Capteur- 4/3 '' Capteur Live MOS 12,3 Mpx (17,3 x 13,0 mm)
Monture- Micro4/3
Optique livrée- 14-42 mm f/3,5-5,6
Stabilisation- oui, intégrée au boîtier
Antipoussière- oui, par vibration ultrasonique
Viseur- non (en option)
Écran- LCD 460 000 points (7,6 cm)
Mise au point- par détection de contraste. 11 points / Sélection automatique / manuelle 225 points / Mode grossissement vue sélection manuelle.
Modes autofocus- Mise au point manuelle, Simple AF, AF continu, AF simple + MF, AF Tracking
Mesures d'exposition- Mesure TTL pleine ouverture. 324 zones Système de détection multi-pattern
Modes d'exposition- Programme automatique, Priorité vitesse, Priorité ouverture, Manuel, i-Auto, Modes scène, Film
Vitesse d'obturation- 1/4000 - 60 s (par palier de 1/3, 1/2, 1 IL)
Motorisation- 3 i/s
Sensibilité ISO- ISO 200 - 6400 par paliers ISO de 1/3 et 1 IL
Mémoire- SD (Compatible SDHC, SDXC)
Alimentation- batterie Li-Ion BLS-5
Connexion- HDMI type C, connecteur propriétaire pour accessoires, USB / Vidéo propriétaire
Dimensions- 115,4 x 72,7 x 42 mm
Poids- 317 g (Boîtier uniquement)
Logiciels- [ib] Logiciel de gestion d'image (Windows uniquement), Olympus Viewer 2
Dans la boîte* E-PL2 boîtier argent * M.ZUIKO DIGITAL 14-42mm 1:3.5-5.6 II Silver * BLS-5 Batterie * BCS-5 Chargeur de batterie * Bouchon de boîtier Micro Four Thirds (BC2) * Courroie * CB-U

Caractéristiques

Olympus E-PL2 face avec nouveau 14-42 mm f/3,5-5,6

Après un E-PL1 remarqué, Olympus propose une importante mise à jour de son compact à objectifs interchangeables (COI) grand public avec un E-PL2 plus séduisant et plus performant. Le nouveau modèle reprend les principales caractéristiques qui ont fait le succès de son aîné : un boîtier relativement compact, une simplicité d'usage et un capteur 12 Mpx polyvalent. Toutefois, vous noterez rapidement quelques changements de taille. Ainsi, le design du boîtier évolue radicalement avec un galbe plus prononcé et une finition de meilleure qualité.

Si sur un plan technique photo, le E-PL2 reste dans le chemin creusé par le précédent modèle (capteur Live MOS 12 Mpx, même processeur de traitement des images, même stabilisateur mécanique, même système de mesure d'exposition...), le nouveau COI présente quelques améliorations intéressantes comme un nouvel écran LCD plus précis, un nouveau port de communication pour connecter des accessoires (viseur électronique, lampe Led macro) et surtout une nouvelle optique 14-42 mm plus rapide.

Test terrain jour 3

Parc d'optiques

Un avantage du système Micro4/3 face à ses concurrents hybrides APS-C reste pour l'instant l'étendue de son parc optique. Pour l'heure, Panasonic et Olympus (entre autres) se sont mis d'accord sur la compatibilité de cette monture et il est possible d'interchanger tous les objectifs M4/3 de ces deux marques sans perdre l'autofocus (seule parfois la mise au point continue est inutilisable en fonction des modèles). Pour notre voyage nous avons eu un équipement assez complet. Ainsi nous avons emporté avec nous, outre le boîtier : le M.Zuiko 9-18 mm f/4-5,6, le M.Zuiko 14-42 mm II f/3,5-5,6, l'ultrazoom M.Zuiko 14-150 mm f/4-5,6 le M.Zuiko 17 mm f/2,8, le Panasonic 20 mm f/1,7 et enfin un Voigtländer 40 mm f/1,4 avec son adaptateur monture Leica M / Micro4/3. En sus nous avions le viseur VF2. Si certaines redondances de focales peuvent apparaitre, cela nous a permis aussi de faire quelques comparaisons.

Malgré son large range et sa grande polyvalence nous avons été assez déçu par le M.Zuiko 14-150 mm. En effet, les images délivrées par celui-ci manquent de contraste et nous avons remarqué une baisse du piqué sensible dès f/8. À f/11 le phénomène de diffraction est vraiment important et les images manquent clairement de mordant.

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À 100% l'image est molle sur presque l'ensemble du champ et vous noterez facilement des aberrations chromatiques sur les jambes avant du buffle.

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Même légèrement étalonnée et une petite accentuation, l'image manque de mordant et de peps.

Le rendu des couleurs est correct, mais l'image manque un peu de contraste. De plus, le point était fait sur le visage de la jeune fille alors que celui-ci apparaît comme flou... Un problème de mise au point avec cet objectif ? Cet objectif offre un certain confort d'utilisation et permet de couvrir tous les besoins du photographe. Comme souvent avec les ultrazooms, cette polyvalence se paye par un manque de piqué à presque toutes les focales.

À contrario les 9-18 mm et le 14-42 mm version 2 sont très plaisants. Le 9-18 mm est toutefois très rapidement sensible à la diffraction, il faut éviter de fermer au-delà de f/8. En dessous, les résultats sont satisfaisants et le rendu des images est correct.

À f/4,5 le piqué est très bon au centre et va en se dégradant dans les angles. (normale pour ce type de focale)

Olympus E-PL2 exemple 26

f/8 est la limite à ne pas dépasser. La diffraction fait perdre du contraste à l'image.

Le 14-42 mm officie correctement. L'image est homogène, contrastée et le piqué satisfaisant pour un transtandard de base. De plus sa compacité rétractée en fait un compagnon de voyage agréable. Il n'y a aucune raison de se priver de cette optique.

Olympus E-PL2 exemple 27
En outre l'intérêt principal du système micro 4/3 est bien son encombrement réduit. Ainsi, c'est muni de ses optiques pancakes que l'**E-PL2** prend tout son sens. Armé du 17 mm f/2,8 ou du 20 mm f/1,7 l'**E-PL2** devient tout simplement une redoutable machine à photographier. Affranchi des problèmes de zoom et bénéficiant d'ouverture relativement lumineuse il ne reste plus au photographe qu'à se concentrer sur son cadre et son exposition. Le plaisir d'utiliser un si petit boitier et de sortir des images si qualitatives (au regard de l'encombrement) devient presque jouissif et on se surprend à arpenter ardemment les rues à la recherche d'un personnage ou d'une scénographie.
Olympus E-PL2 exemple 28
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Enfin en ce qui concerne le parc d'objectif que nous avions à notre portée, nous souhaitions parler du dernier objectif en notre possession, mais pas des moindres : le Voigtländer 40 mm f/1,4. Nous ne ferons pas une analyse détaillée de cet objectif puisque ce n'est pas l'objet de notre article, mais couplé au viseur VF2 d'Olympus ce kit devient absolument génial... Pour qui accepte d'effectuer la mise au point manuellement ! Précisons-le tout de suite, cet objectif n'est pas exempt de défauts. À pleine ouverture, il est clairement mou. La mise au point à f/1,4 est si fine qu'il est très difficile d'être précis et nous avouons nous accommoder de certains flous de mise au point. De plus, les aberrations chromatiques sont sur certains sujets si élevées qu'elles pourraient paraître rédhibitoires aux yeux de certains... Et pourtant, quel régal à l'utilisation.

Peut être est ce ici plus le cœur ou la passion qui parle, mais nous reconnaissons prendre un véritable plaisir à manier cet ensemble. La construction de cet objectif tout métal est agréable, la prise en main revue de l'E-PL2 assure un maintien confortable et enfin le viseur VF2 avec ses 1,4 millions de points permet une visée claire, lumineuse et contrastée. Certes, l'adjonction du viseur fait perdre une bonne partie de l'encombrement de l'E-PL2, mais il est un élément essentiel au plaisir d'utilisation de cet objectif manuel. Si on accepte de prendre son temps, d'anticiper une peu l'action il est tout à fait possible de réaliser des clichés satisfaisants avec le Voigtländer. De plus, son ouverture f/1,4 couplée à la stabilisation assez efficace du boitier (la même que ses prédécesseurs) permet de ne pas trop monter dans les iso. Le viseur permet une tenue de l'appareil à hauteur d'œil beaucoup plus agréable avec un objectif manuel.

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L'ouverture de f/1,4 sur le petit capteur 4/3 permet l'obtention de beau flou d'arrière-plan.

Olympus E-PL2 exemple 33

Des filtres artistiques

Il est un point particulièrement important à souligner puisque cela fait non seulement partie intégrante de l'E-PL2 : les filtres artistiques. En effet, les photographes débutants apprécieront la possibilité de donner certains effets à leurs photos sans passer par la case post-production, opérations qu'apprécient les photographes dits "avancés". Ainsi, grâce à des filtres, il est possible de jongler avec certains rendus dits "artistiques" pour tenter de rendre compte plus ou moins fidèlement d'une atmosphère. Si certains peuvent paraitre tout à fait gadget ou caricaturaux aux yeux d'un photographe exigeant, d'autre permettrons de s'amuser ou même de tromper l'ennui d'une scène monotone ou sans contraste. Ainsi, lors d'une escapade sur la baie d'Halong nous avons joué de malchance, car les pires conditions photographiques étaient réunies: ciels gris et bruine. En mode classique les photos avaient du mal à ressortir, les contrastes étaient plats et les couleurs désespérément ternes. Du coup, deux filtres sont venus à notre rescousse: le filtre ton drama et le filtre noir et blanc.

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série n&b

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Nous avons tenter de réaliser une petite série en utilisant ce mode et même si certains trouveront, parfois à juste titre, que le rendu est trop contrasté (il y a en effet peu de tonalité de gris entre le noir et le blanc) ce mode permet toute fois de s'amuser en imaginant quelques instants que nous sommes aux commandes d'un bon argentique armé d'une Tri-X . Évidemment, cela relève un peu plus du fantasme que de la réalité, mais sincèrement le rendu est intéressant ou en tout cas sur une voie à développer. Nous ouvrons ici une parenthèse un peu polémique et provocatrice: "Quitte à ajouter des gadgets aux appareils photo pour attirer le grand public, faut-il préférer les filtres artistiques ou un écran tactile comme le GF2 ?

Olympus E-PL2 exemple 41

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Mode vidéo

L'absence de Vidéo Full HD risque d'handicaper le E-PL2 même si finalement peu d'utilisateurs exploitent pleinement ce format. D'autant plus que sa demande en ressource processeur et la taille des fichiers qu'elle génère est relativement élevé comparativement au format Lite HD. C'est donc ce dernier format de vidéo dont est équipé le E-PL2. Capable de filmer en HD 720p 30images par secondes le format de sortie de fichier est l'AVI encodé en Motion JPeg. Ce dernier moins compressé que l'AVCHD prend beaucoup plus de place sur les cartes mémoires. Contre partie intéressante si vous disposez d'une machine peu puissante il est beaucoup plus malléable au montage et ne nécessite pas de conversion. Pour se faire une idée moyenne, 20 secondes de séquence correspondent à peu près à 80mo d'espace. Cependant même, si l'absence de FHD est un manque nous avouons que le 720p est largement suffisant pour la plupart des usages (web, écran TV). Enfin les images délivrées par le E-PL2 en vidéo sont suffisamment contrastées et accentuées pour donner du corps à l'image. Un point crucial selon nous, l'image ne saute pas lorsque l'on filme des sujets en mouvements et/ ou lors de travelling. à noter que sur la vidéo ci-dessus, toutes les séquences sont tournées à main levée (ce qui nous fait ajouter que la stabilisation est efficace aussi en vidéo) et qu'en fonction de l'objectif monté nous utilisions ou non la mise au point manuelle. La petitesse de l'E-PL2 n'en fait pas un photoscope des plus ergonomiques, mais face à ses concurrents il se place dans la bonne moyenne. L'adjonction du viseur (dont nous avons déjà parlé un peu plus haut) améliore la stabilité de certaines prises de vue.

Visée, autofocus

Comme beaucoup d'appareils hybrides, l'Olympus E-PL2 ne dispose pas de viseur, optique ou numérique, intégré au boîtier. Pour bénéficier d'un autre confort de visée, il faudra investir dans un accessoire optionnel, le VF-2, un viseur électronique cher, mais de qualité.

Écran

L'écran reste donc la seule solution pour cadrer une image. Le E-PL2 dispose d'une nouvelle dalle 460 000 points beaucoup plus précise que l'ancienne version. L'affichage est fluide et plutôt agréable. Même en basse lumière, l'affichage de l'écran ne présente pas de saccade. Un bon point donc.

Un petit tour sous la sonde, en mode par défaut, vient toutefois ternir ce premier constat plutôt favorable.

Olympus E-PL2 test review deltaE 94 écran

Olympus E-PL2 test review écran température des couleurs

À gauche, l'écran de l'Ollympus E-PL2 présente un Delta E94 moyen de 6,9. Au-dessus de 3, les couleurs sont jugées peu fidèles. À droite, la courbe de température des couleurs en fonction de luminosité. Les noirs sont extrêmement froids et globalement l'écran présente une dominante bleutée. Difficile de juger de la colorimétrie sur l'écran.
Olympus E-PL2 test review avis écran delta E94

Ci-dessus, la courbe de gamma en fonction de la luminosité. La dynamique de l'écran ne semble pas extraordinaire. Les noirs sont légèrement trop denses, mais surtout les hautes lumières sont beaucoup trop claires.

La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible de modifier certains paramètres d'affichage sur le E-PL2 et notamment la température des couleurs et la luminosité. Avec des réglages positionnés à -3 en température et -3 en luminosité, vous retrouverez une courbe plus équilibrée. Par contre, le gamma et le Delta E94 restent en dehors des clous.
Olympus E-PL2 test review écran température des couleurs après réglage

Avec un réglage à -3 en température et -3 en luminosité, nous obtenons une courbe plus harmonieuse pour la température des couleurs.

Autofocus

Le E-PL2 est accompagné d'un nouvel objectif de kit, un 14-42 mm nouvelle version. Première constatation, celui-ci est beaucoup plus compact que la précédente version. Un excellent point. L'ensemble Pen + objectif gagne vraiment en volume.

Olympus E-PL2 kits 14-42 mm ancienne et nouvelle génération

Les kits 14-42 mm ancienne et nouvelle génération (droite) : une différence de poids, dimension et de motorisation.

La nouvelle optique n'est pas estampillée MSC (Movie & Still Compatible), mais celle-ci se montre étonnamment véloce et silencieuse à l'image du 9-18 mm qui lui affiche bien sa griffe MSC.

Pour avoir essayé les deux optiques sur un E-PL2, la différence au niveau de la mise au point est flagrante : l'autofocus est rapide et très silencieux. Un vrai plus pour la photo, mais également la vidéo.

Nous avons donc réalisé nos mesures classiques en plaçant le compact à objectifs interchangeables à 80 cm de la mire sous un bon éclairage. Avec le 14-42 mm d'ancienne génération, nous obtenons les résultats suivants : un temps de mise au point de l'ordre de 0,57 s.

[Olympus E-PL2 test review mesure af ancienne génération

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1180/e-pl2-14-42mm-ancienne-generation-2.wav)

Avec le nouveau kit, nous obtenons la mise au point en 0,33 s. Un gain vraiment intéressant.

[Olympus E-PL2 test review mesure af nouvelle génération

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1180/e-pl2-14-42mm-nouvelle-generation.wav)

Vous pouvez cliquez sur les images au-dessus pour écouter la différence sonore qui, elle est aussi est flagrante.

En vidéo, les progrès sont également faciles à mettre en évidence. En mode AF continu, l'optique "pompe" beaucoup moins lors de la recherche du point (même si l'effet est encore visible) et la mise au point se révèle très souple. Vous pouvez apprécier la mise au point en vidéo dans la séquence présentée ci-dessous à la fois sur une mire, mais également sur un personnage en déplacement.

Précision, colorimétrie

Précision

Le E-PL2 arrive avec un nouveau zoom 14-42 mm de nouvelle génération à la fois plus compact et plus rapide. Nous avons eu la possibilité de comparer l'ancien et le nouveau modèle sur le E-PL2 au niveau de la précision des images.

Pour les deux optiques, le centre est meilleur que la périphérie au grand-angle (14 mm) et fermer le diaphragme ne change pas radicalement la donne. Il est intéressant de noter que notre exemplaire du 14-42 mm f/3,5-5,6 II se montre légèrement moins performant que son aîné.

Olympus E-PL2 test review optique 14 mm précision

Un passage au télé (42 mm) montre également un très léger affaiblissement au centre pour le nouveau 14-42 mm f/3,5-5,6 II. Par contre, le nouveau modèle est plus homogène sur la surface de l'image, le centre est équivalent à la périphérie de l'image en terme de piqué. Sur ce point, la version II du 14-42 mm se montre plus performant que son homologue plus ancien.

Olympus E-PL2 test review optique 42 mm précision

Colorimétrie

Côté rendu des couleurs, le E-PL2 est, sur certains points, remarquable. Par défaut, la balance des blancs automatique donne d'excellents résultats et avec notre éclairage à 5300 K, le rendu des couleurs est parfait.

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs automatique 5300K

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs automatique 5300K

Sous un éclairage tungstène (généralement le plus problématique), le E-PL2 s'en sort avec les honneurs en conservant une ambiance colorée un peu chaude sans exagération.

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs automatique tungstene

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs automatique tungstene

Ceux qui apprécient un rendu plus neutre, il est conseillé de sélectionner la balance des blancs préréglée tungstène. Dans tous les cas, un fichier Raw avec un développement ultérieur est plus indiqué.Comme vous pouvez le voir sur le graphe, le mode tungstène a tendance à trop "refroidir" les couleurs.

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs tungstène

Olympus E-PL2 test review colorimétrie balance des blancs tungstène

Gestion du bruit électronique

Équipé du même capteur que son grand frère (LiveMOS 12 Mpx) et du même processeur de traitement des images TruePic V, les images délivrées par le nouveau E-PL2 devaient être assez proches de celles du E-PL1. Pourtant certains détails intriguent et notamment une sensibilité nominale qui passe de 100 à 200 ISO et une progression de 1 IL concernant la valeur la plus haute (6400 ISO contre 3200 sur le E-PL1).

Des changements ont donc été opérés, examinons les résultats sur les fichiers JPeg.

[Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des images

](http://www.pixum.fr/)Pour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire [**Pixum**](http://www.pixum.fr/). Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 3200 ISO.

Les JPeg

Notez, en premier lieu, que le Pen E-PL2 ne propose plus de sensibilité 100 ISO (contrairement au E-PL1). Un constat plutôt étonnant, le nouveau modèle intégrant le même capteur. Renseignements pris auprès de la marque, les ingénieurs ont opté pour cette valeur, car elle offrirait en principe la meilleure dynamique. On pourra toujours regretter que le compact ne propose pas un mode étendu qui donnerait encore accès à une valeur ISO moindre. Dans certains cas, cela peut être utile.

Quoi qu'il en soit, le E-PL2 délivre une belle qualité d'image à 200 et 400 ISO avec un grain numérique pratiquement imperceptible. Même à 800 ISO, les images gardent une excellente tenue avec un lissage modéré. À cette sensibilité, le E-PL2 se paie même le toupet d'offrir des images plus agréables que le Sony NEX-5, pourtant une référence dans le domaine.

Grimpons à 1600 ISO. Le lissage est désormais plus important sur le E-PL2. Les images perdent en précision, mais globalement, elles restent très agréables avec un grain peu visible dans les aplats. Ces images restent toutefois faciles à exploiter pour des tirages 20x30. À 3200 ISO, le lissage devient beaucoup plus conséquent , mais les aplats colorés sont assez propres avec peu de pixels colorés. Sur ce point, le E-PL2 surclasse largement son concurrent direct, le Panasonic GF2 qui affiche un bruit très "carré" peu esthétique. Ce dernier garde toutefois l'avantage d'avoir des clichés plus détaillés. Le NEX-5 conserve une bonne longueur d'avance sur les deux Micro4/3. Le cran au dessus, 6400 ISO, marque encore plus l'écart. Le E-PL2 lisse encore plus et les fins détails disparaissent complètement et seul le NEX-5 de Sony s'en sort sans trop de dégâts.

Au final, le E-PL2 donne de bons résultats et offre un meilleur rendu par rapport au précédent modèle. On regrettera toutefois un lissage trop marqué au-delà de 800 ISO. La stratégie est différente de Pansonic qui conserve plus de détail dans les images, mais avec un grain plus présent.

Les algorithmes de traitement des images sont donc bien différents du E-PL1 (même capteur, même processeur). On constate également que le rendu est un peu différent. Les JPeg du E-PL1 étaient bien accentués pour une utilisation sans retouche. Les images du E-PL2 sont un peu plus douces. L'optique semble également moins piquée (notamment en périphérie).

Les fichiers raw

Pour comparer les performances des capteurs et étudier la progression du traitement des images, nous avons utilisé les données DxOMark.

Sur la gestion du bruit électronique, il est intéressant de noter que d'après les mesures de DxO, la valeur 200 ISO indiquée est en fait plus proche de 100 ISO que de 200 ISO mesurée (129 ISO mesurée pour 200 ISO indiquées). En réalité donc, Olympus sur-estime la sensibilité affichée par le boîtier. Une stratégie à l'opposée de Panasonic qui sous-estiment les valeurs. Pourquoi une sous-exposition ? Les constructeurs usent de cette stratégie pour préserver les hautes lumières. L'exposition correcte est alors rattrapée par la conversion raw / JPeg à l'aide d'une courbe. La stratégie de Panasonic est donc moins facile à lire. Une exposition à droite est logiquement moins bruitée, mais avec une valeur mesurée proche de 9200 ISO pour 6400 ISO annoncées, le traitement du bruit électronique est d'autant plus compliqué à traiter.

Olympus E-PL2 test review iso mesurés

Sur les fichiers bruts, les différences entre le E-PL2 et le GF2 sont minimes, mais attention pour une valeur mesurée de 140 ISO Panasonic affiche 100 ISO alors qu'Olympus indique 200 ISO...Olympus gagne donc 1 IL par rapport à son concurrent. Toutefois, pour les sensibilités mesurées, les valeurs de bruit sont très proches.
Olympus E-PL2 test review bruit électronique

Sur la dynamique, les résultats sont similaires (il y a donc toujours une différence d'1 IL), mais pour les valeurs mesurées, la dynamique est équivalente.
Olympus E-Pl2 test review dynamique comapraison nex 5  gf2

Mode vidéo

Si le Pen E-PL2 évolue sur de nombreux points, le mode vidéo reste "scotché" en HDTV 720p (1280x720 pixels). Le compact à objectifs interchangeables utilise toujours un algorithme de compression ancien (Motion-JPeg) et la cadence est figée à 30 i/s.

À défaut de proposer un mode HDTV 1080, nous aurions appréciés qu'Olympus emploi un codec de compression plus récent (h.264) et face grimper la cadence à 60 i/s pour une meilleure fluidité pour les sujets en mouvements ou les travelings. Pour la prise de son, il faudra se contenter par défaut d'une entrée mono (le son est enregistré dans un format stéréo) et pour s'assurer la stéréo, il faudra bourse délier (80 euros environ) afin d'acquérir l'accessoire EMA-1.

olympus pen e-p2 EMA-1

Olympus Pen E-P2 micro stéréoLe nouvel accessoire (EMA-1) permet également de relier un micro stéréo (ici un ME-51S) ici sur un Pen E-P2.

Le E-PL2 dispose de plusieurs modes d'enregistrement vidéo : P, A et un mode manuel qui permet de gérer à la fois la vitesse d'obturation, l'ouverture et la sensibilité ISO. Vous pouvez même utiliser les filtres artistiques (Pop Art, sténopé, diorama...) au prix d'un traitement vidéo assez lourd et donc d'une cadence d'enregistrement ralenti à 15 i/s. La stabilisation par déplacement du capteur n'est pas disponible en mode vidéo.

Il est possible de prendre un cliché pendant l'enregistrement d'une vidéo, mais celle-ci coupe le filmage et génère donc deux fichiers vidéo.

Qualité des images

Sur notre mire de précision, le nouveau E-PL2 donne des résultats similaires au E-PL1, ce qui au vu de la fiche technique, est globalement rassurant. Avec un capteur 12 Mpx, le moiré et l'aliasing sont moins présents que sur les vidéos produits en même définition avec un Canon EOS 550D. Dans tous les cas, le E-PL2 et les autres compacts/reflex sont assez loin de la qualité d'image d'un caméscope grand public comme le Panasonic T700

Olympus E-PL2 test review précision vidéo HDTV 720p

Olympus E-PL1 mode vidéo 1280x720 pixels

Canon 550D video 1280x720 pixels

Autofocus et rolling shutter

En vidéo, un autre point d'achoppement réside dans la mise au point autofocus. Les progrès notés dans la partie photo (réactivité, souplesse...) sont également présents en vidéo, mode dans lequel l'autofocus "pompe" beaucoup moins. Il est alors possible de suivre un sujet en déplacement sans trop de difficulté.

Les problèmes de rolling shutter (déformation de l'image pendant les mouvements), surtout visible sur les capteurs CMOS (qui fonctionnent avec une obturation par balayage) sont finalement peu visibles sur les vidéos réalisées avec l'Olympus E-PL2.

Verdict

Olympus E-PL2 test review recommandé

À la question le E-PL2 est-il un digne successeur du E-PL1 nous répondrons oui, et plus que cela.
Ne cachons pas notre enthousiasme, Olympus a fait de gros efforts pour ce dernier boitier Micro4/3.

L'écran est deux fois plus défini que son prédécesseur et se hisse enfin au niveau de la concurrence. Sans toutefois rivaliser avec une dalle Amoled il est plus précis, plus contrasté et plus agréable à utiliser.

L'autofocus est plus rapide et plus silencieux. La nouvelle otique 14-42 équipée de la motorisation MSC ainsi que le zoom ultra-grand angle 9-18 autorise un temps de latence entre la mise au point et le déclenchement de l'ordre de 0,2 à 0,3 s, ce qui place le E-PL2 face à des reflex d'entrée de gamme. Il n'y a désormais qu'avec des sujets rapides et en basse lumière que le dernier né des Micro4/3 marque clairement le pas. Néanmoins, et grâce a des optiques lumineuses facilement adaptables (celle du parc Mirco4/3), il est facile de faire une mise au point manuelle précise lorsque les conditions sont difficiles. Sans compter que l'adjonction du viseur aidera au maintien de l'appareil contre le corps.

Plus qu'un simple boitier de débutant, le EPL-2 s'adresse finalement à un large public. Ses menus simplifiés (en mode bridé) et ses aides contextuelles mettent les jeux de profondeurs de champs, de vitesse et d'effets créatifs à la portée du plus grand nombre. Cependant, Olympus a bien compris qu'une part non négligeable des utilisateurs Micro4/3 était aussi des photographes avertis. Soit parce qu'ils utilisent ces boitiers peu encombrants comme boitier principal et souhaitent évoluer avec, soit parce que certains les ont adoptés en tant que second boitier, sans vouloir sacrifier à la qualité d'image. Ainsi la marque bleue propose un grand choix de personnalisation des touches "raccourcis" et, via un menu plus que touffu, une large gamme de fonctionnalités. Une fois le E-PL2 débridé, celui-ci n'a pas à rougir face à un boitier expert. Cependant, et c'est là selon nous l'un des plus gros points négatifs de ce boitier, les menus sont franchement rébarbatifs voire incompréhensibles. Il faut absolument qu'Olympus mette en peu d'ordre et de logique dans cela...sans pour autant supprimer de fonctions parmi toutes celles proposées !

Enfin, et c'est certainement l'essentiel, la qualité d'image est préservée voire en progrès. En effet, on note une amélioration de celle-ci en haute sensibilité. Les JPeg directs permettent de tirer des images propres jusqu'à 1600 ISO (à condition de bien exposer et de ne pas avoir trop de matière sombre). A 3200 ISO, les images sont exploitables si vous photographiez en raw et passez un peu de temps en post-traitement. En tous cas, le grain Olympus nous séduit et même si celui-ci éclate à partir de 3200 ISO, avec un léger traitement, nous sommes très proches d'un rendu argentique. La colorimétrie est juste et surtout les images sont assez pétillantes en mode standard.

Le E-PL2 offre la possibilité d'utiliser des filtres créatifs afin de créer quelques rendus "arty" sur les JPeg directs. Face au public qu'il cible, ceux-ci trouvent leur légitimité d'autant plus qu'il est possible de sauvegarder le raw + le JPeg traité. Trois ont notre faveur, le rendu noir et blanc, le filtre sténopé et le filtre ton drama.

Pour finir, comme quasiment tous les µ4/3, le E-PL2 intègre la vidéo HD. Celle-ci n'est cependant "que" du 720p 30im/s en Motion JPeg (conteneur AVI). Ce codec est un peu moins performant que le désormais courant AVCHD et prend plus de place sur les cartes mémoires. Il est néanmoins plus malléable au montage. La qualité des vidéos est d'un très bon niveau. Sur des sujets se mouvant rapidement nous n'avons noté aucune saute ou saccade dues à un bitrate trop faible. A noter que les objectifs MSC permettent de filmer avec un Autofocus continu et semblent résoudre en grande partie les problèmes de pompages qu'avaient connu les précédentes générations de Micro4/3 Olympus.

Face à cette montée en puissance du produit et ses qualités intrinsèques nous ne pouvions passer à côté d'un recommandé Focus. Ajoutons que durant notre périple au Vietnam, celui-ci s'est trouvé fiable en toutes circonstances et ne nous a jamais fait défaut...même dans les pires moments.

Face à la concurrence

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| Panasonic GF2 | [tab_prix2(,,,298,id_ln,,,)] |

Panasonic GF2

Bénéficiant du même parc d'optiques, le Panasonic GF2 est sans doute le concurrent le plus direct du nouveau E-PL2. Il se démarque par la présence d'un écran tactile et d'une interface revue et simplifiée.

Le modèle Panasonic prend l'avantage concernant le mode vidéo. Le compact est capable de clips en HDTV 1080i (AVCHD, 17 Mbit/s à 50 i/s) alors que l'E-PL2 se contente d'un 720p en AVI (Motion JPeg). Le compact d'Olympus conserve l'avantage d'intégrer une stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques et possède des accessoires intéressants, notamment un caisson étanche. Au final, le E-PL2 prend une petite longueur d'avance avec une qualité d'image (JPeg) légèrement supérieure avec une gestion du bruit électronique plus fine.

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Samsung NX100

Face au E-PL2, le compact NX100 de Samsung a bien du mal à se positionner. Certes l'écran Amoled est splendide et supérieur à celui du compact Olympus et le système i-Function très intéressant, mais globalement, le NX100 est en retrait par rapport à son concurrent : pas de flash intégré, pas de stabilisation intégrée (et optique de kit non stabilisé), un nombre d'accessoires limité, un parc optique plus petit et un autofocus moins performant. Au niveau de la qualité des images, le capteur plus grand du NX100 offre plus de potentiel que celui du E-PL2 avec notamment une définition supérieure. Au niveau du bruit électronique, les résultats sont assez proches.

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Sony NEX-5

Le Sony NEX-5 est le compact à objectifs interchangeables de l'année 2010. Petit, rapide, disposant d'un grand capteur APS-C de 16 Mpx, d'un écran LCD orientable 920 000 points, un mode panoramique intéressant, d'une rafale à 7 i/s et d'un mode vidéo 1080i. Le compact Sony semble donc distancer encore ses concurrents. On pourra toujours regretter que le parc optique soit toujours aussi limité par rapport au format Micro 4/3 et que le petit compact n'intègre pas de stabilisation.

+
  • Stabilisation mécanique intégrée dans le boîtier
  • Qualité de l'écran LCD 460 000 points
  • Présence d'une roue codeuse à l'arrière du boîtier pour faciliter les réglages
  • Obturateur jusqu'à 1/4000 s
  • Nouvelle optique 14-42 mm f/3,5-5,6 très compact et plus rapide pour la mise au point que l'ancienne version
  • Présence d'un flash intégré. Gestion de flashes distants sans fil possible
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 voire 3200 ISO
  • Interface simplifiée pour les réglages photographiques
  • Filtres artistiques intéressants
  • Viseur électronique (option) précis, mais cher et volumineux
  • Parc d'optiques de plus en plus développé
  • Autonomie de la batterie limitée
  • Toujours pas de logiciel pour Mac OS X ou Linux
  • Pas de prise micro et casque en standard (il faut acheter un modèle optionnel)
  • Carte SD inacessible si le boîtier est monté sur trépied
  • LCD non rotatif
  • Menus de réglages de l'appareil trop souvent difficiles à comprendre (différent des réglages photographiques)
  • La roue codeuse n'est pas aussi pratique qu'une molette de pouce
  • Format brut .ORF propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Olympus E-PL2
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