CapteurLive MOS processeur TruePic VII
MontureMicro 4/3
Optique livréeM.ZUIKO DIGITAL 14-42 mm 1:3.5-5.6 (ou la même optique EZ - Electronic Zoom)
Stabilisation3 axes image stabilisation
AntipoussièreFiltre à ondes supersoniques SSWF
ViseurÉlectronique d’une résolution d’environ 1,44 millions de points / 4 contrôles créatifs intégrés 100 % avec un grossissement allant de 1.01x à 1.15x en fonction du style de visée sélectionnée
Écran3 pouces, 1 440 000 points, 1 037 000 pixels
Mise au pointFAST AF à détection de contraste (MSC)
Modes autofocusSingle AF (S-AF) / Continu AF (C-AF)* / Manuel (MF) / S-AF + MF / AF Tracking (C-AF + TR)
Mesures d'expositionMesure ESP intégrale sur 324 zones, pondérée centrale, spot, spot hautes lumières, spot basses lumières
Modes d'expositionAuto, P : Programme, A : Priorité Ouverture, S : Priorité Vitesse, M : Manuel, Bulb, Time, Scène, Filtre Artistique, Sous-marin ; grand angle / macro
Vitesse d'obturation1/4000 - 60 s. Bulb/Time : 8 mn par défaut (1/2/4/8/15/20/25/30 minutes sélect.)
MotorisationOUI
Sensibilité ISO100 à 25 000 ISO
MémoireSD / SDHC / SDXC, compatible UHS-, Eye-Fi Classe 6 recommandée pour la vidéo
AlimentationBatterie Lithium-ion BLS-5
ConnexionMulti-connecteur dédié USB 2.0 Hi-Speed, AV et télécommande filaire, connecteur Micro-HDMI (Type D), Port électronique AP-2, griffe sabot flash standard
Dimensions119,1 x 82,3 x 45,9 mm
Poids396 g
LogicielsOlympus Viewer 3 (CD-ROM)
Dans la boîteBatterie Lithium-ion BLS-5 / chargeur BCS-5 / courroie / mode d’emploi / carte de garantie / logiciel Olympus Viewer 3 (CD-ROM) / câble USB / câble vidéo

Caractéristiques

Il est beau, il est tout neuf, ça y est, Olympus dégaine son nouveau compact à objectif interchangeable (COI) dans la gamme des OM-D. La firme nipponne investit énormément dans cette gamme d'appareils. Après le très remarqué EM-1, modèle expert-professionnel, voici donc l'entrée de gamme OM-D EM-10.

Olympus OM-D EM-10

Ce nouveau compact vient créer une réelle gamme d'appareils OM avec 3 boîtiers distincts.

On retiendra dans les grandes lignes l'absence de finition tout temps et de stabilisation 5 axes (3 axes sur l'EM-10).

Olympus OM-D EM-10

Le nouvel EM-10 est au final un savoureux mélange entre l'EM-5 et l'EM-1. En effet, il reprend la partie processeur de l'EM-1 avec le DSP (Digital Signal Processor) TruePic VII qui permet à l'appareil, entre autres, de monter jusqu'à 25 600 ISO, de disposer de la technologie Fast AF et de proposer une rafale à 8 images par seconde. Il dispose du capteur LiveMos de l'EM-5, à savoir un micro 4/3 de 16 millions de pixels (Mpx).

Olympus OM-D EM-10

Pour ce qui est de la visée, l'OM-D EM-10 présente bien entendu un viseur numérique intégré en plus de son écran arrière. C'est le même viseur que celui de l'EM-5 avec 1,44 Mpx. Olympus a beaucoup travaillé pour améliorer sa réactivité, désormais presque instantanée avec un temps de latence de l'ordre de 7 à 10 millisecondes. C'est particulièrement utile sur des sujets en mouvements. Sont également intégrés un écran orientable LCD de 3 pouces de diagonale et un petit flash pop-up qui permet de pouvoir déboucher les ombres sur des sujets contrastés et de synchroniser sans fil des flashs cobra pour une configuration strobist.

Olympus OM-D EM-10

D'un point de vue ergonomique, l'EM-10 est plus petit que son grand frère l'EM-5. On retrouve une conception en métal du plus bel effet et une ergonomie revue et optimisée. L'appareil intègre le Wi-Fi et toutes les fonctions qui s'y rattachent, comme l'EM-1. Notons aussi la possibilité de déclencher des photos pendant un enregistrement vidéo.

Déplier

Prise en main

Fort de son héritage photographique, bâti sur le succès de ses boîtiers dans les années 1970-1980, Olympus a su faire revivre "à la sauce numérique" ses OM et autres PEN et les rendre compétitifs, tout en les adaptant aux besoins d'un public toujours plus exigeant.

Olympus OM-D E-M10 test review

Ainsi est né l'OM-D E-M10. Entrée de gamme de la prestigieuse série des OM, le nouveau venu se pose en outsider et entend en découdre avec la concurrence pour se faire une place sous le soleil des GFK.

S'il ne remplace pas l'E-M5 et n'entend pas jouer dans la même cour que le maître de la gamme, l'E-M1, l'OM-D E-M10 reprend à son compte une partie de l'électronique — dont le viseur — du dernier, le design et le processeur du second avec en bonus un flash intégré. Du coup, bien qu'entrée de gamme, l'E-M10 se retrouve équipé de solides arguments et de fonctionnalités intéressantes pour rivaliser avec les reflex.

C'est en tout cas ce qu'affirme le marketing et nous ne leur donnerons pas tort. Inutile de faire durer le suspense : la réponse est oui, E-M10 peut rivaliser avec un reflex !

Petit tour du propriétaire

Design

Penchons-nous sur l'aspect extérieur de ce boîtier. S'il reprend les codes stylistiques de l'E-M5, il apparaît pourtant que quelque chose a changé. L'OM-D E-M10 est plus petit (taille), plus léger, et surtout, plus agréable à l’œil, plus équilibré : en effet le (faux) prisme est mieux dessiné ! S'inspirant du bridge Stylus, il est légèrement plus ramassé, moins pointu, et la griffe flash est mieux intégrée.

Du coup, l'équilibre général du boîtier en profite et peu de choses viennent rompre la ligne avenante de l'E-M10. À la fois "vintage" et anguleuse, elle marie plutôt bien la disposition de ses molettes à double commande sur l'épaule droite, les différentes touches de raccourcis et la molette de sélection des modes. L'interrupteur se trouve au dos de l'appareil, tout en bas à droite, ce qui oblige une préhension à deux mains. C'est moins pratique que le positionnement en couronne que l'on retrouve sur les Nikon ou même le récent Samsung NX30 par exemple, mais cela limite les allumages accidentels.

COI Olympus OM-D E-M10, test review, dos

Au dos, l'écran LCD tactile de 7,5 cm et 1 037 000 points est monté sur charnière, permettant un basculement à 90° pour la visée poitrine et à 45° pour la visée à bout de bras. C'est toujours moins pratique qu'un écran monté sur rotule, mais mieux qu'un écran fixe !

En continuant notre tour d'inspection, nous découvrons un autre miracle des designers japonais : les touches FN1 et Lecture sont enfin à une place convenable. Sur l'E-M5, elles étaient situées juste au-dessus de l'écran, dans un léger renfoncement anguleux qui agaçait le pouce à l'usage. Ici, au contraire, les touches tombent bien sous le doigt et leur disposition permet une pression facile et rapide.

De même, les différentes touches de raccourcis offrent un accès direct à certaines fonctionnalités. Vous pourrez passer de (trop) longues heures à paramétrer votre boîtier comme bon vous semble.

D'un point de vue purement esthétique, l'OM-D E-M10 s'impose comme une réussite. Il est selon nous bien mieux dessiné que l'EM5 (ce dernier étant pourtant loin d'être raté) et impose une ligne à la fois rétro et moderne, dont le dynamisme donne "envie de faire des photos".

COI Olympus OMD EM-10, vue de dessus

En main

La prise en main est excellente. Le grip avant profite là aussi d'une meilleure intégration au châssis et le majeur glisse fermement le long du boîtier. Nous sommes évidemment loin des standards imposés par les poignées reflex, mais le galbe demeure de ce fait beaucoup plus épuré. Autre point intéressant : grâce au dessin de ce grip, et bien que la hauteur du boîtier ne soit que de 82,3 mm, l'auriculaire et l'annulaire ne restent pas coincés sous la semelle du boîtier. Enfin, le pouce se cale automatiquement sur le repose-pouce prévu à cet effet. La prise en main est donc ferme et rassurante. Même constat au niveau des finitions : pas de jeu dans les ajustages.

À l'œil

C'est tout naturellement que nous portons l'OM-D E-M10 à l’œil. Le viseur de 1 440 000 points hérité de l'E-M5 remplit bien son rôle — pas de bonne ou de mauvaise surprise. Nous sommes en territoire connu, même si nous ne pouvions qu'espérer un dégagement oculaire plus élevé pour un meilleur confort et un taux de rafraîchissement accru. Rien de catastrophique, mais en intérieur, quelques traînées de rémanence risquent de faire leur apparition sur les mouvements rapides ; de plus, sur des scènes à fort contraste (contre-jour par exemple), la visée électronique reste bien moins agréable que la visée optique.

Personnalisation

L'OM-D E-M10 offre un large choix de personnalisation à son utilisateur. Pour ce faire, vous devrez dans un premier temps vous plonger dans la longue, très longue liste des paramétrages. Malheureusement, la navigation est particulièrement alambiquée et l'interface manque de fluidité. En théorie, une fois certains paramètres ajustés, vous n'aurez plus à retourner dans le menu, mais s'y retrouver reste franchement très compliqué.

De plus, lorsque vous sortez du menu une fois l'option validée, il n'y a pas de retour prédictif. Et la navigation au doigt ne se fait pas dans les menus : il faudra utiliser les flèches du trèfle et les molettes. Olympus donne heureusement accès à un "menu rapide" (Quick Menu) dont les options défilent sur la droite. C'est évidemment plus rapide et vous pouvez visualiser l'effet en direct, mais l'interface nous paraît tout de même vieillotte et peu compréhensible pour le grand public.

Connectivité

La connectivité reste classique, offrant une compatibilité avec des cartes mémoires SD SDHC, SDXC et UHS‑I, une prise micro HDMI type D et USB 2.0. L'OM-D E-M10 intègre le Wi-Fi pour un contrôle total de l'appareil, notamment la mise au point, le déclenchement, le contrôle du zoom, le changement des paramètres d'exposition et bien sûr le partage d'images grâce à l'application "Olympus Image Share". La reconnaissance entre le mobile et le boîtier se fait par un QR code, ce qui simplifie la connexion.

COI Olympus OM-D E-M10, test review, connexions

Réactivité

À l'allumage, avec le zoom livré en kit, il faut 2 secondes pouvoir prendre la première photo. Ce délai médiocre n'est cependant imputable qu'à l'optique : elle doit se déplier avant de pouvoir photographier. En effet, l'E-M10 est proposé en kit avec le nouveau 14-42 mm f/3,5-5,6 et rétractable. Il est donc très compact, et motorisé pour faciliter le zooming en vidéo.

L'autofocus est très réactif et l'appareil se montre fort agréable à utiliser. Il n'y a pas de différence entre le déclenchement physique et le tapotement au doigt sur l'écran tactile. Il arrive que sur des scènes à faible contraste, un léger effet de pompage soit visible, mais globalement l'OM-D E-M10 s'en sort avec les honneurs. Il lui faut en effet environ 0,15 s pour faire le point en grand angle en plein jour, et 0,45 s dans l'obscurité. Des scores très honorables : le Nikon D5300 par exemple, réputé pour sa célérité, obtient respectivement 0,26 s et 0,33 s dans les mêmes conditions en visée optique (ses temps en live view sont rédhibitoires sur les scènes d'action). Une fois de plus, l'idée longtemps avancée selon laquelle les hybrides sont moins véloces que les reflex devient caduque.

COI Olympus OM-D E-M10, déploiement du zoom

Déplier

Précision, colorimétrie

COI Olympus OM-D EM-10*

Grand angle 14 mm (équivalent 28 mm en 24x36)

Au centre

Le Zuiko 14-42 mm f/3,5-f5,6 EZ ED MSC motorisé livré en kit avec l'OM-D EM-10 est une bonne surprise. À vrai dire, nous n'en attendions pas moins de la part d'Olympus puisque de coutume, la marque a toujours proposé des zooms de base de qualité.

Avec cette version motorisée et particulièrement compacte (22,4 mm rétracté !), ce Zuiko ne déroge pas à la règle. Nous sommes loin des standards professionnels, mais il se défend honorablement. Au centre, de la pleine ouverture jusqu'à f/8, le micro-contraste est élevé. Les fins détails sont fidèlement retranscrits et le piqué est élevé. À f/11, la diffraction commence à déposer un léger voile flou mais l'image garde une bonne tenue. À f/16, le piqué est plus sensiblement en baisse, mais avec un subtil travail d'accentuation, il sera finalement possible d'obtenir un résultat convenable. À f/22 malheureusement, rien y fera, la diffraction réduit fortement le micro-contraste.

Olympus E-M10 test review Zuiko 14-42 mm

Aux bords

Si les bords apparaissent sans surprise plus mous que le centre, les résultats ne sont pas si mauvais entre f/3,5 et f/5,6. L'image devient plus homogène au fur et à mesure que l'on ferme le diaphragme, et c'est entre f/5,6 et f/8 que le Zuiko révèlera tout son potentiel au grand angle. À partir de f/11, la diffraction commence son sabotage des fins détails et à f/16, il n'y aura plus grand-chose à sauver.

Olympus E-M10 test review Zuiko 14-42 mm

Milieu de zoom 26 mm (équivalent à 52 mm en 24x36)

Au centre

En zoomant, les résultats sont encore meilleurs. Le Zuiko délivrant tout son potentiel entre f/5,6 et f/8. À la pleine ouverture, le piqué est déjà très bon, mais c'est sur le tiers de diaphragme suivant que le piqué sera le plus élevé. Notez qu'à f/11, l'image est encore tout à fait exploitable et qu'un léger travail d'accentuation permettra même de fermer à f/16.

Globalement, le résultat est enthousiasmant pour un zoom de cette catégorie, la résolution des fins détails et le micro-contraste étant élevés.

Olympus E-M10 test review Zuiko 14-42 mm

Aux bords

Même constat en allant dans les angles de notre mire de test. Si, à la pleine ouverture, les bords restent en retrait, en fermant à f/5,6 et jusqu'à f/11, on récupère une belle homogénéité. Il sera encore possible d'espérer un petit tirage à f/16, mais oubliez le diaphragme supérieur.

Olympus E-M10 test review Zuiko 14-42 mm

Télé 32 mm (équivalent à 64 mm en 24x36)

Au centre

Pour finir, le centre marque une baisse de piqué sensible à fond de zoom et à la pleine ouverture. On retrouve un piqué intéressant à partir de f/8 et jusqu'à f/11, mais notez que pour un beau portrait, on est loin d'une ouverture idéale — à moins que vous ne travailliez en studio.

Olympus E-M10 test review Zuiko 14-42 mm

Conclusions

Ce Zuiko 14-42 mm f/3,5-5,6 EZ ED MSC motorisé révèle des qualités très suffisantes pour aborder la photographie en toute sérénité. Il se montre légèrement plus performant que le petit Panasonic 12-32 mm f/3,5-5,6 fourni en kit avec le Panasonic GM1.

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Gestion du bruit électronique

L'OM-D EM-10 dispose du même capteur que son grand frère l'OM-D E-M5 et du même processeur que le modèle haut de gamme l'OM-S E-M1. Le capteur au format micro 4/3 est donc de 16 millions de pixels en technologie LiveMos. Le processeur est la septième génération de DSP Olympus : le TruePic VII.

Avec de telles caractéristiques, on en droit d'attendre le même type de résultats qu'avec un E-M1. Sur ce dernier les résultats sont très propres jusqu'à 800 ISO, le bruit commence à se faire sentir à partir de 1600 ISO pour devenir assez problématique dès 6400 ISO. L'OM-D E-M10 dispose d'une plage de sensibilité de 100 à 25 600 ISO.

Pour ce test, notre scène est éclairée sous 200 lux. Le boîtier équipé du nouveau 14-42 mm f/3,5-5,6 EZ est réglé à une ouverture de f/5,6. L'objectif est en position 25 mm, soit un équivalent 50 mm. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ORF).

Les images sont très propres de 100 à 1600 ISO, même si à cette sensibilité on commence à ressentir très légèrement le bruit avec l'apparition d'un très fin moutonnement. À 3200 ISO, il devient plus présent, mais n'endommage pas encore trop la qualité de reproduction des détails. La qualité d'image devient tout juste acceptable à 12 800 ISO. Au-delà, on parle plus de bouillie que de photo.

pixumPour l'observation de la qualité des images en format 30 x 45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Comparons les résultats de l'OM-D E-M10 à ceux de l'E-M5 et de l'E-M1.

Dans l'ensemble, les résultats sont similaires mis à part une amélioration notable à 12 800 ISO.

Voyons maintenant en comparaison avec le reflex Canon EOS 700D et le Nikon D3200 (nous n'avons pas encore testé le D3300).

Niveau bruit, le nouvel OM-D E-M10 se défend tout à fait face aux reflex Canon et Nikon. Il fait même mieux à 12 800 ISO. Dans l'ensemble le bruit est différent. Il est plus coloré sur les reflex.

Enfin, comparons l'OM-D E-M10 à ses concurrents directs parmi les COI : le Panasonic Lumix GX7 (équipé d'un capteur micro 4/3), le Sony A7 (équipé d'un capteur 24 x 36 mm) et le Fujifilm X-Pro 1 (équipé d'un capteur APS-C).

Déplier

Exemples de photos

L'OM-D EM-10 peut être idéal pour la photographie de reportage au vu de sa taille et de sa compacité.

Nous l'avons emporté avec nous au Salon du Livre, porte de Versailles. Petite revue d'images tests.

Le dernier-né d'Olympus est fourni avec une optique de base intéressante (14-42 mm f/3,5-5,6) offrant une couverture de zoom polyvalente pour débuter. Au grand angle (équivalent au 28 mm en Full Frame) il est aisé d'embrasser une large partie de la scène. Grâce à l'écran monté sur charnière, la visée à bout de bras n'est pas un problème, d'autant que le déclenchement tactile et rapide favorise l'opération.

Olympus OM-D E-M10 exemple 1

À 1 600 ISO, l'image reste propre et détaillée. Notez que le format globalement compact de l'OM-D permet de s'approcher des sujets sans les déranger.

Olympus OM-D E-M10 exemple 3

Bien qu'en intérieur et ne bénéficiant pas d'une lumière très vive à ce moment-là, l'autofocus n'a pas hésité un instant pour saisir l'expression de cette jeune femme. L'OM-D peut s'enorgueillir d'être équipé de l'un des systèmes autofocus les plus véloces du marché, que ce soit via le déclencheur physique ou au doigt sur l'écran tactile.

Olympus OM-D E-M10 exemple 4

Aux sensibilités usuelles, le grain est presque invisible. En mode d'image Muted, la saturation est abaissée pour donner un aspect naturel aux couleurs.

Olympus OM-D E-M10 exemple 5

Cependant les hybrides Olympus se distinguent depuis longtemps par l'intégration particulièrement réussie de filtres artistiques, et notamment un noir et blanc contrasté et granuleux, rappelant certains films argentiques. Si le rendu est effectivement un peu trop contrasté, l'image offre une texture agréable et un effet un peu clinquant pas désagréable.

Olympus OM-D E-M10 exemple 6

L'utilisation du noir et blanc a en tout cas un avantage certain, celui d'aider le photographe dans sa composition et l'équilibre des masses. Léger bémol toutefois sur cette image : nous avions fait le point sur la main, et c'est la tranche du livre à droite qui se retrouve nette.

Olympus OM-D E-M10 exemple 7

À fond de zoom pour un portrait, on se retrouve avec un équivalent 85 mm. Malheureusement, l'optique ne permet pas d'ouvrir à plus de f/5,6, du coup le temps de pose est un peu lent et le bokeh (flou d'arrière-plan) manque d'onctuosité.

Olympus OM-D E-M10 exemple 8

En se baladant sur les filtres artistiques intégrés, on se rend compte que tous ne sont pas aussi bien gérés ; par exemple, la zone de netteté sur l'effet miniature n'est pas déplaçable en hauteur.

Olympus OM-D E-M10 exemple 10

Ici, un exemple du filtre sténopé : l'image manque un peu de piqué.

Olympus OM-D E-M10 exemple 12

Si l'optique fournit une image détaillée, la balance des blancs automatique pèche sur cette image en tirant trop sur le jaune alors que l'éclairage était sensiblement homogène à l'œil.

Olympus OM-D E-M10 exemple 13

Notre Zuiko 45 mm f/1,8 reprend du service pour une série de portraits, ce qui permet de profiter d'une qualité d'image rendant hommage au capteur 16 millions de pixels de l'OMD.

Olympus OM-D E-M10 exemple 15

À 1 600 ISO, le bruit, quoique présent, conserve une signature agréable, ne brouillant pas les fins détails et évitant d'apparaître par amas colorés.

Olympus OM-D E-M10 exemple 17

Même constat appréciable à 6 400 IS0 : le petit capteur 4/3 se défend bien, le bruit de luminance reste finalement discret et porte presque une signature argentique ; en revanche les fins détails commencent à être lissés.

Olympus OM-D E-M10 exemple 18

Là aussi, on voit que les détails sont grignotés par les artéfacts du bruit de luminance. Notez que le bruit de chrominance apparaît par petits paquets dans les aplats. Cependant non seulement l'image reste exploitable, mais on mesure en plus les progrès réalisés par la marque par rapport à ses premières productions hybrides. La gestion du bruit sur l'OM-D EM-10 est identique à celle du fleuron de la gamme, l'EM-1.

Olympus OM-D E-M10 exemple 19

Dommage que la balance des blancs se soit révélée capricieuse sur notre reportage — la qualité à 6 400 ISO reste là aussi franchement acceptable pour un tirage presse.

Olympus OM-D E-M10 exemple 20

Quand vous ne savez pas quel filtre artistique appliquer à vos images, il vous suffit d'éditer un fichier brut (RAW) directement dans le boîtier et de choisir l'option Art Bracketing. Ici, le filtre "ton dramatique" a été retenu...

Olympus OM-D E-M10 exemple 22

... et ici un effet "soft focus".

Olympus OM-D E-M10 exemple 23
Déplier

Verdict

Olympus OM-D E-M10 test review recommandé
Finalement, que penser de cet Olympus OM-D EM-10 ? Avec son viseur affichant 1 440 000 points, son écran orientable et tactile (mais pas multipoints), un autofocus véloce et un prix tournant autour de 599 € nu, il garde les atouts de la série OM et s’inscrit en digne héritier de la marque.

L'EM-10 dispose de nombreux arguments pour séduire, à commencer par sa ligne. Il est plus ramassé, plus compact et finalement mieux dessiné que l’E-M5, ce dernier ne semblant garder pour lui que la finition tout temps et une stabilisation 5 axes. Cela sera-t-il pénalisant à l'usage ? En regard du public visé, non. Avec un capteur Live Mos de 16,1 Mpx et le processeur True Pic VII du vaisseau amiral E-M1, l’OM-D EM-10 se positionne véritablement comme un choix alternatif pertinent par rapport aux reflex du même prix, d’autant que le parc micro 4/3 est fourni et dispose d’optiques de qualité.

Sur le terrain, l’OM-D EM-10 est agréable à utiliser. Sa préhension est plaisante, il est performant (rafale à 8 ips), son autofocus est véloce et, surtout, il intègre une multitude d’options permettant de le personnaliser à sa guise : touches Fn, filtres artistiques, molettes personnalisables. Enfin, atout supplémentaire, il intègre un flash pop-up pour déboucher un contre-jour ou piloter des flashes distants.

Cependant tout n’est pas parfait, à commencer par la navigation dans les menus, toujours aussi douloureuse. C’est presque une punition que de se plonger dans la longue liste des options (pas toujours très claires) et de paramétrer le boîtier convenablement. Certes, il est heureux de proposer autant d’options, ce qui permet d’élargir le public, mais encore une fois, l’ensemble manque selon nous de rationalité et de cohérence. L’interface graphique, quoique modernisée, mériterait elle aussi un bon coup de balai. Notez que l’écran tactile ne fonctionne pas dans les menus.

Au chapitre des doléances ergonomiques, la molette avant de réglage de l’exposition manque de fermeté. De nombreuses fois, nous nous sommes retrouvés avec une sur- ou une sous-exposition aléatoire parce que la molette avait tourné malencontreusement.

Pour contrebalancer cet aspect, le Quick Menu reste pratique et permet de modifier rapidement un réglage. Notons par ailleurs quelques bonnes idées d’Olympus : ils ont non seulement intégré le créateur de couleur, mais aussi une liste d’options intéressantes, comme la retouche de la courbe d’image ou encore l’attribution de réglage de la sensibilité ou de la balance des blancs aux molettes. À ce propos, si ladite balance s’est révélée fiable la plupart du temps, nous avons par moments noté une dérive un peu trop chaude en intérieur.

Globalement, la qualité d’image reste excellente jusqu’à 1 600 ISO. Entre 800 ISO et 1 600 ISO, le grain est légèrement visible, mais demeure appréciable et donne un aspect légèrement texturé aux images que nous apprécions beaucoup. À 3 200 ISO, le grain fin commence à se muer en moutonnement plus visible et de légères traces de bruit de chrominance font leur apparition sur les aplats. Les fins détails sont aussi plus dilués, mais l’image reste exploitable sans arrière-pensée sur des tailles d’impressions classiques.

À 6 400 ISO, la bascule est bien visible : le bruit de luminance envahit davantage l’image et quelques pixels aberrants nuisent à la lecture, même s'il reste possible de tirer encore de belles impressions pour peu que l’image soit bien exposée. Au-delà, ça se complique. La dégradation est trop visible, l’image perd en dynamique et les fins détails sont dilués dans les artéfacts de bruits.

Notez que les modes couleurs de l’OM-D E-M10 permettent d’affiner ses styles d’images de façon assez poussée et qu’une fois encore, l’implantation des filtres artistiques est une réussite.

Hors analyse de la montée ISO, les images présentent une agréable tenue. Si le mode I-Enhance propose un rendu trop saturé, il sera possible d'ajuster directement les courbes d'image des différents modes. De même, il reste particulièrement plaisant d'utiliser les filtres artistiques intégrés, notamment le "Noir et blanc granuleux" et le "Ton neutre et lumineux" qui rappellent par de nombreux aspects les rendus argentiques.

L'implantation du Wi-Fi permet de partager ses images simplement, à l'aide d'un smartphone, grâce à la lecture d'un QR code et l'application Olympus Image Share. Une fois les deux appareils connectés il est aussi possible de prendre le contrôle du boîtier.

La vidéo offre quant à elle une qualité d'image correcte, avec un mode HTDV 1080p 30 ips, mais la cadence risque de se montrer un peu faible sur les scènes d'action et il n'est pas possible de prendre le contrôle des paramètres d'exposition pendant le tournage. Oubliez aussi le peaking actif pour une aide à la mise au point pendant l'enregistrement, et ce n'est pas l'absence d'entrée micro supplémentaire qui vous consolera. Sur ce point, le mode vidéo de l'OM-D E-M10 reste bien en retrait de Panasonic.

Face à la concurrence

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| Sony A6000 |


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Sony Alpha 6000. L'annonce de l'Alpha 6000 a sonné comme un coup de tonnerre pour la concurrence puisque que pour le même prix, Sony propose un hybride doté d'un capteur APS-C 24,7 Mpx d'excellente qualité, du processeur BionZ X pour le traitement d'image, d'un autofocus hybride ultra-rapide, du Wi-Fi NFC et de la vidéo HDTV 1080 60p.

En dépit de tous ces atouts, l'OM-D E-M10 ne démérite pas, ne serait-ce que par la vélocité de son AF et sa qualité d'image. Bien qu'elle soit inférieure à celle de l'Alpha, sur des tailles de tirages standard, l'EM-10 fera sans doute jeu égal jusqu'à 1 600 ISO. De plus, l'Olympus profite de la formidable force de frappe des objectifs du parc micro 4/3 contre lequel Sony ne peut que présenter que quelques objectifs lumineux (de qualité). Au niveau de la navigation et de l'interconnectivité, le Sony se montre plus instinctif, mais l'Olympus reste un outil plaisant à utiliser, notamment grâce à ses filtres intégrés. Il conserve aussi, d'un strict point de vue personnel, un design plus abouti.

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| Canon 100D |


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Canon 100D. Grâce au 100D, Canon met à la disposition des photographes amateurs de compacité le plus petit reflex du marché. Ne sacrifiant rien à la qualité d'image, celui-ci reprend toute la technologie du 650D, du processeur au capteur en passant par l'écran tactile capacitif, mais non orientable. C'est un peu la seule chose qui manque à ce 100D, d'autant qu'il reste particulièrement simple à utiliser et intuitif, comparé à l'Olympus. Un point négatif joue cependant en sa défaveur : son optique livrée en kit révèle de mauvais résultats, ce qui le pénalisera si vous souhaitez réaliser des tirages supérieurs au A4.

En face, l'OM-D conserve l'argument d'une compacité plus aboutie, puisque son optique est rétractable et sa monture, beaucoup plus compacte. Au niveau du design, l'avantage est conservé par Olympus qui propose de mêler angles et galbes pour un style rétro réussi. L'AF de l'Olympus demeure aussi performant en basse lumière, mais sur les abords des terrains de sports, la visée reflex sera plus efficace (d'autant que le viseur optique reste préférable dans de nombreuses situations). En revanche, on préfèrera l'Olympus pour sa capacité de personnalisation plus poussée et, encore une fois, l'étendue de son parc optique pensé pour la compacité.

Déplier
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  • Design
  • Compacité
  • Écran tactile monté sur charnière
  • Viseur agréable grâce à un taux de rafraîchissement élevé
  • Créateur de couleur et filtres artistiques implémentés
  • Nombreuses possibilités de personnalisation
  • Qualité d'image jusqu'à 1600 ISO voire 3200 ISO
  • Autofocus véloce et réactif
  • Zoom motorisé assez performant
  • Flash intégré
  • Wi-Fi
  • Stabilisation sur 3 axes seulement
  • Pas de tropicalisation
  • Dégagement oculaire du viseur un peu faible
  • Molette de réglage avant manquant de fermeté
  • Pas de prise micro ni de prise casque
  • Navigation dans les menus rébarbative
  • Mode vidéo limité à 30 ips
  • Pas de réglages manuels de l'exposition pendant l'enregistrement
  • Pas de peaking pendant l'enregistrement
David Lefevre

Photographe et vidéaste professionnel, spécialiste des reportages, des conseils photo et surtout adore regarder la terre vue du ciel avec ses drones.

Les prix
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