Capteur4/3" Live MOS. 20,4 Mpx (21,8 Mpx total) sans filtre passe-bas. 17,3 x 13 mm
MontureMicro 4/3
Optique livréeselon les kits
Stabilisationoui, mécanique. Sur 5 axes. Gain de 5,5 IL selon de constructeur.
Antipoussièreoui. Filtre à ondes supersoniques
Viseurélectronique. 2 360 000 points. Couverture 100 %. Grossissement de 0,74x (eq. 24x36). Dégagement oculaire de 21 mm.
Flashnon. Livré dans la boîte, un flash détachable et orientable. Synchro au 1/250 s. Possibilité de contrôler des flashes distants sans fil.
ÉcranLCD de 7,6 cm. 1 037 000 points. Orientable (rotule) et tactile.
Mise au pointhybride à corrélation de phase sur l'imageur principal et détection de contraste. 121 collimateurs. Groupes à 9 ou 5 points.
Modes autofocussimple, continu, manuel, continu + suivi
Mesures d'expositionmesure TTL 324 zones. Correction d'exposition sur +/- 5 IL.
Modes d'expositionPSAM
Vitesse d'obturation1/8 000 à 60 s.
Motorisation15 ips (84 RAW / 117 JPEG) en obturation mécanique. 60 ips en obturation électronique. 200 000 déclenchements.
Sensibilité ISO100 (Low) à 25 600 ISO (manuel). Plage 200-6 400 ISO en mode auto
Mémoire2 emplacements SD/ SDHC / SDXC (compatibilité UHS-I et II)
Format image photoRAW (12 bits) 5 184 x 3 688 px. JPEG
Format image vidéoMOV (H.264) ou .AVI (MJPEG) 4K 4 096 x 2 160 px (24p : 237 Mbps) UHD 3 840 x 2 160 px (30/25/24p : 102 Mbps) HDTV 1080 : 30/25/24p en ALL-I et 60/50p (IPB)
Alimentationbatterie Li-Ion BLH-1. 440 vues (CIPA)
ConnexionHDMI (type D), USB 3 (type C), Wi-Fi, entrée micro / casque mini-jack 3,5 mm
Dimensions134 x 91 x 69 mm
Poids574 g
Logiciels/
Dans la boîte/

Caractéristiques

Olympus OM-D E-M1 Mark II

Incarnant le nouveau fer de lance des appareils photo de la marque, l'Olympus OM-D E-M1 Mark II reprend le look de petit reflex aux courbes agressives propre à la gamme OM-D, tout en y ajoutant des évolutions bienvenues. En plus de son caractère compact et tout-terrain, l'hybride au capteur Micro 4/3 de 20 Mpx se targue ainsi d'une réactivité à toute épreuve.

Caractéristiques

Test terrain jour 1

Olympus OM-D E-M1 II test review prise en main terrain

Prise en main

Un peu plus épais que son prédécesseur, l'Olympus OM-D E-M1 II est doté d'une poignée plus massive et plus agréable à prendre en main. Le boîtier reste très compact et ceux qui souhaitent avoir un boîtier un peu plus massif pourront toujours greffer une poignée d'alimentation répondant au doux nom de HLD-9 et permettant d'embarquer une batterie supplémentaire pour pratiquement doubler l'autonomie.

L'autre changement important reste l'intégration, comme sur le Pen-F, d'un écran LCD monté sur rotule. Une spécificité qui permet d'orienter l'écran dans pratiquement toutes les directions. Vous pouvez ainsi le retourner complètement pour le protéger des coups pendant le transport. Les vidéastes, notamment, apprécieront de retrouver la liberté d'orientation dont ils disposent sur une caméra traditionnelle. Toutefois et comme sur le GH4 de Panasonic, l'écran, une fois ouvert, vient buter contre les différentes connexions situées sur la partie droite du boîtier. Ainsi, une fois que vous avez connecté un micro, un casque et, pourquoi pas, un enregistreur externe, vous ne pourrez plus ouvrir complètement l'écran. Dommage.

La finition de l'E-M1 II est remarquable et, une fois de plus, nous n'avons pas rencontré de problème de fonctionnement, même avec beaucoup de poussière et parfois même de la boue. Si le niveau de tropicalisation n'a pas évolué depuis la première version de l'E-M1, il reste d'un excellent niveau et lors de de différentes démonstrations, les équipes d'Olympus n'hésitent pas à "nettoyer" le boîtier (et certaines optiques également tropicalisées) directement sous un jet d'eau.

Les premiers contacts avec ce "Mark II" ne dépayseront pas ceux qui connaissent déjà un peu le monde Olympus. Les autres seront sans doute un peu surpris devant la profusion de commandes. Ce boîtier plaira donc davantage aux photographes qui apprécient de pouvoir modifier la plupart des réglages avec des raccourcis. Les autres pourront être désorientés devant toutes ces possibilités. Par exemple, il est possible d'attribuer deux jeux de commandes aux touches personnalisées en basculant d'une position 1 à 2 à l'aide d'un levier !

Olympus OM-D E-M1 Mark II

Le très haut niveau de personnalisation ne s'arrête pas là et les menus sont à l'image de l'interface physique : denses ! Là encore, on mesure les intentions des ingénieurs d'Olympus de donner accès aux utilisateurs à un maximum de réglages. Les options sont – très ou trop – nombreuses que l'on finit par s'y égarer. Difficile, dans un premier, de retrouver certaines fonctionnalités dans la pléthore de choix. Certains intitulés pourront même sembler un peu hermétiques, comme cet AF Scanner dont la fonction est bien difficile à connaître. Bref, l'E-M1 II marque est un animal que l'on doit apprivoiser.

Les premiers déclenchements de l'E-M1 II impressionnent : le boîtier est extrêmement réactif et répond aux moindres sollicitations. Nous avons l'agréable sentiment d'avoir un reflex pro de type D5 ou 1D X II entre les mains. Les déclenchements sont en outre très soyeux, avec un bruit feutré particulièrement agréable et discret. Pour les spectacles, il est également possible de basculer sur un obturateur électronique totalement silencieux.

La batterie, imposante, occupe une bonne partie du volume de l'E-M1 avec une capacité supérieure d'environ 40 %. En test, nous avons réussi à déclencher environ 500 fois (avec quelques minutes de vidéo UHD) sur un cycle de batterie. C'est effectivement mieux que le précédent modèle, mais on reste assez loin de l'autonomie d'un reflex. L'E-M1 dispose d'une prise USB de type C, mais il n'est malheureusement pas possible de le recharger via ce connecteur. Dommage.

Le viseur électronique manque toujours de dynamique et montre rapidement ses limites sur des scènes très contrastées, mais il est spacieux (grossissement de 0,74x en eq. 24x36) et fluide même en basse lumière avec un rafraîchissement à 120 ips.

Rafale 18 / 60 ips suivi autofocus

En mode AF-S, l'hybride expert d'Olympus s'avère très réactif et supérieur à son frère aîné. L'autofocus continu s'est montré très "accrocheur" lors de nos différents essais, mais il faudra attendre des tests plus approfondis pour apprivoiser toutes les possibilités qu'offre le boîtier.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 11

Le mode Pro Capture est également très intéressant et ouvre les portes à des nouvelles possibilités photographiques avec une rafale à 60 ips en pleine définition (JPEG / RAW). Lorsque vous appuyez à mi-course sur le déclencheur, l'E-M1 II commence à enregistrer la séquence photo en mémoire tampon, jusqu'à 14 vues, en boucle, pour n'écrire sur la carte mémoire qu'au moment du déclenchement complet. La mémoire tampon est variable jusqu'à 99 images. Avec un temps de pose très court, il est possible de décomposer des mouvements rapides. Lors de différents essais, nous avons pu capturer différents moments d'une flèche traversant des ballons avec une excellente précision. Attention, dans ce cas, la mise au point et la mesure d'exposition sont bloquées sur la première image et le temps de traitement après la prise de vue, assez long, bloque l'appareil photo.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 16
Olympus OM-D E-M1 II exemple 17
Olympus OM-D E-M1 II exemple 18
Olympus OM-D E-M1 II exemple 19
Olympus OM-D E-M1 II exemple 20
Olympus OM-D E-M1 II exemple 27

Olympus E-M1 II mode Pro Capture

20 Mpx et très haute définition

(filtre passe-bas) Le capteur de 20 Mpx qui équipe le nouveau porte-étendard de la marque n'est pas le même que celui du Pen-F. Si la définition est la même, la construction est différente, avec à la fois un système autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste, et un système de lecture des données optimisées pour les cuivres les cadences d'enregistrement. Le surcroît de définition est une bonne nouvelle et permet à l'E-M1 II de sortir des sempiternels 16 Mpx devenus classiques pour les boîtiers Micro 4/3. La caution "pro" est donc bien là.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 1
Olympus OM-D E-M1 II exemple 2
Olympus OM-D E-M1 II exemple 5
Olympus OM-D E-M1 II exemple 14

En outre, les optiques — la série pro du moins — semblent parfaitement supporter cette définition supplémentaire. Les images réalisées avec le 12-40 mm f/2,8, le 12-100 mm f/4 (le compagnon idéal pour le voyage) et le 300 mm f/4 sont extrêmement détaillées. L'absence de filtre passe-bas explique en partie ce piqué. L'E-M1 II dispose toujours de la fonction très haute définition dans laquelle l'appareil enregistre 8 images décalées afin d'augmenter le nombre de pixels enregistrés. Le procédé fonctionne bien et permet d'obtenir des images JPEG en 8 160 x 6 120 px pixels et des RAW encore plus volumineux (environ 80 Mpx). Cette fonctionnalité sera toutefois à réserver aux sujets statiques comme le packshot en studio, car le moindre mouvement du sujet photographié pendant la captation des 8 images créera des artéfacts.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 30

Bruit électronique

L'Olympus OM-D E-M1 II propose une plage de sensibilité ISO auto entre 200 et 6 400 ISO. Une plage bien raisonnable, qui lui permet de délivrer des images facilement exploitables. Il sera possible de grimper jusqu'à 25 600 manuellement, mais les résultats sont effectivement beaucoup plus aléatoires en fonction de la quantité de lumière et de sa qualité. En attendant une montée ISO en studio dans notre environnement contrôlé pour faciliter la comparaison, nous vous proposons quelques images réalisées à différentes sensibilités ISO.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 24
Olympus OM-D E-M1 II exemple 25
Olympus OM-D E-M1 II exemple 26

Dynamique

Lors de nos tests, nous avons photographié des scènes assez contrastées. L'affichage du viseur électronique était assez sec et nous avons souvent eu l'impression que les images présentaient des hautes lumières percées. Il est donc important d'utiliser l'histogramme pour vérifier l'exposition. S'il est encore tôt pour se prononcer sur la latitude de travail de l'E-M1 II (nous n'avons pas encore la possibilité d'ouvrir les fichiers RAW avec Capture One ou Lightroom), nous avons eu quelques images avec des hautes lumières brûlées (JPEG). Les fichiers RAW propriétaires (.ORF) encodés sur 12 bits (4 096 valeurs par canal de couleur) montrent toutefois la possibilité de recouvrer certains détails.

Olympus E-M1 2 test review JPEG surexposé
Olympus E-M1 II rawdiggerEn haut, une image JPEG et en bas, le fichier RAW correspondant ouvert de manière un peu brutale (sans rendu) montrent que les informations sont bien là.

Stabilisation vidéo et photo

L'une des caractéristiques des boîtiers Micro 4/3 d'Olympus est la stabilisation mécanique par déplacement du capteur. Celle-ci fonctionne avec toutes les optiques, même celles qui ne sont pas estampillées par la marque. Depuis l'E-M5 II, Olympus annonce un gain supérieur à 4 IL et, surtout, cette stabilisation fonctionne désormais en mode vidéo.

Lors de nos tests des boîtiers EM-5 II / Pen-F, nous avons noté un gain de 4 IL qui fait du système Olympus l'un des plus performants. L'OM-D E-M1 II inaugure une nouvelle ère, avec une double stabilisation optimisée avec certaines optiques.

Pour l'instant, seuls le 300 mm et le 12-100 mm proposent cette fonctionnalité baptisée Sync IS. Ce procédé, déjà déployé chez Panasonic, permet de coupler les deux systèmes de stabilisation. En effet, la stabilisation mécanique est plus efficace avec les courtes focales jusqu'à 100 mm, au-delà, la stabilisation optique est plus adaptée. Ce système permettrait de gagner jusqu'à 5,5 IL et il faut bien avouer, sans avancer de chiffres, que la stabilisation des images est ici véritablement impressionnante. Avec le 300 mm, vous avez l'impression d'être sur un trépied.

En vidéo, le résultat est également très spectaculaire avec là encore l'impression d'utiliser une gimbal ! Les opérateurs vidéo apprécieront. Plus besoin de s'équiper d'un stabilisateur, d'équilibrer le matériel à chaque changement d'optique : ici, tout est immédiatement opérationnel. Et vous pouvez réaliser un travelling ou suivre un sujet comme si vous étiez plus lourdement équipé. Il faudra bien sûr un peu d'entraînement pour compenser tous les mouvements, notamment les oscillations très amples de la marche, mais globalement la sensation de stabilisation est un régal.

Exemple vidéo sans et avec stabilisation :

vidéo HUD non stabilisée

vidéo UHD stabilisée

Filtres créatifs

Malgré une orientation très professionnelle, l'OM-D E-M1 II dispose toujours des filtres créatifs et les rendus colorés, pour notre plus grand plaisir.

Olympus OM-D E-M1 II exemple 21
Olympus OM-D E-M1 II exemple 23

Prise en main

Pas de révolution dans cette nouvelle mouture de l'Olympus OM-D E-M1 (Mark II), mais les concepteurs du boîtier ont apporté quelques changements bien sentis.
Olympus OM-D E-M1 II test review vue de face capteurE-M1 II : un boîtier à l'épreuve des intempéries. Il faut toutefois penser à mettre un objectif devant !

La construction interne ne change et nous retrouvons dans l'E-M1 II un châssis en alliage de magnésium à la fois solide et léger. En bon boîtier professionnel, le nouvel hybride dispose d'une finition à l'épreuve des intempéries. Ce Mark II ne résistera pas à un bain forcé en piscine, mais vous pourrez affronter sans la moindre inquiétude une pluie, une tempête de neige ou des bourrasques poussiéreuses. Vous pourrez également le passer sous l'eau pour un nettoyage rapide. Il faudra toutefois veiller à un bien utiliser une optique également tropicalisée.

Gabarit

L'E-M1 II se positionne comme un boîtier professionnel et doit donc assurer une bonne prise en main avec une large poignée. L'adoption d'un capteur 4/3" permet toutefois de réduire considérablement l'encombrement général du boîtier. L'hybride d'Olympus est significativement plus compact que le reflex Nikon D500 ou le Canon 7D Mark II. En outre, l'encombrement des objectifs est également plus réduit.

Olympus OM-D E-M1 II comparaison dimensionsOlympus OM-D E-M1 II test review comparaison dimensions

Toutefois, il faut bien garder en tête qu'en matière d'autonomie — nous y reviendrons —, l'adoption d'un grip pour accéder à une batterie supplémentaire est presque incontournable pour atteindre environ 800 vues, soit peu ou prou ce que peut offrir un reflex de cette catégorie... sans poignée additionnelle.

Au final, il faut donc ajouter quelques centaines d'euros (299 €) et quelques centimètres à son boîtier, ou penser à prendre plusieurs batteries — donc plusieurs dizaines de grammes — dans son fourre-tout.

Question poids justement, là encore, l'E-M1 II se démarque en accusant 574 g tout équipé (sans optique). À titre de comparaison, le Nikon D500 grimpe à 860 g et le 7D Mark II, à 910 g, poids auxquels il faut naturellement ajouter les optiques qui sont plus lourdes pour les boîtiers reflex APS-C. Au final et malgré ce problème de batterie, l'E-M1 Mark II permet de gagner en volume et en poids, ce qui n'est pas négligeable.

Interface

Le dessus du boîtier présente un tableau de bord pour le moins impressionnant avec de nombreux leviers, molettes et touches. C'est un peu le signe distinctif d'Olympus, mais cette profusion de commandes peut également rebuter certaines photographes, notamment les professionnels qui travaillent finalement dans des configurations fixes.

Olympus OM-D E-M1 II test review vue de dessusNotez la présence, sur l'avant du boîtier d'une prise synchro flash.

Sur l'épaule gauche, vous trouverez un faux barillet (ressemblant aux anciennes molettes qui permettaient de rembobiner les pellicules). Celui-ci regroupe le levier pour la mise sous tension et deux commandes pour accéder à la motorisation (/ HDR) et le mode de mise au point, ainsi que la mesure d'exposition. La sélection d'une commande affiche deux menus en haut et en bas de l'écran, le choix des options s'effectuant avec la molette avant (menu haut) et la molette arrière (menu bas).

Olympus E-M1 II test review menu HDR

Sur l'épaule droite se dresse un imposant barillet pour le choix des modes d'exposition (PSAM), mais aussi les modes personnalisés C1/C2/C3, le mode vidéo et les filtres artistiques. Sur l'arrière de la poignée, vous aurez accès à deux boutons personnalisables, le premier étant réservé par défaut à la courbe de rendu, le second à la vidéo. Par défaut aussi, le correcteur d'exposition est positionné sur la molette du boîtier qui a tendance à tourner assez facilement. Pendant nos essais, nous avons régulièrement photographié avec une sous- ou sur-exposition. Il faudra penser à affecter la correction à une autre touche.

Le dos de l'appareil est un peu plus sobre. Vous trouverez une commande pour basculer l'écran en mode rappel des fonctionnalités (tactile). Le levier permet de basculer sur une deuxième configuration des commandes. Vous trouverez un trèfle de sélection, un bouton d'accès aux collimateurs AF, ainsi que les commandes Menu, Lecture et Corbeille.

Olympus OM-D E-M1 II test review vue de dos

L'E-M1 II intègre de nombreuses commandes et de nombreux raccourcis directs pour certaines fonctionnalités. C'est très appréciable, d'autant que la plupart de ces commandes sont personnalisables. C'est pratique, mais configurer le boîtier à sa mesure peu prendre des allures de véritable parcours du combattant.

Olympus E-M1 II menu personnalisation

Menus

Les menus du boîtier hybride n'ont pas été simplifiés... au contraire ! Ils sont denses et parfois assez complexes malgré l'aide contextuelle. Il n'est pas simple de comprendre tous les réglages et il faut souvent se reporter à la documentation pour comprendre les réglages. Ainsi, il est possible de paramétrer le Scanner AF. Mais qu'est-ce que le scanner AF ? L'aide est pour le moins laconique...

Olympus E-M1 II menu personnalisation

Olympus propose pléthore d'options pour personnaliser le boîtier. C'est un atout, mais parfois, on a l'impression que les ingénieurs sont allés un peu trop loin : ainsi, il est possible de choisir la durée de pression pour les différentes commandes nécessitant un appui prolongé...

Olympus E-M1 II menu personnalisation

Visée

Écran

Les ingénieurs d'Olympus ont décidé d'intégrer un écran LCD orientable et monté sur une rotule. Un système que nous apprécions tout particulièrement, puisqu'il offre une plus grande liberté de mouvement. Le seul problème est l'accès à la connectique, située sur la gauche de l'appareil, lorsque l'écran est ouvert. C'est un problème récurrent — les boîtiers Panasonic présentent le même — qui n'a pas trouvé de solution jusqu'à maintenant pour une utilisation en vidéo.

Olympus OM-D E-M1 II test review écran

L'écran est toujours tactile et permet de déplacer le collimateur AF à l'aide du pouce lorsque vous utilisez le viseur électronique à la manière d'un trackpad (il faut toutefois activer la fonction dans les menus). Malheureusement, toute l'interface du boîtier n'est pas optimisée pour une utilisation tactile. Ainsi, les menus ne sont pas modifiables au doigt. Par contre, il est possible de sélectionner directement les options dans le menu graphique info.

Viseur

Olympus a reconduit le viseur électronique de la précédente version avec une dalle assez précise de 2 360 000 points et un grossissement important de 0,74x (eq. 24x36). Nous aurions toutefois aimé une amélioration en matière de définition, à l'image de l'exceptionnel viseur électronique du Leica SL avec ses 4,41 Mpx. La fréquence de rafraîchissement est de 120 ips, ce qui offre une belle fluidité d'affichage, même en basse lumière.

Autre point important, l'E-M1 est capable d'ajuster la luminosité de l'affichage en fonction de la lumière ambiante pour conserver une visée plus naturelle. Une fonction qu'il est possible de débrayer pour ceux qui souhaitent justement pouvoir mieux voir dans l'obscurité. La visée électronique a certains avantages sur la visée optique : un cadrage 100 %, la possibilité d'afficher de nombreuses informations (histogramme d'exposition, niveau électronique, grille d'aide à la composition, courbe de tonalité...) et vous pouvez également prévisualiser certains réglages comme la balance des blancs ou les filtres artistiques.

Malgré tous les progrès, la visée électronique reste en retrait face à la visée optique sur certains points. Elle n'est pas aussi précise et pas aussi réactive. En effet, le passage brutal d'une zone sombre à une zone lumineuse n'est pas immédiatement retranscrit dans la visée, qui doit s'adapter pendant un petit laps de temps. Il en va de même pour des changements brutaux de balance des blancs.

Fonctionnalités

L'E-M1 II propose différents modes de prise de vue, comme le Live Time ou Live Composite pour faciliter la captation de feux d'artifice, de lightpainting ou de déplacement d'étoiles.

Crédit photo : Robin Wong

Vous disposez également des filtres artistiques déjà présents dans les boîtiers Olympus depuis de nombreuses années. Ceux-ci permettent d'obtenir des rendus singuliers très rapidement sans passer par un logiciel de retouche. Nous apprécions tout particulièrement le filtre dramatique et les différents rendus noir & blancs.


Différents rendus de filtres artistiques.

Le Créateur de couleur est également une fonctionnalité intéressante qui permet de pousser très facilement une dominante colorée via une interface circulaire.

Habituellement présent dans les modes scènes, le mode panoramique n'est plus disponible sur cette nouvelle version de l'E-M1.

Autonomie et connectique

Nouvelle batterie

L'imposante batterie de l'E-M1 II est finalement un peu décevante. En effet, malgré les 12,8 W.h de la batterie Li-Ion, l'autonomie du boîtier peine à dépasser 500 vues et lors de nos tests, dans des conditions normales d'utilisation, nous étions plus proches de 400 déclenchements que de 500...

Cette autonomie limitée reste donc un vrai talon d'Achille face aux reflex. Il faudra impérativement investir dans une seconde batterie (80 € tout de même), voire dans une poignée d'alimentation. Attention, la poignée ne permet de transporter qu'une seule autre batterie, contrairement à la poignée du Fujifilm X-T2.

Olympus OM-D E-M1 II test review autonomie / batterieLa nouvelle batterie BLH-1 est beaucoup plus volumineuse que sa sœur BLN-1.

L'hybride Olympus est livré avec un chargeur de batterie externe. Ce dernier est assez rudimentaire, avec un seul témoin de charge. Malgré la présence d'une prise USB C, il n'est malheureusement pas possible de recharger l'appareil photo à partir d'une batterie externe ou simplement un chargeur de téléphone. La recharge de la batterie est toutefois beaucoup plus rapide que sur les précédents modèles et c'est déjà un progrès très intéressant. En outre, l'E-M1 II dispose d'un mode "veille rapide" qui permet d'économiser de manière importante la durée de vie de la batterie.

Connections

Côté connectique, l'E-M1 II est doté d'une entrée micro stéréo et d'une sortie casque afin de vérifier la captation sonore. Une sortie HDMI est également au programme, et une puce Wi-Fi a trouvé sa place afin de transférer les images vers un smartphone, mais aussi pour piloter le boîtier à distance sans fil.

Vous pouvez désormais avoir un contrôle complet sur la prise de vue. Ainsi, vous pouvez agir sur le mode d'exposition (PSAM), la sensibilité ISO et la balance des blancs. Vous pouvez également définir la zone de mise au point directement sur l'écran de votre smartphone. Enfin, vous pouvez également marquer vos images avec les données GPS de votre téléphone, l'E-M1 II ne disposant pas de dispositif prévu à cet effet.

Nous regrettons toutefois qu'Olympus n'ait pas déployé un système de transfert similaire au SmartBridge de Nikon, via une puce Bluetooth, pour une connexion moins gourmande en énergie et plus simple à mettre en place.

Olympus E-M1 II wifi

Bruit au déclenchement

Le boîtier hybride est plutôt discret avec un obturateur mécanique feutré et assez agréable à l'oreille. Il est également possible d'utiliser un obturateur électronique pour un déclenchement totalement silencieux. Une fonctionnalité parfaite pour la photographie de spectacle.

Antipoussière, stabilisation

Stabilisation mécanique + optique (12-100 mm f/4)

L'un des avantages des boîtiers Olympus est de disposer d'un système de stabilisation mécanique par déplacement du capteur ; il fonctionne donc avec toutes les optiques, qu'elles soient estampillées Olympus ou non.

Malgré la présence d'une stabilisation mécanique, la marque propose des optiques équipées d'une stabilisation optique, comme les 12-100 mm f/4 ou le 300 mm f/2,8. Pourquoi ? Pour profiter d'une double stabilisation conjointe optique + mécanique. Un principe que nous connaissons déjà avec les boîtiers Panasonic. En effet, la stabilisation optique est apparemment plus efficace sur les longues focales autour de 100 mm. Le couplage des deux systèmes permet une meilleure stabilisation par synergie. Si l'E-M1 II est annoncé avec un gain de 5,5 IL, Olympus affirme atteindre un gain de 6,5 IL avec le 12-100 mm stabilisé.

Nous avons testé l'E-M1 II dans les meilleures conditions, donc, avec le 12-100 mm f/4 sur notre scène de test. Les résultats sont remarquables, avec un gain de 4 à 4,5 IL. On est loin des 6,5 IL annoncés, mais les constructeurs sont généralement très optimistes sur ces données. Un gain réel de 4 IL est déjà très confortable et ce couple boîtier-optique est l'un des plus stables que nous ayons testés à ce jour.


Vous pouvez visualiser une image réalisée à 100 mm à main levée au 1/6 s. Le centre est recadré à 100 %.

Olympus E-M1 II test review stabilisation

En vidéo, la stabilisation est également très impressionnante et autorise des mouvements de caméra intéressants pour le reportage notamment.

Vous pouvez télécharger un extrait de vidéo tournée pendant un concert à main levée avec le 12-100 mm à 100 mm.

Vidéo de concert à main levée

Antipoussière

Le système antipoussière d'Olympus est depuis longtemps l'un des plus performants sur le marché et l'E-M1 II en bénéficie parfaitement. Ainsi, après plusieurs jours passés avec le boîtier et différentes optiques, nous n'avons pas décelé la moindre poussière sur nos clichés.

Performances

Module autofocus hybride

L'E-M1 II dispose d'un nouveau capteur à 20 Mpx équipé d'un module autofocus hybride à corrélation de phase (sur le capteur principal) et à détection de contraste. Une technologie déjà présente sur le premier E-M1, mais le nombre de collimateurs AF passe de 37 à 121 points. En outre, tous les collimateurs sont de types croisés (détection horizontale et verticale). La couverture AF est également impressionnante avec 75 % de la hauteur et 80 % de la largeur, soit environ 60 % du cadre : c'est plus large que la plupart des reflex, même professionnels.

Olympus E-M1 II test review collimateurs autofocus

L'autofocus s'effectuant sur le capteur principal, il n'y a pas de problème de front / back focus et il est possible d'utiliser en permanence la reconnaissance des visages (et des yeux). Vous disposez naturellement de plusieurs modes AF (simple, continu et manuel). En mode continu, vous avez la possibilité de définir une cible qui sera automatiquement suivie. En mode manuel, le surlignage des pixels (focus peaking) sera d'une aide précieuse pour déterminer la zone de netteté en plus de la loupe.

Réactivité

Olympus a construit l'argumentaire de l'E-M1 II sur la vitesse. Et il faut bien avouer que le boîtier est très nerveux. On retrouve les mêmes sensations qu'un reflex haut de gamme. Si vous utilisez le viseur, la mise sous tension requiert moins d'une seconde. Par contre, si l'écran est utilisé, il faudra "patienter" environ 1,7 s. Le nouvel autofocus hybride est une nouvelle référence sur le segment des hybrides. En pleine lumière, la mise au point entre l'infini et 1,5 m demande moins de 0,1 s. Bluffant. En basse lumière (3 lux), le temps de recherche du point passe à 0,3 s. Là encore, c'est impressionnant. La latence au déclenchement est quasi inexistante.


Pro-capture, autofocus et suivi AF

Le mode Pro Capture est pour vous. Vous pouvez alors déclencher à la cadence de 60 ips — oui, comme une vidéo, mais en simple 4K, mais bien en 5K... — en RAW/JPEG. En outre, les 14 images précédant le déclenchement sont également enregistrées pour une rafale complète de 99 images. Vous pouvez d'ores et déjà observer les résultats du mode Pro Capture dans la partie test terrain.

Le suivi AF gagne également en consistance et si en la matière l'E-M1 II n'arrive pas encore au niveau du Nikon D500, par exemple, il permet facilement de suivre un sujet en déplacement. Là où le taux de déchet sur une rafale était encore important avec l'E-M1 de première génération, il devient plus acceptable avec cette évolution.

Ainsi, en obturation mécanique, la cadence L permet de grimper jusqu'à 10 ips avec un suivi du sujet assez bon avec en moyenne sur nos différents essais un taux de déchets entre 30 et 40%.

En obturation électronique, la cadence rafale grimpe à 18 ips et là encore le suivi af est fonctionnel, mais les images manquent un peu de mordant et le taux de déchet descend à 50%. Dans tous les cas, l'E-M1 Mark II dispose du meilleur autofocus dans le segment Micro 4/3.

Olympus E-M1 II suivi autofocus

Précision, colorimétrie

Introduit sur l'E-M5 II, le mode Haute Résolution permet de générer des fichiers dans une définition largement supérieure à celle du capteur par combinaison de 8 clichés. Si l'E-M5 II délivre des images en 40 Mpx, l'Olympus OM-D E-M1 II, lui, atteint 50 Mpx en JPEG et près de 80 Mpx en RAW.

Ce mode sera sans doute très pratique pour ceux qui souhaitent disposer de fichiers volumineux, notamment pour le packshot. En effet, s'il est possible d'utiliser ce mode à main levée, le mode de prise de vue – combinaison de plusieurs images successives – impose certains paramètres à la prise de vue : le sujet ne doit pas bouger, pas plus que l'appareil photo. Il est donc recommandé d'utiliser un trépied, mais là encore, il existe quelques limitations : vous ne pourrez pas, par exemple, fermer le diaphragme à plus de f/8.

JPEG

Le gain est-il est au final significatif ? Pour la taille de l'image, assurément, avec une définition largement supérieure de 250 % ! Voilà qui n'est pas négligeable.

L'E-M1 II propose deux modes d'enregistrement Haute Résolution. Le premier produit des images en 25 Mpx, le second en 50 Mpx. En redimensionnant les images en 20,4 Mpx, on note assez facilement une amélioration dans le rendu des détails. Le gain est surtout visible en passant du 50 à 20 Mpx, comme vous pouvez le constater sur les extraits ci-dessous.

Olympus E-M1 II - JPEG 20 MpxOlympus E-M1 II - JPEG 25 Mpx
Olympus E-M1 II - JPEG 20 MpxOlympus E-M1 II - JPEG 50 Mpx

Le cas du RAW

Il est également possible d'enregistrer les images combinées au format RAW (.ORF). Pour l'instant, ces images brutes ne sont exploitables qu'avec la dernière version du logiciel Olympus. L'image a des dimensions colossales : 10 368 x 7 776 px, soit environ 80 Mpx.

Malgré l'augmentation sensible de la définition, l'impression de piqué n'évolue pas beaucoup par rapport au 50 Mpx après redimensionnement en 20 Mpx, comme vous pouvez le constater sur les extraits présentés ci-dessous.

Olympus E-M1 II - JPEG 50 MpxOlympus E-M1 II - JPEG 80 Mpx

On se servira donc du format RAW pour proposer des fichiers plus volumineux en vue d'impression en très grand format, par exemple.

Gestion du bruit électronique

L'Olympus OM-D E-M1 II est le second hybride à "tester" notre nouvelle scène d'évaluation. Depuis le test du Panasonic G80, nous avons décidé de changer la zone publiée pour la montée ISO, en focalisant notre étude sur une portion de carte située non loin du centre de la scène. N'oubliez pas que les images sont observables à 100 % et téléchargeables.

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5DsR qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/4 s à une sensibilité de 100 ISO. L'Olympus E-M1 II est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6 pour une focale équivalente à environ 35 mm.

Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.ORF). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Les JPEG

L'hybride Olympus OM-D E-M1 II est équipé d'un capteur 4/3" de 20 Mpx. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 3,3 µm. La plage ISO s'étend nativement de 200 à 25 600 ISO et peut être "descendue" de 64 ISO en mode étendu.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Notre scène test est beaucoup plus exigeante que la précédente, il faut donc réapprendre à interpréter les images.

Les images présentent un excellent rendu des détails jusqu'à 800 ISO. Toutefois, vous noterez déjà une légère perte dans les plus fins détails. Rien de dramatique quoi qu'il en soit, et il sera possible de pousser le boîtier à 1 600 ISO sans aucune hésitation. La dynamique diminue un peu et les bordures sont moins nettes, mais globalement, les images conservent une bonne tenue jusqu'à cette sensibilité.

À 3 200 ISO, le niveau de détail est bien conservé et l'on note qu'une augmentation du grain dans les aplats colorés. Les bordures sont de moins en moins franches, mais globalement les images sont encore facilement exploitables.

6 400 ISO est la limite haute pour exploiter les images d'un E-M1 Mark II. La dynamique baisse encore d'un cran et le grain devient plus présent. Il reste peu coloré, mais le moutonnement devient moins esthétique.

Les deux positions extrêmes (12 800 et 25 600 ISO) sont plus problématiques et nécessiteront un peu de travail en post-production pour une utilisation en grand format. Sur notre scène au centre, la 5e ligne (dans la zone noire en partant du bas) devient à peine visible. La granulation et le traitement associé sont très visibles et assez grossiers.

Oscilloscope

Passons certaines images de l'Olympus E-M1 II sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique" dans les valeurs claires de la charte Kodak Q13.

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 1 600 ISO et présentent une dégradation perceptible à 3 200 ISO, avec un grain plus facilement décelable et un nivellement des valeurs.

Olympus E-M1 II test review bruit électronique sur gris 200 ISOOlympus E-M1 II – 200 ISO Olympus E-M1 II test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Olympus E-M1 II test review bruit électronique sur gris 1600 ISOOlympus E-M1 II – 1 600 ISO Olympus E-M1 II test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Olympus E-M1 II test review bruit gamme gris 3200 ISOOlympus E-M1 II – 3 200 ISO Olympus E-M1 II test review bruit oscilloscope 3200 ISO
Olympous E-M1 II test review bruit gamme gris 25600 ISOOlympus E-M1 II – 25 600 ISO Olympus E-M1 II test review bruit gamme gris graphique 25 600 ISO

RAW versus JPEG

Les fichiers .ORG ne sont pas encore pris en compte par Adobe Lightroom ou Capture One Pro. Nous avons donc comparé les images JPEG sorties du boîtier aux fichiers bruts développés avec Olympus Viewer 3, avec les réglages par défaut à 3 200 ISO et 12 800 ISO. Les images sont finalement assez proches : on ne gagne pas grand-chose à utiliser le logiciel de la marque. Il faut attendre les mises à jours des logiciels et notamment DxO Optics Pro pour vérifier si l'on peut gagner un peu en traitement du bruit électronique.

Olympus E-M1 II - 3200 ISO JPEGOlympus E-M1 II - 3200 ISO RAW
Olympus E-M1 II - 3200 ISO JPEGOlympus E-M1 II - 3200 ISO RAW

Dans la vraie vie

Olympus OM-D E-M1 II exemple 31
Olympus OM-D E-M1 II exemple 32
Olympus OM-D E-M1 II exemple 33

Exposition, RAW

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts. Malheureusement, le logiciel Adobe Lightroom ne prend en compte les fichiers bruts de l'hybride d'Olympus. Nous avons donc ouvert les images avec le logiciel d'Olympus qui ne permet de corriger les images que sur -/+2 IL

Le relativement "petit" capteur Micro 4/3 de l'Olympus OM-D E-M1 II offre une latitude de +1,3 IL dans les surexpositions. Au-delà, les informations sont irrémédiablement perdues.

Oympus E-M1 II dynamique latitude sur exposition

Pour des images sous-exposées, il est facile de recouvrer des informations. Les limitations du logiciel nous empêchent de connaître réellement les capacités du capteur. Toutefois, il est possible de voir un bruit électronique assez présent sur l'image sous-exposée à -2 IL.

Olympus E-M1 II dynamique latitude sous exposition

Nous ne nous prononcerons pas sur la latitude de travail du boîtier hybride. Toutefois, nos essais montrent que le capteur 4/3" est beaucoup plus sensible aux écarts de luminosité que les capteurs APS-C. Le format RAW de l'E-M1 II est également enregistré sur 12 bits "seulement", alors que la plupart des capteurs APS-C ou 24x36 proposent un enregistrement 14 bits.

Dans la vraie vie

Lors de nos différents essais, nous avons été un peu déçus par la faible possibilité de récupérer des informations dans les hautes lumières, ce qui vient corroborer nos mesures en studio. Sur l'exemple ci-dessous, il y a finalement peu de différences entre le fichier RAW ouvert avec le logiciel d'Olympus et le fichier JPEG corrigé avec Photoshop.

Olympus E-M1 II test review recupération hautes lumières

Mode vidéo

La vidéo n'a jamais été une fonctionnalité poussée par Olympus. Avec L'OM-D E-M1 II, les choses pourraient bien changer. En effet, il est le premier boîtier hybride d'Olympus à filmer en 4K / UHD. Une avancée que les vidéastes apprécieront.

Formats

L'E-M1 II propose une large palette de formats vidéo avec toutes les cadences usuelles. La plupart des formats utilisent un codec AVC/H.264 (encapsulé dans un conteneur .MOV). Dans certains formats, il possible d'avoir une compression individuelle des images (ALL-I) pour un fichier plus volumineux, mais plus simple à monter, ou une compression inter image (IPB).

  • 4K : 4 096 x 2 160 px (IPB : AVC/H.264) : 24p (237 Mbps)
  • UHD : 3 840 x 2 160 px (IPB : AVC/H.264) : 30/25/24p (102 Mbps)
  • HDTV : 1080 (ALL-I à 202 Mbps/ IPB à 52 Mbps: AVC/H.264) : 30, 25,24p
  • HDTV : 1080 (IPB : AVC/H.264) : 60/50p
  • HDTV : 720p (IPB : AVC/H.264) : 60/50/30/25/24p

De manière assez étonnante, nous n'avons pas pu atteindre les débits vidéo annoncés. Ainsi et en utilisant des cartes UHS-II, nous n'avons pas dépassé 60 Mbps en enregistrement 4K, 40 Mbps en UHD et 40 Mbps en HDTV 1080 (ALL-I) 25p. Des chiffres assez éloignés de ceux annoncés par la marque.

Fonctionnalités

L'E-M1 II dispose de quelques assistants comme des Time Code (Rec run / Free run), un histogramme d'exposition et un système de focus peaking pour la mise au point manuelle. Toutefois, le boîtier ne propose pas zébras pour gérer l'exposition, ni de profils d'image en Log. Nous aurions également apprécié un enregistrement de proxy plus léger pour faciliter le montage en 4K/UHD).

Il est possible d'utiliser une intention de rendu flat pour faciliter l'étalonnage en post-production.

Qualité des images et Précision

En HDTV 1080, les images sont un peu décevantes avec un rendu très doux et un lissage de l'aliasing un peu marqué. Dans ce domaine, le X-T2 de Fujifilm fait mieux.

Les effets de rolling shutter sont assez bien maîtrisés.

Olympus E-M1 Mark II vidéo HDTV extrait 100%

Le passage en UHD est bénéfique : les images apparaissent logiquement plus précises et globalement, la colorimétrie est de bonne facture. On note peu d'artéfacts de compression sur les différents plans filmés. Toutefois, le X-T2 fait là encore un peu mieux avec une image encore plus détaillée, plus précise. Attention, les deux vidéos n'ont pas été tournées avec les mêmes optiques.

Olympus E-M1 Mark II vidéo UHD extrait 100%

Stabilisation

Nous l'avons vu dans le chapitre consacré à la stabilisation : le système mécanique, qui fonctionne avec toutes les optiques, peut être couplé à la stabilisation optique de certains objectifs pour une efficacité renforcée. Les résultats sont impressionnants et il est possible de filmer sans ajouts supplémentaires pour la stabilisation. Un véritable confort appréciable.

Autofocus

L'autofocus continu en vidéo n'est pas aussi impressionnant qu'en photo. La mise au point est souple et pratiquement inaudible, mais encore assez lente, comme vous pouvez le visualiser sur la vidéo ci-dessous. Le mode Suivi améliore un peu la réactivité du boîtier et permet surtout de suivre un sujet en déplacement sur pratiquement l'ensemble du champ couvert.

Extraits sans compression

Bétail (UHD) / 224 Mo

Concert Métal (4K) / 160 Mo

Exemples de photos

Olympus OM-D E-M1 II exemple 1
Olympus OM-D E-M1 II exemple 2
Olympus OM-D E-M1 II exemple 3
Olympus OM-D E-M1 II exemple 4
Olympus OM-D E-M1 II exemple 5
Olympus OM-D E-M1 II exemple 6
Olympus OM-D E-M1 II exemple 7
Olympus OM-D E-M1 II exemple 8
Olympus OM-D E-M1 II exemple 9
Olympus OM-D E-M1 II exemple 10
Olympus OM-D E-M1 II exemple 11
Olympus OM-D E-M1 II exemple 12
Olympus OM-D E-M1 II exemple 13
Olympus OM-D E-M1 II exemple 14
Olympus OM-D E-M1 II exemple 15
Olympus OM-D E-M1 II exemple 16
Olympus OM-D E-M1 II exemple 17
Olympus OM-D E-M1 II exemple 18
Olympus OM-D E-M1 II exemple 19
Olympus OM-D E-M1 II exemple 20
Olympus OM-D E-M1 II exemple 21
Olympus OM-D E-M1 II exemple 22
Olympus OM-D E-M1 II exemple 23
Olympus OM-D E-M1 II exemple 24
Olympus OM-D E-M1 II exemple 25
Olympus OM-D E-M1 II exemple 26
Olympus OM-D E-M1 II exemple 27
Olympus OM-D E-M1 II exemple 30
Olympus OM-D E-M1 II exemple 31
Olympus OM-D E-M1 II exemple 32
Olympus OM-D E-M1 II exemple 33

Verdict

Olympus OM-D E-M1 II test review

Vous êtes nombreux à attendre notre conclusion sur le nouvel Olympus OM-D E-M1 II ; au fil de nos tests, le boîtier hybride s'est montré largement à la hauteur et nous a impressionnés sur de nos nombreux aspects. Il n'y a donc pas de suspens : le boîtier d'Olympus reçoit haut la main un recommandé.

Mais, nous le répétons régulièrement, il n'y a pas d'appareil photo parfait ; tous ont leurs avantages et leurs inconvénients. C'est à vous de choisir le bon boîtier en fonction de votre pratique photographique, de vos envies, de vos besoins et naturellement de votre budget.

Le plus cher, le plus complet

Le budget justement est un point essentiel. L'E-M1 II est le boîtier Micro 4/3, le plus cher de l'histoire (le Panasonic GH5 est sans doute en compétition dans cette catégorie...). L'E-M1 II est également le plus performant et le plus avancé du moment. Olympus, comme la plupart des constructeurs d'appareils photo, se positionne désormais sur des modèles haut de gamme. En franchissant la barre symbolique des 2 000 €, l'E-M1 Mark II vient "jouer" dans la même cour que des boîtiers équipés de capteurs 24x36 comme le Sony A7R, le Nikon D750 ou le Pentax K-1.

En matière de qualité d'image, les plus grands capteurs offrent une meilleure prestation avec, globalement, une gestion du bruit électronique plus fine jusqu'à 6 400 ISO et une latitude de travail en photo et vidéo plus souple. Une fois de plus, tout le monde n'est pas concerné par ces nécessités. Reste la profondeur de champ. Le petit format du capteur 4/3" rend le flou arrière un peu moins présent que sur les capteurs 24x36, à moins de préférer des optiques très lumineuses comme le récent 25 mm f/1,2.

Pour le reste des fonctionnalités, l'OM-D E-M1 II est impressionnant et rivalise sans problème avec des appareils plus haut de gamme, à commencer par la prise en main. Avec sa finition à l'épreuve des intempéries, nous avons vraiment le sentiment d'utiliser un boîtier robuste, un boîtier "pro" comme nous aimons le dire. Nous regrettons seulement que les différentes informations sur le boîtier ne soient pas gravées, mais simplement sérigraphiées. Nous savons, d'expérience, que les différentes manipulations de l'appareil finissent toujours pas émousser et faire disparaître ces informations.

S'il est un peu lent – tout est relatif – à la mise sous tension, l'E-M1 II sait rattraper son retard. L'autofocus est très rapide en pleine lumière ou dans la pénombre et la latence au déclenchement est inexistante. Animé par deux processeurs 4 cœurs, l'E-M1 propose, en plus d'un autofocus de haute volée, des modes rafales qui viennent surclasser les reflex sportifs chez Canon et Nikon (respectivement les 1D X Mark II et D5) avec des cadences à 10 ips avec un obturateur mécanique et jusqu'à 18 ips en obturation électronique. Certes, le capteur est plus petit que le 24x36 des modèles précédemment cités, mais les chiffres sont là et sont réellement impressionnants ! Toutefois, le suivi AF reste un cran en dessous des reflex professionnels.

Ce n'est pas encore assez ? Le mode Pro Capture est pour vous. Vous pouvez alors déclencher à la cadence de 60 ips – oui, comme une vidéo, non en simple 4K, mais bien en 5K... – en RAW/JPEG. En outre, les 14 images précédents le déclenchement sont également enregistrées pour une rafale complète de 99 images. À l'opposé, le mode Haute Résolution intéressera les photographes de studio pour des packshots acérés.

Restons dans le monde de la vidéo. L'E-M1 II propose une avancée significative par rapport aux précédents modèles et même tous les autres modèles de la marque. La qualité d'image en HDTV 1080 est largement améliorée avec des débits supérieurs, toutes les cadences habituelles (60/50/30/25 et 24p) en compression inter (IPB) ou intra (ALL-I les images sont compressées individuellement). Les effets de rolling shutter sont également moins visibles. Vous pouvez également filmer en 4K/UHD (uniquement IPB). La sortie HDMI n'est pas compressée, mais Olympus n'a pas encore le raffinement d'un Sony A7S en matière de fonctionnalités. Vous n'avez pas accès à des zébras pour l'exposition ou un enregistrement en Log, mais il y a un mode flat pour faciliter l'étalonnage. Nous avons toutefois noté que les très hauts débits annoncés ne sont pas au rendez-vous.

En vidéo, la stabilisation mécanique est réellement impressionnante. Couplée à l'optique 12-100 mm, elle aussi stabilisée, elle permet à l'E-M1 II de pratiquement se dispenser de tout autre système de stabilisation de type steadycam ou gimbal.

En photo, cette stabilisation est également impressionnante avec gain de plus de 4 IL avec une optique stabilisée. Là encore, le confort est réel et, avec une optique très lumineuse, l'hybride d'Olympus sera à l'aise dans pratiquement toutes les conditions.

Le juste équilibre ?

Avec un boîtier léger, compact et performant, l'E-M1 II est donc un boîtier bien équilibré. Il n'est pas le meilleur dans tous les secteurs (gestion des plus hautes sensibilités ISO, viseur électronique...), mais il apparaît comme un excellent compromis entre compacité, polyvalence du système et compacité.

L'E-M1 II n'est pas exempt de défaut (il y en a toujours) et son plus grand défaut, comme beaucoup de boîtiers Olympus, réside dans la relative complexité d'utilisation. Le boîtier comporte beaucoup de raccourcis et les menus sont aussi interminables que parfois abscons. Si l'E-M1 II est facilement personnalisable, il reste bien moins intuitif que le Fujifilm X-T2 avec son contrôle manuel du diaphragme, de l'ouverture et du temps de pose. L'autonomie de la batterie est certes en progrès, mais là encore, il sera impératif de s'équiper d'une ou deux batteries supplémentaires pour partir en toute sérénité.

+
  • Belle qualité de fabrication du boîtier
  • Gestion du bruit électronique de qualité jusqu'à 3 200 ISO
  • Rafale jusqu'à 18 ips et 60 ips en obturation électronique !
  • Autofocus très rapide dans la plupart des situations lumineuses
  • Le meilleure suivi autofocus dans le segment Micro 4/3
  • Stabilisation mécanique très efficace en photo et vidéo. Possibilité de synchronisation avec stabilisation optique.
  • Viseur électronique spacieux et fluide
  • Écran LCD orientable (rotule) et tactile
  • Boîtier facilement personnalisable
  • Excellent système antipoussière
  • Mode vidéo 4K et UHD complet (micro / casque...)
  • Parc d'optiques intéressant
  • Nombreux filtres artistiques et fonctionnalités : Pro-capture, LiveBulb, Créateur de Couleur, HDR, multi-exposition...
  • Appareil parfois trop complexe à utiliser
  • Autonomie de la batterie encore trop réduite (environ 500 vues)
  • Pas le meilleur viseur électronique du marché
  • Dynamique des images plus limitée que les modèles APS-C
  • Gestion des hautes sensibilités ISO plus compliquée que les modèles APS-C
  • Lissage un peu trop appuyé en JPEG pour les hautes sensibilités ISO
  • Écran tactile limité : pas d'interaction avec les menus, monopoint
  • Pas de rétroéclairage des commandes
  • Pas de recharge via la prise USB C
  • Pas de puce GPS intégrée
  • Pas de transfert des images par Bluetooth
  • Pas de mode panoramique par balayage
  • Pas de Log en vidéo. Qualité d'enregistrement 1080 décevant.
  • Format RAW propriétaire (.ORF)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Olympus OM-D E-M1 II
Fnac.com 1999,99 €
Fnac.com 2599,99 € Voir l'offre
Fnac.com 3299,98 € Voir l'offre