Capteur- LiveMos 4/3" 16 Mpx (17,3 x 13,0 mm)
Monture- Micro 4/3
Optique livrée- selon kit
Stabilisation- oui, mécanique intégrée sur 5 axes
Antipoussière- oui, filtre à ondes supersonies
Viseur- oui, LCD 1 440 000 points (grossissement 0,58x en 24x36)
Écran- Oled, 610 000 points, 7,6 cm, inclinable
Mise au point- Système AF détection contraste sur 35 points, détection des visages. Lampe d'assistance AF.
Modes autofocus- Mise au point manuelle, Simple AF, AF continu, AF simple + MF, AF Tracking
Mesures d'exposition- Mesure TTL pleine ouverture sur 324 zones. Mode multizone, Mesure Spot, Mesure centrale pondérée, Haute lumière, Ombre
Modes d'exposition- Programme automatique, Priorité ouverture, Priorité vitesse, Manuel, Pose, Temps, i-Auto, Modes scène, Filtre artistique. Correction d'exposition : +/- 3 IL Bracketing : 2 / 3 / 5 images ( +/- 1/3, 2/3, 1 paliers EV ) ou 7 imag
Vitesse d'obturation- 1/4000 s à 60. Mode bulbe 30 minutes
Motorisation- jusqu'à 9 vps sans autofocus (20 raw et 70 JPeg) selon la carte utilisé. 4 vps avec autofocus (stabilisation désactivée).
Sensibilité ISO- ISO 200 - 25600 par paliers ISO de 1/3 et 1 IL
Mémoire- SD (Compatible SDHC, SDXC, UHS-I)
Alimentation- Batterie Lithium-Ion (330 vues avec 50% en liveview)
Connexion- USB 2, HDMI type D, connexion propriétaire PenPal
Dimensions- 121,0 x 89,6 x 41,9 mm
Logiciels- [ib] Logiciel de gestion d'image
Flash- oui, livré en standard (non intégré) : NG 10. Capable de piloter des flashes distants sans fil.

Caractéristiques

Olympus OM-D EM-5

Après les Pen, Olympus s'attaque à un autre monument de sa gamme argentique, les OM. Le nouvel arrivant, l'EM-5, reprend les lignes du petit reflex qui a fait le succès de la marque dans les années 70. Mais, cet OM-D (D pour Digital) est bien un Micro 4/3 (pas de capteur 24x36) et permet d'utiliser le parc d'optiques déjà existant pour les Pen.

Si l'OM-D EM-5 se différencie de la gamme Pen par son allure, le dernier compact à objectifs interchangeables apporte de nombreuses évolutions. Boîtier haut de gamme, il dispose d'une construction tout temps et formera un couple parfait avec le nouveau zoom 12-50 mm f/3,5-6,3 Macro également tropicalisé (c'est la seule optique tout temps en monture Micro 4/3 pour l'instant).

L'EM-5 est également le premier Micro 4/3 Olympus à intégrer un viseur électronique. Celui-ci est le même que le VF2 vendu en option pour les Pen. Il peut afficher 1 440 000 points et vient compléter la visée sur écran (Oled 610 000 points) inclinable.

Olympus a également revu quelques éléments techniques comme la stabilisation intégrée qui agit désormais sur 5 axes pour limiter les effets de roulis, de tangage, de lacet et les déplacements verticaux et horizontaux. La marque annonce un gain pouvant atteindre 5 IL.

Un autre changement d'importance concerne le capteur. Jusqu'à maintenant limité à 12 Mpx, l'OM-D franchit cette barrière et propose un capteur 16 Mpx et une plage de sensibilités qui n'a pas peur de monter à 25600 ISO. Ce capteur permet également de filmer en HDTV 1080 à 30 vps.

Parmi les autres améliorations, nous retiendrons un autofocus revisité et doté de fonction de suivi 3D, un déclenchement moins sonore et un mode rafale à 4 vps.

L'OM-D EM-5 présente donc une fiche technique très intéressante, mais qu'en est-il sur le terrain ? Réponse dans notre test.

Prise en main

Olympus surfe sur la vague néo-rétro qu'il a lui-même promue avec l'adaptation numérique de sa série emblématique Pen F. Avec logique, c'est la gamme de petits reflex argentiques OM qui est aujourd'hui revisitée avec une orientation numérique.

Olympus OM-D EM-5 test review avis

Si l'inspiration est évidente (cf. les images d'un ancien et d'un nouveau modèle ci-dessous), les boîtiers, avec plus de 30 ans d'écart, n'ont pas grand-chose à voir. Si l'OM-D reprend certains codes de son aîné, il fait la part belle à la technologique avec un viseur électronique, un écran orientable et un nouveau capteur 16 Mpx.

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| Olympus OM-4 | Olympus OM-D E-M5 tr3/4 |

L'OM-4 à gauche (1983) et l'OM-D E-M5 à droite (2012).

L'OM-D E-M5 est disponible en deux coloris : noir ou argent. Il est intéressant de noter qu'Olympus propose à la fois des optiques en finition noire (le 12-50 mm f/3,5-6,3 vendu en kit) et en finition argentée (12 mm f/2 ou 45 mm f/1,8 par exemple).

Olympus OM-D EM-5 deux coloris : noir et argentéLes deux coloris disponibles : argenté et noir.

Le boîtier est construit en alliage de magnésium ce qui assure une bonne solidité et une légèreté agréable (420 g avec batterie et carte et 625 g avec le 12-50 mm f/3,5-6,3). La finition est de qualité et le revêtement diffère selon le modèle. Personnellement, je trouve le granité du modèle argenté plus agréable que le plastic strié du modèle noir. La prise en mains est agréable, mais la poignée manque un peu d'embonpoint. Pour plus de confort, il est possible d'associer une poignée d'alimentation.

Olympus OM-D E-M5 poignée alimentation

L'encombrement est conséquent, mais notez que vous pouvez utiliser uniquement la partie supérieure de la poignée. L'OM-D E-M5 est alors encore compact et la prise en mains plus confortable. Pour l'instant, la partie supérieure n'est pas vendue séparément. Il faut donc investir quelques dizaines d'euros supplémentaires.

Olympus OM-D E-M5 tropicalisation

Bon point, l'E-M5 dispose d'une finition tout temps : les commandes, les trappes disposent de joints d'étanchéité qui permettent au boîtier de résister, dans une certaine mesure, à la poussière et l'eau (pluie, neige...). Attention toutefois, au niveau de la baïonnette, c'est l'optique qui dispose d'un joint d'étanchéité. Pour s'assurer une protection optimale, il faut donc s'équiper d'une optique «tropicalisée» comme le M.Zuiko 12-50 mm f/3,5-6,3.

Olympus OM-D E-M5 dessus

Ergonomie

Le dessus de l'OM-D E-M5 est à la fois classique avec un barillet pour le choix du mode d'exposition à gauche et singulier avec deux molettes de réglages sur l'épaule droite. Vous trouverez également une touche Fn2 et la commande pour l'enregistrement vidéo. Si la molette avant (avec le déclencheur) est facile d'accès, la molette arrière est beaucoup moins pratique : il faut tendre le pouce qui est gêné par l'excroissance de l'écran. Une molette incrustée dans le boîtier au niveau de la cale de pouce aurait été nettement plus efficace.

Olympus OM-D E-M5 dos

Dans le même esprit, les deux touches situées en haut et à droite au dos de l'appareil sont trop petites et peu accessibles pour être facilement exploitées. Les autres commandes sont classiquement disposées au dos de l'appareil.

Les connexions

Chose étrange et pénible, il est impératif de dégager l'écran du dos de l'appareil afin d'ouvrir la trappe des connexions. Une fois dégagé, vous pouvez accéder à une sortie HDMI (type D) et une sortie USB (propriétaire). Le compact offre donc le minimum syndical. Nous aurions apprécié une sortie USB 3 pour plus de rapidité et pourquoi pas une connexion Wi-Fi et un GPS. Pour la vidéo, une sortie casque et une entrée micro stéréo auraient été un vrai plus. Malheureusement, il n'en est rien.

L'écran

L'E-M5 est équipé d'un écran Oled et Olympus annonce 610 000 points (probablement 614 000 points comme la dalle Samsung) pour une diagonale de 7,6 cm pour un ratio d'image en 3:2. Celui-ci est monté sur une double charnière qui permet d'incliner l'écran vers le haut et le bas. Je continue à préférer les écrans sur rotule qui permet, notamment, de retourner complètement l'écran pour le protéger des chocs. En regardant la structure au microscope, nous retrouvons l'architecture des écrans Amoled Samsung présents sur certains de ses compacts et certains modèles à objectifs interchangeables. Vous notez qu'il y a 2 fois plus d'éléments verts que de point rouge ou bleu. Globalement, on retrouve 305 000 points vers et 152 500 points rouges et autant de bleu.

Dalle Oled microscope

Un rapide calcul montre que la dalle Amoled affiche apparemment 2 fois d'information qu'un LCD classique. Pourtant, en comparant, l'écran d'un OM-D E-M5 et d'un Canon 60D qui affiche 1 040 000 points (720x480 pixels), il est difficile de faire la différence entre les deux écrans.

La précision est donc excellente et l'affichage fluide, même en basse lumière (l'image devient alors granuleuse). En plein soleil, la dalle Amoled offre une belle lisibilité avec un taux de contraste important, mais la vitre de protection est très brillante et les traces de doigts très visibles. Les angles de visions sont larges, mais une dominante colorée (bleue) devient vite visible lorsque le soleil tape dedans.

Le gamma de l'écran est correct, mais si les hautes valeurs ont tendance à vite «brûler». La température des couleurs (graphique de droite) est également assez bonne avec une TC calée à 7000 K. C'est un peu froid et cela rend les images plus clinquantes.
Olympus OM-D EM-5 test review qualité de l'écran

Avec un Delta E94 de 5,4, l'écran de l'OM-D E-M5 est juste correct. Certains écrans de reflex font nettement mieux (Delta E94 en dessous de 3), mais certains compacts sont beaucoup moins fiables.
Olympus OM-D EM-5 test review qualité de l'écran fidélité des couleurs

Son déclenchement

Des les premiers essais, il est évident que l'E-M5 est beaucoup moins bruyant que ces acolytes Pen E-Px. Olympus annonce avoir travaillé sur l'obturateur et la construction étanche participe à l'atténuation du son. Le nouveau compact à objectifs interchangeable s'avère plus discret.

Olympus OM-D E-M5 son déclenchement
Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour entendre le son du déclenchement d'un Olympus Pen E-P3 et d'un OM-D E-M5.

Logiciels

Le E-M5 est livré avec deux logiciels : ib et Olympus Viewer 2. le premier est un logiciel grand public qui permet de gérer facilement ses images en ajoutant plusieurs fonctionnalités comme la géolocalisation ou la reconnaissance des visages.

Olympus E-PL1 logiciel test reviewib intègre une carte pour géolocaliser les images. Pour l'instant, aucun modèle de la marque n'intègre un dispositif GPS, mais cela ne devrait pas tarder. En attendant, vous devez marquer manuellement vos images.

ib requiert l'importation de toutes les images dans sa base de données. Une étape qui peut s'avérer longue et fastidieuse si vous avez déjà un nombre conséquent d'images. Le logiciel propose ensuite de géolocaliser les images et de reconnaître automatiquement les visages. Le procédé de reconnaissance fonctionne plutôt bien, mais là aussi, la procédure s'avère longue si l'on traite plusieurs centaines d'images.

Olympus E-PL1 test review logicielToujours pratique, mais fastidieuse à mettre en oeuvre, la reconnaissance des visages fonctionne plutôt bien avec ib.

L'interface du logiciel est plutôt réussie et le logiciel plutôt simple à prendre en main. Les options sont toutefois peu nombreuses notamment au niveau de la retouche et ib ne dispose pas d'outil de tampon par exemple pour effacer des éléments parasites ou un histogramme d'exposition modifier une image. Vous retrouverez par contre les classiques effets (flou, saturation, contraste...), mais également des outils pour corriger la distorsion (!) ou améliorer automatiquement une image.

Les filtres présents sur le compact sont également disponibles dans le logiciel (Monochrome, Sépia, Dégradé, Flou artistique. Étonnamment, vous ne retrouverez pas tous les filtres comme pop art, film granuleux, sténopé ou le très intéressant mode "^maquette" diorama. Pour retrouver tous les filtres artistiques, vous devrez passer par les fichiers raw. Petit point très vite énervant, il n'est pas possible de passer d'une correction à une autre sans valider un OK dans les différentes fenêtres. Dommage.
Olympus Viewer 2 remplace Master 2 tout en reprenant l'interface de ce dernier. Plus complet que ib, Viewer 2 permet à la fois de gérer les fichiers JPeg, mais également de développer avec une foultitude d'options les fichiers bruts.

Olympus E-P3 test review logiciel Olympus Viewer 2Olympus Viewer 2 : une interface austère, mais de nombreuses options pour développer les fichiers bruts.

Toutefois, il n'est pas possible de piloter un OM-D E-M5 à partir d'un ordinateur ce qui est plutôt regrettable. Les précédentes versions des logiciels disposaient de ces fonctionnalités, mais il semble qu'Olympus n'ait aucune velléité dans ce sens désormais.

Olympus Pen E-P3 test review viewer 2Pour les images JPeg, les options sont également très nombreuses.

Alimentation, stockage

L'OM-D E-M5 est livré avec une batterie Li-Ion BLN-1 de 1120 mAh (7,6). Olympus clame une autonomie d'environ 350 déclenchements. Lors de nos tests, nous avons atteint péniblement 300 vues et la moyenne oscille plutôt entre 250 et 300 vues avec quelques minutes de vidéo. L'autonomie n'est donc clairement pas le point fort du compact Micro4/3, toutefois, celle-ci n'est pas non plus pénalisante et il sera sage d'acheter une seconde batterie (80 euros tout de même...) ou d'investir dans une poignée d'alimentation (200 euros) qui double l'autonomie (avec une seconde batterie bien sûr).

Olympus OM-D EM-5 test review batterie autonomieChargeur batterie Olympus OM-D E-M5.

Le chargeur de batterie n'est pas des plus véloce et il faut compter entre 3h30 et 4 h pour recharger complètement une batterie. En outre, il ne dispose pas de témoin de niveau de charge, une indication pourtant assez précieuse lorsque le temps manque.

Stockage mémoire

L'OM-D E-M5 ne dispose d'aucune mémoire interne (ce qui est toujours pratique pour sauver une image ou deux en cas de problème de carte) et propose un unique emplacement pour carte mémoire au format SD. Celui-ci accepte toutes normes actuelles et notamment le UHS-I, la plus rapide du moment.

Antipoussière, stabilisation

Le système antipoussière d'Olympus SSWF (Super Sonique Wave Filter) est toujours aussi impressionnant. Après 15 jours passés en compagnie du E-M5 et après de nombreux changements d'optiques, il est difficile de mettre en évidence des poussières sur les images (ici, un ciel assez uniforme à f/22).

Olympus OM-D E-M5 test review antipoussière
Vous pouvez télécharger l'image en pleine définition en cliquant sur la vignette.

Stabilisation mécanique

Un des atouts des Micro 4/3 d'Olympus est le système de stabilisation mécanique intégré au boîtier. Celle-ci fonctionne donc avec toutes les optiques de la marque et peut se paramétrer pour les optiques non reconnues par le boîtier. Olympus annonce avoir optimisé le système et prévoit un gain jusqu'à 5 IL.

Contrairement à la série Pen, la stabilisation mécanique reste fonctionnelle en vidéo. Le souffle que l'on entend en mode photo est coupé. Vous pouvez voir ci-dessous une comparaison de deux vidéos avec et sans stabilisation.

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur notre mire DxO afin d'évaluer le nombre de photographies nettes à différents temps de pose. Les images sont ensuite analysées par DxO Analyser qui détermine de manière objective le nombre de photos nettes.

Le 12-50 mm est positionné à fond de télé soit un équivalent 100 mm en 24x36. En théorie, la vitesse limite pour une photo nette est donc d'environ 1/100 s. Selon nos mesures, la stabilisation mécanique offre un gain d'environ 3 IL ce qui est correct et équivalent aux résultats obtenus avec les boîtiers de la série Pen. Nous pouvions donc attendre des performances supérieures, mais celles-ci sont déjà satisfaisantes.

Stabilisation mécanique Olympus Pen E-P5 test résultats en graphique

Visée, autofocus

La visée est un élément important de l'Olympus OM-D E-M5. En effet, ce boîtier est le premier chez Olympus à intégrer un viseur électronique. D'un point de vue technique, le viseur est identique au VF-2 vendu en option pour la série Pen. Il affiche donc 1 440 000 points pour une définition en 800x600 pixels. La couverture de champ est de 100% et le grossissement est de 1,15x. Toutefois rapporté au format 24x36, il n'est que de 0,58x. Il reste agréable, mais nous aimerions un grossissement plus important pour être immergé dans la photo. Il faudra attendre la prochaine génération de dalle LCD qui puisse offrir une définition suffisamment importante pour supporter un meilleur grossissement.

Olympus OM-D EM-5 viseurLe viseur est capable d'afficher, beaucoup, beaucoup d'informations...

Comme l'écran, la visée reste fluide, même en basse lumière, même si l'affichage devient beaucoup moins précis avec une montée du grain et une rémanence plus marquée.

Mise au point

Olympus indique avoir amélioré son système autofocus par détection de contraste avec une technologie similaire à celle présente dans les modèles Panasonic et baptisée pour l'occasion FAST pour Frequency Acceleration Sensor Technology. Cette option, disponible uniquement en mode de mise au point continue (C-AF) permet une analyse du contraste sur 240 vps (240 Hz). Une fréquence doublée par rapport aux autres modes qui effectuent une analyse sur 120 Hz. Pour bénéficier de telles cadences, la définition de l'image est amoindrie; c'est pourquoi ce mode est réservé à la mise au point continu et au suivi de sujet. Pour la mise au point simple, le système analyse le contraste avec un balayage à 120 Hz plus précis. Vous pourrez d'ailleurs noter un petit changement de précision de visée lorsque vous passez d'un mode S-AF au mode C-AF.

En outre et à l'instar des reflex, l'E-M5 dispose désormais d'une analyse prédictive pour la mise au point. Avec la reconnaissance des visages, la détection des formes et des couleurs, les algorithmes seraient capables d'évaluer la trajectoire d'un sujet pour mieux «caler» la mise au point. Une Led d'assistance est également présente pour épauler le système AF quand la lumière vient à manquer.

Malgré une mise au point par détection de contraste qui pourrait s'effectuer sur l'ensemble de capteur principal, l'OM-D E-M5 conserver une griller de 35 zones AF. Sur l'écran tactile permet de déterminer au doigt la zone de mise au point où bon vous semble (la bordure de l'écran n'est pas prise en compte) et vous pouvez régler facilement la taille de la zone AF. La reconnaissance des visages n'est pas oubliée, puisque le compact est capable de détecter jusqu'à 8 visages différents. Le compact dispose également d'une lampe d'assistance (rouge) pour éclairer la scène dans la pénombre.

Le compact s'avère très agréable à utiliser et la mise au point est très rapide dans la plupart des situations. En studio, nous avons mesuré le temps de mise au point sur notre scène classique (contraste moyen) en plaçant l'appareil à 1 m de la scène, l'optique (2-50 mm pour nos essais) fixée au grand-angle et à l'infini. Les mesures sont effectuées sous 3000 lux et sous 3 lux. Les résultats obtenus sont excellents.

Un mode suivi de sujet est également disponible, mais il ne nous a pas complètement convaincus lors de nos tests.

action temps cadence commentaires
Autofocus lumière(12-50 mm à 12 mm à 1 m de la cible) 0,21 s / très bien
Autofocus pénombre (3 Lux)(12-50 mm à 12 mm à 1 m de la cible) 0,44 s / très bien

Performances

Le compact Olympus est très agréable à utiliser dans son ensemble. La mise sous tension est rapide, la latence un peu longue, mais pas franchement pénalisante. Le mode rafale à 9 vps (exposition et mise au point bloquées sur la première vue) est au rendez-vous et avec la mise au point continue, l'OM-D E-M5 atteint une cadence de 4 vps, ce qui pourra être à peine suffisant pour la photographie sportive.

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-I Sandisk Extreme Pro 45 Mo/s, l'un des plus rapides du moment.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,18 s / bien
Latence au déclenchement 0,09 s / moyen
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Temps entre 2 images (Raw+ JPeg) 0,1 s / bien
Rafale lente(Raw + JPeg fin) / 4,1 vps Bien. Avec suivi autofocus. Sur 7 vues.
Rafale rapide Raw + JPeg fin / 9,6 vps Bien. Sans autofocus. Sur 7 vues.

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons utilisé l'OM-D E-M5 avec l'optique livrée en kit : le M.Zuiko 12-50 mm f/3,5-6,3. Nos mesures de MTF sont réalisées avec DxO Analyzer sur les fichiers JPeg. Au centre et à f/5,6, le couple capteur / optique donne de bons résultats. Avec presque 68 paires de lignes par mm (eq. 24x36), l'optique laisse la possibilité au capteur de s'exprimer pleinement. Si le centre est bon, la périphérie est moins glorieuse. Au télé, le 12-50 mm n'est également pas au mieux de sa forme, mais reste un honnête objectif à tout faire.

Le M. Zuiko 12-50 mm dispose d'autres atouts intéressants comme la commande électrique du zoom pour réaliser des mouvements fluides en vidéo et un mode macro. Un objectif polyvalent donc à défaut d'être excellent.

Olympus OM-D EM-5 précision optique 12-50 mm à f/5,6 centre

Le graphique ci-dessus montre également que le fichier JPeg est bien accentué (graphique au-dessus de 100%) et prêt pour une utilisation immédiate sans retouche sur ordinateur.

Le graphique ci-dessous montre que la diffraction se fait sentir au-delà de f/11 et les performances de l'optique s'effondrent assez rapidement

Olympus OM-D EM-5 test review graphique diffraction

Balance des blancs

L'OM-D E-M5 possède deux balances des blancs automatique : une que nous qualifierons de «normale» et une autre dite «chaude». Dans un premier temps, nous allons tester l'appareil en mode normal.

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), l'EM-5 donne d'excellents résultats au niveau de la balance des blancs (Delta E <3). Le rendu des couleurs (style d'image standard) est assez saturé notamment dans les rouges.

La balance des blancs est assez juste avec un Delta E de 3,1 et le rendu des couleurs est excellent avec des teintes proches de celles attendues.

Olympus OM-D EM-5 test review balance des blancs auto 5400K
Olympus OM-D EM-5 test review balance des blancs auto 5400K

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K comme l'indique notre mesure ci-dessous), la balance des blancs automatique est nettement moins fiable et les couleurs de notre mire Gretag «tirent» vers le rouge orangé. Sur la gamme de gris, le Delta ab grimpe à plus de 14. Il sera donc important de photographier en raw afin de retoucher facilement la balance des blancs.

température de couleur lampe halogene salle photo

Olympus OM-D EM-5 test review balance des blancs auto 3000K
Olympus OM-D EM-5 test review balance des blancs auto 3000K

En basculant en balance des blancs préréglée tungstène, les images du compact Olympus retrouvent des couleurs un peu plus justes, mais la balance des blancs est un peu froide.

Olympus OM-D EM-5 test review balance des blancs tungstene 3000KOlympus OM-D EM-5 test review balance des blancs tungstene 3000K

Gestion du bruit électronique

Le capteur 16 Mpx de l'Olympus OM-D E-M5 est probablement une déclinaison du modèle disponible dans le Panasonic G3 et qui est l'un des plus performants du moment dans le format 4/3. Nous étions donc impatients de voir les résultats avec un "traitement numérique" Olympus.

D'un premier coup d’œil, il n'est pas difficile d'observer un gain significatif par rapport aux modèles Pen équipés d'un capteur 12 Mpx. Nous pourrons juste regretter que la sensibilité nominale ne soit pas plus basse (200 ISO). Sur les clichés réalisés à 200, 400 et 800 ISO, le bruit électronique est pratiquement imperceptible, même sur les aplats colorés et sur les zones denses. Le traitement es très doux et le lissage peu visible, même s'il est possible de déceler à 100% et sur écran une diminution des plus fins détails et notamment la texture du livre. Globalement, les images sont bien détaillées avec une bonne accentuation et la dynamique est d'un bon niveau.

À 1600 ISO, vous noterez les premiers moutonnements, les premiers détails commencent à s'estomper, mais tout cela reste minime et sur un tirage 20x30, ces petites dégradations ne seront pratiquement pas visibles. En montant d'un cran à 3200 ISO, les images conservent une bonne tenue et les images sont assez proches de celles réalisées à 1600 ISO. La dynamique est encore bonne, les aplats assez propres tout comme les zones les plus denses.

Le passage à 6400 ISO est un cap. Le moutonnement devient nettement plus visible, les détails se brouillent et la dynamique baisse d'un cran. Le grain reste toutefois assez fin et acceptable sans trop de travail. Sur un tirage classique 20x30 et à condition de ne pas trop recadrer, l'E-M5 sera encore très à l'aise à cette sensibilité. Les deux valeurs supérieures (12800 et 25600 ISO) sont plus problématiques. Le grain devient plus grossier et la dynamique baisse encore d'un cran. La perte de qualité est sensible. S'il est encore possible de sauver des images à 12800 ISO en traitement les fichiers (passage en noir & blanc par exemple), la valeur extrême est vraiment difficile à exploiter.

L'Olympus OM-D E-M5 dispose donc d'une belle plage de sensibilités ISO allant de 200 à 3200 ISO voir 6400 ISO. Associé à des optiques lumineuses (12 mm f/2 ou 45 mm f/1,8) et équipé d'une stabilisation efficace, le nouveau compact à objectifs interchangeables devrait se révéler assez polyvalent.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons des tirages photo chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à 3200 ISO et à la plus haute sensibilité proposée.

Vous pouvez naturellement comparer les résultats de l'Olympus OM-D E-M5 avec ses principaux concurrents que sont le Panasonic G3, le Canon G1 X, le Sony NEX-7 ou le Nikon V1.

Exposition, RAW

L'Olympus OM-D E-M5 dispose d'une mesure de l'exposition sur 324 zones, mais également une mesure centrale pondérée et une mesure spot. La correction d'exposition s'effectue sur +/- 3 IL seulement et le bracketing d'exposition permet jusqu'à 5 vues par 1 IL ou 7 vues par 0,7 IL. Le boîtier est dépourvu de mode HDR, mais la combinaison des images bracketées permet d'obtenir des résultats convaincants.


Montage bracketing La même scène sans correction en haut et montage HDR avec 7 images en dessous.

Fonctionnalité innovante e intéressante, la possibilité de jouer sur la courbe des valeurs à la prise de vue permet de régler finement le rendu de votre image dans les hautes ou les basses lumières tout en conservant des paramètres de prise de vue.

De gauche à droite et du haut vers le bas : 1 - photo avec courbe droite / 2 - courbe pour rattraper les hautes lumières / 3 - courbe pour remonter les détails dans les basses lumières.

filtres créatifs

Naturellement, le compact Olympus fait la part belle aux filtres créatifs et propose de nouveaux réglages. Voici une sélection des plus marquants.

Traitement croisé, dessin, ton dramatique, sténopé...

Mode vidéo

Désormais, l'enregistrement vidéo en HDTV 1080 est devenu le minimum syndical pour les compacts à objectifs interchangeables. L'OM-D EM-5 n'échappe donc pas à cette règle et propose donc l'enregistrement en 1920x1080 pixels à la cadence de 30 vues par seconde. Les fichiers sont encapsulés dans un .MOV et enregistré en H.264 (profil high4.1). Il est possible de régler le débit des informations entre 20 et 17 Mbit/s. Olympus n'étant pas contraint pas la norme AVCHD, nous aurions aimé des réglages plus fins pour la vidéo avec des débits plus élevés (28 Mbits/s ou plus), la possibilité de modifier les paramètres pendant le filmage (vous ne pouvez modifier l'ouverture ou la sensibilité ISO qu'avant de commencer l'enregistrement). Un mode 60p en 1080 ou 720p aurait également été un plus afin de pouvoir réaliser des ralentis de qualité. Nous pointerons également l'absence d'entrée micro stéréo ainsi qu'une sortie casque pour contrôler le niveau sonore. Vous pourrez toujours utiliser l'accessoire vendu séparément, qui se fixe sur le griffe flash et le connecteur, pour brancher un micro stéréo mini jack.

Les filtres créatifs sont également disponibles en vidéo au prix d'une cadence moindre (les vidéos saccadent). Olympus propose également un mode Echo en vidéo qui permet de créer de la rémanence sur des sujets en mouvement comme le présente la vidéo ci-dessous..

Qualité des images

L'OM-D EM-5 délivre une qualité d'image assez comparable aux précédents modèles Pen : l'image présente un bon piqué avec accentuation marquée. Vous noterez la présence de moiré sur les fins détails. Le compact Olympus surclasse le 550D de Canon, mais reste un ton en dessous du caméscope 2 Mpx Panasonic TM700.

Olympus OM-D EM-5 test review détail vidéo 1080

Canon EOS 550d 1920x1080 détail
Canon 550D 1920x1080 détail.Panasonic TM700 1920x1080 détail
Panasonic TM700.

L'optique 12-50 mm f/3,5-5,6 SMC (Still Movie Compatible) permet une mise au point souple, fluide et assez rapide en vidéo. Les effets de pompage restent visibles, mais ils sont beaucoup moins sensibles qu'auparavant. L'angle de vision est également plus resserré qu'en mode photo. Le phénomène de rolling shutter est encore visible, mais reste acceptable.

Pour finir, voici un exemple de vidéo tournée en extérieur. Notez que pendant le zoom (12-50 mm motorisé), le boîtier n'arrive pas toujours à effectuer la mise au point.

Exemples de photos

Les images ci-dessous ont été réalisées avec un Olympus OM-D E-M5 de présérie (firmware 0,95). Toutefois, la qualité des images est similaire au boîtier définitif.

Pour cette première image j'ai utilisé les courbes de tonalités à la prise de vue qui permette de modifier le rendu des hautes et basses lumières. J'ai donc ici volontairement remonté les valeurs basses pour faire ressortir des détails dans les zones sombres.

Ce deuxième cliché est enregistré avec le filtre artistique noir & blanc pour renforcer l'impact des l’entrelacs des branches.

Pour cette prise en mains, nous avions la possibilité d'utiliser le nouveau 12-50 mm f/3,5-6,3 tropicalisé. Il dispose en outre d'une position macro qui permet de s'approcher à quelques centimètres d'un sujet. En outre, vous pouvez voir qu'à 1250 ISO, l'image conserve pas mal de détails.

Nous avons également pu réaliser quelques images dans un studio avec un éclairage maîtrisé. L'image de gauche exploite à nouveau le filtre artistique noir & blanc. Le cliché de droite utilise l'optique M.Zuiko 45 mm f/1,8 à pleine ouverture.

Petit tour par la table de maquillage pour prendre des images colorées des différents fards. Le rendu colorimétrique des Olympus est toujours aussi agréable. On change d'optique pour le superbe 12 mm f/2 et une vue d'ensemble du matériel de maquillage. Avec une prise de vue rapprochée, la profondeur de champ est très courte même avec une focale grand-angle.

Retour avec le 12-50 mm et son mode macro pour un cliché sur les pinceaux de maquillage. Sur ce cliché, vous pouvez également apprécier la faible profondeur de champ et le rendu de la matière à 5000 ISO.

Quelques tests avec les filtres créatifs. Une fois de plus le mode noir & blanc donne de bons résultats. Le mode dramatique (sorte de HDR) est très appréciable avec les ciels gris et en apparence ternes.

Quelques tests pour montrer la gestion du bruit électronique. Ci-dessous des photos à 1600, 3200, 6400, 12800 et 25600 ISO. Les résultats sont plutôt intéressants et laissent prévoir un bon rendu dans les hautes sensibilités ISO.

Encore un exemple de filtre artistique avec cette fois le mode sténopé.

Nous chaussons cette fois un téléobjectif, le M.Zuiko 75-300 mm f/4,8-6,3 pour capturer quelques détails distants. La première photo utilise également le mode dramatique.

Et toujours la position macro du 12-50 mm.

Un dernier cliché en macro et à 25600 ISO !

Licence Creative Commons
test Olympus OM-D E-M5 de Renaud Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.

Verdict

Olympus OM-D EM-5 test review recommandéL'Olympus OM-D E-M5 est un des micro4/3 les plus séduisants du moment à la fois par son design rétro réussi, ses performances intéressantes et son viseur intégré.

Equipé du 12-50 mm, l'E-M5 sera aussi bien à l'aise sous le soleil que sous la pluie ou la neige avec de nombreux joints d'étanchéité pour limiter l'intrusion d'eau et de poussière. La finition est superbe (boîtier en alliage de magnésium) et l'ergonomie intéressante malgré quelques «loupés» (touches Fn1, lecture mal placées, ouverture de l'écran pour accéder aux connexions, molette de correction d'exposition trop souple...). Globalement, l'OM-D E-M5 est très agréable à utiliser avec une bonne prise en mains (encore mieux avec la demi-poignée), un écran de qualité, un viseur électronique de bon aloi (celui du Nex-7 est plus performant), un autofocus réactif, un déclenchement assez silencieux et un mode vidéo HDTV 1080 qui remplit son office. «Naturellement», l'EM-5 n'est pas exempt de défaut et l'on pointera surtout l'absence de flash intégré, un viseur un peu trop étroit, une autonomie un peu faible et l'absence d'entrée micro.

Le boîtier est toutefois bien équilibré et dispose d'une gamme optique sans rival dans l'univers des compacts à objectifs interchangeables (plus de 30 modèles). Il mérite sans hésiter un recommandé.

Face à la concurrence

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| Panasonic G3 | [tab_prix2(,,,349,id_ln,,,)] |

Panasonic G3. Chez Panasonic le GX1 aurait également pu rivaliser avec l'EM-5, mais le G3 semble être le concurrent le plus direct avec un viseur intégré, un écran orientable et un capteur 16 Mpx. Pour un tarif pratiquement deux fois moins élevé, le G3 s'avère être un redoutable adversaire avec un écran tactile complètement orientable, un viseur plus large, un flash intégré et une prise en mains confortable. Côté capteur, les deux 16 Mpx sont assez proches, même si le traitement des images JPeg n'est pas identique chez les deux constructeurs. Plus récent, l'OM-D EM-5 prend une très légère avance sur son frère d'armes sur le marché des COI, mais la différence n'est pas vraiment significative. La plage ISO du E-M5 est également plus grande offrant une latitude de travail parfois plus intéressante.

En vidéo, les deux boîtiers jouent également les coudes à coudes avec des modes similaires, mais l'E-M5 prend l'avantage avec la possibilité de régler manuellement les paramètres de prise de vue avant l'enregistrement. Le compact Olympus dispose de quelques avantages comme la stabilisation intégrée, les filtres créatifs et une fabrication sans reproche à l'épreuve des intempéries.

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| Sony NEX-7 test review | [tab_prix2(,,,428,id_ln,,,)] |

Sony Nex-7. Chez Sony, le Nex-7 est le compétiteur naturel du compact expert Olympus et les deux modèles partagent certaines fonctionnalités comme le viseur électronique intégré, un écran inclinable tactile et une finition irréprochable. En ne considérant que le capteur, le compact à objectifs interchangeables de Sony prend l'avantage avec une taille et une définition largement supérieures. En terme de qualité d'image, l'argument est discutable. La gestion du bruit électronique du modèle Sony est remarquable, mais les 24 Mpx du capteur sont exigeants au niveau de l'optique et les JPeg délivrés par le boîtier ne sont pas toujours convaincants : il faudra travailler les raw pour exploiter tout le potentiel du capteur; un capteur également doué en vidéo avec un mode 50p impressionnant et une prise micro stéréo intégré. Le Nex-7 dispose d'autres atouts comme un véritable flash intégré, un mode rafale à 10 vps, un mode panoramique à main levée et le meilleur viseur électronique du moment.

De son côté, l'OM-D E-M5 dispose d'une gamme optique largement plus séduisante et complète, d'un système de stabilisation mécanique fonctionnant avec toutes les optiques, un écran Amoled plus performant et des filtres créatifs intéressants.

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| Fujifiulm X-Pro1 test review | [tab_prix2(,,,480,id_ln,,,)] |

Fujifilm X-Pro1. Avec le meilleur capteur APS-C du moment avec sa matrice X-Trans, le compact à objectifs interchangeables de Fujifilm est un sérieux concurrent de l'E-M5. Le X-Pro1 bénéficie d'un autre atout : un viseur hybride capable de proposer une visée optique claire, directe et permanente (pas de temps aveugle pendant une rafale par exemple) ou une visée électronique précise et regorgeant d'informations. Le parc optique n'est pas encore très développé, mais les modèles actuels (18, 35 et 60 mm) sont d'excellente facture. Si elles sont lumineuses, aucune n'est stabilisée. Le X-Pro1 est toutefois pénalisé par un autofocus trop hésitant notamment en basse lumière, une finition parfois peu convaincante (touches à l'arrière) et une ergonomie qui laisse parfois perplexe. L'OM-D EM-5 dispose lui d'un large parc d'optiques et d'un système de stabilisation mécanique intégré. Il propose également un écran de meilleure qualité et inclinable. En outre, l'E-M5 s'avère plus compact et doté d'une finition tout temps intéressante.

Côté, vidéo, la cadence à 30 vps de l'Olympus est plus dynamique que les 24 vps du Fujifilm. Les deux modèles ne permettent pas de changer les paramètres de prise de vue pendant l'enregistrement. Tout comme Olympus, Fuji a fait l'impasse sur un flash embarqué : dommage.

+
  • Qualité de fabrication et bonne tenue en mains
  • Finition tout temps. Zoom 12-50 mm également tout temps
  • Autofocus très réactif en photo et disponible en vidéo. Boîtier globalement réactif.
  • Stabilisation mécanique fonctionnant avec toutes les optiques (gain entre 2 et 3 IL). Fonctionne également en vidéo.
  • Ecran tactile de qualité et monté sur charnière. Niveau électronique.
  • Déclenchement assez discret
  • Viseur électronique 100% de qualité intégré
  • Micro stéréo intégré
  • Bon rendu colorimétrique par défaut en extérieur
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 ISO voire 3200 ISO
  • Filtres créatifs réussis en photo et en vidéo
  • Quelques fonctions innovantes : livetime, mode echo en vidéo, retouche de la courbe à la prise de vue
  • Système antipoussière performant
  • Optique de kit 12-50 mm f/3,5-6,3 peu lumineux, mais polyvalent (macro)
  • Gamme d'optiques Micro 4/3 complète
  • Pas de flash intégré (livré avec le boîtier)
  • Certaines touches sont difficile d'accès (Fn1 et Lecture)
  • Bouton de mise sous tension mal placé
  • Autonomie un peu faible de la batterie (moins de 300 vues). Temps de charge de la batterie : environ 4 heures
  • Souffle permanent sauf en vidéo de la stabilisation mécanique (activé ou non)
  • L'écran Amoled brille beaucoup en pleine lumière
  • Pas de GPS intégré, pas de Wi-Fi, pas d'USB 3
  • Pas de prise micro ni de sortie casque. USB au format propriétaire.
  • Balance des blancs perfectible sous un éclairage tungstène
  • Correcteur d'exposition trop souple et qui change trop facilemen
  • Autofocus avec suivi 3D parfois capricieux
  • Ecran pas complètement orientable (notamment pour le protéger des chocs)
  • Pas de mode 24p, 25p en HDTV. Impossible de changer des réglages pendant l'enregistrement vidéo
  • Pas de mode panoramique à main levée par balayage
  • Commandes non rétroéclairées
  • Format raw .ORF propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Olympus E-M5
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