CapteurCapteur Live MOS de 12,3 Mpix effectifs (sur un total de 13,1 millions pixels) Taille : 17,3 x 13 mm. Rapport 4:3
MontureMonture à baïonnette micro 4/3
Optique livréekit possible M Zuiko Digital ED 14-42 mm f/3,5-5,6
StabilisationOui, par déplacement du capteur (sur 1 ou 2 dimensions
AntipoussièreFiltre à ondes supersoniques
Viseurnon. En option : viseur électronique, définition 1444000 points (800x600 pixels), se fixe sur la griffe du sabot flash et sur un port de connexion propriétaire. Couverture 100%. Orientable
ÉcranLCD 6,9 cm, 230 000 points
Mise au pointSystème AF par détection de contraste sur 11 zones sélectionnable ou auto. Mise au point manuel avec grossissement sur écran
Modes autofocusSingle, single avec retouche du point, continu, continu avec retouche du point, manuel, suivi du sujet
Mesures d'expositionMesure TTL 324 segments choix de mesures multi-zones, centrale pondérée ou spot
Modes d'expositionProgramme automatique, i-Auto, Priorité ouverture, Priorité vitesse, Manuel, Modes scène
Vitesse d'obturation1/2000 - 60 s
Motorisation3 i/s sur 10 vues en raw en JPeg, la capacité varie selon le taux de compresson et la taille des images
Sensibilité ISOISO 100 - 3200 par paliers ISO de 1/3 et 1 IL
Mémoireemplacement SD/SDHC pas de mémoire interne
AlimentationBatterie Li-Ion BLS-1 Li-Ion battery (incluse) Lithium-Ion Battery
ConnexionMini HDMI (type C), USB 2, A/V
Dimensions114,6 x 72,2 x 41,5 mm (sans protubérance)
Poids-
LogicielsIb
Dans la boîteBoîtier E-PL1 champagne BLS-1 (Lithium-Ion Battery) BCS-1 (Chargeur de batterie BLS-1) Bouchon de boîtier Micro Four Thirds (BC2) Courroie CB-USB6 (Câble USB) CB-VC2 (Câble Vidéo) Mode d'emploi Carte de gara

Caractéristiques

Olympus Pen E-PL1 flash + 17 mm f/2,8

Quelques semaines à peine après le lancement du Pen E-P2, Olympus récidive avec un boîtier Micro 4/3 à objectifs interchangeables, le E-PL1, plus orienté grand public. Le but avoué, séduire les photographes à la recherche d'un compact haut de gamme et proposer une véritable alternative aux compacts experts comme le Canon PowerShot G11. L'Olympus E-PL1 a quelques atouts à faire jouer pour séduire le photographe exigeant. Ainsi, le compact intègre un relativement grand capteur (Live MOS 17,3 mm x 13,0 mm) capable également de filmer en HDTV 720p. Celui-ci est également monté sur un système de stabilisation qui fonctionne avec toutes les optiques Micro 4/3 de la marque et dispose d'un système antipoussière. Les caractéristiques techniques sont finalement assez proches de celles d'un Pen E-P2, ce dernier disposant en plus d'un flash intégré bienvenu et d'une interface largement repensée pour être plus simple à prendre en main, malgré la disparition des deux molettes présentes sur les deux premiers Pen.

Le E-PL1 dispose d'un connecteur pour relier différents accessoires comme un viseur électronique (assez onéreux, environ 300 euros) ou un boîtier pour relier un microphone stéréo.

Prise en main

Olympus Pen E-PL1 test review L'Olympus Pen E-PL1 avec son transstandard M.Zuiko 14-42 mm f/3,5-5,6

Par rapport au Pen E-P2 précédemment sorti des mêmes usines, l'Olympus Pen E-PL1 vise un segment résolument plus grand public. Aussi, la construction a sans surprise été revue à la baisse : on ne trouvera plus un beau boîtier tout en métal, mais un assemblage plus plastique. Pour autant, la prise en mains est plutôt bonne : la poignée, plus étroite que sur les modèles précédents, est aussi plus creusée et le majeur et l'annulaire s'y calent naturellement.

Olympus Pen E-PL1 test review

Le contact avec les boutons n'est pas des plus rassurants : leur guidage est parfois approximatif (notamment les commandes de zoom au-dessus du déclencheur vidéo) et leur enfoncement un peu spongieux. De tous les µ4/3 présentés jusqu'à présent, le E-PL1 est clairement celui dont la construction inspire le moins confiance. Néanmoins, celle-ci reste correcte pour un compact haut de gamme.

L'écran est toujours le même LCD de 230 000 points : le haut de gamme en étant équipé, il était déraisonnable d'espérer mieux. Son revêtement est un peu brillant en plein soleil mais, globalement, il reste assez lisible sous tous les angles de vision ; on est bien entendu très loin de la dalle AMOLED du NX10, mais cela reste un bon LCD.

La face supérieure est sans grande surprise, avec une molette de sélection du mode, un interrupteur (suffisamment enfoncé pour ne pas être pressé accidentellement) et un déclencheur.

On note l'absence totale de molette de réglages, "justifiée" par l'objectif grand public de l'appareil — à l'heure où Canon ou Samsung, notamment, proposent une roue codeuse pour naviguer dans les menus de leurs compacts, on peine à apprécier l'argument.

À noter, en revanche : le E-PL1 dispose d'un flash intégré, absent des modèles haut de gamme ! La fixation de celui-ci paraît bien fragile par rapport à celle du GF1, et sa puissance est fort limitée, mais on apprécie l'effort d'intégration qui permettra toujours de déboucher quelques contre-jours ou... d'avoir un flash avec le viseur (vendu séparément) : partageant la même griffe, ils sont incompatibles sur le E-P2.

On retrouve en kit le M.Zuiko 14-42 mm, particulièrement court en position repliée mais qui, comme un objectif de compact, doit être déployé avant de pouvoir faire une photo. En conditions de prise de vues, il est donc aussi encombrant que les autres objectifs de systèmes compacts.

Le E-PL1 accepte évidemment tous les objectifs µ4/3, et une grande variété d'optiques sont adaptables avec une bague. L'appareil étant particulièrement léger, un pancake comme le M.Zuiko 17 mm f/2,8 s'impose...

Olympus Pen E-PL1 test review

...car avec le 14-42 mm, malgré la relative compacité de celui-ci, l'encombrement n'est plus le même.

Menus

L'Olympus E-PL1 est clairement orienté grand public. La marque a donc décidé de revoir, en partie, son interface graphique pour simplifier l'utilisation du compact à objectifs interchangeables.

Olympus E-PL1 menus simplifiés test reviewOlympus E-PL1 menus simplifiés test reviewEn mode iAuto, les changements opérés pour la prise de vue sont directement visibles sur l'écran.

Accessibles en mode iAuto uniquement, les options apparaissent par simple pression sur le bouton START/OK. Une colonne d'icônes apparaît alors et vous pouvez accéder aux réglages de la saturation des couleurs, le changement de tonalité, le changement de luminosité, la modification du flou arrière ou la capture d'un mouvement net ou flou. Un dernier menu vous donne même accès à des conseils pour la prise de vue de certains sujets comme les enfants, les animaux, les plantes ou de manière plus anecdotique, la cuisine.

Les notions photographiques de balance de blancs ou de profondeur de champ sont ici masquées par un vocabulaire plus accessible comme rendu des couleurs chaud ou froid, arrière-plan flou ou contrasté. Sur le papier, l'idée est plutôt bonne, mais la réalisation manque de maturité. En effet; l'accès aux différents réglages n'est pas très intuitif. Il faut obligatoirement passer par la touche MENU pour passer d'une option à une autre, la touche menu annulant au passage la modification choisie. Impossible donc de modifier à la fois le rendu des couleurs et la luminosité, les options étant à chaque fois réinitialisées. En outre, il aurait été plus commode de passer d'une option à une autre avec les flèches gauche/droite et haut/bas. En outre, une fois le flash déployé, il n'est plus possible d'utiliser ces réglages...

Olympus E-Pl1 test review menusOlympus E-Pl1 test review menusAvec le flash, le mode simplifié de l'interface graphique ne fonctionne pas...(gauche). Les conseils pour la prise de vue sont agrémentés d'exemples (droite).

Pour finir, il est dommage que ces modes ne soient pas accompagnés d'un mode plus didactique pour finalement savoir ce qui se passe derrière. En voulant flouter l'arrière-plan d'une image, l'utilisateur ne sait pas vraiment ce qui se passe et ne saura donc pas reproduire l'effet dans un autre mode ou sur un autre appareil photo.

L'interface graphique du E-PL1 est pour le moins antinomique : d'un côté, l'interface automatique est relativement simple à comprendre, de l'autre les menus traditionnels restent pour le moins rébarbatif avec des listes interminables d'abréviations pour le moins nébuleuses pour le débutant (et les experts parfois...). Sur ce plan, Olympus peut largement faire mieux, ne serait-ce qu'avec une aide contextuelle.

Les réglages de l'appareil pour la prise de vue sont, par contre, d'un accès assez simple et intuitif : une simple pression sur la touche OK fait surgir un bandeau sur le côté droit de l'écran contenant les différentes options. Il suffit alors de se déplacer et de choisir les valeurs avec les 4 touches de déplacement.

Olympus E-PL1 test review interface graphique menusOlympus E-PL1 test review interface graphique menusDes menus pas toujours très clairs...(gauche). Les réglages pour la prise de vue sont par contre simples d'accès (droite).

Le mode lecture permet de lancer un diaporama avec de la musique, mais également de développer des fichiers Raw et retoucher des fichiers JPeg. Dans ce dernier mode, vous pouvez équilibrer les zones sombres d'une image, corriger les yeux rouges, recadrer ou jouer sur les tonalités en passant les clichés en noir & blanc ou en sépia par exemple.

Olympus E-PL1 test review menusOlympus E-PL1 test reviewL'Olympus E-PL1 dispose d'un zoom 14x pour vérifier la mise au point sur les images. Vous pouvez également retoucher et améliorer vos images directement sur le compact.

Logiciels

Le Pen E-PL1 n'est livré qu'avec un seul logiciel, [ib], qui ne fonctionne qu'avec Windows. Les utilisateurs de Mac OS X ou de Linux devront utiliser une autre solution pour visualiser les JPeg. Pour les fichiers Raw (format propriétaire), le problème est plus délicat puisqu'il faudra attendre le bon vouloir des éditeurs pour qu'ils mettent à jour les logiciels de développement des fichiers Raw (Adobe Lightroom, Apple Aperture ou Bibble). Olympus prévoit un nouveau logiciel (Olympus Viewer 2), mais pour l'instant celui-ci n'est pas encore disponible.

Olympus E-PL1 logiciel test reviewib intègre une carte pour géolocaliser les images. Pour l'instant, aucun modèle de la marque n'intègre un dispositif GPS, mais cela ne devrait pas tarder. En attendant, vous devez marquer manuellement vos images.

ib requiert l'importation de toutes les images dans sa base de données. Une étape qui peut s'avérer longue et fastidieuse si vous avez déjà un nombre conséquent d'images. Le logiciel propose ensuite de géolocaliser les images et de reconnaître automatiquement les visages. Le procédé de reconnaissance fonctionne plutôt bien, mais là aussi, la procédure s'avère longue si l'on traite plusieurs centaines d'images.

Olympus E-PL1 test review logicielToujours pratique, mais fastidieuse à mettre en oeuvre, la reconnaissance des visages fonctionne plutôt bien avec ib.

L'interface du logiciel est plutôt réussie et le logiciel plutôt simple à prendre en main. Les options sont toutefois peu nombreuses notamment au niveau de la retouche et ib ne dispose pas d'outil de tampon par exemple pour effacer des éléments parasites ou un histogramme d'exposition modifier une image. Vous retrouverez par contre les classiques effets (flou, saturation, contraste...), mais également des outils pour corriger la distorsion (!) ou améliorer automatiquement une image.

Les filtres présents sur le compact sont également disponibles dans le logiciel (Monochrome, Sépia, Dégradé, Flou artistique. Étonnamment, vous ne retrouverez pas tous les filtres comme pop art, film granuleux, sténopé ou le très intéressant mode "^maquette" diorama. Pour retrouver tous les filtres artistiques, vous devrez passer par les fichiers raw. Petit point très vite énervant, il n'est pas possible de passer d'une correction à une autre sans valider un OK dans les différentes fenêtres. Dommage.

Olympus E-PL1 test review logiciel

ib permet également de développer les fichiers raw. Là aussi, les options sont limitées et vous retrouverez les paramètres de base (température des couleurs, contraste, netteté, filtre antibruit...), mais toujours aucun histogramme ou outils pour développer finement une image (retouche sélective par exemple). En outre, ib ne permet pas de prendre le contrôle d'un appareil Pen à distance. Pour l'instant, cette fonctionnalité n'est pas implantée dans cette catégorie de compacts à objectifs interchangeables.

Olympus E-PL1 test review

Alimentation, stockage

L'Olympus E-PL1 est livré avec une batterie BLS1, identique à celle des précédents Pen. Il souffre donc logiquement des mêmes faiblesses en matière d'autonomie, mais ce défaut est pour l'heure partagé par l'ensemble des compacts à objectifs interchangeables — on attend toujours celui qui fera plus de 400 images en une charge...

En utilisation normale, il tient tout de même la journée mais mieux vaut ne pas oublier de le mettre à charger tous les soirs. On retrouve également le chargeur basique (seule indication : le voyant qui s'éteint en fin de remplissage) et la lenteur du rechargement déjà critiqués sur les précédents modèles.

Olympus E-PL1 test review prise en main

Batterie et carte SD partagent le même compartiment, situé en-dessous de l'appareil. Sa trappe est bloquée lorsque celui-ci est sur pied, d'autant plus que le filetage n'est pas aligné avec l'objectif mais plaqué au ras de la trappe : il faudra donc démonter l'appareil de son support pour tout changement de carte ou de batterie.

Antipoussière, stabilisation

Le système antipoussière d'Olympus SSWF (Super Sonique Wave Filter) a toujours était assez impressionnant d'efficacité et il était rare de trouver une poussière sur les modèles testés même après 15 jours d'utilisation. Avec le Pen E-PL1, le système reste toujours aussi efficace.

Olympus E-PL1 test review antipoussière

Malgré les nombreux changements d'optiques (14-42 mm, 17 mm et 9-18 mm), le capteur est resté relativement "propre". Sur le cliché ci-dessus et à f/22 on ne note que quelques poussières.

Stabilisation

Autre atout de l'Olympus Pen E-PL1par rapport aux principaux concurrents, celui-ci dispose d'un système de stabilisation intégré au boîtier par déplacement du capteur. Généralement, la stabilisation optique est légèrement plus performante que la solution mécanique, mais cette dernière à l'immense avantage d'être fonctionnelle avec toutes les optiques et surtout les modèles ultraplats (pancake) dans lesquels il est plus difficile d'insérer un système de stabilisation optique. En outre, la stabilisation intégrée facilite l'utilisation et la visée sur écran avec des optiques à mise au point manuelle (lorsqu'il s'agit de zoomer sur le sujet pour vérifier la mise au point).

Olympus annonce toutefois un système de stabilisation moins performant que sur les modèles Pen E-PL1 et E-P2. Sur nos tests, cette information est confirmée est la stabilisation permet de gagner environ 1,5 IL.

Olympus E-PL1 test review stabilisation

Pour nos essais, nous avons utilisé l'optique 14-42 mm f/3,5-5,6 livré en kit. Nous avons placé l'optique à la focale 25 mm soit en équivalent 24x36 : 50 mm. La vitesse théorique pour obtenir une image nette serait donc 1/50 s. S'il est possible de gagner facilement une vitesse, au 1/13 s le taux de réussite tombe à 50% ce qui est tout juste appréciable.

Olympus Pen E-PL1 test review stabilisation Olympus E-PL1, 25 mm, 1/13 s à main levée. Vous pouvez cliquer sur l'image pour la visionner en pleine définition.

Visée, autofocus

Autofocus

Un des principaux reproches faits à la série Pen concerne le manque de réactivité du système autofocus, notamment par rapport à ses principaux rivaux de la série G de Panasonic. Si la première évolution du firmware n'avait pas vraiment convaincu, cette seconde mise à jour d'importance (elle touche tous les boîtiers de la gamme Pen) est nettement plus intéressante. L'autofocus est plus rapide et accroche un peu mieux en basse lumière.

Si globalement la série Pen reste en retrait par rapport aux G, la réactivité de l'autofocus procure un vrai confort. Il semble que la motorisation des optiques Olympus soit en partie responsable du manque de célérité par rapport aux concurrents. Le nouveau 9-18 mm devrait changer la donne, puisque cette optique bénéficie d'un nouveau système de mise au point plus souple et plus rapide (MSC : Movie & Still Compatible).

M. Zuiko Digital 14-42 mm f/3,5-5,6 avec firmware boîtier 1.0 en pleine lumière : mise au point en 0,65 seconde. Olympus E-PL1 firmware 1.0 14-42 mm pleine lumière

M. Zuiko Digital 14-42 mm f/3,5-5,6 avec firmware boîtier 1.1 en pleine lumière : mise au point en 0,47 seconde. M. Zuiko Digital 14-42 mm f/3,5-5,6 avec firmware boîtier 1.1

Le gain de réactivité du système autofocus est donc vraiment significatif et d'environ 30% entre les deux versions de micrologiciels.

Avec le M.Zuiko Digital 17 mm f/2,8, les résultats sont également intéressants, mais le gain un peu moins important avec des performances en augmentation d'environ 15%, ce qui n'est toutefois pas négligeable.

M. Zuiko Digital 17 mm f/2,8 avec firmware boîtier 1.0 en pleine lumière : mise au point en 0,51 seconde. Olympus E-Pl1 test review 17 mm firmware 1.0 pleine lumière

M. Zuiko Digital 17 mm f/2,8 avec firmware boîtier 1.1 en pleine lumière : mise au point en 0,44 seconde. Olympus E-Pl1 test review 17 mm f/2,8 firmware 1.1 pleine lumière

Sur notre mire et en basse lumière (1,5 lux) , le Pen E-PL1 peine régulièrement à faire la mise point. La nouvelle version du firmware améliore sensiblement le taux de réussite. L'autofocus se montre également plus légèrement plus réactif avec la nouvelle mouture du micrologiciel avec un gain de l'ordre de 7%.

M. Zuiko Digital 17 mm f/2,8 avec firmware boîtier 1.1 en pleine lumière : mise au point en 0,71 seconde.Olympus Pen E-PL1 test review firmware 1.0 17 mm f/2,8

M. Zuiko Digital 17 mm f/2,8 avec firmware boîtier 1.1 en pleine lumière : mise au point en 0,66 seconde. Olympus Pen E-PL1 test review firmware 1.1 17 mm f/2,8

Précision, colorimétrie

Précision

Loin de faire une étude complète de l'objectif 14-42 mm livré en kit avec l'E-PL1, nous allons juste faire quelques mesures de précision pour vérifier l'adéquation entre le capteur, l'optique et le traitement interne. Nous avons effectué des prises de vue à 14 mm et à différentes ouvertures.

À pleine ouverture (f/3,5) et à 14 mm, l'objectif du kit se comporte plutôt bien et il ne limite pas la résolution optique du capteur au centre sachant que celle-ci est de 0,5 cycle par pixel (0,5 cy/px). Nos résultats sont mesurés sur des fichiers Raw sans accentuation logicielle donc.

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm 14 mm f/3,5 centre

Les bords sont moins contrastés de manière assez classique et fermer le diaphragme d'un ou deux crans ne change rien à cette situation.

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm 14mm f/3,5 bords

Les résultats restent identiques jusqu'à f/8 et à partir de f/11, la diffraction commence à diminuer le piqué visuel des images.

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/8

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/8

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/11

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/8

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/16

Olympus E-PL1 MTF 14-42 mm, 14 mm, f/8

L'examen d'un fichier JPeg (avec un traitement interne, réglage par défaut) à f/5,6 montre une accentuation assez marquée (les lignes du graphique montent au-dessus de 100%). Un traitement assez poussé en accord avec le positionnement grand public du boîtier : les JPeg sont directement exploitables sans retouche préalable.

Olympus E-Pl1 test review accentuation fichier JPeg

Rendu colorimétrie

En mode automatique, la balance des blancs de l'Olympus E-PL1 donne de bons résultats en extérieur et les images ne sont pas affectées de dominantes particulières. Avec un éclairage plus délicat et notamment tungstène en intérieur, le E-PL1 a plus de mal à corriger la dominante rouge orange des clichés. Globalement la dérive colorée reste acceptable et permet de conserver l'ambiance de la scène.

Le compact d'Olympus dispose de la même palette de rendu des couleurs que ses grands frères Pen E-P1 et E-P2. Comme nous le verrons ci-dessous, la balance des blancs reste neutre et ce sont bien les couleurs qui sont modifiées par un postraitement.

Ainsi, le mode i-Enhance devrait logiquement donner plus de tonus aux couleurs de manière "intelligente". Sur notre mire ColorCheker, c'est pratiquement l'ensemble de la palette des couleurs qui se trouve fortement intensifié.

Olympus E-PL1 test review colorimétrie

Le mode Vivid est, malgré son nom, beaucoup mesuré dans sa manière de traiter les couleurs. Ici, seules les teintes rose rouge ainsi que les bleus sont plus "exagérées".

Olympus E-PL1 test review colorimétrie

Le mode Natural, porte assez bien son nom puisque le rendu des couleurs est assez fidèle quoique légèrement chaud. Sur les images, cette dernière remarque est difficile à observer.

Olympus E-PL1 test review colorimétrie

Enfin, le mode Muted est également bien nommé puisque le rendu colorimétrie est légèrement moins soutenue, un peu plus terne.

Olympus E-PL1 test review colorimétrie

Sachez que tous ces paramètres sont facilement modifiables, interchangeables lorsque vous photographiez en Raw et que vous utilisez le logiciel maison pour développer vos fichiers bruts. Une raison supplémentaire pour photographier en Raw.

Gestion du bruit électronique

Avec un capteur identique à ceux qui équipent déjà les Pen E-P1 et E-P2, inutile de s'attendre à une révolution au niveau de la gestion du bruit électronique sur l'Olympus Pen E-PL1.

Pour autant, le firmware, nouveau, du E-PL1 peut apporter quelques améliorations, d'ailleurs, le nouveau compact Micro 4/3 limite sa plage de sensibilité de 100 à 3200 ISO, alors que les deux précédents modèles peuvent grimper jusqu'à 6400 ISO. Une prudence bienvenue, car la plus haute sensibilité est généralement difficilement exploitable.

Sur notre nouvelle scène de test, les résultats sont plutôt conformes à ceux obtenus avec le Pen E-P2. Avec le 14-42 mm, le E-PL1 délivre de belles images à 100 et 200 ISO et les clichés sont pratiquement exempts de moutonnement. Les premiers grains pointent leurs pixels vers 400 ISO, mais ils sont négligeables et absolument pas visibles sur un tirage 20x30 cm.

La granulation est déjà un peu plus visible à 800 ISO, mais le moutonnement reste bien contenu et l'image facilement exploitable. Toutefois, cette sensibilité est toutefois une charnière, car à 1600 ISO, le grain est beaucoup plus visible, mais le lissage des détails modérés. Vous pourrez donc facilement transformer vos images en noir & blanc avec un certain cachet. Au-delà (3200 ISO, sensibilité maximale), le grain devient plus grossier et le lissage des détails beaucoup plus destructeur. Il faudra donc réserver cette sensibilité aux cas les plus délicats.

Comme d'habitude, vous pouvez visualiser les images en pleine définition en cliquant sur les vignettes. Les fichiers Raw (.ORF propriétaire) arriveront un peu plus tard.

Vous pouvez bien sûr comparer les résultats du Pen E-PL1 avec ceux de son grand frère Pen E-P2, mais également avec le Panasonic GF1, le Samsung NX10 ou le Canon PowerShot G11.

Exposition, RAW

Raw, les mesures

Sur DxOMark, l'Olympus E-PL1 obtient un score de 54 et se situe donc entre l'Olympus Pen E-P2 (55,6) et le Panasonic GF1 (53,4). La différence entre les différents modèles n'est pas énorme, car selon l'échelle DxOMark, une différence de 5 points signifie un gain en sensibilité de 1/3 d'IL.

Globalement, les 3 appareils présentent donc des performances équivalentes en ce qui concerne les fichiers Raw pour la dynamique et la gestion du bruit électronique. Ainsi, si vous comparez les différents résultats divulgués par DxOMarks, vous vous apercevrez que les différentes mesures sont pratiquement identiques.

Olympus E-PL dxoMark SNR18%

Ci-dessus, le graphique compare les 3 compacts à objectifs interchangeables micro 4/3 sur le marché pour le rapport signal / bruit sur du gris à 18%. Les 3 courbes sont clairement superposées. Des résultats qui ne sont guère surprenants puisqu’il s'agit du même capteur et que DxOMark ne travaille que sur les fichiers bruts issus des capteurs.

Nous confirmons ces résultats avec la plage dynamique du E-PL1. Là bon plus, pas de surprise...

Olympus E-PL1 dynamique

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Mode vidéo

L'une des caractéristiques intéressantes de l'Olympus E-PL1 reste sans doute le mode vidéo. Le boîtier propose un enregistrement de fichier AVI (compression Motion JPeg) pour des vidéos en HDTV (1280x720 pixels à 30 i/s).

Dommage qu'Olympus n'est pas opté pour un codec plus récent comme le H.264, car si le Motion-JPeg est plus simple à utiliser pour le montage, il est moins performant (les clips sont plus volumineux) et la compatibilité des fichiers AVI / Motion-JPeg est pour le moins capricieuse notamment avec les lecteurs multimédias de salon ou les téléviseurs. On pourra également regretter que les fichiers ne puissent dépasser 2 Go (soit 7 minutes d'enregistrement vidéo en 720p).

Contrairement aux Pen E-P1 et E-P2, le E-PL1 ne dispose que d'un micro interne mono qui enregistre en PCM 16 bits à 44,1 kHz. Malheureusement, le boîtier ne dispose ni d'entrée mini-Jack pour un micro, ni de sortie casque pour avoir un retour son. Pour brancher un micro externe et avoir de la stéréo, il faudra acquérir un adaptateur spécifique qui vient se brancher sur le connecteur propriétaire au niveau de la griffe flash.

olympus pen e-p2 EMA-1Olympus Pen E-P2 micro stéréo Le nouvel accessoire (EMA-1) permet également de relier un micro stéréo (ici un ME-51S) ici sur un Pen E-P2.

Le E-PL1 dispose de plusieurs modes d'enregistrement vidéo : P, A et un mode manuel qui permet de gérer à la fois la vitesse d'obturation, l'ouverture et la sensibilité ISO. Vous pouvez même utiliser les filtres artistiques (Pop Art, sténopé, diorama...) au prix d'un traitement vidéo assez lourd et donc d'une cadence d'enregistrement ralenti à 15 i/s. La stabilisation par déplacement du capteur n'est pas disponible en mode vidéo.

Il est possible de prendre un cliché pendant l'enregistrement d'une vidéo, mais celle-ci coupe le filmage et génère donc deux fichiers vidéo.

Qualité d'image

Nous nous sommes aventurés à filmer une mire de précision dans notre studio afin de comparer les différents boîtiers en mode vidéo 1280x720 pixels.

Les résultats sont pour le moins surprenants...

Avec la mire, le Canon 550D peine à restituer correctement les plus fins détails et les images présentent un moiré important et un aliasing très marqué. Le 550D montre clairement les limites de l'utilisation d'un capteur 18 Mpix pour sortir des fichiers en 1280x720 pixels. Un exemple

Canon 550D video 1280x720 pixelsOlympus E-PL1 mode vidéo 1280x720 pixels

On note également du moiré sur le E-PL1 (les informations sont brouillées sur les zones 6 et 8), mais globalement l'aliasing est moins prononcé et l'image plus agréable à observer. On remarque également que le boîtier Olympus a une petite tendance à sous-exposer.

Pas de miracle sur la gestion du bruit électronique, le E-PL1 gère correctement le fourmillement à 200 ISO, mais celui-ci est déjà visible et sur un téléviseur HDTV 1080, il sera sage de ne pas dépasser 800 ISO. Ci-dessous, vous pouvez télécharger un fichier vidéo (170 Mo) pleine définition qui vous permettra d'apprécier la qualité des images aux différentes sensibilités : 200-1600 ISO.

Olympus E-Pl1 vidéo qualité image sensibilité

Autofocus

Autre point important en vidéo : le suivi autofocus d'un sujet en mouvement. L'Olymopus E-PL1 permet de reprendre le point en mode AF-S en appuyant à mi-course sur le déclencheur. En mode AF-C (mise au point continue), le système pompe régulièrement et de manière assez bruyante pour réajuster le point sur un sujet en mouvement. Le système est à peine assez réactif pour suivre une personne en marche comme le montre l'exemple ci-dessous (fichier WMV de 4 Mo).

Olympus E-PL1 video autofocus

Rolling Shutter

Certains capteurs CMOS et notamment ceux des appareils photo, ne sont pas techniquement adaptés à la prise de vue vidéo, car ils ne disposent pas d'un obturateur global. La majorité des capteurs utilisent un système appelé rolling shutter. Dans ce cas, l'acquisition de la vidéo ne se fait pas de manière globale (CCD), mais par balayage. Sur des sujets en mouvement, il est possible d'avoir des distorsions importantes. L'Olympus E-PL1 est moins sensible à ce phénomène que le Samsung NX10.

Exemples de photos

Olympus E-PL1 exemple 1
Olympus E-PL1 exemple 2
Olympus E-PL1 exemple 3
Olympus E-PL1 exemple 4
Olympus E-PL1 exemple 5
Olympus E-PL1 exemple 6
Olympus E-PL1 exemple 7
Olympus E-PL1 exemple 8
Olympus E-PL1 exemple 9
Olympus E-PL1 exemple 10
Olympus E-PL1 exemple 11
Olympus E-PL1 exemple 12
Olympus E-PL1 exemple 13
Olympus E-PL1 exemple 14
Olympus E-PL1 exemple 15

Creative Commons License Olympus E-PL1 Islande by Franck Mée est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

Basé(e) sur une oeuvre à www.focus-numerique.com.

Verdict

Olympus E-PL1 recommandé

Sur le papier, le Pen E-PL1 est installé dans une position étrange : une sorte de compact haut de gamme, sans les réglages experts qui les caractérisent d'ordinaire (G11, GR Digital...). Son terrain, c'est le mode automatique, que l'on peut décaler ou retoucher par une interface qui évite soigneusement tout terme technique.

Cependant, son tarif et son statut d'appareil à objectifs interchangeables le destinent a priori plus à des photographes sinon expérimentés, tout au moins enthousiastes, qui risquent de vouloir rapidement passer à leurs propres réglages et se trouveront fort marris de l'absence de molettes. Le menu général, dans la grande tradition Olympus, sera d'ailleurs réservé à ceux qui savent ce qu'ils font, tant il est touffu d'options variées une fois activées les options personnalisées ("Menu écran").

Et puis, dès que l'on souhaite utiliser le flash, seuls les réglages photo traditionnels sont disponibles : l'interface simplifiée du iAuto devient inaccessible.

Quant à son positionnement dans la gamme Olympus, n'en parlons pas : quoi que clairement placé sous l'E-P2, il dispose d'atouts interdits à celui-ci, comme le flash intégré, le déclencheur vidéo et le mode iAuto amélioré !

Reste qu'à l'usage, l'E-PL1 s'est révélé fort agréable. Une fois calé en iAuto, il fait généralement bon usage de la scène visée et si une correction quelconque est nécessaire, on peut y accéder rapidement. La qualité d'image est sans surprise, conforme à ce que les autres 4/3 (micro ou reflex) peuvent fournir, et l'autofocus est plutôt bon (en particulier depuis le firmware 1.1).

Le E-PL1 devient donc un bon moyen de faire des images de qualité, sans se compliquer la vie avec les réglages. Certes, on peut privilégier une approche plus experte ou plus créative, mais cet appareil est peut-être le premier vrai compact grand public offrant le choix de l'objectif et un grand capteur.

Reste à voir comment il résistera à l'arrivée prochaine des Sony NEX, qui ciblent manifestement le même créneau mais proposent un style et une construction bien supérieurs...

Face à la concurrence

Olympus Pen E-P2

La comparaison avec son frère aîné est inévitable. Le E-PL1 s'adresse plus au grand public avec des automatismes soignés et un tarif contenu ; le E-P2 vise un marché plus expert, fan de molettes de réglage et peu regardant sur l'absence de flash intégré. Compatible avec les mêmes accessoires, le E-PL1 n'est cependant sans doute guère un concurrent du E-P2.

| | | | Olympus Pen E-P2 | [tab_prix2(,,,31,id_ln,,,)] |

Panasonic GF1

Le GF1 est l'autre adversaire incontournable. Le mode auto intelligent étant LA spécialité de Panasonic, celui-ci est légèrement meilleur, et son autofocus est également marginalement plus efficace. Il est mieux construit et dispose d'un écran deux fois plus défini...

Cependant, le PL1 est beaucoup moins cher et son interface façon téléviseur est un plus pour le public visé, alors que le GF1 s'adresse toujours un peu aux experts (molette de réglages notamment). L'absence de stabilisation intégrée est également un handicap : le E-PL1 propose, lui, cette fonction même avec l'objectif pancake — dont on sait qu'il donne tout leur sens à ces "systèmes compacts".

| | | | Panasonic GF1 + 20 mm | [tab_prix2(,,,19,id_ln,,,)] |

Sony NEX-3

À l'heure où nous écrivons, il est trop tôt pour se prononcer sur celui-ci, dont nous n'avons approché qu'un prototype pour une brève prise en mains. Néanmoins, on peut pronostiquer que ce sera lui, le véritable ennemi du E-PL1 : il cible lui aussi le non-technicien, sera proposé à un tarif comparable, mais avec un écran orientable et une construction globalement supérieure. Son zoom de kit stabilisé est un peu plus encombrant ; avec le pancake, ils feront jeu égal, mais le Sony n'aura pas de stabilisation...

+
  • Prise en main agréable
  • Mode auto intelligent efficace
  • Interface de réglages originale et sympathique
  • Qualité globales des imagesJPeg
  • Gestion du bruit électronique correcte pour un boîtier Micro 4/3
  • Simplicité d'emploi au quotidien
  • Stabilisation mécanique intégrée
  • Modes artistisques sympatiques
  • Viseur électronique de qualité disponible, mais onéreux
  • Flash escamotable pour déboucher les ombres
  • Mode video 720p appréciable avec son mono
  • Gestion de flashes distants sans fil
  • Bouton d'accès direct pour déclencher l'enregistrement vidéo
  • Autofocus de bon aloi, surtout avec le 9-18 mm
  • Caisson étanche disponible
  • Pas de molette de réglage
  • Pas de logiciel pour Mac OS X (ni Linux)
  • Menus toujours aussi austères et difficiles à comprendre pour le béotien
  • Construction en retrait de celle des E-P1 et E-P2
  • Carte mémoire inaccessible lorsque le boîtier est monté sur un trépied
  • Pas de prise micro stéréo et casque en standard
  • Autofocus continu perfectible (souplesse et silence) en mode vidéo avec le 14-42 mm
  • Manque de définition de l'écran LCD
  • Format raw propriétaire
  • Autonomie de la batterie un peu courte
  • Stabilisation mécanique un peu décevante
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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