Caractéristiques

Olympus Pen E-P2 dos
6 mois à peine après la présentation du premier micro 4/3 siglé Olympus, la marque nippone présente une nouvelle version baptisée logiquement Pen E-P2. Les premiers acheteurs doivent-ils pour autant sentir une petite frustration ? Oui et non.

Oui, car le delai assez court entre les deux versions semble confirmer que le Pen E-P1 a été présenté trop précipitamment afin de se positionner rapidement face à Panasonic. Le Pen E-P2 dispose donc d'un véritable viseur électronique orientable (d'excellentes facture, nous le verrons dans le test) qui permet de bénéficier d'une visée 100% quel que soit l'objectif utilisé (pratique pour un boîtier à objectifs interchangeables) qui vient se loger sur la griffe porte flash et communique avec l'appareil via un connecteur spécifique et propriétaire qui n'est pas présent sur le Pen E-P1. Un connecteur qui permet également de relier un micro et sans doute d'autres accessoires pour la gamme Pen. Cette connectique étant absente du premier modèle, les Pen E-P1 ne pourront utiliser ce viseur ou les autres accessoires. Le Pen E-P2 intègre deux nouveaux rendus photo (traitement croisé et modélisme) et un mode vidéo manuel. Des fonctionnalités qui pourraient sans doute apparaître sur les premiers Pen numériques via une mise à jour du firmware, mais celle-ci ne semble pas au menu du constructeur.

Non, car le Pen E-P2 n'apporte pas vraiment de révolution sur ses capacités techniques et ne corrige pas les problèmes apparus avec le premier modèle. L'écran manque toujours de définition (230 000 points) et nous attendons une prochaine version avec un véritable écran AM-Oled à la fois plus défini et moins gourmand en énergie. L'autofocus ne semble pas avoir subi d'amélioration et reste en retrait par rapport aux modèles Panasonic, l'interface et les menus restent assez alambiqués et mal traduits

Pour le reste, le Pen E-P2 conserve les caractéristiques intéressantes du premier modèle à commencer par son look rétro réussi et aguichant, mais attention, le nouveau modèle noir est livré avec une optique 17 mm grise du plus mauvais effet. Vous apprécierez la stabilisation mécanique intégrée au boîtier, le système de nettoyage du capteur par ondes supersoniques, la correction automatique des images (équilibrage des ombres) ou le nouveau système d'exposition sur 324 zones performant.

Sans plus attendre, découvrez les premiers éléments du test de l'Olympus Pen E-P2.

Capteur : Capteur Live MOS de 12,3 Mpix effectifs
(sur un total de 13,1 millions pixels)
Taille : 17,3 x 13 mm. Rapport 4:3
Monture : Monture à baïonnette micro 4/3
Optique livrée : kit possible M Zuiko Digital ED 14-42 mm f/3,5-5,6 et double kit avec M Zuiko Digital 17 mm f/2,8
Stabilisation : Oui, par déplacement du capteur (sur 1 ou 2 dimensions)
Antipoussière : Filtre à ondes supersoniques
Viseur : Électronique, définition 1444000 points (800x600 pixels), se fixe sur la griffe du sabot flash et sur un port de connexion propriétaire. Couverture 100%. Orientable
Visée écran LCD : oui
Écran : 7,6 cm, 230 000 points
Mise au point : Système AF par détection de contraste sur 11 zones sélectionnable ou auto. Mise au point manuel avec grossissement sur écran
Modes autofocus : Single, single avec retouche du point, continu, continu avec retouche du point, manuel, suivi du sujet
sures d'exposition : Mesure TTL 324 segments
choix de mesures multi-zones, centrale pondérée ou spot
Modes d'exposition : Programme automatique, i-Auto, Priorité ouverture, Priorité vitesse, Manuel, Modes scène
Vitesse d'obturation : 1/4000 - 60 s
jusqu'à 30 minutes se sélectionne dans le menu, réglage usine 8 minutes
Motorisation : 3 i/s sur 10 vues en raw
en JPeg, la capacité varie selon le taux de compresson et la taille des images
Sensibilité ISO : 100 - 6400 ISO par 1/3 ou 1 IL
Mémoire : emplacement SD/SDHC
pas de mémoire interne
Format image : Raw 12 bits compressé : 4032 x 3042
JPeg / Raw + Jpeg
vidéo : AVI, Motion JPeg, 30 i/s, 2Go max.
HD 1280 x 720 (16:9) / SD 640 x 480 (4:3)
Stéréo PCM/16bit, 44,1kHz, Format base Wave
Alimentation : Batterie Li-Ion BLS-1 Li-Ion battery (incluse, 300 vues avec visée LiveView)
Connexion : Mini HDMI (type C), USB 2, A/V
Dimensions : 120,5 x 70 x 35 mm (sans protubérance, ni viseur électronique)
Poids : xx g
Logiciels : OLYMPUS Master 2
Dans la boîte : Viseur électronique VF-2, BLS-1 (Batterie au Lithium-ion), BCS-1 (Chargeur de batterie BLS-1), Bouchon de boîtier Micro Four Thirds (BC2), Courroie CB-USB6 (Câble USB), CB-VC2 (Câble Vidéo), Mode d'emploi, Carte de garantie

Prise en main

Olympus Pen E-P2 test reviewL'Olympus Pen E-P2 équipé du panecake M.Zuiko Digital 17 mm f/2,8.

Le Pen E-P2 est-il un clone du premier modèle ? Sans nul doute, oui ! Le nouveau compact à objectifs interchangeables est une copie quasi conforme du Pen E-P1 présenté au début de l'été 2009, avec comme seule différence facilement notable, la couleur noire du boîtier, étonnamment absente de la première série. Malheureusement, Olympus n'a pas renouvelé la garde-robe du 17 mm panecake qui restera pour l'instant gris. L'optique plate semble mal assortie à la discrétion du E-P2.

Pour découvrir l'autre modification de taille, il faut enlever la protection du sabot pour le flash et ainsi découvrir la présence d'un nouveau connecteur pour relier des accessoires et notamment un viseur électronique VF-2.

Olympus Pen E-P2 test review prise en main

La prise en main du Pen E-P2 est rassurante avec boîtier en métal et une belle finition. Sur le devant, vous apprécierez la présence d'un petit renflement qui permet une bonne préhension de l'appareil d'une seule main, même si dans la plupart des cas vous tenez le Pen avec les deux mains pour plus de facilité. À l'arrière, un creux permet de bien caler le pouce pour accéder à la molette verticale de réglage.

Armé de l'optique panecake 17 mm f/2,8, le Pen E-P2 est un appareil relativement compact. Il s'avère toutefois plus large et un peu plus encombrant que les compacts experts auxquels il vient se frotter comme les Canon PowerShot G11, les Panasonic Lumix LX3 ou les Ricoh GRD III, mais également les Sigma DP2 et Leica X1. Toutefois, pour un boîtier à objectifs interchangeables, l'E-P2 est sensiblement plus ramassé qu'un reflex, même les plus petits modèles. La disparition de la cage reflex et du miroir et la diminution du diamètre de la monture permettent de gagner un espace non négligeable et c'est là l'un des avantages les plus intéressants du Micro 4/3.

Olympus E-P2 test review prise en mainOlympus E-P2 test review prise en main

Notez toutefois que l'ajout du M.Zuiko Digital 14-42 mm f/3,5-5,6 (28-84 mm éq. 24x36) est également assez discret...en position voyage. Pour la prise de vues, il est impératif de débloquer l'objectif d'un geste rapide pour étendre le fût. Quoi qu'il en soit, l'ensemble reste moins encombrant qu'un équivalent en version reflex.

Sur le sommet de l'appareil, vous trouverez le correcteur d'exposition, le déclencheur, la commande de mise sous tension, le témoin d'activité du système de nettoyage de capteur SSWF et une molette pour le choix du mode d'exposition. Le sabot permet de greffer soit le flash "looké" retro FL-14 soit les flashes plus classiques FL-36R / FL-50R. Le Pen E-P2 ne disposant pas de flash intégré, il n'est pas possible de piloter des flashes distants sans fil sans utiliser un modèle externe.

Olympus E-P2 test review prise en main

L'arrière est un tableau de bord assez sobre avec 6 touches (dont une personnalisable Fn) et 2 molettes. La première prend la forme d'une molette verticale assez simple à manipuler, la seconde est une roue codeuse qui sert également de joypad comme sur certains compacts. Dommage que cette dernière ne soit pas plus grande pour être plus facile à utiliser. Les deux molettes sont personnalisables selon le mode utilisé (P,S,A et M). En complément, le correcteur d'exposition, qui peut être associé aux molettes, devrait également être programmable, mais ce n'est pas le cas.

Olympus E-P2 test review prise en main

Au dos, vous trouverez l'incontournable écran LCD pour viser, paramétrer l'appareil et visionner les images. Celui-ci n'a pas évolué depuis le Pen 1er du nom avec une diagonale de 7,6 cm et une définition scotchée à 230 000 points seulement. Bon point, il est assez contrasté et lumineux et offre ainsi une meilleure lisibilité que la concurrence. Pour une visée plus détaillée, le viseur électronique VF-2 est une excellente alternative.

Olympus E-P2 test review prise en main

Menus

Si l'Olympus Pen E-P2 se manipule facilement, il est en outre largement personnalisable. Il faut toutefois passer par les menus et là, c'est une autre paire de manches.

Olympus E-P2 test review menus

En effet, l'interface graphique date un peu et vous retrouverez un agencement par onglets verticaux pour accéder aux différents réglages. La définition de l'image (320x240 pixels) ne laisse malheureusement peu de latitude créer des menus attrayants et compréhensibles. Il faudra donc se contenter d'icônes plus ou moins explicites et des abréviations pour les noms des fonctions qui rendent parfois les menus pour le moins sibyllin surtout lorsque des erreurs de traduction viennent compliquer le tout (nature morte pour still image ou vidéo + toujours pour video + still). Cela est d'autant plus ennuyeux que le problème était déjà présent sur le Pen E-P1 et que les différentes mises à jour des firmwares n'ont aucunement résolu ces défauts. En outre, les menus ne disposent pas d'aide intégrée pour détailler le rôle des différentes options, fonctionnalité que la plupart des concurrents fournissent.

Olympus Pen E-P2 test review menus

Olympus conserve l'accès direct sur l'écran à tous les réglages de la prise de vue (ISO, balance des blancs en passant par la stabilisation ou l'espace colorimétrique). Il n'est toutefois plus possible d'activer une version "édulcorée" de cette fonctionnalité qui peu réfréné le béotien par sa profusion. Vous pouvez également afficher ces options en colone sur le bord droit de l'écran, les réglages s'effectuant alors au bas de l'écran.

Olympus Pen E-P2 test review menus

En mode visée, vous pouvez afficher différentes informations avec classiquement les réglages de la prise de vue (vitesse, ouverture, iso, mesure...), un histogramme d'exposition, mais également plusieurs quadrillages pour l'aide à la composition et un niveau électronique sur 2 axes.

En mise au point manuelle, le Pen E-P2 active automatiquement une loupe (x7 ou x10) pour vérifier la netteté sur l'écran. Il est bien sûr possible de déplacer la zone de visée ou bon vous semble à l'aide du joypad.

Vous pouvez visualiser ci-dessous, une vidéo de présentation des menus de l'Olympus Pen E-P2. Cette vidéo est également disponible sur DailyMotion : http://www.dailymotion.com/video/xby463_olympus-pen-ep2-menus_tech

Logiciels

L'Olympus Pen E-P2 est livré avec Olympus Master 2 qui permet de gérer facilement ses images avec une interface unifiée et facile à prendre en main. La version Windows d'Olympus Master 2 s'avère nettement plus rapide avec Windows que Mac OS X. Notez que l'installation du logiciel est fortement recommandée puisqu'il s'agit de l'unique moyen pour mettre à jour l'appareil.

Olympus E-P2 test review logiciel

Olympus Master 2 propose les options classiques de retouche : redimensionnement, recadrage, texte, contraste, courbe tonalité, gamme, monochrome, réduction des yeux rouges... Intéressant, le logiciel propose de visionner l'effet et de comparer par rapport à l'original. Vous pouvez naturellement créer des emails, lancer des impressions ou partager vos images avec des slideshow.

Olympus E-P2 test review logiciel

Le logiciel propose naturellement un module pour le développement des fichiers bruts (.ORF). L'interface est plus austère, mais vous retrouvez tous les principaux paramètres pour traiter vos images (balance des blancs, contraste, accentuation, gestion du bruit électronique...). Le logiciel propose également quelques fonctionnalités concernant la vidéo, mais reste assez limité (couper/copier/coller). Pour le montage des clips, on s'orientera donc vers un logiciel plus puissant comme iMovie ou Windows Movie Maker 2.

Olympus Pen E-P2 test review logiciel

Pour aller plus loin avec les fichiers raw, il faudra débourser environ 100 euros pour acquérir une licence d'Olympus Studio 2. Une version de 30 jours est également disponible pour se faire une idée du logiciel.

Dans une interface grise de rigueur, Olympus Studio 2 offre naturellement beaucoup plus de possibilités et permet une édition plus fine des fichiers Raw avec la possibilité de corriger les poussières et les défauts classiques des optiques (déformation géométrique, aberrations chromatiques...). Le logiciel n'est pas très rapide et corriger des fichiers Raw demande une configuration également puissante pour un travail fluide.

Olympus E-P2 test review logiciel

Le système Micro 4/3 est-il encore un peu trop jeune ? Dans tous les cas, il n'est encore possible de piloter un Pen E-P2 (ni le E-P1 par ailleurs) à distance via un ordinateur grâce à Studio 2, le logiciel ne reconnaissant tout simplement pas l'appareil et le Pen ne disposant pas de l'option Control lors de la connexion USB.

Renseignements pris auprès d'Olympus France, la fonction n'est effectivement pas implantée pour l'instant sur la gamme Micro 4/3, mais cela pourrait être facilement modifié par une mise à jour du firmware.

Alimentation, stockage

Olympus Pen E-P2 batterie

La courte autonomie du Pen E-P1 (à peine 300 vues et quelques films) était un des points négatifs du premier modèle de la gamme. Avec l'arrivée du viseur électronique, qui permet de ne pas allumer l'écran LCD arrière, nous espérions un gain significatif de l'autonomie avec le Pen E-P2.

Si l'autonomie est en progression, il reste toutefois difficile de franchir la barre des 400 images avec une batterie et pendant nos tests, nous avons réalisé environ 350 vues et 10 minutes de vidéo. Bien sûr, nous sommes amenés à utiliser assez souvent l'écran ou le viseur électronique pour réaliser des changements dans les options de prise de vue, mais l'autonomie reste un peu faible.

Le chargeur de batterie livré avec le Pen E-P2 est assez basique et ne propose aucun témoin du niveau de charge (25, 50 ou 75% par exemple). En outre, il s'avère que la recharge d'une batterie est assez longue et il faut compter environ 3h30 pour passer d'une batterie vide à pleine capacité.

Le Pen E-P2 d'Olympus utilise des cartes SD/SDHC pour le stockage des images. Le boîtier ne dispose pas de mémoire interne en cas de nécessité. Notez que l'emplacement pour les cartes jouxte la batterie et se situe sous l'appareil, ce qui n'est pas très pratique d'accès lorsque le Pen est installé sur un trépied.

Antipoussière, stabilisation

Le système antipoussière d'Olympus SSWF (Super Sonique Wave Filter) a toujours était assez impressionnant d'efficacité et il était rare de trouver une poussière sur les modèles testés même après 15 jours d'utilisation. Avec le Pen E-P2, le constat est...un peu différent.

En effet, après 15 jours d'essais et pas mal de changements d'objectifs (nous avions la chance de pouvoir jongler entre le 14-42 mm et le 17 mm) nous avons relevé pas mal d'impuretés sur les images même après plusieurs nettoyages. Comme le montre la photo ci-dessous (diaphragme à f/22), les poussières sont finalement assez nombreuses. Le modèle testé n'était certes pas un nouveau modèle et d'autres personnes l'avaient utilisé auparavant, mais ceci n'explique pas tout.

Olympus Pen E-P2 anitpoussiere
Sur ce cliché, le contraste a été poussé pour mettre en évidence les taches

Stabilisation

Autre atout de l'Olympus Pen E-P2, celui-ci dispose d'un système de stabilisation intégré au boîtier par déplacement du capteur, ce dont ne bénéficient pas les modèles Panasonic, qui eux, déportent la stabilisation dans les optiques. Généralement, la stabilisation optique est légèrement plus performante que la solution mécanique, mais cette dernière à l'immense avantage d'être fonctionnelle avec toutes les optiques et surtout les modèles ultraplats (pancake) dans lesquels il est plus difficile d'insérer un système de stabilisation optique.

Olympus Pen E-P2 stabilisation graphique

Pour nos essais, nous avons utilisé l'optique pancake 17 mm f/2,8. En équivalent 24x36, cette optique est semblable à un 34 mm. La vitesse théorique pour obtenir une image nette serait donc 1/30 s. Pour cette vitesse d'obturation, le taux de réussite est assez proche que la stabilisation soit enclenchée ou non. La stabilisation mécanique devient un atout essentiel au 1/15 s. À main levée le taux de réussite est de 50% alors qu'il est de 80% avec le déplacement mécanique du capteur. Au 1/8 s, il devient délicat de réussir des photos à main levée, la stabilisation permet d'obtenir un bon score de 60% d'images acceptables. Au 1/4 s, la stabilisation mécanique peine à compenser les tremblements du photographe. Avec un peu d'entraînement, il est possible d'avoir un taux de réussite de l'ordre de 50%. Les performances restent toutefois assez éloignées des 4 vitesses gagnées avec la stabilisation mécanique.

Olympus Pen E-P2 stabilisation

Exemple d'image réalisée à main levée au 1/4 s avec le système de stabilisation (cliquez

Visée, autofocus

Avec le Pen E-P2, Olympus change radicalement sa stratégie concernant la visée pour son compact expert. Le premier modèle dispose d'un viseur optique en association avec le panecake 17 mm f/2,8. Bien sûr, celui-ci ne fonctionne qu'avec cette optique et même à 17 mm avec le 14-42 mm, la précision n'est vraiment pas au rendez-vous. Avec le E-P2, Olympus délaisse la visée optique pour livrer un viseur électronique de haute volée.

Olympus Pen E-P1 E-P2 comparaison viseur
Le viseur optique du Pen E-P1 (gauche) et le viseur électronique articulé du Pen E-P2 (droite).

Celui ci s'adapte sur un nouveau connecteur et sur le sabot porte flash. Le viseur, VF-2, est assez imposant et réduit considérablement l'intérêt de la compacité et de la discrétion du Pen. Avec 3 centimètres supplémentaires en hauteur, plus question de ranger facilement l'E-P2 dans une poche de veste et même dans un sac photo, cette excroissance de visée accroche et il est préférable de la retirer (la manipulation est aisée et rapide). Le viseur est, en lui-même assez petit, mais le socle, doté d'une charnière, ajoute une épaisseur dont nous aurions pu nous passer; l'orientation du viseur n'étant, à mon avis, pas essentielle.

Alors , pourquoi utiliser ce viseur ? Certains ont encore le reflexe (justement!) de porter l'appareil à l'oeil et ne se sont pas à l'aise **** avec la visée à bout de bras. La visée en plein soleil est également plus agréable, même si l'écran du Pen E-P2 reste assez lisible avec une forte luminosité. Enfin, le viseur électronique est moins consommateur en électricité que l'écran LCD classique et devrait allonger significativement l'autonomie de l'appareil. En outre, la visée est plus précise avec le VF-2 que sur l'écran arrière qui n'affiche que 230 000 points (320 x 240 pixels) contre 800x600 pixels avec le viseur. Dernier point qui peut avoir son importance, en portant à l'oeil le compact (les bras contre le corps), on maîtrise mieux ses tremblements pour limiter les flous de bougé.

Olympus Pen E-P2 test review viseur
Le viseur électronique VF-2 d'Olympus est pour le moins imposant...

Le VF-2 d'Olympus est, par ailleurs, le meilleur viseur électronique du moment avec, nous venons de l'énoncer, une définition de 800x600 pixels (1 400 000 points). La précision de l'image est donc équivalente à celle des Panasonic G1/GH1 et au-dessus de celle du Samsung NX10. En outre, il s'agit ici d'un écran de technologie TFT et non pas un affichage séquentiel comme pour les viseurs de Panasonic. Il n'y a donc pas de problème d'effet d'arc-en-ciel. De plus, le contraste est plus important (annoncé à 300:1). Le rafraîchissement à 60 i/s délivre également un affichage très fluide et le grossissement de 1,15x rend la visée confortable.

Olympus Pen E-P2 test review connecteur
Le Pen E-P2 dispose d'un nouveau connecteur pour relier le viseur électronique VF-2. Malheureusement, le format est propriétaire et "bien sûr", il n'est pas compatible avec le connecteur des appareils Panasonic. Sur le Pen E-P2, ce connecteur peut également relier divers accessoires comme le module audio stéréo EMA-1. Ces accessoires, qui occupent la griffe, ne permettent pas d'utiliser concomitamment le flash externe, ce qui est bien dommage.

La visée électronique n'est bien sûr pas aussi claire qu'une visée optique et des progrès restent à faire pour rivaliser avec les viseurs optiques même médiocres. Mais, les EVF (Electronic View Finder) présentent toutefois quelques avantages comme le retour d'information (histogramme, lignes pour le cadrage, sensibilité, images restantes...) et une visée 100% quel que soit l'objectif utilisé. En outre, en basse lumière, la visée électronique est amplifiée, il est possible alors de viser dans la pénombre sans trop de difficultés, l'affichage restant fluide, mais très bruité avec la présence de bandes verticales assez désagréables.

Au final, le viseur électronique d'Olympus VF-2 est une bonne, mais imposante, alternative à la visée arrière sur l'écran LCD. Dommage que le viseur ne soit pas équipé de détecteur permettant d'activer automatique celui-ci à l'approche du visage. Une solution pratique également lorsque vous souhaitez régler l'appareil, l'écran LCD étant à ce niveau beaucoup plus pratique.

Autofocus

Bien sûr, l'une des améliorations attendues concerne l'autofocus, cible des principaux griefs à l'encontre du Pen premier du nom. Malheureusement et malgré de nouveaux algorithmes, l'autofocus du Pen E-P2 est sensiblement identique à celui du E-P1.

Pour nos tests, nous avons placé le compact à objectifs interchangeables à 80 cm d'une mire et avons mesuré le temps écoulé pendant le déplacement des lentilles lors de la recherche du point avec le 17mm panecake f/2,8.

Olympus Pen E-P2 test review autofocus

La première mise au point après la mise sous tension nécessite environ 1/2 seconde (0,53 s) pour se caler. Sans éteindre l'appareil, les mises au point suivantes sont pratiquement identiques (avec un AF par mesure de contraste, le système est obligé de bouger les lentilles afin de vérifier que le contraste est maximal contrairement à un système à corrélation de phase).

Nous avons également mesuré la latence de mise au point avec le 20 mm panecake de Panasonic et les résultats sont également similaires.

Olympus Pen E-P2 test review autofocus

Nous avons également vérifié le temps de mise au point, dans les mêmes conditions, du Panasonic GF1 avec le 20 mm f/2 de la marque, mais également le 17 mm d'Olympus.

Il est intéressant de remarquer que la première mise au point après la mise sous tension nécessite également 1/2 seconde avec le GF1 (que l'on soit avec le 20 mm de la marque ou le 17 mm), l'objectif se calant automatiquement à l'infini lors de l'allumage.

Panasonic GF1 test review autofocus
**** Les mises au point suivantes sont alors plus rapides avec une latence d'environ 0,4 s avec le 20 mm de la marque et environ 0,47 s avec le 17 mm d'Olympus.

Panasonic GF1 20 mm test autofocus
Panasonic GF1 test review autofocus

Le Pen E-P2 n'a donc pas rattrapé son retard sur son principal rival (Panasonic) et nous sommes impatients de constater de l'efficacité du système autofocus de Samsung sur le NX10 qui promet une mise au point au 0,3 s. Globalement, si les compacts Micro 4/3 sont largement plus rapides que la plupart des compacts actuels, ils sont également plus lents que les reflex d'entrée de gamme que vous dénichez à moins de 500 euros.

Parmi les nouveautés, nous retiendrons également le suivi de sujet en mode autofocus continu qui permet de suivre un sujet lorsque le déclencheur est enfoncé à mi-course. En revanche, c'est le système qui réalise la première mise au point sur le sujet le plus proche, il n'est pas possible de définir manuellement le sujet à suivre. La reconnaissance des visages fonctionne également assez bien.

Pour la mise au point manuelle, une loupe est immédiatement activée (x7 ou x10) afin de faciliter la lecture des détails. Comme sur le E-P1, la version 2 du Pen ne dispose pas de lampe d'assistance pour la mise au point dans la pénombre.

Performances

En terme de réactivité, les compacts à objectifs interchangeables ne sont pas aussi performants que les reflex, notamment pour la mise sous tension. Les reflex sont disponibles immédiatement là ou le Pen E-P2 requiert 1/2 seconde. Ce n'est pas dramatique et là encore, c'est bien meilleur que la plupart des compacts actuels.

La latence entre 2 images est un peu plus problématique, sachant que l'appareil est mode autofocus manuel, ce délai ne prend pas en compte la mise au point pour réaliser le second cliché.

Le mode rafale tient ses promesses avec une cadence à un peu plus de 3 i/s. Ces performances n'appellent pas de réels commentaires.

Les tests de performance ont été réalisés avec une carte SDHC Panasonic Class 10 de 4 Go.

[performances(31,1)][performances(31,2)][performances(31,3)]

Gestion du bruit électronique

Le Pen E-P2 est équipé du même capteur que le précédent modèle et l'électronique interne n'a, semble-t-il, que peu évoluée. Toutefois, il est intéressant de voir si Olympus a modifié quelques paramètres dans les algorithmes de traitement du bruit électronique.

Les premiers résultats sont finalement assez conformes à ceux obtenus avec l'E-P1 : sans réduction du bruit, les images réalisées à 100 ISO sont propres et sans granulation visible à 100%. Toujours sur un écran d'ordinateur et à 100%, un moutonnement est déjà perceptible à 200 ISO et celui-ci s'amplifie avec la montée de la sensibilité jusqu'à 800 ISO. La granulation reste toutefois assez harmonieuse et peu colorée et la dynamique des images est conservée.

À 1600 ISO, les défauts du bruit électronique sont déjà beaucoup plus visibles : le grain devient plus grossier et quelques pixels colorés font leur apparition. Rien de dramatique au niveau de la colorimétrie, mais l'image s'assombrit sensiblement et les détails dans les zones denses disparaissent. Conséquence logique, les hautes lumières sont quant à elles un peu plus détaillées. Un cran au-dessus (3200 ISO), le grain devient très présent et se colore de manière plus franche dans les zones sombres. Même sans réduction du bruit électronique, les fins détails sont mangés par un grain de plus en plus important.

La plus haute sensibilité (6400 ISO) est à peine exploitable. À 100% sur écran, les images sont entachées d'un fort moutonnement coloré dans les zones sombres. Cette sensibilité sera réservée aux cas les plus extrêmes et demandera pas mal de post traitement pour obtenir une image plus équilibrée.

Pour l'instant, les fichiers Raw du Pen E-P2 ne sont pas compatible avec DxO Optics Pro 6. Nous reviendrons sur le traitement du bruit électronique lors de la mise à jour du logiciel.

La réduction du bruit électronique n'apporte finalement pas grand-chose, le lissage du bruit occasionnant une perte plus rapide des détails, notamment pour le réglage élevé. Pour des images JPeg, le meilleur compromis granulation / lissage reste sans doute le niveau faible de l'option de réduction du bruit électronique.

Sur nos impressions A3+, les tirages restent convaincants même à 1600 ISO, mais à 3200 ISO, le grain reste visible et la perte de piqué notable. Le Leica X1 (équipé d'un capteur APS-C) délivre des tirages à 3200 ISO beaucoup plus agréables avec un moutonnement moins présent et bien meilleur rendu des détails.

Vous pouvez également comparer les résultats de l'Olympus Pen E-P2 aux images du Panasonic GF1 (dimensions du capteur identiques), du Canon PowerShot G11 (capteur plus petit), Ricoh GRD III (capteur plus petit) ou Leica X1 (capteur plus grand).

Exposition, RAW

Globalement, le Pen E-P2 expose correctement dans les situations les plus classiques, mais comme tous les systèmes automatiques (la mesure se fait ici sur 324 zones), celui-ci se fait régulièrement piéger sur les scènes délicates.

Le Pen E-P2 dispose de divers réglages pour le rendu de la luminosité des images. En plus du classique mode auto, vous disposez d'un mode Auto qui permet d'équilibrer le rendu dans les zones trop sombres et les zones trop claires

Olympus Pen E-P2 luminosité normaleOlympus Pen E-P2 luminosité normal.

Olympus Pen E-P2 luminosité Auto
Olympus Pen E-P2 luminosité normal.

Comme le montre l'histogramme d'exposition, le mode Auto permet de récupérer des informations dans les zones sombres. Par contre, les hautes lumières (le fond) ne sont pas touchées, mais le mode Auto ne permet pas de retrouver des détails dans le ciel ou les immeubles.

Ce traitement peut également s'effectuer dans le logiciel Olympus Master 2 sur les fichiers Raw, mais les réglages sont assez limités. Pour retrouver plus d'information dans les images, il est préférable de passer par un logiciel plus complet comme Adobe Photoshop Lightroom.

Olmympus Pen E-P2 test review Raw
Fichier Raw développé avec Lightroom 2.

Avec Lightroom 2, il est possible, à l'aide de l'onglet "récupération" de recouvrer des détails dans les hautes lumières. Désormais, il est possible de distinguer les fenêtres sur les immeubles qui étaient totalement invisibles sur les fichiers JPeg quel que soit le mode luminosité utilisé.

Une fois de plus, l'enregistrement Raw est primordial pour les personnes qui souhaitent conserver un maximum d'information dans leurs images.

Raw

Le Pen E-P2 délivre des fichiers bruts dans un format propriétaire (.ORF), il faut donc attendre les mises à jour des différents logiciels pour prendre en compte ce nouveau format. Une fois de plus, nous militons pour un format brut ouvert et plus universel (le DNG est un exemple) afin que les utilisateurs ne soient pas "prisonniers" d'un système et puissent utiliser et développer leurs images comme bon leur semble.

Nous effectuons avec l'aide de DxO Labs des mesures sur la qualité des fichiers raw qui permettent de définir un indice DxOMark. Attention, il s'agit ici de mesurer la qualité des images brutes avant le traitement interne des fichiers par l'appareil. Il s'agit donc d'évaluer le potentiel des fichiers raw.

L'Olympus Pen E-P2 obtient un score de 55,6 sur DxOMark et vient se loger légèrement au-dessus que les Panasonic G1 (53) et GF1 (53,4) et que son grand frère Pen E-P1, seul le GH1 est plus performant. Pour un usage plutôt familial (photo en intérieur en majorité), l'indice ISO Low-light est un critère important et le Pen E-P2 obtient le score honorable de 505, ce qui rapporté à l'échelle du boîtier correspond à environ 800 ISO. Un chiffre qui vient conforter ce que nous observions sur les fichiers JPeg dans notre étude de la gestion du bruit électronique.

DxOMark E-P1 / G1

Les mesures du SNR à 18 (rapport signal / bruit) du E-P2 sont pratiquement identiques à celles du E-P1 et des Panasonic G1/GF1.

Olympus Pen E-P2 test review DxO mark

La dynamique du capteur à 10 ISO présente une plage d'environ 10 IL équivalente aux résultats obtenus avec le E-P1. Il est intéressant de noter que la dynamique du capteur micro4/3 est largement inférieure à celle des capteurs APS-C plus grands comme le montre le graphique ci-dessous (la plage de dynamique du Nikon D90 à 200 ISO est d'environ 12 IL). Nous sommes impatients de voir les résultats obtenus par le capteur APS-C du Samsung NX10.

DxOMark dynamique Olympus Pen E-P1 / Nikon D90

Mode vidéo

L'une des caractéristiques intéressantes de l'Olympus E-P2 reste sans doute le mode vidéo. Le boîtier propose un enregistrement de fichier AVI (compression Motion JPeg) pour des vidéos en HDTV (1280x720 pixels à 30 i/s). Le son est plutôt à l'honneur avec un enregistrement stéréo PCM 16 bits à 44,1 kHz. Les deux micros sont situés sur l'avant de l'appareil autour du nom Olympus. Ils ont toutefois la particularité d'être omnidirectionnels et donc d'enregistrer les sons d'ambiance. Il est par contre dommage qu'Olympus n'ait pas prévu une entrée son pour un son plus dirigé, pour des interviews par exemple. Il faut pour cela acheter un adaptateur spécifique.

olympus pen e-p2 EMA-1Olympus Pen E-P2 micro stéréo
Le nouvel accessoire (EMA-1) permet également de relier un micro stéréo (ici un ME-51S) sur le Pen E-P2.

Reste la question de l'autofocus. Naturellement, vous pouvez réaliser le point avant de lancer l'enregistrement vidéo en mode Single. Bon point, vous pouvez également refaire le point pendant l'enregistrement en appuyant sur la touche AEL/AFL. L'autofocus reste relativement silencieux pendant l'enregistrement. Le mode vidéo fonctionne également avec le mode autofocus continu. Dans ce cas, la mise au point est un peu plus bruyante. Vous avez bien sûr la possibilité de faire une mise au point manuelle. Toutefois, l'écran 230 000 points manque un peu de précision pour apprécier la netteté tout en filmant.

Olympus Pen E-P2 test review mode vidéo
Vous pouvez télécharger la vidéo (AVI) en cliquant sur la vignette ci-dessus (20 secondes, 90 Mo).

Exemples de photos

Olympus E-P2 exemple 1
Olympus E-P2 exemple 2
Olympus E-P2 exemple 6
Olympus E-P2 exemple 3
Olympus E-P2 exemple 4
Olympus E-P2 exemple 7
Olympus E-P2 exemple 9
Exemples de différents effets numériques du **Pen E-P2** : ci-dessus effet miniature, en dessous effet sténopé, effet grain noir et blanc et enfin effet traitement croisé.
Olympus E-P2 exemple 10
Olympus E-P2 exemple 8
Olympus E-P2 exemple 11
Olympus E-P2 exemple 12
Olympus E-P2 exemple 5

Verdict

Olympus Pen E-P2 dosAu premier abord, l'Olympus Pen E-P2 est un appareil très séduisant, son look rétro et sa belle construction feront certainement "craquer" quelques photographes qui souhaitent retrouver le contact d'un appareil d'antan. Olympus est un acteur de longue date dans la photo et le Pen E-P2 est le reflet du savoir-faire de la marque.

Avec le micro4/3 Panasonic et Olympus ont établi une nouvelle gamme d'appareils compacts à objectifs interchangeables (tout comme le Samsung NX10). Cette gamme ne vient pas concurrencer réellement les reflex numériques, mais vient plutôt s'intercaler entre les compacts haut de gamme et les reflex. Elle correspond aux personnes désirant accéder à une qualité d'image digne d'un reflex tout en n'ayant pas les inconvénients de l'encombrement et du poids. Les reflex conservant quelques avantages: parc d'optiques plus complet, réactivité plus importante de l'autofocus, visée optique...

L'une des caractéristiques essentielles du Pen E-P2 est bien sûr la taille de son capteur (17,3 x 13 mm) contre à peine 10x8 mm pour les compacts. Cette taille relativement importante du capteur couplé à une définition raisonnable (12 Mpix) permet une meilleure gestion du bruit électronique dans les hautes sensibilités et une meilleure dynamique des images. Les micro4/3 actuels restent toutefois inférieurs dans les 2 domaines que les reflex dotés d'un capteur APS-C encore plus grand. Autre point important, le plus grand capteur 4/3 permet de bénéficier d'une profondeur de champ plus courte et de jouer avec les flous arrière, ce qui est beaucoup plus délicat avec un compact.

La possibilité de changer les objectifs est également un élément important à considérer. Si la gamme micro4/3 est plutôt jeune, les deux marques présentes (Panasonic et Olympus donc) disposent désormais d' un parc optique garni à défaut d'être complet. En piochant chez les deux constructeurs (les objectifs sont compatibles), vous disposez d'objectifs grands-angles, de pancake lumineux, d'une focale fixe macro, de transstandards classiques et de différents petits télézooms. De quoi libérer votre créativité sans trop de peine. En outre, le Pen E-P2 dispose d'un système de stabilisation intégré qui fonctionne avec toutes les optiques.

Au final, le Pen E-P2 est un boîtier plein de contraste : il sait séduire par sa ligne rétro réussie, sa belle construction, son viseur électronique précis et fluide, son ergonomie efficace (2 molettes), la qualité de ses images jusqu'à 800 ISO et la possibilité de filmer en 720p avec un son stéréo (micros intégrés), mais il sait également irriter par son autofocus un peu trop lent, par son écran LCD de 7,6 cm qui n'affiche que 230 000 points (certains reflex affichent 920 000 points...) ou par l'absence notable de flash intégré.

La gamme Pen est encore jeune et quelques défauts devront être rapidement corrigés; mais qu'il est agréable de pouvoir transporter facilement et discrètement un appareil de qualité, et de pouvoir multiplier les occasions de réaliser des photos! C'est bien là le point essentiel.

Face à la concurrence

Olympus Pen E-P1

Certes le E-P2 n'est pas le successeur annoncé du E-P1, mais gageons que la vie du premier modèle micro 4/3 d'Olympus sera rapidement écourtée ou que son prix sera rapidement revu à la baisse, car la seule différence réside dans l'apparition sur le E-P2 d'une connexion pour brancher des accessoires et notamment un viseur électronique VF-2. Reste que pour les photographes qui ne souhaitent pas utiliser un viseur électronique, le Pen E-P1 est une alternative moins onéreuse comparé au E-P2 et dispose exactement des mêmes arguments techniques et des mêmes défauts : stabilisation intégrée, belle construction, bonne ergonomie, absence de flash intégré, écran LCD qui manque de définition...

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| Olympus Pen E-P1 + 17 mm | [tab_prix2(,,,14,id_ln,,,)] |

Panasonic GF1

Le Lumix GF1 est naturellement le concurrent direct du Pen E-P2. Doté du même capteur, de la même baïonnette micro 4/3, le GF1 dispose, en option (200 euros tout de même), d'un viseur électronique de moins bonne qualité (définition moindre). Toutefois, le GF1 aligne quelques atouts importants comme un autofocus plus réactif et plus performant en vidéo, un flash intégré, un écran LCD de 7,6 cm mieux défini (460 000 points), un mode d'enregistrement vidéo AVCHD stéréo et un mode iAuto plus précis.

Toutefois, le Pen E-P2 propose une stabilisation intégrée qui fonctionne avec toutes les optiques, alors que Panasonic déporte la stabilisation dans les optiques et certaines, comme le pancake ou le grand-angle 7-14 mm en sont dépourvus. Certains pourront également apprécier les deux molettes présentes sur le Pen alors que le GF1 ne propose d'une seule molette certes cliquable. Pour finir, il faut bien avouer que le GF1 présente un look assez quelconque, une sorte de "gros" Lumix alors que le Pen E-P2 possède un vrai style, ce qui parfois peut faire la différence.

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| Panasonic GF1 + 20 mm | [tab_prix2(,,,19,id_ln,,,)] |

Canon PowerShot G11

L'Olympus Pen E-P2 vient tout naturellement se confronter aux compacts experts et bien sûr au Canon PowerShot G11. Si celui-ci ne dispose ni d'un grand capteur, ni d'un système à objectifs interchangeables, il propose quelques arguments intéressants comme, un zoom optique 5x stabilisé qui rend le G11 plus polyvalent face à un Pen E-P2 équipé de prime abord que d'un simple 17 mm f/2,8. L'écran LCD est certes plus petit, mais celui-ci est monté sur rotule et permet des cadrages plus originaux et rend de fiers services notamment pour la photo macro. L'interface du boîtier joue également en faveur du boîtier Canon qui dispose de nombreuses molettes pour un accès direct à la sensibilité ISO ou la correction d'exposition. Vous apprécierez également les menus d'une limpidité exemplaire.

Toutefois, le Canon G11 perd l'avantage quand il s'agit de réaliser un clip. Limité au format VGA (640x480 pixels), le compact expert Canon est dominé par le E-P2 qui propose un format HDTV 720p en stéréo. Toujours au profit du modèle Olympus, vous apprécierez la meilleure gestion du bruit électronique, une meilleure gestion du flou arrière et la possibilité de "greffer" diverses optiques selon vos besoins.

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| Canon PowerShot G11 | [tab_prix2(,,,18,id_ln,,,)] |

Sigma DP2

Véritable pionnier sur le segment des compacts équipés de "grands" capteurs, Sigma propose désormais 2 boîtiers pour le reportage : les DP1s et DP2. Les deux compacts disposent d'optiques fixes et le DP2 propose un 41 mm f/2,8 (eq. 24x36) que l'on pourra comparer au 17 mm (eq. 34 mm 24x36) f/2,8 Olympus. Si le DP2 dispose d'un grand capteur Foveon format APS-C pour une meilleure gestion de la profondeur de champ, les avantages du boîtier Sigma sont assez minces : l'écran LCD petit et peu fluide n'est pas à la hauteur des prétentions de Sigma, l'interface n'est pas très intuitive et l'autofocus véritablement trop lent.

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| Sigma DP2 | [tab_prix2(,,,21,id_ln,,,)] |

Leica X1 sur lesnumeriques.com et gestion du bruit électronique que Focus Numerique

Nouvel arrivant de renom sur le segment des compacts experts à "gros" capteurs, Leica propose le X1. Comme le E-P2 d'Olympus, le X1 joue la carte séduction avec un design, certes sobre, mais intemporel et tellement "photo". Vous retrouverez les molettes pour régler la vitesse et l'ouverture, mais les menus sont un peu fouillis et l'écran LCD vraiment décevant. Le capteur APS-C couplé à l'optique "Leica" (un 36 mm f/2,8 en eq. 24x36) font des merveilles en JPeg, mais l'on regrette la lenteur de l'autofocus et l'impossibilité de régler manuellement (avec une vraie bague, pas une motorisation électrique) la mise au point. L'absence de vidéo est également critiquable.

De son côté, le Pen E-P2 se veut plus polyvalent (vidéo, objectifs interchangeables...) et plus nerveux.

+
  • Viseur électronique d'excellente facture en pleine lumière
  • Construction remarquable et design retro réussi
  • Ecran LCD lisible en plein soleil
  • Stabilisation mécanique intégrée au boîtier
  • Les différents modes résultats (sténopé, miniature...)
  • Mode vidéo HDTV 720p, son stéréo et sortie mini HDMI
  • Niveau électronique sur l'écran LCD
  • Ergonomie efficace
  • Autofocus toujours moins réactifs que le principal concurrent (Pansonic GF1)
  • Toujours pas de flash intégré
  • Menus assez complexes et parfois mal traduits
  • Ecran LCD peu défini
  • Obturation mécanique toujours bruyante
  • Viseur électronique trop encombrant
  • Pas de lampe d'assistance AF
  • Compression vidéo en MJPeg
  • Autonomie perfectible
  • Enregistrement vidéo en Motion JPeg
  • Pas de photo pendant le filmage
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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