Capteur4/3'' Capteur Live MOS - 16.1 Mégapixels
MontureMicro Four Thirds
Optique livréeSelon les kits
StabilisationOui capteur sur 5 axes
AntipoussièreOui, filtre à onde supersonique
ViseurEn option
ÉcranOrientable tactile - 7,6 cm - 1037000 points
Mise au pointDétection de contraste - 35 points
Modes autofocusSimple AF - AF continu - AF simple - MF (peaking) - AF Tracking - Super Spot AF
Mesures d'expositionTTL 324 zones - Système de détection multi-pattern
Modes d'expositionMesure ESP - Mesure Spot - Mesure centrale pondérée - Haute lumière Ombre
Vitesse d'obturationObturateur mécanique - 1/8000 - 60 s (par palier de 1/3, 1/2, 1 IL)
MotorisationApprox. 9 Im/s
Sensibilité ISOISO 200 - 25000
MémoireCarte mémoire SD (Compatible SDHC, SDXC, UHS-I)
AlimentationBatterie Lithium-Ion - Approx. 400 images (50 % avec le Live View)
ConnexionUSB2 - HDMI - Wifi
Dimensions122.3 x 68.9 x 37.2 mm
Poids378 g (Boîtier uniquement)
LogicielsNC
Dans la boîteNC

Caractéristiques

Présentation

Olympus lance son tout dernier hybride de la famille Pen : l'E-P5, digne successeur de l'E-P3 (annoncé en 2011). Olympus oriente ce nouvel appareil vers le grand public. De notre côté, on estime que même si un débutant peut trouver son bonheur dans un appareil de ce type, un photographe expert y verra un boîtier abouti et plutôt bien armé face à ses concurrents.

Les évolutions de ce boîtier par rapport à son prédécesseur se répartissent en plusieurs grandes catégories : le design, les fonctions hautes vitesses, le Wi-Fi, l'ergonomie et le nouveau viseur électronique.

Nouveau design et nouvelle ergonomie

Il n'y a pas de doute, l'E-P5 est un bel appareil. Il arbore fièrement un look rétro et reprend les codes esthétiques du Pen F. Ce nouveau look ravira les amoureux des Fujifilm X100S ou Leica M qui y trouveront sans doute des similitudes : une forme assez plate et allongée, un poids conséquent (420 grammes), une finition presque entièrement métallique (aluminium), un grip imitation cuir martelé, etc.

Olympus EP-5Olympus Pen E-P5

L'appareil est désormais décliné en trois couleurs : noir, argenté ou blanc et il semblerait que des éditions premium avec des grips en bois (Hasselblad Lunar, sors de ce corps !) soient également au programme. Parallèlement, Olympus propose également une nouvelle collection de housse et sangles en cuir, aux couleurs de ces nouveaux appareils : des accessoires premium indispensables pour les hipsters !

Au passage, Olympus lance égalent des versions noires de ses trois optiques phares : 17 mm, 45 mm et 75 mm f/1,8. Il est probable qu'un kit E-P5 + 17 mm f/1,8 + viseur soit au programme !

Olympus profite de la sortie de l'E-P5 pour lancer également une nouvelle version de son viseur électronique optionnel à monter sur la griffe porte accessoire de l'appareil. Exit donc le VF-2, qui était déjà un excellent viseur et bienvenue au VF-4. Ce nouveau viseur assure un confort de visée exceptionnel. En effet, la définition passe de 1,44 million de points à 2,36 millions de pixels. Il couvre bien entendu 100 % du champ de l'image et propose un grossissement de 1,48 X. Par équivalence à un viseur de reflex 24x36 mm, celui d' Olympus est plus confortable (meilleur grossissement) que celui du Nikon D800 ou D4 et légèrement moins bon que celui de l'EOS 1DX.

Olympus Pen E-P5

L'E-P5 reprend le même bloque image que celui de son grand frère l'OM-D EM-5 (testé). Il dispose donc d'un capteur Micro 4/3 Live Mos de 16 millions de pixels associé au processeur TruePic VI, capable de monter à 25 600 ISO. Actuellement, c'est la meilleure combinaison chez Olympus et le nouveau COI devrait en profiter. Un bon point donc, même si nous aurions aimé une petite nouveauté de ce côté.

Olympus Pen E-P5 présentation

Cet E-P5 va très simplement trouver une place de choix sur le marché des hybrides et la marque propose désormais une belle série cohérente de boîtiers à objectifs interchangeables et un parc d'optiques vraiment intéressant.

Ses très nombreuses fonctionnalités, son ergonomie et ses nombreuses options de personnalisations devraient cependant plus attirer les photographes passionnés et experts que les débutants.

L'appareil sera commercialisé mi-juin, juste avant le festival en Arles où Olympus tient une place de choix. L'E-P5 sera disponible à partir de juin 2013 en boîtier nu à partir de 999 € TTC, et sera proposé en kit avec des objectifs, avec ou sans viseur VF-4. L'E-P5 sera disponible avec l'objectif 14-42mm à partir de 1099€ TTC.

Place aux tests !

Test terrain jour 1

Lors de notre passage aux Rencontres d'Arles 2013, nous avons appris que le Tour de France passait dans la région. Ni une ni deux, nous avons sauté sur l'occasion pour réaliser un petit test terrain du nouvel Olympus E-P5 en situation. L'appareil étant bien taillé sur le papier pour de la photo d'action (rapidité de l'AF, rafale, obturateur), il nous tardait de voir ce qu'il était capable de faire !

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

13h00, 28 degrés Celsius, soleil de plomb, le peloton est annoncé au mieux à 15h50. En effet les coureurs ont pris du retard dans les Alpilles à cause du vent qui souffle avec violence. En bon novice de ce genre d'évènement, je suis en jean, sans chapeau ni parasol et sans eau ! Ok, l'attente va être longue ... Je vais avoir le temps de me pencher sur ce Pen E-P5.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Finalement, l'attente n'aura pas été si longue. À peine une heure après mon arrivée, les premiers véhicules de la caravane sont annoncés par la gendarmerie. Je suis équipé d'une focale fixe de 17 mm f/1,8, équivalent donc à un 35 mm. Il me faut donc un point de vue au plus près de l'action ! Je décide de me mettre juste avant l'entrée de la ville Saint-Gilles, avant un virage et après une longue ligne droite. Presque aucun spectateur devant moi ou en face de moi. Je suis au bord de la route.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Le soleil de plomb créé une lumière forte et plate qui a tendance a écraser les contrastes. Après mes premiers essais, je suis déçu du rendu des couleurs qui manquent cruellement de peps et de dynamisme. Olympus ayant bonne réputation pour ses filtres à effets, je décide d'essayer des filtres Noir et Blanc, Ton dramatique et Pop Art.

Les résultats sont pour le moins surprenants et assez flatteurs à l'oeil. J'ai beaucoup apprécié le filtre Ton Dramatique qui fait ressortir les détails des zones sombres et assombries les zones claires tout en maintenant une légère désaturation des couleurs.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de franceOlympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Le filtre Noir et Blanc fait lui aussi son effet. C'est presque le Noir et Blanc d'Olympus. Il procure un rendu dur et des images à fort contraste : oubliez les détails dans les zones claires et sombres des images. Sur certains chars de la caravane, il permet presque de sortir le sujet de son époque. Au premier coup d'oeil, on pourrait croire que la photo du minivan Carrefour a été prise il y a 30 ans !

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Le filtre Pop Art est plus décevant. Les couleurs sont beaucoup trop saturées et mangent littéralement le sujet. Pour les coureurs du tour, je décide d'utiliser le filtre Ton Dramatique, mon préféré. Par contre un doute commence à surgir. Est-ce que le fait d'utiliser un filtre de rendu risque de diminuer les performances en rafale de l'appareil ? Après quelques essais, je remarque assez peu de différence. Je me mets donc en mode 9 images par secondes et en JPEG pour optimiser au mieux les capacités du buffer de l'appareil.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Tout passe très vite : la caravane évidement, mais encore plus le peloton. L'utilisation de la rafale est donc indispensable et il est forcement nécessaire de cadrer un peu à l'aveugle pendant la séquence. Problème, et c'est souvent le cas, on perd assez rapidement l'AF qui a du mal à suivre le sujet sur une même séquence. Pour pallier à ce souci, il faut prévoir une grande profondeur de champ. J'ai donc opté pour une ouverture relativement fermée, aux alentours de F/6,3, une sensibilité de 400 ISO et des temps de pose compris entre 1/500 et 1/1250.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

À la fin d'une séquence en rafale, lorsque l'on relâche le déclencheur, l'appareil se met à mouliner et à décharger le buffer sur la carte. Il faut donc patienter quelques instants avant que ce dernier soit de nouveau opérationnel. Même avec une carte mémoire très rapide, ce temps n'est pas négligeable et dépendant des traitements internes du boîtier (filtre, compression JPG, réduction du bruit, etc.). Il faut donc en tenir compte et ne pas se louper !

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Malgré le fait que l'appareil soit capable de monter ou descendre, selon le point de vue, au 1/8000 de seconde, je n'ai jamais utilisé ce temps de pose extrême pour conserver une sensation de mouvement et de vitesse sur mes images. Sur les vélos on observe un flou de bouger sujet sur les rayons des roues qui donne de la vie au mouvement.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Pour ce qui de l'autofocus, le Pen E-P5 est assez impressionnant. La mise au point est presque instantanée. Ici, j'ai opté pour un collimateur central avec une mise au point en continu. Le changement des collimateurs est très ludique grâce à l'écran tactile. Il l'est beaucoup moins en utilisant le viseur électronique, ce que j'ai fait 90% du temps. Ce dernier est un réel plaisir à utiliser. Malgré l'ignoble protubérance qu'il procure sur l'appareil, le confort d'utilisation est clairement au rendez-vous ! Les images sont nettes et lumineuses. je déplore tout de même un léger manque de dynamisme, les blancs étant très vite brûlés au viseur alors qu'ils ne le sont pas sur l'écran ou même sur l'image finale.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

15h50, le peloton est annoncé. Le nombre de véhicules augmente de manière significative. Les photographes à moto filent à grande vitesse et certains d'entre eux se positionnent juste derrière moi. Les hélicoptères font leur entrée, l'ambiance monte. Les premières voitures techniques passent. Au loin une masse impressionnante avance à vive allure : c'est le peloton. Je vérifie une dernière fois mes réglages et je me tiens prêt juste au bord de la route. La masse de vélo augmente de taille dans mon cadre à mesure qu'ils se rapprochent. Je commence à déclencher. Pour ne pas cramer mon buffer je fais vite une pose et laisse le temps à l'appareil de traiter la première série d'images.

Olympus Pen EP-5 : test terrain tour de france

Ils sont à quelques mettre et je commence ma série finale. En maintenant enfoncé le déclencheur, je lève la tête du viseur pour voir ce qui se passe. Je me fais crier dessus par les coureurs, je dois être un peu trop près ! Tout se passe en quelques secondes. Sur cette étape et à ce niveau il n'y a pas d'échappé. Je commence à pivoter pour changer de point de vue, je fais confiance à l'appareil, je vise en aveugle avec le bruit de l'obturateur qui mitraille.

tour de france

Ça y est, c'est fini, ils sont passés !

Téléchargez les fichiers en haute définition ****** *Licence Creative Commons*Test Olympus Pen E-P5 de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée. **

Prise en main

Pas de révolution au niveau de la prise en mains et le Pen E-P5 reprend les grandes lignes des précédents modèles avec une courte poignée et un décrochement prononcé sur le capot. Olympus Pen E-P5 test review face avec objectifs

Étonnamment, la poignée n'est plus amovible contrairement à celle du E-P3. Toutefois, des éditions Premium avec des grips différents sont à l'étude. Dommage, car le renflement est désormais assez petit et s'il permet de caler les doigts pour une bonne préhension, il n'est pas assez large pour être réellement confortable.

Le nouveau venu est disponible nu, mais également en kit avec le très classique 14-42 mm f/3,5-5,6 II R MC ou le 17 mm f/2. Olympus ne propose malheureusement pas de kit avec le 12-50 mm f/3,5-6,3 EZ MSC qui est pourtant plus polyvalent (mode macro, grand-angle...) et à peine plus long que le 14-42 mm en position de travail. Dommage.

Tour du propriétaire

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez sur l'épaule gauche le flash pop-up (celui-ci à la fâcheuse tendance à sortir tout seul au moindre choc ou dès que l'on effleure la touche d'éjection). Vous trouverez au centre la griffe porte accessoire ainsi que les deux entrées micro pour la captation sonore en stéréo. Notez que le connecteur est toujours présent et qu'il permet de fixer divers accessoires comme un viseur électronique inclinable (VF-2, VF-3 et le très intéressant VF-4), une prise mini-jack stéréo pour brancher un micro externe, des lampes Led pour la macro ou le Penpal, un module qui permet de transférer ses images via Bluetooth.Olympus Pen E-P5 test review vue de desus

Le barillet pour le choix du mode d'exposition est toujours là, mais il comporte une nouvelle fonctionnalité en plus des traditionnels modes P,S,A,M, filtre, scènes, vidéo et automatique : le mode cadre. Exit la seconde molette à l'arrière du boîtier, le E-P5 est équipé d'une molette de réglage à l'avant (sous le déclencheur) pour l'index et une à l'arrière pour le pouce. Un système de double molette qui n'est pas sans rappeler l'OM-D et qui devrait grandement faciliter les réglages. Vous trouverez également une commande Fn personnalisable et un levier pour la mise sous tension.

Le retour de l'écran LCD

Le dos évolue notablement avec l'apparition d'un écran inclinable (-50 / +80°) et tactile. La technologie Oled utilisée sur le E-P3 n'est plus et c'est un écran LCD qui équipe le nouveau COI. Celui-ci affiche 1 037 000 points dans un format 3:2. Les images, nativement au format 4/3 s'affichent donc avec des bordures noires à gauche et à droite. L'écran est également tactile, mais mono-point : impossible de zoomer en écartant deux doigts par exemple, comme nous le faisons régulièrement sur les smartphones. Olympus Pen E-P5 test review vue de dosOlympus Pen E-P5 test review écran orientable

Au niveau des commandes, la roue codeuse initialement présente au dos du E-P3 disparait sur le E-P5. Dommage, car la roue codeuse facilite grandement la navigation dans les menus. Ici, le trèfle de sélection est remplacé par un cercle certes utilisable, mais moins pratique que de véritables touches différenciées. Un levier fait également son apparition autour du bouton rouge de l'enregistrement vidéo. Celui-ci permet de basculer d'une configuration à une autre très rapidement multipliant ainsi les fonctionnalités des commandes. Si l'appareil est réglé en mode A, la molette avant sert à corriger l'exposition tandis que la molette arrière gère l'ouverture. Nous sommes dans la configuration 1. En basculant le levier en position 2, la molette avant pourra servir à régler la sensibilité ISO et la molette arrière la balance des blancs. Toutes ses fonctionnalités sont bien sûr personnalisables à l'envie. Un petit manque ? Une touche de mémorisation d'exposition directement accessible. Il faudra impérativement passer par la case personnalisation pour affecter la fonction AEL/AFL à une touche. Nous regrettons également qu'Olympus ne daigne pas mettre à jour son interface graphique concernant les menus. Ceux-ci sont encore très longs, parfois abscons et manquent de fraîcheur. C'est sans doute un énorme travail auquel Olympus doit s'atteler.

Connexions

Le E-P5 dispose d'un connecteur USB (données et vidéo) dans un format propriétaire et d'une sortie HDMI de type C. Le compact est donc assez pauvre en connectique : pas de prise pour une télécommande ni d'entrée micro ou de sortie casque pour l'enregistrement vidéo.

Olympus Pen E-P5 test review connexions

Le compact dispose en revanche d'une puce Wi-Fi qui permet à la fois de contrôler l'appareil à distance à l'aide d'un logiciel spécialisé : Olympus Image Share (OI share). L'intention est louable, mais la réalisation est encore timide. Les options sont pour le moins limitées, et se limitent presque, au déclenchement (avec ou sans retardateur). Sur ce point, on attend beaucoup plus dans les prochaines versions du logiciel qui ne manqueront pas d'arriver. En plus du pilotage distant sans fil, vous pouvez également géolocaliser vos images et les partager facilement sur les réseaux sociaux à partir de votre smartphone. Toutefois, reconnaissons que la mise en œuvre est très rapide. Une fois connecté sur le réseau Wi-Fi de l'appareil, il suffit de scanner un QR Code pour que le smartphone configure automatiquement le réseau et initie la connexion à l'appareil photo : vous n'avez pas de mot de passe à saisir. Pour l'instant seules les connexions NFC (Near Field Contact : par simple contact) sont encore plus simples.

Olympus Pen E-P5 test review interface wifi smartphone

Logiciels

Il est loin le temps ou Olympus livrait plusieurs logiciels avec ses appareils photo : Olympus Viewer pour visualiser les images, Olympus Master pour développer les fichiers raw et piloter les appareils à distance. Pendant un temps, le logiciel ib a oeuvré pour traiter les images en provenance des appareils de la marque. Le Pen E-P5 est livré avec un seul logiciel : Olympus Viewer 3.

Olympus Viewer 3

Le logiciel est relativement complet et permet à la fois de trier ses photos (vous disposez d'une table lumineuse qui permet de comparer facilement jusqu'à 4 images simultanément), de géolocaliser les images, d'effectuer des retouches et même d'éditer les fichiers raw. Dommage qu'il ne soit pas possible d'éditer des mots clés afin de retrouver plus facilement ses images.

Une table lumineuse pour comparer facilement plusieurs images.

Le module retouche est dense et plutôt complexe, mais il est possible de personnaliser celui-ci. En outre, un mode «tout automatique» est bien présent. Les plus férus de retouche sur ordinateur seront comblés. Le logiciel propose en effet des outils pour retoucher les couleurs, l'exposition, la netteté, le contraste, mais également l'inclinaison, les distorsions des optiques, le bruit électronique. En mode raw, le module propose d'appliquer des filtres artistiques, mais également de travailler sur l'exposition, le bruit électronique et naturellement la balance des blancs. La réactivité du logiciel est correcte et permet en ouvre de mettre à jour votre appareil photo ainsi que les optiques.

Nous regrettons toujours l'absence d'un module de prise de contrôle à distance depuis un ordinateur avec un câble USB. L'opération est possible, mais en Wi-Fi et à partir d'une application Android ou iOS.

Le module de retouche / développement raw d'Olympus Viewer 3.

Alimentation, stockage

Olyumpus Pen E-P5 batterie test review

Le Pen E-P5 est équipé d'une nouvelle batterie Li-Ion BLN-1 (7,6 V pour 1220 mAh) qui est un peu plus puissante que la précédente génération : 9,3 W.h contre 8,3 W.h.

Le chargeur livré est assez basique avec juste un témoin de charge : il n'est pas possible de connaître le niveau de charge de la batterie par des clignotements différents. La charge de la batterie est assez lente et il faut compter plus de 4h pour voir le témoin enfin s'éteindre.

Support mémoire

Le Pen E-P5 supporte tous les formats de cartes SD : SDHC, SDXC, UHS-I. Vous pouvez donc utiliser les dernières cartes mémoire et bénéficier de tous les avantages technologiques.

Antipoussière, stabilisation

Le système antipoussière d'Olympus SSWF (Super Sonique Wave Filter) est toujours aussi impressionnant. Après 15 jours passés en compagnie du E-P5 et après de nombreux changements d'optiques, nous n'avons noté que 3 poussières vraiment visibles sur les clichés à f/22.

Olympus Pen E-P5 test review antipoussière Vous pouvez télécharger l'image en pleine définition en cliquant sur la vignette.

Stabilisation mécanique

Un des atouts des Micro 4/3 d'Olympus est le système de stabilisation mécanique intégré au boîtier. Celle-ci fonctionne donc avec toutes les optiques de la marque et peut se paramétrer pour les optiques non reconnues par le boîtier. Olympus annonce avoir optimisé le système et prévoit un gain jusqu'à 5 IL.

Contrairement à la série Pen, la stabilisation mécanique reste fonctionnelle en vidéo. Le souffle que l'on entend en mode photo est coupé. Vous pouvez voir ci-dessous une comparaison de deux vidéos avec et sans stabilisation.

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur notre mire DxO afin d'évaluer le nombre de photographies nettes à différents temps de pose. Les images sont ensuite analysées par DxO Analyser qui détermine de manière objective le nombre de photos nettes.

Le 12-50 mm est positionné à fond de télé soit un équivalent 100 mm en 24x36. En théorie, la vitesse limite pour une photo nette est donc d'environ 1/100 s. Selon nos mesures, la stabilisation mécanique offre un gain d'environ 3 IL ce qui est correct et équivalent aux résultats obtenus avec les boîtiers de la série Pen. Nous pouvions donc attendre des performances supérieures, mais celles-ci sont déjà satisfaisantes.

Stabilisation mécanique Olympus Pen E-P5 test résultats en graphique

Flash

Olympus Pen E-P5 flash test review

Le Pen E-P5 dispose d'un flash escamotable d'un nombre guide NG10 (à 200 ISO et en mètre). Il est possible d'ajuster l'exposition sur +/-3 IL. La synchro flash s'effectue au 1/320 s et il est possible de pousser la synchro au 1/4000 en mode stroboscopique (FP). Le flash est largement paramétrable avec ces différents modes :

AUTO

Manuel

Manuel (Plein, 1/4, 1/16, 1/64)

Réduction des yeux rouges

Synchro lente avec Anti-Yeux rouges

Synchronisation lente

Synchro lente 2è rideau

Fill in

Off

Le flash interne peut également piloter des flashes distants sans fil (4 canaux différents). De quoi créer un petit studio à l'aide de quelques flashes cobra en très peu de temps et à moindre coût.

La sortie du flash est très sensible et de nombreuses fois nous avons trouvé le flash ouvert en sortant l'appareil du sac photo. Un simple rabattement de l'écran peut suffire à l'éjecter.

Le flash donne de bons résultats pour déboucher un visage à contre-jour ou donner un peu de tonus, l'éclair étant le plus souvent bien dosé.

Sans flash (gauche) et avec flash (droite).

Visée, autofocus

Nouvel écran

Le Pen E-P5 délaisse l'écran Oled apparu sur le E-P3 au profit d'un LCD plus classique affichant 1 037 000 points. La définition est donc en 720*480 pixels. L'écran utilise sans doute une dalle Samsung AS-IPS (identification par les sous-pixels) qui offre des angles de vision très larges. En outre, celui-ci est monté sur une double rotule qui permet une orientation sur -50/+80°. Vous pourrez donc aisément photographier au-dessus d'une foule ou au ras du sol sans la moindre contorsion.

La dalle du Pen E-P5 en mode supermacro (sous-pixels).

L'affiche est fluide dans la plupart des situations et même dans la pénombre, l'affichage reste convaincant. Les mesures sous la sonde sont correctres. Les hautes lumières ont tendance à vite griller et la température des couleurs est un peu froide, mais globalement, l'écran est dans une bonne moyenne.

De gauche à droite : gamme, température des couleurs et Delta E94.

L'écran permet d'afficher une foule d'information. Vous pouvez également afficher des grilles de compositions, un niveau électronique sur 2 axes. Olympus OM-D EM-5 viseur

Viseur électronique

Olympus Pen E-P5 test review viseur électronique

Le Pen E-P5 est par défaut dépourvu de viseur électronique ou optique. Toutefois, il est possible d'équiper le compact d'un viseur optionnel VF-4 (400 euros environ), le meilleur de sa catégorie actuellement. En effet, il offre un grossissement de 1,48x soit 0,74x en équivalent 24x36. A titre de comparaison, les viseurs des reflex pro comme le D4 de Nikon ou le 1D X ont un grossissement respectif de 0,7x et de 0,76x. L'image est donc spacieuse et la visée confortable. La définition est de 2 360 000 points, le record actuel pour un viseur électronique de cette catégorie. Avec une telle définition, les images s'affichent en 1024x780 pixels (dalle LCD RVB). Seul bémol : le dégagement oculaire un peu court pour les porteurs de lunettes qui auront un peu de mal à embrasser la scène entièrement.

Autofocus

Pas d'évolution au niveau de l'autofocus et le Pen E-P5 conserve un système par détection de contraste. Olympus utilise un système baptisée pour l'occasion FAST pour Frequency Acceleration Sensor Technology identique à celui présent dans l'OM-D E-M5. Ce système permet une analyse du contraste sur 240 vps (240 Hz) en mode C-AF. Une fréquence doublée par rapport aux autres modes qui effectuent une analyse sur 120 Hz. Pour bénéficier de telles cadences, la définition de l'image est amoindrie; c'est pourquoi ce mode est réservé à la mise au point continu et au suivi de sujet. Pour la mise au point simple, le système analyse le contraste avec un balayage à 120 Hz plus précis. Vous pourrez d'ailleurs noter un petit changement de précision de visée lorsque vous passez d'un mode S-AF au mode C-AF.

En outre et à l'instar des reflex, l'E-M5 dispose désormais d'une analyse prédictive pour la mise au point. Avec la reconnaissance des visages, la détection des formes et des couleurs, les algorithmes seraient capables d'évaluer la trajectoire d'un sujet pour mieux «caler» la mise au point. Une Led d'assistance est également présente pour épauler le système AF quand la lumière vient à manquer.

Malgré une mise au point par détection de contraste qui pourrait s'effectuer sur l'ensemble de capteur principal, l'OM-D E-M5 conserver une griller de 35 zones AF. Sur l'écran tactile permet de déterminer au doigt la zone de mise au point où bon vous semble (la bordure de l'écran n'est pas prise en compte) et vous pouvez régler facilement la taille de la zone AF. La reconnaissance des visages n'est pas oubliée, puisque le compact est capable de détecter jusqu'à 8 visages différents. Le compact dispose également d'une lampe d'assistance (rouge) pour éclairer la scène dans la pénombre.

Performances

Le compact Olympus est très agréable à utiliser dans son ensemble. La mise sous tension est rapide, la latence un peu longue, mais pas franchement pénalisante. Le mode rafale à 9 vps (exposition et mise au point bloquées sur la première vue) est au rendez-vous et avec la mise au point continue, l'OM-D E-M5 atteint une cadence de 4,5vps, ce qui tout juste suffisant pour la photographie sportive.

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-I Sandisk Extreme Pro 45 Mo/s, l'un des plus rapides du moment.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,84 s / bien
Latence au déclenchement 0,09 s / moyen
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière 0,15 s / très bien
Autofocus basse lumière 0,54 s / moyen
Temps entre 2 images (Raw+ JPeg) 0,3 s / moyen
Rafale lenteJPeg fin / 4,5 vps Bien. Avec suivi autofocus.
Rafale rapideJPeg fin / 9,6 vps Bien. Sans autofocus

Précision, colorimétrie

L'Olympus Pen E-P5 est livré en kit avec le 14-42 mm f/3,5-5,6 II R MSC (Movie Still Compatible). Un zoom optique 3x très standard dont la motorisation est optimisée pour la vidéo (silence et souplesse).

Optique kit 14-42 mm f/3,5-5,6 II R MSC

Les fichiers JPeg du E-P5 sont bien accentués comme le montre le graphique de mesure de MTF réalisé à l'aide de DxO Analyser.

Vous pouvez voir que la courbe monte largement au-dessus de 100%. Les fichiers sont donc parfaitement optimisés pour une impression directe. Au centre, l'optique permet au capteur de s'exprimer pleinement avec une résolution optique de 67,88 paires de lignes par mm (lp/mm) correspondant à la résolution optique du capteur.

Grand-angle 14 mm

Le petit et très léger zoom donne de très bons résultats au centre dès la pleine ouverture à f/3,5 et le gain est minime en fermant jusqu'à f/5,6. La diminution du piqué est par contre clairement visible à partir de f/11. Elle devient flagrante à f/16 et particulièrement destructrice à f/22. Les aberrations chromatiques sont visibles notamment à pleine ouverture et restent perceptibles jusqu'à f/11.

Olympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm grand-angle 14 mmOlympus Pen E-P5 + 14-42 mm à 14 mm. Extraits au centre de l'image.

En bordure, le constat est identique : sans être extraordinaire, le piqué est bon et ce dès f/3,5. Nous avons une bonne précision jusqu'à f/8, puis la diffraction fait son effet.

Olympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm grand-angle 14 mm en bordure

28 mm (milieu de zoom)

À mi-télé, l'optique conserve une bonne tenue au centre. L'image est précise de f/4,6 à f/11. Vous noterez toutefois une petite faiblesse à f/5,6. En bordure, l'image perd un peu en précision par rapport au grand-angle et l'ouverture f/5,6 montre également une petite faiblesse.

Olympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm à 28 mm centreOlympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm à 28 mm bord

Télé 42 mm

Le télé est classiquement plus homogène avec un centre bien piqué et une périphérie de qualité. Les images sont précises de f/5,6 à f/11 puis la diffraction fait son œuvre. L'aberration chromatique disparait presque complètement.

Olympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm à 42 mm centreOlympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm à 42 mm bord

Distorsion

Sur les images JPeg, les déformations sont à peine visibles au grand-angle. Les images sont-elles corrigées à la volée ? Il semble que non puisque les fichiers bruts sont également peu déformés. Du beau boulot de la part des opticiens donc.

Olympus Pen E-P5 test review optique 14-42 mm distorsionLe fichier JPeg à gauche et raw à droite (ouvert avec RawTherapee). Pratiquement aucune différence au niveau de la distorsion.

Des résultats visuels confirmés par DxO Analyser

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Pen E-P5 donne d'assez bons résultats avec un Delta E94 sur la gamme de gris proche de 3,5. Les couleurs sont relativement fidèles avec des teintes un peu plus douces que celles attendues.

Olympus Pen E-P5 test review balance blanc auto éclairage lumière jour

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K), la balance des blancs automatique n'est vraiment pas performante : le delta grimpe à plus de 19 et les couleurs deviennent un peu folles. Visuellement, l'image affiche une belle dominante jaune-orange.

Olympus Pen E-P5 test review balance blanc auto éclairage tungstene

Un passage en balance des blancs préréglée tungstène améliore grandement le rendu des images qui prennent des teintes plus naturelles, mais un peu froides. Vous ne pourrez pas conserver les ambiances "chaleureuses" d'un éclairage tungstène.

Olympus Pen E-P5 test review balance blanc tungstène éclairage tungstène

Gestion du bruit électronique

Le nouveau E-P5 est équipé de la même électronique que l'OM-D E-M5 : capteur Micro4/3 16 Mpx, puce de traitement des données TruePic VI. Le compact à objectifs interchangeables est capable de monter jusqu'à 25 600 ISO avec une sensibilité nominale de 200 ISO. La qualité d'image devrait être très proche voire identique à celle de l'OM-D EM-5 et donc plus que satisfaisante.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, l'Olympus Pen E-P5 positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ORF). Pour notre test, le compact est équipé du 12-42 mm f/3,5-5,6 II R.

Aucun problème sur les 3 premiers paliers de sensibilité ISO : 200, 400 et 800 ISO. Le bruit est vraiment très discret et le rendu des détails très bon. Notez que la sensibilité ISO 100 n'est plus indiquée. Il faut désormais passer en mode «low» pour avoir un équivalent 100 ISO. En toute logique, cette sensibilité ISO n'est qu'une extrapolation logicielle de la sensibilité 200 ISO. Les premiers lissages sont perceptibles à 1600 ISO, mais cette position est tout à fait acceptable avec encore beaucoup de détails, une bonne colorimétrique et une dynamique préservée. Les aplats sont peu touchés par la granulation. À 3200 ISO, les plus fins détails perdent en finesse et se troublent et les transitions colorées «bavent» un peu. Rien de dramatique et vous pourrez photographier à 3200 sans trop de problèmes, mais un palier est clairement franchi avec cette sensibilité ISO.

Un autre cap est franchi à 6400 ISO : la dynamique baisse brutalement, le grain envahit les aplats colorés et les fonds sombres et le lissage vient gommer les détails. Il sera possible de tirer des 20x30, mais on touche ici les limites du capteur et du traitement des informations. Les deux valeurs supérieures (12 800 et 25 600 ISO) sont plus compliquées à exploiter. La perte de qualité est sensible avec un grain grossier un lissage très appuyé et une dynamique en berne.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez également comparer les images du Pen E-P5 avec celles de l'OM- EM-5, le Panasonic GX1, le Fujfiilm X-E1 ou le Sony Nex-6. Les deux derniers étant équipés de capteurs plus grands au format APS-C.

Exposition, RAW

Potentiel des fichiers bruts

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts de l'Olympus Pen E-P5, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

Sensibilité

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité.

Rapport signal / bruit : comparaison avec E-P3 et Sony Nex-6

Le graphique montre clairement une nette évolution du capteur 16 Mpx par rapport à l'ancien 12 Mpx qui équipe le E-P3. Si dans les basses sensibilités ISO la différence n'est pas flagrante, elle atteint presque 2/3 d'IL à partir de 3200 ISO. De belles performances qui permettent de rivaliser avec le capteur APS-C 16 Mpx de Sony (Nex-6).

Dynamique : comparaison avec E-P3 et Sony Nex-6

Concernant la dynamique, la différence entre le capteur 12 et 16 Mpx est encore plus marquée et DxOMark mesure plus de 2 IL de différence en faveur du E-P5. Sur ce terrain, le capteur 4/3 fait également aussi bien que le capteur APS-C de Sony qui est déjà une belle référence.

Mode vidéo

L'Olympus Pen E-P3 fût le premier Micro 4/3 Olympus à proposer un mode vidéo HDTV 1080. Logiquement, le E-P5 dispose également d'un mode vidéo 1920x1080 pixels cadencé à 30 vps (29,97 précisément).

Avec la meilleure qualité, le E-P5 produit des fichiers .MOV compressé en AVCHD (profil High@4.1, une seule image de référence et pas d'option CABAC. Échantillonnage des couleurs 4:2:0 sur 8 bits. Enregistrement progressif). Le débit moyen oscille entre 17 et 20 Mbits/s.

Bon point, il est également possible de filmer en HDTV 720p (AVCHD, M-JPeg), mais également en M-JPeg en VGA (640x480 pixels). La captation sonore est stéréo (2 micros sur le dessus de l'appareil) dans un format non compressé PCM.

L'accès à la vidéo est simple, mais les réglages limités. Ainsi, vous pouvez lancer l'enregistrement vidéo d'une simple pression sur le bouton dédié à l'arrière du boîtier. Il est impossible de jouer sur l'iris ou l'obturateur pendant l'enregistrement et tous les paramètres sont gérés automatiquement.

Toutefois, l'aspect créatif n'est pas oublié, puisque vous pouvez utiliser les filtres (noir et blanc, tons dramatiques, effet miniature...) pendant les vidéos. Attention, la cadence des images baisse sensiblement lors de l'utilisation de certains filtres et les séquences paraissent inévitablement saccadées.

Il est impossible de réaliser une photo pendant le filmage sans couper l'enregistrement vidéo. Une fois la photographie réalisée, l'enregistrement reprend automatiquement.

Qualité des images

En studio, le E-P5 donne des résultats assez classiques sur notre mire de précision. Comme souvent avec les capteurs photo très pixelisés par rapport aux besoins de la vidéo, vous noterez la présence d'aliasing et de moiré. L'accentuation est également bien visible. Pour un COI, les vidéos sont donc honnêtes, mais le compact à objectifs interchangeables est loin d'égaler un caméscope comme Panasonic TM700 en terme de précision. Notez que la la présence d'un grand capteur permet de jouer avec la profondeur de champ (flou arrière) et donc de créer des images plus nuancées qu'un caméscope. Notez que le rendu des images est également très contrasté avec généralement peu de détails dans les zones sombres. En basse lumière, les vidéos sont vraiment très sombres.

Test Olympus Pen E-P5 vidéo précision

Panasonic TM700 test review qualité des images mire

Vous pouvez visualiser différents essais réalisés avec le Pen E-P5 dans la vraie vie. La vidéo est compressée pour être lue sur Vimeo, mais vous pouvez télécharger les fichiers natifs :

paysage 1

macro

Loire soirée

lac

canal nuit

vitrine nuit

Test Olympus Pen E-P5 mode vidéo from Focus Numerique on Vimeo.

Autofocus et mise au point

S'il y a un domaine dans lequel les COI sont plus performants que les reflex, c'est bien l'autofocus en mode vidéo. L'Olympus Pen E-P5 le prouve encore avec une mise au point douce, souple et sans bruit. Il est possible d'accrocher un sujet avançant vers l'appareil. Dommage que le mise au point manuelle ne puisse pas bénéficier du mode peaking (surlignage des zones nettes) pendant le filmage.

Rolling shutter

L'effet de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors des mouvements de caméra) sont beaucoup moins visible que sur les vidéos du Pen E-P3. Le progrès est ici flagrant. Si l'effet est encore visible sur des mouvements rapides, le problème reste bien traité dans la plupart des situations.

Stabilisation

La stabilisation mécanique du Pen E-P5 fonctionne parfaitement en vidéo et les résultats sont vraiment remarquables comme vous pourrez le constater sur la vidéo ci-dessous. Seul bémol : le bruit. en effet, cette stabilisation produit un souffle perceptible lorsque l'environnement sonore est très calme.

Exemples de photos

Olympus E-P5 exemple 1
Olympus E-P5 exemple 2
Olympus E-P5 exemple 3
Olympus E-P5 exemple 4
Olympus E-P5 exemple 5
Olympus E-P5 exemple 6
Olympus E-P5 exemple 7
Olympus E-P5 exemple 8
Olympus E-P5 exemple 9
Olympus E-P5 exemple 10
Olympus E-P5 exemple 12
Olympus E-P5 exemple 13
Olympus E-P5 exemple 14
Olympus E-P5 exemple 15
Olympus E-P5 exemple 16

Verdict

Olympus E-P5 recommandéAprès un OM-D EM-5 réussi, Olympus enfonce le clou avec un nouveau vaisseau amiral dans la gamme Pen tout aussi séduisant. Les deux boîtiers ont d'ailleurs plus d'un point en commun : qualité des images (capteur 16 Mpx), stabilisation 5 axes, autofocus très réactif, mode rafale à 9 vps, mode vidéo HDTV 1080p à 30 vps...

Le nouveau venu apporte toutefois des nouveautés intéressantes comme un obturateur grimpant au 1/8000 s, un nouvel écran LCD inclinable et tactile, une puce Wi-Fi pour transférer ses images ou piloter l'appareil à distance ainsi que de nombreuses fonctionnalités photographiques : bracketing, Time Lapse, filtres artistiques, mode cadre pour raconter une histoire...Il ne manque qu'une chose : un viseur intégré. Un modèle est bien disponible en option (400 euros...) et vient se poser de manière indélicate sur le dessus de l'appareil.

Au Final, le E-P5 d'Olympus apparaît comme l'un des Micro 4/3 les plus aboutis de la marque : léger, rapide, polyvalent, il saura satisfaire les besoins de nombreux photographes. Il reçoit facilement un recommandé, notamment lorsqu'il est livré en kit avec le nouveau 17 mm f/1,8.

Face à la concurrence

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| Olympus OM-D EM-5. En regardant les spécificités techniques des deux appareils, nous sommes immédiatement surpris par les nombreuses similitudes, les deux boîtiers étant construits autour d'un moteur photographique assez proche. Même au niveau du prix, la différence est assez minime si l'on considère les 400 euros supplémentaires pour le viseur électronique optionnel de meilleure qualité.

La série OM-D se différencie par la présence d'un viseur électronique que la série Pen n'a pas. Côté image, les deux boîtiers sont identiques : même capteur, même processeur de traitement des données, même stabilisation 5 axes... Pour choisir l'un ou l'autre, il faudra chercher ailleurs. La tropicalisation par exemple : seul l'OM-D EM-5 est résistant à l'eau. Dommage, car pour un prix aussi élevé, une fabrication tout temps n'aurait pas été un luxe pour le Pen E-P5. Attention, car actuellement le parc d'optiques tropicalisées se limite à... deux modèles.

Les deux boîtiers disposent d'un autofocus réactif et d'une motorisation à 9 vps (6 vps avec le suivi autofocus). Seul le E-P5 dispose d'un mode peaking en mise au point manuelle. Le Pen E-P5 dispose d'une puce Wi-Fi alors que l'OM-D n'est compatible qu'avec les cartes mémoire Wi-Fi. Notez que le Pen dispose d'un flash intégré qui fait parfois cruellement défaut à l'EM-5 (il est toutefois livré avec un modèle qu'il faut glisser dans la griffe accessoire).

Au final, il n'est pas facile de départager les deux modèles d'un point de vue technique. Dans tous les cas, aucun n'est un mauvais choix. Il faudra vous faire une idée en prenant les deux boitiers en mains, l'OM-D EM-5 étant plus évolutif avec la poignée et le grip optionnel.

| | | | Fujifilm X-M1 test review |

| Fujifilm X-M1. Fujifilm poursuit l'extension de sa gamme de COI avec le X-M1, un modèle qui, comme le Pen E-P5, est dépourvu de viseur optique / électronique. Beaucoup moins cher que le modèle Olympus, le X-M1 dispose de quelques arguments supplémentaires pour séduire les photographes et notamment une qualité d'image superlative. Le capteur X-Trans APS-C de 16 Mpx délivre de superbes clichés jusqu'à 3200 ISO. Dans ce domaine, les modèles Fujifilm caracolent en tête avec une bonne longueur (voire 2...) sur la concurrence. En outre, l'absence de filtre passe-bas et une matrice colorée originale assurent un piqué hors norme.

Si le X-M1 domine la situation au niveau de la qualité d'image, il reste en retrait dans pratiquement tous les autres domaines.

**| | | | Panasonic GX7 test review |

Il n'y a actuellement aucune offre.

| Panasonic GX7**. Le dernier né chez Panasonic n'est pas encore en vente, mais nous pouvons d'ores et déjà établir quelques comparaisons entre les différentes fiches techniques et nos connaissances des précédents boîtiers. Les deux Micro4/3 ont quelques similitudes : capteur 16 Mpx, autofocus par détection de contraste très réactif, écran LCD monté sur double charnière, une stabilisation mécanique du capteur, une connexion Wi-Fi pour la prise de contrôle à distance et le partage des clichés sur un smartphone ou une tablette, un large parc d'optique (plus de 40 modèles), un flash intégré, une griffe porte accessoires... Toutefois, le nouveau Panasonic prend un léger avantage sur son concurrent avec une interface plus complète (plusieurs touches personnalisables, 3 modes d'exposition également personnalisables, une interface graphique plus fluide) et un mode vidéo plus complet (50,25 et 24 vps, modes manuels. Notez que les deux boîtiers ne proposent ni entrée micro, ni sortie casque). Le GX7 se distingue surtout par la présence d'un viseur électronique orientable qui fait cruellement défaut au Pen E-P5.

| | | | Sony NEX-7 test review | | Sony NEX-7. Chez Sony, le budget d'un E-P5 vous ouvre les portes d'un Nex-7, le vaisseau amiral des compacts à objectifs interchangeables de la marque. Vous disposez alors d'un capteur 24 Mpx le plus défini de sa catégorie capable de grimper jusqu'à 16000 ISO, d'un viseur Oled intégré très précis, d'un écran LCD orientable, de deux molettes de réglage, d'un mode vidéo complet (50,25 et 24p et réglages manuels) et d'une prise pour un micro stéréo au format mini-jack. Le Nex-7 propose une rafale à 10 vps (sans autofocus) et un mode panoramique par balayage très astucieux.

De son côté, le E-P5 est beaucoup plus récent et propose une connexion Wi-Fi (pilotage à distance, partage avec un smartphone ou une tablette), une stabilisation mécanique sur 5 axes compatible avec toutes les optiques (le parc optique est large d'au moins 40 modèles). L'autofocus est plus rapide tout comme le mode rafale avec suivi autofocus (4,6 vps contre environ 3,5 vps pour le Sony). L'écran LCD du E-P5 est également tactile, ce qui permet de sélectionner rapidement et simplement la zone de mise au point. Notez que les deux compacts ne disposent pas de modes personnalisables (C).

+
  • Construction et design réussis
  • Excellente réactivité de l'autofocus même en basse lumière
  • Très bonne dynamique des fichiers bruts
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 ISO
  • Obturateur au 1/8000 s pour utiliser des optiques lumineuses en plein soleil.
  • Filtres artistiques réussis en photo et vidéo
  • Stabilisation mécanique en photo et vidéo
  • Connexion Wi-Fi pour le partage et le pilotage à distance
  • Ecran LCD de qualité, tactile et inclinable
  • Viseur optionnel de qualité
  • Parc d'optiques complet (plus de 40 modèles)
  • Large choix de bracketing
  • Bonne balance des blancs en lumière du jour
  • Optique 14-42 mm livré en kit de bonne facture
  • Mode rafale à plus de 9 vps et suivi autofocus à 4,6 vps (photo sportive)
  • Pas de viseur intégré (vendu en option)
  • Pas de mode panoramique par balayage
  • Menus encore complexes et peu avenants
  • Ecran tactile non multipoint
  • Pas de prise micro / casque
  • Pas de modes manuels en vidéo
  • Pas de tropicalisation
  • Pas de mode totalement silencieux (obturateur mécanique bruyant)
  • Pas de peaking en vidéo
  • Fonctionnalités Wi-Fi limitées
  • Manque d'autonomie de la batterie
  • Balance des blancs automatique largement perfectible sous un éclairage tungstène
  • Levier mode 1 / 2 qui bascule trop facilement
  • Le flash intégré sort au moindre choc (repliage de l'écran par exemple)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
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