Capteur- 4/3 16 Mpx Live Mos (16,8 Mpx total)
Monture- Micro4/3
Optique livrée- selon kit
Stabilisation- oui, mécanique sur 5 axes
Antipoussière- Filtre à onde supersonique
Viseur- électronique, 2 360 000 points, couverture de champ de 100%, grossissement de 1,48x (0,74x en éq. 24x36). Dégagement oculaire 21 mm
Écran- LCD de 1 037 000 points. 7,6 cm de diagonale. iinclinable.
Mise au point- Autofocus hybride par détection de contraste et corrélation de phase.
Modes autofocus- Simple AF, AF continu, AF tracking et détection des visages
Mesures d'exposition- TTL sur 324 zones.
Modes d'exposition- Programme automatique, Priorité ouverture, Priorité vitesse, Manuel, Pose Temps, i-Auto, Modes scène, Filtres artistiques, Album photo -
Vitesse d'obturation- 1/8000 - 60 s (par palier de 1/3, 1/2, 1 IL) et jusqu'à 30 mins.
Motorisation- jusqu'à 10 vps sans AF, 6,5 vps avec AF mais sans stab et 3,5 vps avec AF et stabilisation
Sensibilité ISO- 200 - 25600 ISO
Mémoire- Carte mémoire SD (Compatible SDHC, SDXC, UHS-I)
Alimentation- Batterie Li-Ion (330 vues annoncées)
Connexion- mini HDMI type D, USB 2, entrée micro mini-jack 3,5 mm, synchro flash, Port Externe 2 (pour accessoires spécifiques), Wi-Fi
Dimensions- 130 x 94 x 63 mm
Poids- 500 g
Logiciels- Olympus Viewer 3
Dans la boîte- Batterie, chargeur, courroie de cou, câble USB

Caractéristiques

Olympus E-M1

Lors de sa sortie en février 2012, l'Olympus OM-D E-M5 avait déjà défrayé la chronique avec un look de petit reflex ravageur, un viseur électronique intégré et des performances à la hauteur des ambitions de la marque. Aujourd'hui, avec l'E-M1 Olympus relève un double défi : présenter un digne successeur au E-M5 et proposer une alternative crédible aux reflex experts / semi professionnels.

Pour y parvenir, la marque nippone a mis les bouchées doubles pour proposer ce qui se fait de mieux dans la gamme Micro4/3 et le résultat est plutôt impressionnant.

Impressionnant de par sa construction puisque l'E-M1 est résistant à l'humidité (une bonne pluie) et la poussière. Il faudra toutefois l'équiper d'une optique disposant de la même finition pour éviter les mauvaises surprises. Le châssis en magnésium assure également une bonne résistance aux chocs tout en conservant un poids correct (497 g).

Le viseur fait également un bon en avant avec une dalle LCD de 2 360 000 points et surtout un grossissement de 1,48 (0,74x) très confortable. La visée s'adapte également aux ambiances lumineuses pour plus de fidélité dans le rendu des tonalités.

L’œil est également nouveau. Le capteur Live Mos de 16 Mpx intègre désormais des pixels dédiés à l'autofocus par corrélation de phase. L'E-M1 dispose donc d'un autofocus hybride fonctionnant, via le truchement d'une bague, avec les optiques 4/3 reflex ! Une avancée qui signe sans doute définitivement l'arrêt des reflex chez Olympus. La fin d'une époque. L'obturateur grimpe au 1/8000 s et le processeur avale sans broncher des rafales à 10 vps sans limite en JPeg.

Olympus ne s'arrête pas là puisque le boîtier propose également une connexion Wi-Fi pour un pilotage distant sans fil, une prise synchro flash (mais pas de flash pop-up), la possibilité de piloter des flashes distants sans fil, un écran LCD monté sur charnière et tactile...

Ce modèle haut de gamme est-il réellement taillé pour se frotter aux reflex experts Canon et Nikon ? Réponse dans notre test.

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Prise en main

Le nouveau COI d'Olympus arbore fièrement un look professionnel et ressemble à petit reflex miniature. S'il fait partie de la famille OM-D, il se singularise par rapport au précédent modèle, E-M5, avec notamment une belle poignée.

Le châssis du E-M1 est réalisé en alliage de magnésium ce qui lui confère à la fois légèreté et une bonne résistance.

Olympus OM-D E-M1 test review chassisLe châssis de l'E-M1 en alliage de magnésium.

Il accuse 468 g (sans optique avec batterie et carte mémoire) sur notre balance. C'est, par exemple, à peine plus que le reflex Canon 100D qui, d'après le constructeur, fait 407 g. Le boîtier atteint 667 g avec le 12-50 mm f/3,5-6,3 et pas moins de 860 g avec l'optique pro 12-40 mm f/2,8 soit à peu près le point d'un 24-70 mm f/2,8 seul (24x36) !

Olympus E-M1 comparaison taille avec E-M5

Les ingénieurs ont renforcé, à grands coups de joints, l'étanchéité du boîtier qui résistera à toutes les intempéries (pluie, neige, froid, poussière...). N'ayez donc aucune crainte, l'E-M1 vous suivra presque partout.

Olympus OM-D E-M1 test review joints d'étanchéitéTous les joints d'étanchéité de l'E-M1 et de sa poignée d'alimentation.

La prise en mains de l'E-M1 est agréable avec un revêtement en caoutchouc confortable. La poignée est assez profonde pour une bonne préhension, mais elle s'avère un peu courte et pour la plupart des photographes, il ne sera possible de poser que deux doigts autour de la poignée. Pour plus de commodité, il sera utile de s'équiper de la poignée d'alimentation (HLD-7 environ 240 euros) qui permet non seulement de doubler l'autonomie de l'appareil, mais facilite la prise de vue en portrait avec notamment 2 molettes de réglage et un déclencheur supplémentaire.

L'E-M1 est un boîtier expert, ce que confirme la profusion de commandes et de raccourcis. L'appareil est impressionnant de ce point de vue, mais vous avez un accès rapide aux principaux réglages de la prise de vue.

Olympus E-M1 test review vue de dessus

Sur l'épaule gauche, vous trouverez un faux barillet (qui ressemble aux anciennes molettes qui permettaient de rembobiner les pellicules). Celui-ci regroupe le levier pour la mise sous tension et deux commandes pour accéder à la motorisation (et HDR) et le mode de mise au point ainsi que la mesure d'exposition. La sélection d'une commande affiche deux menus en haut et en bas de l'écran, le choix des options s'effectuant avec la molette avant (menu haut) et la molette arrière (menu bas).

Olympus E-M1 test review menu AF et expositionOlympus E-M1 test review menu motorisation HDR

Sur l'épaule droite , vous trouverez le barillet pour le choix de mode d'exposition. Au centre, un bouton permet, au choix, de verrouiller ou non la molette : pratique. Vous avez naturellement accès aux modes PSAM, vidéo, iAuto, scènes, mais également aux filtres artistiques et le nouveau mode cadres.

Olympus E-M1 test review cadresOlympus E-M1 test review filtres artistiques

Sur l'avant de la poignée, le déclencheur est cerné par une molette de réglage. Juste derrière, deux commandes sont accessibles. Les deux sont personnalisables. Par défaut, la première avec la courbe permet d'accéder à plusieurs fonctionnalités : courbe, créateur de couleur, choix du ratio et zoom numérique.

La courbe permet d'ajuster à la prise de vue les niveaux dans les valeurs sombres ou claires à l'aide des molettes avant / arrière. Une fonctionnalité tout simplement géniale. Le créateur de couleur est également une excellente idée. À l'aide, une fois de plus, des deux molettes vous pouvez régler rapidement modifier la saturation des couleurs d'une image et n'en préserver qu'une dominante. Un outil extrêmement pratique pour créer des noir & blanc à dominante colorée.

Olympus E-M1 test review créateur de couleur

La seconde commande permet, entre autres, de lancer l'enregistrement vidéo.

Olympus E-M1 test review vue de face

Sur l'avant de l'appareil, vous découvrirez deux commandes bordant l'objectif. Celles-ci sont évidemment personnalisables. Vous noterez également la présence d'une fiche de synchro flash sur la façade.
Olympus E-M1 test review vue de dos

Au dos de l'appareil, vous trouverez un écran tactile de 1 037 000 points monté sur une double charnière, un viseur électronique et juste un côté une commande munie d'un levier. Ce dernier permet de basculer d'une position 1 classique molette avant pour l'ouverture, molette arrière pour la vitesse à une position 2 qui permet de régler rapidement la sensibilité ISO (molette avant) ou la balance des blancs (molette arrière) par exemple.

Olympus E-M1 test review levier 1Olympus E-M1 test review levier 2

Toujours au dos de l'appareil, vous localiserez une touche Fn1 personnalisable (collimateurs AF par défaut) , une touche info pour afficher différentes informations (niveau électronique sur 2 axes, histogramme d'exposition...), un trèfle de sélection, une touche menu, une touche poubelle et une touche lecture. Ouf !

Olympus E-M1 test review histogrammeOlympus E-M1 test review niveau électronique

Le boîtier est donc très complet. Que manque-t-il ? Un flash intégré. Notez qu'un flash d'appoint n'est même pas livré en standard.

Connexions

Les ingénieurs ont équipé l'E-M1 d'une prise USB 2 (données et vidéo) malheureusement propriétaire, d'une sortie HDMI (type D) et d'une entrée micro stéréo au format mini-jack 3,5 mm. Le compact est également équipé d'une puce Wi-Fi et d'une connexion sans fil Bluetooth. Dommage qu'Olympus n'est pas agrémenté l'ensemble d'une puce GPS pour marquer les images à la volée. L'E-M1 perpétue le port externe 2 (sous la griffe) qui permet de greffer quelques accessoires comme une des lampes Led ou des micros.

Olympus OM-D E-M1 test review carte mèreCarte mère de l'Olympus E-1.

Déclenchement

de par sa construction renforcée, le déclenchement du E-M1 est assez doux comme vous pouvez l'entendre dans l'enregistrement ci-dessous. Toutefois et contrairement au GX7 de Panasonic qui peut utiliser un obturateur électronique, l'E-M1 n'est pas complètement silencieux.

Olympus E-M1 son déclenchement

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Logiciels

Lorsque Olympus était un acteur présent dans le monde du reflex, la marque livrait avec ses boîtiers un logiciel, Olympus Master, afin de travailler les fichiers bruts et télécommander à distance les reflex. Pendant un temps, le logiciel ib a oeuvré pour traiter les images en provenance des appareils de la marque. L'OM-D E-M1 est livré avec un seul logiciel : Olympus Viewer 3.

Logiciel sur PC

Olympus Viewer 3

Le logiciel est relativement complet et permet à la fois de trier ses photos (vous disposez d'une table lumineuse qui permet de comparer facilement jusqu'à 4 images simultanément), de géolocaliser les images, d'effectuer des retouches et même d'éditer les fichiers raw. Dommage qu'il ne soit pas possible d'éditer des mots clés afin de retrouver plus facilement ses images.

Une table lumineuse pour comparer facilement plusieurs images.

Le module retouche est dense et plutôt complexe, mais il est possible de personnaliser celui-ci. En outre, un mode «tout automatique» est bien présent. Les plus férus de retouche sur ordinateur seront comblés. Le logiciel propose en effet des outils pour retoucher les couleurs, l'exposition, la netteté, le contraste, mais également l'inclinaison, les distorsions des optiques, le bruit électronique. En mode raw, le module propose d'appliquer des filtres artistiques, mais également de travailler sur l'exposition, le bruit électronique et naturellement la balance des blancs. La réactivité du logiciel est correcte et permet en ouvre de mettre à jour votre appareil photo ainsi que les optiques.

Nous regrettons toujours l'absence d'un module de prise de contrôle à distance depuis un ordinateur avec un câble USB. L'opération est possible, mais en Wi-Fi et à partir d'une application Android ou iOS. Cela est d'autant plus étonnant qu'il suffirait de porter l'application sur ordinateur. Un travail sans pas complètement insurmontable.

Le module de retouche / développement raw d'Olympus Viewer 3.

Wi-Fi, logiciel sous iOS et Android

L'OM-D E-M1 dispose en d'une puce Wi-Fi qui permet à la fois de contrôler l'appareil à distance à l'aide d'un logiciel spécialisé : Olympus Image Share (OI share). Contrairement à la version livrée avec le E-P5, OI Share permet beaucoup plus de latitude avec l'E-M1. Vous pouvez toujours télécharger les images du boîtier sur le téléphone, mais vous pouvez désormais avoir un contrôle complet sur la prise de vue. Ainsi, vous pouvez agir sur le mode d'exposition (PSAM), la sensibilité ISO et la balance des blancs. Vous pouvez également définir la zone de mise au point directement sur l'écran de votre smartphone. Vous avez la possibilité de connecter jusqu'à 5 appareils sur l'E-M1 (un seul le pilote) afin d'envoyer les images à plusieurs personnes en même temps.

Vous avez également le contrôle sur le LiveTime qui permet de créer des effets de lightpainting à distance et donc arrêter l'enregistrement quand bon vous semble. Enfin, vous pouvez également marquer vos images avec les données GPS de votre téléphone, l'E-M1 ne disposant pas de dispositif prévu à cet effet. Il ne manque qu'une seule chose : le pilotage du zoom électrique du 12-50 mm !

Olympus OI Share android

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Alimentation, stockage

L'E-M1 embarque la même batterie que l'E-M5 à savoir une Li-Ion BLN-1 de 1120 mAh (7,6V soit une puissance de 8,3 W.h). Olympus clame une autonomie d'environ 350 déclenchements (CIPA, sans flash donc puisque que l'E-M1 en est dépourvu). Lors de nos tests, nous avons atteint péniblement 400 vues et la moyenne oscille plutôt entre 300-et 350 vues avec quelques minutes de vidéo. L'autonomie n'est donc clairement pas le point fort du compact Micro4/3, toutefois, celle-ci n'est pas non plus pénalisante et il sera sage d'acheter une seconde batterie (80 euros tout de même...) ou d'investir dans une poignée d'alimentation (HLD-7, 200 euros) qui double l'autonomie (avec une seconde batterie bien sûr).

Olympus E-M1 test review  batterie

Le chargeur de batterie n'est pas des plus véloce et il faut compter entre 3h30 et 4 h pour recharger complètement une batterie. En outre, il ne dispose pas de témoin de niveau de charge, une indication pourtant assez précieuse lorsque le temps manque.

Carte mémoire

L'OM-D E-M1 ne dispose d'aucune mémoire interne (ce qui est toujours pratique pour sauver une image ou deux en cas de problème de carte) et propose un unique emplacement pour carte mémoire au format SD. Celui-ci accepte toutes normes actuelles et notamment le UHS-I, la plus rapide du moment.

Olympus E-M1 test review carte mémoire

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Antipoussière, stabilisation

Le système antipoussière d'Olympus SSWF (Super Sonique Wave Filter) est toujours aussi impressionnant. Après 15 jours passés en compagnie du E-M1 (déjà testé par des confrères) et après de nombreux changements d'optiques, nous n'avons noté aucune poussière visible sur les clichés à f/22. Le système antipoussière d'Olympus reste aujourd'hui l'un des systèmes les plus efficaces.

Olympus E-M1 test review poussière

Stabilisation mécanique

Un des atouts des Micro 4/3 d'Olympus est le système de stabilisation mécanique intégré au boîtier. Celle-ci fonctionne donc avec toutes les optiques de la marque et peut se paramétrer pour les optiques non reconnues par le boîtier. Olympus annonce avoir optimisé le système et prévoit un gain jusqu'à 5 IL.

Olympus E-M1 test review stabilisation

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur une mire de précision à différents temps de pose afin de déterminer à quelle vitesse la stabilisation décroche.

Le 12-50 mm est positionné à fond de télé soit un équivalent 100 mm en 24x36. En théorie, la vitesse limite pour une photo nette est donc d'environ 1/100 s. Selon nos mesures, la stabilisation mécanique offre un gain d'environ 3 IL ce qui est correct et équivalent aux résultats obtenus avec les boîtiers de la série OM-D / Pen. Nous pouvions donc attendre des performances supérieures, mais celles-ci sont déjà satisfaisantes.

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Flash

Et bien non, l'E-M1 n'a toujours pas de flash intégré. Nous avions déjà pointé cette absence sur l'E-M5, mais non, Olympus se refuse à intégrer un flash pop-up sur la série OM-D (pour l'instant). Toutefois et comme avec l'E-M5, un flash est amovible est livré dans la boîte.

Il s'agit d'un flash NG 10 (200 ISO en mètre) avec une synchro flash au 1/320 s. Il possède pratiquement tous les réglages que l'on peut attendre d'un flash sur un boîtier expert : auto, manuel (1/1, 1/4, 1/16 et 1/64 en puissance), réduction des yeux rouges, synchro lente, synchro deuxième rideau, fill-in. Il est possible de corriger la puissance sur +/- 3 IL. Le flash permet également de piloter des flashes distants sans fil Olympus (modèles RC) pour créer rapidement et à moindres frais un éclairage de type studio.

Le flash livré donne de bons résultats en terme d'exposition et permet de déboucher facilement un contrejour. On attend donc avec impatience qu'Olympus daigne l'intégrer directement dans le boîtier car il est fort probable qu'un flash amovible ne soit jamais installé en permanence.

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Visée, autofocus

Viseur et écran

Viseur électronique

La visée électronique est sans doute l'un des éléments les plus décriés des COI face aux reflex traditionnels. En toute logique Olympus a donc travaillé sur ce point précis et propose sur l'E-M1 un viseur électronique assez confortable. Confortable par son grossissement important (0,74x en équivalent 24x36) proche de ce que l'on peut voir sur un reflex professionnel et confortable par la définition importante : 2 360 000 points soit un affichage en 1024 x 768 pixels. La fréquence de rafraîchissement est désormais de 120 vps, ce qui assure une bonne fluidité. Autre point important, l'E-M1 est capable d'ajuster la luminosité de l'affichage en fonction de la lumière ambiante pour conserver une visée plus naturelle. Une fonction qu'il est possible de débrayer pour ceux qui souhaitent justement pouvoir mieux voir dans l'obscurité.

La visée électronique a certains avantages sur la visée optique : un cadrage 100%, la possibilité d'afficher de nombreuses informations (histogramme d'exposition, niveau électronique, grille d'aide à la composition, courbe de tonalité...) et vous pouvez également prévisualiser certains réglages comme la balance des blancs ou les filtres artistiques.

Malgré tous les progrès, la visée électronique reste en retrait face à la visée optique sur certains points. Elle n'est pas aussi précise et pas aussi réactive. En effet, le passage brutal d'une zone sombre à une zone lumineuse n'est pas immédiatement retranscrit dans la visée qui doit s'adapter pendant un petit laps de temps. Bon point, l'affichage sait rester assez fluide même en basse lumière. Vous noterez toutefois qu'en mise au point manuelle, l'affichage s'assombrit (pour faciliter la lecture de focus peaking ??) et saccade davantage.

Écran

L'autre moyen de visée est naturellement l'écran. Olympus reprend le modèle du E-P5 qui affiche 1 037 000 points. La définition est donc en 720*480 pixels. L'écran utilise sans doute une dalle Samsung AS-IPS (identification par les sous-pixels) qui offre des angles de vision très larges. En outre, celui-ci est monté sur une double rotule qui permet une orientation sur -50/+80°. Vous pourrez donc aisément photographier au-dessus d'une foule ou au ras du sol sans la moindre contorsion.

Un petit tour sous une sonde donne les résultats suivants :

Olympus E-M1 test review mesures écran

Globalement, l'écran du nouveau COI est satisfaisant avec une température des couleurs calée à 7000 K (légèrement trop froid), un delta E94 moyen à 3,3 (correcte) et constrate moyen à 1200:1. Sur le graphique du gamma, la mesure à 80% n'est pas valable, elle est due à une erreur dans le protocole de test.

Mise au point

autofocus

C'est l'une des nouveautés les plus marquantes dans l'E-M1 : la présence d'un système autofocus hybride qui combine à la fois la détection de contraste et la corrélation de phase. Son nom ? Dual FAST AF.

Si la détection de contraste est intégrée depuis l'origine du Micro4/3 (elle fonctionne vraiment bien sur les boîtiers Olympus et Panasonic), la corrélation de phase sur le capteur principal est unique pour l'instant. Rappelons que cette technologie propose quelques avantages intéressants :

Aucun problème de front ou back focus, la mise au point se réalisant sur le capteur lui même ! C'est la fin du micro-ajustement, alléluia.

Pas d'effet de pompage : l'appareil sait dans quelle direction il faut faire la mise au point

Une reconnaissance des visages sur l'ensemble du champ couvert. Idéal pour le suivi d'une personne notamment en vidéo.

Pas de limitation d'ouverture. Le système en visée directe sur écran devrait fonctionner même avec des ouvertures supérieures à f/8 ou f/11.

Le système embarqué dans le nouveau capteur 16 Mpx propose 37 collimateurs à corrélation de phase répartis en losange au centre de la visée. Contrairement au capteur du 70D dont l'intégralité des photodiodes est utilisée pour la capture de l'image, les photosites dédiés à l'autofocus sont, par définition, réservés à... l'autofocus. Les données manquantes sont reconstruites par interpolation des points avoisinants.

Olympus OM-D E-M1 test review collimateurs en autofocus par contrasteOlympus OM-D E-M1 test review collimateurs en autofocus par corrélation de phaseRépartition des 81 collimateurs en détection de contraste à gauche et répartition des 37 collimateurs en corrélation de phase à droite.

Un des avantages des systèmes autofocus par corrélation de phase réside dans la prédiction du mouvement de la mise au point. En effet, le décalage observé sur le capteur principal permet de définir dans quel sens il faut réaliser la mise au point. On gagne donc en réactivité notamment pour le suivi d'un sujet en déplacement.

Le système par corrélation de phase est utilisé :

avec les optiques 4/3 et la bague d'adaptation

avec les optiques Micro4/3 et le mode autofocus en mode continu. Dans ce cas, les deux systèmes autofocus coexistent pour donner le meilleur résultat.

Répartition des «pixels» dédiés à la corrélation de phase (gauche). Regroupement des informations environnantes pour la création du pixel manquant (droite).

En mode Simple AF avec une optique «classique» Micro4/3, c'est le système par détection de contraste qui est utilisé tout comme en mode vidéo.

Le module AF par contraste propose 81 collimateurs couvrant une bonne partie de l'image cadrée. Notez qu'en zoomant, il est possible de sélectionner des points sur 800 zones possibles.

Une lampe d'assistance permet également d'éclairer (couleur rouge) la scène pour épauler le système autofocus.

Notez qu'un système de micro ajustement de la mise au point est également disponible sur l'E-M1, même si avec la mise au point sur le capteur principal, cette fonctionnalité devient inutile, elle pourra toujours servir à corriger les erreurs de front ou back focus avec les optiques 4/3 utilisées avec la bague d'adaptation.

Mise au point manuelle

Pour vous aider à réaliser le point, l'E-M1 propose à la fois une loupe et un système de peaking qui surligne à l'aide de pixels colorés la zone de netteté.

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Performances

Le compact Olympus est très agréable à utiliser dans son ensemble. La mise sous tension est rapide, la latence un peu longue, mais pas franchement pénalisante. Le mode rafale à 10 vps (exposition et mise au point bloquées sur la première vue) est au rendez-vous et avec la mise au point continue, l'OM-D E-M1 atteint une cadence de 6,2 vps, ce qui suffisant pour de la photographie sportive.

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-I Sandisk Extreme Pro 95 Mo/s, l'un des plus rapides du moment.

thead thead thead thead
action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 1,25 s / moyen
Latence au déclenchement 0,09 s / moyen
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière 0,12 s / très bien
Autofocus basse lumière 0,7 s / moyen
Temps entre 2 images (Raw+ JPeg) 0,3 s / moyen
Rafale lenteJPeg fin / 6,2 vps Bien. Avec suivi autofocus.
Rafale rapideJPeg fin / 10,5 vps Très Bien. Sans autofocus
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Précision, colorimétrie

L'Olympus E-M1 est livré en kit soit avec le 12-50 mm f/3,5-6,3 ou le plus professionnel 12-40 mm f/2,8 constant. Nous avons pu tester l'E-M1 dans cette dernière configuration. Le 12-40 mm est équivalent à un 24-80 mm f/2,8, zoom transstandard incontournable.

Optique 12-40 mm f/2,8

Fichier JPeg

Les fichiers JPeg de l'E-M1 sont, par défaut, bien accentués. Le graphique ci-dessous montre bien le traitement des fichiers avec une courbe au-dessus de 100%. Les images JPeg sont donc directement exploitables en vue, par exemple, d'une impression.

Olympus E-M1 test review accentuation JPEG

Avec résolution optique de 67,88 lp/mm, l'optique 12-40 mm (ici à f/5,6 à 12 mm et au centre) permet au capteur de s'exprimer pleinement.

Précision

Pour notre test de précision, nous avons utilisé l'optique12-40 mm d'Olympus (livrée en kit) et nous observerons les images JPeg à différentes focales et différentes ouvertures.

Grand-angle 12 mm au centre

Dès la pleine ouverture f/2,8, l'optique donne d'excellents résultats au centre. L'absence de filtre passe-bas permet de capter les plus fins détails et l'image est réellement «croustillante». Du beau boulot de la part des opticiens de la marque. Même en diaphragmant un peu (f/4 ou f/5,6) on ne gagne pratiquement rien en micro-contraste. Les premiers effets de diffraction (perte de précision) se sont sentir à f/8 et la perte de qualité est franchement visible à f/16.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm grand-angle centre

Grand-angle 12 mm en bordure

En bordure, les résultats sont également très bon dès f/2,8. Vous gagnerez légèrement en piqué en fermant un peu l'objectif. Comme au centre, la diffraction vient jouer les troubles-fêtes dès f/8 avec une perte vraiment notable à f/16.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm grand-angle bordure

25 mm au centre

À pleine ouverture, l'optique ne «lâche» pas tout et il faut fermer d'un IL pour avoir le meilleur de l'optique. La perte de précision se fait aux alentours de f/11 - f/16.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm 25 mm centre

25 mm en bordure

Comme au centre, on aura intérêt à fermer un peu le diaphragme pour exploiter tout le potentiel de l'optique. Là encore, les résultats sont bons.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm 25 mm biordure

Télé 40 mm au centre

À fond de course et à pleine ouverture, le 12-40 mm est un légèrement «mou» tout en délivrant une qualité d'image plus qu'honnête. L'optique est au mieux de sa forme entre f/4 et f/8.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm télé centre

Télé 40 mm en bordure

Comme au centre, le télé à pleine ouverture est bon, mais fait mieux à f/4. Jusqu'à f/16, le zoom pro donne d'excellents résultats.

Olympus E-M1 test review précision optique 12-40 mm télé bordure

Distorsion

Les images JPeg présentent une légère distorsion en barillet au grand-angle. Mais celle-ci reste largement acceptable dans une utilisation courante.

Olympus EM-1 test review : distorsion jpeg

La distorsion est corrigée à la volée lors de la création des JPeg. En effet, les fichiers raw (à gauche) montrent une distorsion en barillet beaucoup plus marquée. Une information qu'il faut prendre en compte si vous souhaitez retravailler vos images avec un logiciel tiers qui ne prend en compte ces informations.

Olympus EM-1 test review : distorsion raw jpeg

Balance des blancs automatique

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), l'Olympus E-M1 donne de bons résultats. La balance des blancs est assez juste avec un Delta E94 sur la gamme de gris à environ 3. Le rendu des couleurs est également assez fidèle.

Olympus EM-1 test review balance des blancs auto, lumière du jour

Sous un éclairage tungstène, la balance des blancs auto a du mal à corriger la dominante jaune - orange des images. Cela permet de conserver une ambiance lumineuse un peu chaude, mais la dérive colorimétrique est importante.

Olympus EM-1 test review balance des blancs auto, 3000 K

En passant l'OM-D E-M1 en préréglage tungstène, l'image prend une tonalité assez froide et ne gagne finalement pas en neutralité en passant d'une dominante jaune à une dominante plutôt bleue. À vous de choisir.

Olympus EM-1 test review balance des blancs tungstène, 3000 K

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Gestion du bruit électronique

Le nouvel E-M1 embarque à la fois un nouveau capteur et un nouveau processeur de traitement des données. Ce nouveau couple fait-il des merveilles dans la gestion du bruit électronique ? C'est ce que nous allons voir en studio sur notre scène désormais classique.

Pour notre test, nous changeons légèrement le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, l'Olympus OM-D E-M1 positionné en mode A avec une valeur de 100 ISO. L'objectif (12-50 mm) est fermé à f/5,6 et positionné pour un équivalent 50 mm en 24x36. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ORF).

Les JPeg

Les images prises à 100 (low), 200, 400 et 800 ISO sont très propres avec des images très détaillées et bon rendu des couleurs. Vous noterez toutefois à 100% sur écran les premiers stigmates du traitement du bruit électronique, notamment sur les plats : un moutonnement parfois peu esthétique.

Ce moutonnement gagne les images à 1600 ISO, mais les images restent bien détaillées et les teintes sont naturelles. Vous pourrez sans crainte pousser d'un cran la sensibilité, les images à 3200 ISO conservant une bonne tenue : si les plus fins détails sont dilués, les images ont encore beaucoup de matière et les couleurs sont bien denses. La dynamique offre encore de nombreux détails dans les zones sombres.

Le premier palier est atteint à 6400 ISO. À partir de cette sensibilité, l'image se dégrade plus sensiblement. La dynamique diminue légèrement, les fins détails disparaissent, les transitions colorées commencent à baver et les aplats se parent d'un moutonnement désormais bien visible à 100%.

Les deux valeurs supérieures (12 800 et 25 600 ISO) sont plus compliquées à exploiter. La perte de qualité est sensible avec un grain grossier un lissage très appuyé et une dynamique en berne.

Au final, l'E-M1 n'est pas fondamentalement différent de l'E-M5 en terme de rendu. Les deux boîtiers proposent une plage ISO parfaitement exploitable de 100 à 3200 ISO ce qui est déjà une belle performance. On pourra facilement pousser à 6400 ISO et utiliser avec modération les valeurs extrêmes 12 800 et 25 600 ISO.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez également comparer les images de l'OM-D E-M1 par rapport à ses principaux concurrents au format Micro 4/3comme l'E-M5 et le GX7 de Panasonic ou les Fujifilm X-Pro1 et Sony Nex-7 dotés de capteurs APS-C.

Le nouveau vaisseau amiral de la gamme Micro 4/3 ne bouleverse pas totalement la donne chez Olympus et les images sont meilleures, mais finalement assez proches de ce que délivre déjà un E-M5. Les résultats sont donc tout à fait satisfaisant et vous pourrez photographier sans trop de souci de 100 à 3200 ISO voire 6400 ISO. Une belle polyvalence donc.

Avec le GX7 Panasonic a fait de beaux progrès et pratiquement gagné 1 IL par rapport aux précédents modèles. Il se hisse finalement assez facilement au niveau des derniers modèles Olympus et se permet même de faire un peu mieux dans les hautes sensibilités à 3200 ou 6400 ISO. Reste que cette dernière valeur est un véritable palier pour le format MIcro 4/3.

Le capteur X-trans de Fujifilm reste la référence dans le traitement du bruit électronique et même s'il est beaucoup plus ancien (début de l'année 2012) il devance encore aujourd'hui les boîtiers Micro 4/3 avec une granulation peu visible à 1600 et 3200 ISO et une image parfaitement exploitable à 6400 ISO. Une performance que personne n'arrive aujourd'hui reproduire.

Même Sony avec un capteur APS-C n'arrive pas à égaler le boîtier expert de Fujifilm. Toutefois, il devance légèrement les Micro 4/3 dans les sensibilités usuelles : 1600 et 3200 ISO.

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Exposition, RAW

Potentiel des fichiers raw

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du E-M1 d'Olympus, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

Sensibilité

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité. Comme vous pouvez le constater, les valeurs 100 et 200 ISO annoncées par Olympus sont mesurées à 200 ISO. La valeur 100 ISO est donc une extrapolation logicielle.

Olympus E-M1 test review mesure ISO DxOMark

Rapport signal / bruit : comparaison avec APS-C

L'E-M1 est positionné par Olmpus comme un boîtier semi-pro. Pour les mesures de capteur, nous n'avons donc pas hésité à le confronter au 70D de Canon et un boîtier plus ancien, le 7D. Les mesures DxOMark montre que le se hisse au niveau du capteur APS-C du 7D qui date certes de 2009. Il se fait devancer par le nouveau capteur du 70D, mais la différence n'est pas si importante notamment dans les hautes sensibilités : 26 dB pour l'E-M1 contre 26,3 dB pour le 70D à 3200 ISO.

C'est au niveau de la dynamique que le résultat est le plus impressionnant le capteur 4/3 de l'E-M1 surclassant les deux reflex APS-C.

Pour visualiser la latitude de travail sur les fichiers bruts, nous avons effectué un bracketing d'exposition à 200 ISO sur notre scène de test et remonter la courbe afin de rétablir l'exposition de manière logicielle avec Adobe Lightroom 5.

Sur les exemples ci-dessous, on voit qu'il possible de remonter jusqu'à 2 IL sans faire apparaître trop de bruit électronique. Dès 3 IL, la qualité baisse et une granulation envahit les images. Au-delà, le bruit chromatique devient vite trop présent.

Olympus E-%1 test review dynamique tonalités basses

Dans les hautes lumières, le capteur est un peu moins souple et il n'est possible de récupérer des informations que jusqu'à 1,3 IL, au-delà, les pertes sont irrémédiables.

Olympus E-M1 test review dynamique haute lumière

Modes d'exposition et filtres

Le COI d'Olympus dispose d'une cellule sur 324 zones. La mesure peut être corrigée sur +/-5 IL ce qui est confortable, mais attention, le niveau sur l'écran LCD n'est gradué que sur +/-3 valeurs. Le bracketing d'exposition permet d'enchainer 7 vues pour pour une plage de +/-6 IL. En outre, il est possible d'accéder à deux modes HDR qui génèrent les fichiers sans sauvegarder les originaux. Le rendu est toutefois assez naturel.

Comme sur l'E-M5, l'E-M1 dispose d'une courbe de tonalité qu'il est possible de modifier à la volée pour densifier ou éclairer les hautes ou basses valeurs. Un outil addictif.

Olympus E-M1 test review courbe de valeurs

Olympus fut l'une des premières marques à intégrer des filtres artistiques dans un reflex numérique. Si beaucoup n'ont pas pris au sérieux cette innovation (en 2008 sur le E-30), force est de constater qu'ils avaient raison puisque désormais pratiquement tout le monde en utiliser. Au fil des ans, Olympus a peaufiné le rendu et les filtres du E-M1 sont parmi les plus réussis.

Olympus E-M1 exemple 4
Olympus E-M1 exemple 6
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Mode vidéo

L'un des responsables du développement du Micro4/3 nous l'a à moitié avoué, la vidéo n'est pas la priorité d'Olympus. Pour preuve, le mode vidéo du E-M1 est un copier-coller des fonctionnalités offertes par l'E-P5.

Vous retrouverez donc le mode d'enregistrement HDTV 1080 cadencé à 29,97 vps...et c'est tout...Pas de cadence PAL, on tourne en NTSC ou on en tourne pas.

Avec la meilleure qualité, le E-M1 produit des fichiers .MOV compressé en AVCHD (profil High@4.1, une seule image de référence et pas d'option CABAC. Échantillonnage des couleurs 4:2:0 sur 8 bits. Enregistrement progressif). Le débit moyen oscille entre 17 et 20 Mbits/s.

Bon point, il est également possible de filmer en HDTV 720p (AVCHD, M-JPeg), mais également en VGA (640x480 pixels) toujours à la même cadence 30 vps.

L'accès à la vidéo est simple, mais les réglages limités. Ainsi, vous pouvez lancer l'enregistrement vidéo d'une simple pression sur le bouton dédié à l'arrière du boîtier. Il est impossible de jouer sur l'iris ou l'obturateur pendant l'enregistrement et tous les paramètres sont gérés automatiquement.

Toutefois, l'aspect créatif n'est pas oublié, puisque vous pouvez utiliser les filtres (noir et blanc, tons dramatiques, effet miniature...) pendant les vidéos. Attention, la cadence des images baisse sensiblement lors de l'utilisation de certains filtres et les séquences paraissent inévitablement saccadées.

Il est impossible de réaliser une photo pendant le filmage sans couper l'enregistrement vidéo. Une fois la photographie réalisée, l'enregistrement reprend automatiquement.

Audio

Le compact d'Olympus dispose de deux micros interne pour une captation audio non compressée PCM. Le boîtier propose bien une entrée micro stéréo mini-jack, mais pas de sortie pour un casque pour un contrôle de la qualité et du volume.

Qualité des images

En studio, le E-M1 donne des résultats assez classiques sur notre mire de précision. Comme souvent avec les capteurs photo très pixelisés par rapport aux besoins de la vidéo, vous noterez la présence d'aliasing et de moiré. L'accentuation est également bien visible. Pour un COI, les vidéos sont donc honnêtes, mais le compact à objectifs interchangeables est loin d'égaler un caméscope comme Panasonic TM700 en terme de précision. Notez que la la présence d'un grand capteur permet de jouer avec la profondeur de champ (flou arrière) et donc de créer des images plus nuancées qu'un caméscope. Notez que le rendu des images est également très contrasté avec généralement peu de détails dans les zones sombres. En basse lumière, les vidéos sont vraiment très sombres.

Test Olympus Pen E-M1 vidéo précision

Panasonic TM700 test review qualité des images mire

Vous pouvez visualiser différents essais réalisés avec l'OM-D EM1 dans la vraie vie et notamment aux Yonex internationaux de France de badminton. La vidéo est compressée pour être lue sur Vimeo, mais vous pouvez télécharger les fichiers natifs :

rue de nuit

match badminton

Test du mode vidéo de l'Olympus OM-D E-M1 from Focus Numerique on Vimeo.

Autofocus et mise au point

S'il y a un domaine dans lequel les COI sont plus performants que les reflex, c'est bien l'autofocus en mode vidéo. L'OlympusOM-D E-M1 le prouve encore avec une mise au point douce, souple et assez discrète. Il est possible d'accrocher un sujet avançant vers l'appareil. Dommage que le mise au point manuelle ne puisse pas bénéficier du mode peaking (surlignage des zones nettes) pendant le filmage.

Rolling shutter

L'effet de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors des mouvements de caméra) sont beaucoup moins visible que sur les vidéos du E-M1. Le progrès est ici flagrant. Si l'effet est encore visible sur des mouvements rapides, le problème reste bien traité dans la plupart des situations.

Stabilisation

La stabilisation mécanique de l'OM-D E-M1 fonctionne parfaitement en vidéo et les résultats sont vraiment remarquables comme vous pourrez le constater sur la vidéo ci-dessous. On note toutefois des effets de déformation peu esthétiques lors de mouvements brusques. Vous pouvez voir ces effets sur la vidéo du badminton par exemple.

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Exemples de photos

Pour cette galerie d'images, nous avons eu l'opportunité d'utiliser le nouveau zoom transstandard d'Olympus, le beau 12-40 mm f/2,8 tropicalisé.

Les premiers clichés ont été réalisés en extérieur sous un ciel bas et gris. Les images sont donc naturellement un peu «plates». Vous noterez toutefois que le rendu des couleurs (sur le lierre notamment) est très agréable. Le manque de contraste pousse également à utiliser les différents filtres dits «artistiques» pour jouer sur les formes géométriques et le graphisme.

Olympus E-M1 exemple 1
Olympus E-M1 exemple 2

Sur l'image du paysage, nous avons juste utilisé le filtre noir & blanc classique. Sur le portrait, réalisé avec 45 mm f/1,8, nous avons également ajouté un cadre directement à la prise de vue. Avec une lumière peu intéressante, les filtres sont vraiment intéressants pour donner plus d'impact aux images. La mise en œuvre est simple, rapide et les résultats réussis. Pour certains travaux photographiques (mariage par exemple...) ces filtres peuvent, ponctuellement être très utiles.
Olympus E-M1 exemple 3
Olympus E-M1 exemple 4

Un autre exemple de filtre. Cette image semble venir tout droit du début du siècle dernier. J'ai utilisé ici le filtre de saturation des couleurs en ne conservant qu'une teinte.

Olympus E-M1 exemple 5

Des filtres, toujours des filtres. Le problème des filtres, c'est bien sûr l'abus. Le portrait en mode high-key fonctionne assez bien (75 mm f/1,8). La photo de l'arbre est un peu extrême dans son traitement.

Olympus E-M1 exemple 6
Olympus E-M1 exemple 7
Olympus E-M1 exemple 8

Nous avons retrouvé Barad Dur Dark (le nid douillet de Sauron) ! C'est également l'occasion de pousser l'E-M1 dans ses derniers retranchements avec une sensibilité ISO à 25 600.

Olympus E-M1 exemple 9

Poursuivons dans le noir avec une photo volontairement très sous-exposée pour conserver l'ambiance sombre de la scène. Cela permet également de limiter la montée en sensibilité. Nous sommes à 2000 ISO. Le bruit chromatique n'est pratiquement pas visible, mais on note un lissage sur les fins détails.

Olympus E-M1 exemple 10

Je voulais ici conserver l'ambiance lumineuse de cette scène. Une sorte de trouée lumineuse dans la nuit. J'ai donc poussé le compact d'Olumpus à 25 600 ISO pour figer la scène. En petit format, l'image rend plutôt bien, mais à 100%, le lissage est vraiment important. Le bruit chromatique est une fois de plus peu visible. C'est du beau boulot, mais il ne faudra pas espérer un tirage en grand format. Mais aujourd'hui, peu de personnes réalisent des tirages plus grands que A3.

Olympus E-M1 exemple 11

Encore un filtre ? Oui, mais dans ce magasin d'antiquité, il fonctionne plutôt bien. L'appareil est à 1600 ISO et le filtre couvre les petits défauts de la montée en sensibilité. Vous pouvez comparer l'image filtrée avec le fichier brut (ORF).

Olympus E-M1 exemple 12

Un dernier filtre pour la route ? Ici, je voulais conserver l'ambiance lumineuse très chaude de l'éclairage urbain. La scène est cocasse et je profite du filtre et de la marge noire pour renforcer le côté polaroid du cliché.

Olympus E-M1 exemple 13
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Verdict

Olympus E-M1 test review recommandé

Après plusieurs semaines en compagnie d'un Olympus OM-D E-M1, le bilan est plus que positif. Les premiers contacts sont rassurants : la construction est de qualité et la finition tout temps (avec les optiques adaptées) rend plus serein lors de sorties photo en extérieur. La poignée assure une bonne préhension et le viseur électronique offre un confort encore jamais vu sur un appareil photo. Le capteur 16 Mpx peut paraître sous dimensionné face au 24 Mpx désormais courant sur les capteurs APS-C. Mais la qualité est au rendez-vous avec d'excellentes images jusqu'à 3200 ISO. Côté autofocus, l'E-M1 remplit également le contrat avec une excellente réactivité et un mode suivi de sujet qui, sans être exceptionnel, tient la route et un mode rafale à 10 vps et plus de 6 vps avec suivi autofocus.

Du côté des fonctionnalités, l'E-M1 est plutôt bien armé : écran LCD tactile et inclinable, puce Wi-Fi intégrée pour un pilotage à distance à partir d'un smartphone ou d'une tablette, stabilisation mécanique sur 5 axes, des filtres artistiques intéressants ainsi que la possibilité d'utiliser les optiques 4/3 avec autofocus.

En vidéo, l'E-M1 est un peu moins à l'aise en vidéo : cadence figée, pas de sortie casque, réglages non modifiables pendant l'enregistrement. Le COI d'Olympus est un peu à la traine face à la concurrence dans ce domaine. Nous regrettons également l'absence d'une obturation totalement silencieuse et surtout l'oubli d'un flash intégré. Dommage.

Pour autant, l'E-M1 est une véritable démonstration à la fois technique et un boîtier agréable à utiliser. Il reçoit un recommandé et la récompense de meilleure COI de l'année 2013.

Une service après-vente adapté.

L'OM-D E-M1 cible une clientèle experte semi-pro et pro. Olympus accompagne donc son nouveau boîtier avec un service en adéquation avec :

  • une hotline dédiée

  • un service d'enlèvement personnalisé

  • une réparation express

  • 6 mois de garantie supplémentaire

(plus de détail sur le site Olympus)

Ce qu'il manque ? Un service d'échange immédiat en cas de problème. Les professionnels doivent impérativement pouvoir travailler en cas de pépin avec leur boîtier. Malheureusement la marque n'offre pas cette possibilité. Il faudra donc négocier avec votre revendeur l'appareil de démonstration.

Face à la concurrence

**| | | | Panasonic GX7 test review |


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| Panasonic GX7**. Dans la même famille des Micro4/3, le concurrent le plus direct est bien sûr le dernier GX7. Moins réussi esthétiquement, le boîtier de Panasonic dispose d'un capteur 16 Mpx assez proche d'un point de vue gestion du bruit électronique. Le GX7 prend l'avantage sur quelques points : le mode vidéo est beaucoup plus complet, il dispose d'un flash pop-up, d'un viseur électronique orientable, et la fonction tactile mieux implantée avec la gestion multipoints. Le boîtier propose un déclenchement silencieux avec un obturateur électronique.

De son côté, l'E-M1 présente une finition tout temps bienvenue pour le travail en extérieur. La poignée mieux dessinée permet une meilleure préhension, notamment avec les optiques plus lourdes (12-40 mm f/2,8). Son viseur électronique est plus large et donc plus confortable. En outre, il permet un mode rafale à 10 vps contre seulement 5 pour le GX7

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| Sony NEX-7 test review | |

Sony Nex-7. Chez Sony, c'est le Nex-7 qui viendra affronter le dernier né chez Olympus. Certes le boîtier est assez vieux (il date de l'été 2011), mais celui-ci le modèle haut de gamme chez Sony.

Les deux boîtiers partagent certaines caractéristiques comme une connexion Wi-Fi, un écran inclinable, un viseur électronique intégré. Le Nex-7 devance le modèle Olympus par la taille de son capteur et la définition : 24 Mpx au format APS-C. Malgré ces quelques années de différences, le capteur de Sony domine légèrement un peu le 4/3 d'Olympus. En outre, le COI de Sony dispose d'un flash intégré et d'un mode vidéo beaucoup plus évolué.

L'E-M1 reprend l'avantage concernant le parc optique avec pas moins de 40 objectifs disponibles en Micro4/3 contre seulement une petite vingtaine chez Sony. La stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques est également un plus. L'autofocus du COI d'Olympus est également plus véloce avec notamment un suivi de sujet plus performant.

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| Fujifiulm X-Pro1 test review |


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Fujifilm X-Pro1. Le X-Pro1 est probablement en fin de vie, mais lui aussi reste la référence chez Fujifilm. Il est doté d'un viseur unique dit hybride qui se mue, d'un simple coup de gâchette, d'un modèle électronique en viseur optique. Redoutable. Le capteur APS-C X-Trans de 16 Mpx est également le meilleur du moment avec une gestion fine du bruit électronique et un niveau de détail hors norme (pas de filtre passe-bas, nouvelle matrice colorée contre le moirage).

Mais le X-Pro1 est plus ancien et reste en retrait de sur de nombreux aspects. L'E-M1 est beaucoup plus réactif au niveau de la mise au point, de la mise sous tension, du mode rafale. Il dispose d'un écran LCD inclinable, tactile. Son mode vidéo est plus complet, son obturateur mécanique plus rapide (1/8000 contre 1/4000 s) et son parc d'optiques plus développé (40 contre à peine 10 chez Fujifilm). Enfin, il dispose d'une connexion Wi-Fi; d'un viseur électronique plus large et plus précis, d'une finition tout temps.

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+
  • Qualité de fabrication et finition tout temps
  • Qualité des images jusqu'à 3200 ISO
  • Stabilisation mécanique efficace et opérationnelle en vidéo
  • Qualité de la visée électronique : grossissement important, adaptation de la luminosité
  • Filtres artistiques réussis et intéressant même pour un usage avancé
  • Mode rafale à 10 vps et 6,2 vps avec suivi autofocus
  • Suivi autofocus performant. Possibilité d'utiliser les optiques 4/3 avec autofocus.
  • Courbe de traitement des basses et hautes lumières directement accessible à la prise de vue
  • Effets sur les couleurs et la saturation grâce à une interface très simple à mettre en oeuvre
  • Ecran LCD inclinable de qualité et tactile. Module Wi-Fi intégré pour piloter à distance le boîtier.
  • Possibilité de piloter des flashes distants sans fil avec le flash livré dans la boîte
  • Obturation au 1/8000 s. Différents modes comme le HDR, multi-exposition ou LiveTime.
  • Gamme d'accessoires : poignée d'alimentation, caisson étanche
  • Parc d'optiques complet (40 modèles à la date du test)
  • Bulles d'aide dans les menus. Niveau électronique sur 2 axes.
  • Port de connexion pour différents accessoires
  • Pas de prise casque pour vérifier la captation sonore en vidéo
  • Mode vidéo encore très (trop) limité pour un usage professionnel : pas de mode 24p ou 25p, pas de modification (ouverture, ISO...) pendant l'enregistrement
  • Pas de flash intégré ! (mais 1 livré dans la boîte)
  • Ecran tactile monopoint et interface limitée (peu d'interactions avec les menus)
  • Présence de moirage dans certaines situations (très petits motifs répétitifs)
  • Connexion Wi-Fi limité aux Smartphone. Pas de pilotage distant sans fil à partir d'un ordinateur
  • Pas d'obturateur électronique pour un déclenchement totalement silencieux
  • Un seul emplacement pour carte mémoire
  • Pas de puce GPS. Pas de connexion USB 3.
  • Autonomie de la batterie un peu faible (400 vues et quelques minutes de vidéo)
  • Pas de rétroéclairage des commandes
  • Pas de mode panoramique par balayage
  • Stabilisation mécanique un peu trop bruyante, notamment en vidéo
  • Déclenchement totalement silencieux impossible
  • Menus non sélectionnable en mode tactile
  • Format Raw (.ORF) propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

Les prix
Olympus E-M1
E-M1
Miss Numérique 979,00 €
Miss Numérique 999,00 € Voir l'offre
Fnac.com marketplace 1099,00 € Voir l'offre
Amazon 1108,90 € Voir l'offre
Darty.com 1299,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 1299,00 € Voir l'offre
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