous épauler en mode vidéo. Vous trouverez bien une fonction de peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés) pour vous aider à la mise au point en mode manuelle et s'il existe un histogramme d'exposition, les zébras sont absents tout comme les fausses couleurs pour prévenir un sur ou sous exposition.

Qualité des images

Précision

Les images délivrées par le GX7 en mode vidéo (ici HDTV 1080 25p) sont vraiment plaisantes. Elles sont plus précises que la plupart des concurrents comme l'Olympus Pen E-P5 ou le Canon 70D et la compression est de qualité. Sur notre mire de précision, véritable scène piège, vous noterez la présence de moirage et d'aliasing. Sur ces points, notre caméscope de référence le TM700 de Panasonic s'avère bien plus performant.

Panasonic GX7 HDTV 1080 25p détail

Test Olympus Pen E-P5 vidéo précision

Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I

Panasonic TM700 test review qualité des images mire

Bruit électronique

Le bruit électronique est plutôt bien géré par le GX7 sur la plage de sensibilité ISO. La granulation est vraiment peu visible jusqu'à 1600 ISO voire 3200 ISO qui est la sensibilité maximale du boîtier en vidéo.

Panasonic GX7 montée iso en vidéo

Rolling shutter

Que l'on soit à 25 ou 50 vps, les effets de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors de mouvements rapides) sont peu visibles. Un bon point pour le GX7 (dans l'exemple ci-dessous GX7 avec le 14-42 mm à 42 mm en HDTV 1080 25p).

panasonic-gx7-hdtv-1080-25p-rolling-shutter from Focus Numerique on

panasonic-gx7-test-AF from Focus Numerique on Vimeo.

Exemples

Vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.MTS ou MP4) de la vidéo compressée par Viméo en cliquant sur les différents liens ci-dessous :

Fête Ganesh

Danse rue

Fontaine

Concert Au Revoir Simone

Exemples de photos

Panasonic GX7 exemple 1
Panasonic GX7 exemple 2
Panasonic GX7 exemple 3
Panasonic GX7 exemple 4
Panasonic GX7 exemple 5
Panasonic GX7 exemple 6
Panasonic GX7 exemple 7
Panasonic GX7 exemple 8
Panasonic GX7 exemple 9
Panasonic GX7 exemple 10
Panasonic GX7 exemple 11

Verdict

Panasonic GX7 recommandé

Avec le GX7, Panasonic propose un boîtier qui arrive enfin à maturité. Sur la fiche technique, il dispose de toutes les fonctionnalités développées par la marque depuis l'avènement du format Micro 4/3 en fin d'année 2008 avec le G1. Les ingénieurs sembleraient avoir considéré nos remarques au fur et à mesure de l'évolution des boîtiers.

Le GX7 intègre donc un écran LCD inclinable et tactile, un viseur électronique également inclinable avec détecteur de présence, une connexion Wi-Fi et NFC, un capteur 16 Mpx stabilisé mécaniquement, une obturation mécanique au 1/8000 s et une obturation électronique pour un silence quasi parfait, un mode vidéo HDTV 1080 50/25/24p, un flash intégré, la possibilité de piloter des flashes sans fil... De quoi satisfaire le plus grand nombre de photographes donc.

Malgré une fiche technique en béton armé, le GX7 n'est pas exempt de défauts. Le premier, mais il est subjectif, est la prise en mains : malgré une grosse poignée, la préhension n'est pas aisée et l'appareil est finalement peu agréable ergonomiquement. Avant de choisir un appareil, nous recommandons toujours de le manipuler, car notre avis sur ce point est forcément un peu moins objectif. La présence pléthorique de boutons est également à double tranchant. Certains apprécieront de pouvoir paramétrer le compact comme bon leur semble avec une multitude d'accès directs, d'autres - tout expert soient-ils - seront désorientés devant une telle profusion.

Pour le reste, il faut bien reconnaître que le GX7 est un appareil photo efficace. Le capteur 16 Mpx délivre une belle qualité d'image jusqu'à 1600 voire 3200 ISO et la stabilisation mécanique permet désormais d'exploiter totalement la gamme d'optiques Micro4/3 (Panasonic, Olympus, Sigma...) avec une stabilisation. L'autofocus est réactif et précis et ne montrera ses limites que sur des sujets en déplacement rapide. La visée électronique est précise (certains pourront être perturbés par les effets arc-en-ciel) et assez large. Nous regrettons la fluidité, médiocre en basse lumière. En vidéo, le GX7 se montre très doué avec la plupart des réglages accessibles et une belle palette de formats. Nous regrettons l'absence de prises mini-jack pour un micro et un casque.

Plus que jamais, l'offre Micro4/3 se présente comme une alternative légère et compacte aux traditionnels reflex.

Face à la concurrence

**| | | | Olympus OM-D E-M5 test review avis |


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| Olympus OM-D E-M5**. Avant l'arrivée imminente du E-M1, le compact à objectifs interchangeables d'Olympus est le concurrent direct du GX7 à plusieurs égards.

Les deux boîtiers intègrent un viseur électronique. Celui du GX7 est orientable, mais son système d'affichage séquentiel peut perturber. Celui du E-M5 est fixe et un peu moins précis, mais plus agréable, car sans scintillement.

L'E-M5 dispose d'une finition tout temps intéressante et d'un mode rafale à 9 vps (sans suivi autofocus). On appréciera également la possibilité d'ajouter une poignée d'alimentation pour étendre l'autonomie et améliorer la prise en mains.

Le GX7 prend l'avantage sur de nombreux autres points : le mode vidéo est beaucoup plus complet, il dispose d'un flash pop-up, son écran LCD est plus précis et la fonction tactile mieux implantée, l'obturateur mécanique monte au 1/8000 s et le GX7 propose un déclenchement silencieux avec un obturateur électronique.

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| Sony Nex-6 test review | |

Sony Nex-6. Chez Sony, c'est le Nex-6 qui viendra affronter le dernier né chez Panasonic et les deux modèles partagent certaines caractéristiques. Tous deux disposent d'un viseur électronique intégré, d'un flash intégré, d'un écran orientable, d'une connexion Wi-Fi et d'un mode vidéo poussé.

Le capteur du Nex-6 est toutefois un peu plus grand (APS-C) et conserve une petite avance au niveau de la gestion du bruit électronique et de la dynamique. Le module AF hybride permet un suivi des sujets en mouvement un peu plus précis.

De son côté, le GX7 bénéficie d'un parc d'optiques nettement plus conséquent, d'un autofocus par détection de contraste plus réactif sur des sujets fixes, d'un capteur mécaniquement stabilisé, d'un écran tactile multipoints.

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| Fujifilm X-E1test review avis |


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Fujifilm X-E1. Moins cher que le GX7 (au niveau du tarif, il faudrait le comparer au X-pro1 doté d'un viseur hybride optique / électronique...) le X-E1 dispose d'un capteur X-Trans APS-C d'excellente facture qui lui permet de proposer la meilleure qualité d'image actuellement dans les hautes sensibilités. Il dispose également d'un viseur électronique de bonne qualité et d'une prise micro pour l'enregistrement audio en mode vidéo.

Toutefois sur tous les autres points, le GX7 domine son concurrent : l'écran LCD est plus grand, tactile et mieux défini. Le capteur est stabilisé mécaniquement ce qui permet d'exploiter avec un système de stabilisation pas moins de 40 optiques disponibles alors qu'elles ne sont qu'une dizaine du côté de Fujifilm. Si le GX7 n'a ni prise micro/casque, son mode vidéo n'en reste pas moins plus efficace avec les modes PSAM et une belle déclinaison de formats. Nous apprécions également la connectivité Wi-Fi qui permet de transformer votre smartphone en télécommande sans fil. Pour finir, l'autofocus du GX7 est également plus rapide que celui de son concurrent.

+
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 ISO
  • Présence d'un viseur électronique intégré et orientable avec détecteur de présence
  • Ecran LCD de qualité tactile multipoint et inclinable
  • Connexion Wi-Fi pour un pilotage distant sans fil : application réussie. Puce NFC pour une configuration rapide et simplifiée.
  • Présence d'un flash intégré pop-up et possibilité de piloter des flashes distants sans fil
  • Mode vidéo de qualité et complet (modes PSAM, HDTV 1080 50,25 et 24p)
  • Autofocus par détection de contraste très réactif en photo et en vidéo
  • Stabilisation mécanique du capteur pour une compatibilité avec les optiques Olympus
  • Déclemenchement totalement silencieux avec le rideau électronique, mais avec quelques limitations
  • Obturateur mécanique jusqu'au 1/8000 s
  • Beaucoup de commandes personnalisables. Possibilité d'enregistrer 3 modes complet.
  • Niveau électronique sur 2 axes
  • Bonne balance des blancs en lumière du jour
  • Filtres artistiques, mode panoramique par balayage, intervallomètre
  • Aide contextuelle pour de nombreuses options
  • Gamme d'optiques Micro 4/3 complète
  • Viseur trop étroit et présentant des effets arc-en-ciel
  • Affichage ralenti en basse lumière sur l'écran et le viseur électronique
  • Autonomie un peu limité (200 vues et 10 minutes de video). Pas de poignée pour une alimentation supplémentaire.
  • Pas de prise micro et casque pour la vidéo
  • Complexité de l'inteface avec pour certains beaucoup trop de commandes personnalisables
  • Déclenchement mécanique bruyant et peu agréable (chuitement)
  • Pas de stabilisation mécanique en vidéo (les optiques Panasonic sont stabilisées)
  • Autofocus qui patine en basse lumière, notament en vidéo
  • Pas de finition tout temps comme la série OM-D chez Olympus
  • Mode rafale un peu lent pour la photographie sportive
  • Bracketing d'exposition sur +/- 3 IL seulement
  • Un seul emplacement pour carte mémoire
  • Impossible de marquer ses images avec un copyright avec le boîtier
  • Club Lumix peu avenant (gestion de certaines fonctionnalités Wi-Fi)
  • Pas de rétroéclairage des commandes pour travailler dans l'obscurité
  • Format raw (RW2) propriétaire et toujours 12 bits
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Panasonic GX7
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