Capteur- CMOS au format CX (CMOS 13,2 x 8,8 mm) de 10 Mpx
Monture- 1
Optique livrée- selon kit
Stabilisation- dans les optiques
Antipoussière- oui, par vibration du filtre passe-bas
Viseur- oui, électronique 1 440 000 points (1,2 cm) avec détection de présence
Écran- 7,5 cm, 921 000 points
Mise au point- Autofocus hybride (AF à détection de phase/AF par détection de contraste) ; illuminateur d'assistance AF
Modes autofocus- utofocus (AF) : AF ponctuel (AF-S) ; AF continu (AF-C) ; sélection AF-S/AF-C automatique (AF-A) ; AF permanent (AF-F) • Mise au point manuelle (MF)
Mesures d'exposition- Mesure TTL à l'aide du capteur d'image
Modes d'exposition- Matricielle • Pondérée centrale : mesure sur un cercle de 4,5 mm au centre du cadre de visée • Spot : mesure sur un cercle de 2 mm centré sur la zone de mise au point sélectionnée. Correction : –3 à +3 IL par incréments d'1/3 IL
Vitesse d'obturation- Obturateur mécanique : 1/4000 à 30 s par incréments d'1/3 IL, pose B, retardateur - Obturateur électronique : 1/16 000 à 30 s par incréments d'1/3 IL, pose B, retardateur
Motorisation- Électronique (Hi) : environ 10, 30 ou 60 vps • Autres modes : Jusqu'à 5 vps (AF ponctuel ou mise au point manuelle, auto à priorité vitesse (S) ou mode d'exposition manuel (M), avec une vitesse d'obturation de 1/250 s ou supérieure et des réglages diffé
Sensibilité ISO- 100 - 3200 ISO par incréments de 1 IL. Réglable sur environ 1 IL (équivalente à 6400 ISO) au-dessus de 3200 ISO, contrôle automatique de la sensibilité automatique (100–3200, 100–800, 100–400 ISO)
Mémoire/
Alimentation- Li-ion rechargeable EN-EL20
Connexion- USB, HDMI type C
Dimensions- 77 x 124 x 44 mm
Poids- 482 g tout équipé
Logiciels- Nikon ViewNX 2
Dans la boîte- Accumulateur Li-ion EN-EL15 rechargeable, chargeur d'accumulateur MH-27, câble USB UC-E6, câble audio/vidéo EG-CP14, dragonne AN-N1000, bouchon de boîtier BF-N1000, CD-ROM ViewNX2/Short Movie Creator

Caractéristiques

Nikon V1 test review

Nikon est donc le premier des deux principaux constructeurs de reflex à proposer un compact à objectifs interchangeables avec la gamme Nikon 1. Pour des raisons de compacité et pour ne pas venir troubler les actuels acheteurs de reflex, Nikon a choisi de créer une nouvelle monture (1) adaptée à un nouveau capteur plus petit que le format DX, le CX. Le capteur mesure alors 13,2 x 8,8 mm (soit à peu de chose près 1") et se trouve être plus grand que les imageurs de compacts classiques (6,2 x 4,6 mm), mais également plus petit que le format Micro 4/3 (17,3 x 13 mm).

Autre nouveauté, ce capteur CMOS intègre un système de mise au point par corrélation de phase qui vient épauler le traditionnel système de détection de contraste sur le capteur principal. Une première chez Nikon. Ce CMOS rapide permet des rafales à 60 i/s et de filmer en HDTV 1080i.

En partant d'une feuille blanche, les ingénieurs de Nikon peuvent proposer de nouveaux modes photographiques comme l'instant animé ou l'enregistrement en continu des images avant le déclenchement.

En outre, le V1 dispose d'un viseur électronique de bonne facture (1 440 000 points) et d'une griffe porte-accessoires d'un nouveau type.

Comment le Nikon V1 se positionne-t-il face aux compacts et aux reflex ? Est-il bien équipé pour affronter les NEX de Sony et le format Micro 4/3 (Panasonic, Olympus) ? Réponse dans notre test !

Prise en main

Le Nikon V1 existe en deux finitions : blanc laqué et noir mat. Pour notre test, nous avons eu la version blanche. Les premiers contacts avec le V1 sont plutôt rassurants et la construction du compact est de haute volée. Les matériaux utilisés semblent solides et l'ensemble inspire confiance.

Nikon joue le chic sobre avec un V1 blanc lisse et épuré.

Le dessus de l'appareil est également sobre avec simplement 3 touches pour commander la mise sous tension, le déclenchement et l'enregistrement vidéo.

Si à l'arrière, un petit revêtement caoutchouté pour bien caler le pouce, la surface laquée s'avère assez glissante et le compact ne dispose pas de poignée pour assurer une bonne préhension La finition noire mate se montre un peu moins glissante, mais l'absence de poignée est pénalisante pour un boîtier finalement assez lourd (482 tout équipé : batterie, carte, 10-30 mm f/3,5-5,6). Dans les autres manques, nous noterons le flash intégré. Comme Olympus avec le premier Pen, Nikon n'a pas jugé utile d'intégrer un flash pourtant toujours utile dans une soirée ou pour déboucher un contre-jour. Dommage. il vous faudra donc dépenser 159 euros pour acquérir un flash SB-N5 d'un nombre guide assez restreint (NG 8,5 à 100 ISO). Certes celui-ci est orientable à l'image des grands frères cobra et dispose d'une lampe Led pour assister l'appareil dans sa recherche du point. Notez qu'étonnamment, la torche n'est pas utilisable en vidéo, le flash étant alimenté par le connecteur (et donc la batterie du V1). En outre, le flash SB-5N n'est pas compatible avec le système CLS (Creative Lightning System) de Nikon qui permet de piloter des flashes distants sans fil. Pour cela, il faudra certainement atteindre la prochaine génération d'accessoire, comme nous le précisait Hirotake Nozaki lors d'une entrevue.
Nikon V1 test review connexion griffe porte accessoireLe nouveau connecteur qui permet d'alimenter électriquement certains accessoires (flash, écran...).

Question encombrement, le V1 est un également un peu décevant. Avec un capteur plus petit que le 4/3 d'Olympus et de Panasonic, nous étions en mesure d'espérer des boîtiers plus petits et légers. Malheureusement, le V1 a un certain embonpoint (il intègre une batterie EN-EL15 du reflex D7000) et le boîtier est plus large qu'un Olympus E-PL3 qui dispose d'un écran inclinable. Certes, le Nikon V1 propose dans ce volume un viseur électronique de qualité, ce qui n'est pas le cas du E-PL3 et à configuration équivalente, le Micro 4/3 d'Olympus devient plus imposant (le viseur VF2 est inclinable, mais très volumineux). Même le Samsung NX10, qui intègre pourtant un viseur, un flash, une vraie poignée et un capteur APS-C autrement plus grand, n'apparaît pas comme gigantesque boîtier. Seules les optiques du système Nikon 1 sont moins larges. Mais sur ce point, Panasonic a également fait des progrès notamment avec son optique motorisée 14-42 mm f/3,5-5,6 X : le diamètre de l'optique est certes plus grand, mais en position voyage, le zoom se paie le luxe d'être plus petit que le 10-30 mm proposé par Nikon !

Nikon V1 10-30 mm et Olympus E-PL3 14-42 mm en position voyageNikon V1 10-30 mm et Samsung NX10 18-55 mmComparaison de boîtiers équipés : Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 en blanc, Olympus E-PL3 + 14-42 mm f/3,5-5,6 en gris et Samsung NX10 + 18-55 mm f/3,5-5,6 en noir.

Le modèle J1 est par contre plus fin et dispose d'un flash intégré. il faudra toutefois oublier le viseur électronique et l'écran LCD 921 000 points (7,5 cm 460 000 points).

Connexions

Le V1 dispose des connecteurs suivants :

  • interface USB / Audio/vidéo (propriétaire)

  • HDMI (de type C)

  • une entrée micro stéréo au format mini jack

Nikon V1 test review prise en mains, connexions

À côté de cette connectique somme toute classique (hormis le micro), le V1 propose un nouveau système pour brancher des accessoires. En effet, la griffe permet d'alimenter et de communiquer avec différents accessoires. Pour l'instant, seuls un flash et un GPS sont disponibles, mais Nikon a déjà montré de nombreux projets comme un viseur externe ou un vidéo projecteur.

Nikon V1 projeceur (projet)Projet de kit de communication (projecteur...) pour le Nikon V1 (crédit ephotozine.com)

Interface

Les deux premiers modèles de la gamme Nikon 1 sont clairement destinés au grand public comme en témoigne leur interface dépouillée. Nikon privilégie clairement le déclenchement aux réglages.

Sur le dessus du boîtier, vous trouverez une touche de mise sous tension, un déclencheur photo et une commande d'enregistrement vidéo. Au dos, vous trouverez une commande F dont la finalité change selon le mode sélectionné (choix de l'obturateur en mode photo, enregistrement accélérer ou normal en mode vidéo...) un levier qui permet de naviguer dans les options (ouverture en mode A par exemple, mise au point manuelle...). Dommage que celui-ci ne puisse pas contrôler le zoom motorisé des prochaines optiques et notamment celui du 10-100 mm déjà présent au catalogue.

Classiquement, vous trouverez une roue codeuse associée à un trèfle de sélection (motorisation, AE-L / AF-L, correcteur d'exposition et mode autofocus) et quatre touches : disp, menu, lecture et poubelle.

Le Nikon V1 ne dispose donc d'aucune commande personnalisable. Pour toutes les autres options, il faudra donc passer par les menus, notamment pour activer les modes P,S,A et M. Dommage que Nikon n'est pas implanté une touche auto qui permettrait, à l'instar de la touche iA sur les Micro 4/3 Panasonic, de basculer rapidement dans un mode totalement assisté.

Nouveaux modes

Parmi les nouveautés introduites par le V1 (et le J1), vous trouverez des modes particuliers de prise de vue. Le premier est Instant animé. Lorsque la molette du compact est positionnée sur ce mode, le V1 enregistre une courte séquence vidéo au ralenti (2 secondes) d'où une image est extraite (un peu avant la fin de la séquence). Sur le V1, la séquence animée est jouée avec une petite musique (vous pouvez changer la musique) et se termine par l'affichage de l'image (au format 16/9e). Sur la carte, vous trouverez la séquence vidéo et le fichier JPeg séparés et sans musique. Impossible donc de relire la vidéo comme sur le V1.

Nikon V1 test review avis : image extraite de l'instant animéImage finale d'un instant animé.

Le plus difficile dans cet exercice reste sans doute de bien caler le déclenchement pour enregistrer le moment souhaité. Après plusieurs tentatives, il apparaît que cette synchronisation n'est franchement pas évidente.

Le second mode est le sélecteur de photo optimisé. Dans cette configuration, l'appareil prend 20 clichés avant et après le déclenchement (la majorité se situe avant) pour n'en retenir que 5 selon différents critères (exposition, sourire et yeux ouverts du sujet, netteté...). Le V1 n'affiche au final que la meilleure, les autres clichés étant conservés sur la carte mémoire. Si l'idée est plutôt intéressante, il est encore difficile d'imaginer laisser l'appareil choisir la meilleure photo à sa place. Nous avons tous des images floues ou techniquement ratées que nous conservons pour l'aspect émotionnel. Le V1 risque tout simplement de ne plus laisser place à cette émotion... Au passage, ce mode devrait considérablement accélérer le remplissage de votre carte mémoire.

En mode vidéo, le V1 propose des ralentis plutôt intéressants avec des cadences à 400 ou 1200 i/s. Malheureusement, la définition des séquences diminue de manière drastique avec respectivement un affichage en 640x240 pixels et 320x120 pixels. Les résultats sont plutôt agréables, même si vous remarquerez une augmentation importante et logique du bruit électronique, l'appareil augmentant la sensibilité ISO pour conserver une bonne exposition.

Exemple de vidéo à 400 i/s et en 640x240 pixels.

Discrétion

L'une des particularités intéressantes du Nikon V1 est la présence d'un obturateur mécanique couplé à un obturateur électronique. Le passage d'un mode à l'autre s’effectue à l'aide de la commande F. Contrairement à tous les autres compacts à objectifs interchangeables (Pentax Q excepté), le V1 peut être totalement silencieux à l'instar d'un compact classique. Ainsi, dès son premier essai, Nikon fait mieux qu'Olympus, Panasonic ou Sony (rappelons que le NEX-5N propose un premier rideau électronique et un second rideau mécanique) sur le plan de la discrétion. Vous pourrez donc déclencher pendant un concert ou dans un musée sans risque de se faire repérer par le son de l'obturateur. Cette absence de bruit est d'ailleurs assez perturbante et vous aurez peut-être l'impression que l'appareil ne déclenche pas.

En outre, l'obturateur électronique permet d'atteindre des cadences rafale très élevées (60 i/s) sans le moindre problème. Notez que le Nikon 1 J1 ne propose pas d'obturateur mécanique ce qui permet de gagner un peu de place et de proposer un filtre physique (comme sur le Sigma SD) contre la poussière.

Alors, pourquoi continuer à proposer un obturateur mécanique plus bruyant et moins rapide ? Pour continuer à avoir un repère sonore, limiter les effets d'éblouissement du capteur et de rolling shutter sur des sujets en déplacement très rapide.

Logiciels

Le Nikon V1 est livré classiquement avec le logiciel Nikon ViewNX2. Celui-ci s'avère assez complet pour décharger, trier les images et visualiser les images en provenance du compact. Il est possible de travailler avec deux écrans afin de profiter pleinement d'une loupe.

Nikon V1 test review logiciel vue généraleTravailler sur deux écrans : c'est possible avec ViewNX2.

ViewNX2 est un logiciel riche en options et en fonctionnalités. En plus des traditionnelles métadonnées, vous pouvez également géolocaliser vos images à l'aide de Google Maps ou suivre un itinéraire directement dans le logiciel. Vous pouvez également envoyer vos images sur Internet dans votre espace MyPicturetown ou un service en ligne compatible (dommage qu'il ne soit pas possible d'utiliser un module FTP pour mettre à jour directement une galerie perso), créer des diaporamas ou réaliser un montage vidéo.

Nikon V1 test review logiciel ViewNX2 géolocalisationPas besoin de GPS pour marquer vos images. Vous pouvez réaliser la géolocalisation à postériori avec le ViewNX2.

L'éditeur permet également de retoucher vos images et il est possible de travailler avec les fichiers raw (Nef) dans leur globalité. Pour aller plus loin (corrections locales), il faudra impérativement investir dans un logiciel spécifique comme Adobe Lightroom ou Nikon CaptureNX 2.

Nikon 1 V1 test review logiciel montage vidéoLe module d'édition vidéo dispose de tous les outils pour préparer un montage vidéo de qualité.

Alimentation, stockage

Le Nikon 1 V1 doit en partie son embonpoint à la présence d'une imposante batterie Li-Ion. Le compact est en effet équipé du même modèle de batterie que le reflex Nikon D7000 (1900 mAh, 7 V, 14 Wh).

Nikon 1 V1 test review avis batterie

Pendant nos tests, nous avons pu réaliser environ 300 vues et quelques minutes de vidéo. L'autonomie est donc honnête sans attendre celle d'un reflex. L'achat d'une batterie supplémentaire revient à environ 60 euros. Le chargeur est également identique à celui livré avec le D7000. Vous n'avez donc aucun témoin du niveau de charge. Vous n'êtes prévenu qu'une fois la batterie complètement chargée.

Le logement pour la carte SD est également situé dans le compartiment batterie avec une ouverture dans la semelle du boîtier. Voilà qui ne sera guère pratique, une fois le boîtier monté sur un trépied.

Visée, autofocus

Pour cadrer, le Nikon V1 propose à la fois un viseur électronique et un écran LCD malheureusement non orientable.

Écran

L'écran du V1 est capable d'afficher 921 000 sur une diagonale de 7,5 cm (rapport 3:2). L'affichage est fluide, que vous soyez en pleine lumière ou dans la pénombre. Dans ce dernier cas, l'affichage n'est pas perturbé par du bruit électronique, mais reste très sombre. Dans une pièce faiblement éclairée, il sera difficile de percevoir des détails. En plein soleil, l'écran se révèle très brillant. Dans ces conditions, il sera difficile d'estimer un cadrage sans être pile en face de l'écran. L'absence de rotule fait alors cruellement défaut. Le rendu colorimétrique par contre excellent.

Nikon V1 test review mesures écrans LCD
De gauche à droite : mesure du gamma de l'écran en fonction de la luminance, température de couleur en fonction de la luminance et DeltaE 94.

Avec notre spectrophotomètre nous obtenons les résultats suivants :

  • un gamma assez constant avec une moyenne à 2.3 : les noirs sont très profonds et les hautes lumières préservées.

  • une température des couleurs qui atteint en moyenne 7000 K : le rendu des couleurs est froid. Les teintes seront un peu plus "brillantes".

  • un rendu des couleurs Delta E94 moyen de 2,4 : c'est très bon. En dessous de 3, le rendu colorimétrique est considéré comme fidèle.

Viseur

Heureusement, le V1 dispose également d'un viseur électronique pour viser en plein soleil. Il est capable d'afficher 1 440 000 points (soit une définition de 800x600 pixels) avec une remarquable fluidité (sauf sous un éclairage de type fluo). Le rendu est très proche du viseur VF-2 d'Olympus et il s'agit probablement du modèle développé par Epson. Le grossissement est appréciable et le dégagement oculaire assez confortable.

Nikon V1 test review mesures viseur électroniqueDe gauche à droite : mesure du gamma de l'écran en fonction de la luminance, température de couleur en fonction de la luminance et DeltaE 94.

Le viseur électronique est un peu moins bon pour le rendu des couleurs avec une température des couleurs très élevée avec une moyenne à 7595 K. L'affichage est donc très froid et clinquant. Le rendu des couleurs est également moins bon avec un DeltaE 94 moyen à 3,5, ce qui reste tout à fait correct et largement supérieur à la plupart des écrans LCD de compacts classiques. Vous noterez une dérive importante dans les rouges et les verts. Le gamma se situe en moyenne à 2,1 ce qui reste très bon.

Autofocus et réactivité

En arrivant avec presque 3 années de retard sur la concurrence (par rapport à l'annonce du format Micro 4/3), Nikon ne doit pas décevoir au niveau du système autofocus, véritable talon d'Achille des compacts à objectifs interchangeables. Avec les Nikon 1, la marque affirme disposer de l'autofocus le plus rapide du moment. Le plus intéressant de l'annonce réside dans la présence d'un autofocus hybride dans les V1 et J1. En effet, le capteur CMOS 1" intègre un système à corrélation de phase dans sa conception. Cette nouveauté n'en est pas vraiment une, puisque Fujifilm dispose déjà de cette technologie dans ses compacts F300 et Z800EXR. En outre, le V1 est capable d'utiliser un autofocus à détection de contraste lorsque les conditions lumineuses sont délicates.

Nous étions donc impatients de tester ce nouvel autofocus hybride.

Nous avons testé le Nikon V1 avec le zoom transstandard livré en kit, le 10-30 mm f/3,5-5,6 doté de la motorisation STM (Silent Stepping Motor) qui autorise une mise au point très silencieuse, indispensable pour le mode vidéo.

En pleine lumière, le V1 se montre véloce avec le système autofocus par corrélation de phase avec un temps de mise au point qui se situe aux environs de 0,3 s. Pas mal, mais certains concurrents, comme le Pen E-P3 d'Olympus sont plus rapides. En basse lumière (3 Lux) et en studio, nous avons mesuré une latence de l'ordre de 0,5 seconde. Là aussi c'est convenable, mais certains modèles sont plus rapides. La latence au déclenchement est de 0,07 s, ce qui est plutôt bon, mais dans ce domaine, le compact expert de Fujifilm, le X100, est plus réactif (0,01 s). Enfin, entre deux photos (JPeg), le temps de latence est d'environ 1,7 s ce qui reste important. Nous sommes assez loin des performances d'un reflex avec lequel il est possible de descendre en dessous de 0,5 s.

Nous tenons également à préciser que l'autofocus par détection de contraste "pompe" beaucoup lorsqu'il est activé (manque de lumière). Dans ce cas, il est beaucoup moins rapide que le système homologue chez Panasonic. En basse lumière, le Nikon V1 se montre donc parfois très hésitant selon les conditions de prise de vue.

thead thead thead thead
action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 1,5 s / moyen
Latence au déclenchement 0,07 s / bien
Autofocus lumière 0,35 s s bien
Autofocus pénombre (3 lux)avec lampe d'assistance 0,5 s s bien
Latence entre 2 photos(JPeg) 1,7 s s moyen

Précision, colorimétrie

Le Nikon V1 est livré en kit avec un 10-30 mm f/3,5-5,6 équivalent à un 27-81 mm en 24x36. Comme le transstandard 14-42 mm d'Olympus, le 10-30 mm de Nikon dispose d'une position voyage qui permet de réduire l'encombrement lorsque l'appareil est éteint. Petite astuce intéressante, le fait de débloquer l'optique entraîne la mise sous tension de l'appareil : simple et efficace.

Nikon V1 test review optique 10-30 mm

Nous avons donc passé notre Nikon V1 sur notre banc de test pour voir le comportement de l'optique. Les premiers résultats de mesure MTF sont plutôt bons, l'optique ne limitant pas le capteur CX de 10 Mpx aussi bien au grand-angle qu'au télé.

Grand-angle 10 mm

Les fichiers JPeg sont bien accentués (bosse au-dessus de 100% sur le graphique) pour les détails en basse et moyenne fréquence. Classiquement, les fichiers JPeg montrent une accentuation en périphérie pour compenser la faiblesse de l'optique (visible sur les fichiers bruts). Globalement, le piqué est bon pour une optique de kit.

Nikon V1 test review optique 10-30 mm courbe MTF JpegCourbe MTF Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 à 10 mm et ouvert à f/3,5 - Fichier JPeg

Nikon V1 test review optique 10-30 mm courbe MTF NefCourbe MTF Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 à 10 mm et ouvert à f/3,5 - Fichier Nef

Au télé 30 mm

Au télé, les fichiers JPeg sont également bons avec le même type d'accentuation. Les bords sont également "améliorés" par une accentuation plus marquée. Le fichier brut montre également le bon potentiel de l'optique hors traitement interne.
Nikon V1 test review optique 10-30 mm courbe MTF JPeg à 30 mm
Courbe MTF Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 à 30 mm et ouvert à f/5,6 - Fichier JPeg

Nikon V1 test review optique 10-30 mm courbe MTF Nef à 30 mmCourbe MTF Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 à 30 mm et ouvert à f/5,6 - Fichier Nef

Diffraction

Avec des photodiodes de 3,4 µm de côté, les calculs annoncent une diffraction visible à partir de f/5,6, soit l'ouverture la plus généreuse au télé. Les mesures sur les fichiers bruts montrent en effet une perte de piqué constante en télé avec la fermeture du diaphragme dès f/8. L'accentuation des images JPeg permet de limiter l'impression visuelle, la diffraction n'étant vraiment sensible qu'à partir de f/16.

Distorsion

De manière assez étonnante, les déformations géométriques du 10-30 mm ne sont pas corrigées à la volée par le boîtier, contrairement au vignetage et aux aberrations chromatiques. Au grand-angle la distorsion en barillet est nettement visible sur des sujets comportant des lignes droites.

Nikon V1 test review optique 10-30 mm distorsion au grand-angle

Au télé, l'optique ne présente pratiquement pas de déformations.

Nikon V1 test review optique 10-30 mm distorsion au télé

Vignetage

L'assombrissement de la périphérie de l'image est corrigé à la volée comme le montre la comparaison entre les JPeg et les fichiers bruts.

Nikon 1 V1 test review optique 10-30 mm vignetage à 10 mm f/3,5Vignetage du Nikon 1 10-30 mm f/3,5-5,6 à 10 mm f/3,5 en raw (gauche) et JPeg (droite).

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Nikon 1 V1 donne de bons résultats en ce qui concerne le rendu des couleurs lorsque la balance des blancs est en automatique

Nikon 1 v1 test review rendu des couleurs lumière du jour

Sur la gamme de gris, le DeltaE 94 est de 2,7 et le rendu des couleurs à 7,6 ce qui est tout juste correct. Vous remarquerez que le V1 a tendance à saturer les couleurs en JPeg.

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K comme l'indique notre mesure ci-dessous), la balance des blancs automatique n'arrive pas corriger correctement la dominante colorée des images. Sur la gamme de gris, le DeltaE 94 grimpe à 10,5 et le rendu des couleurs devient fou avec un DeltaE 94 à plus de 13.

température de couleur lampe halogene salle photo
Mesure de notre éclairage halogène en studio.

Nikon 1 V1 test review rendu des couleurs balance des blancs auto éclairage tungstène

Le passage à une balance des blancs préréglée change radicalement la donne avec un DeltaE qui descend à 6 pour la gamme de gris et un rendu colorimétrique à presque 9. Nous sommes loin d'une fidélité des couleurs, mais cette balance permet de conserver une teinte chaude caractéristique de cet éclairage.

Nikon 1 V1 test review rendu des couleurs balance des blancs tungstène éclairage tungstène

Gestion du bruit électronique

Nous avons passé le Nikon 1 V1 au studio pour la traditionnelle montée ISO. Les réglages sont identiques pour chaque appareil avec une mise au point à 50 mm (eq. 24x36) et un réglage manuel f/5,6, 1/4 s pour 100 ISO.

Le capteur CMOS du V1 a été pensé par les ingénieurs de Nikon, mais il est fabriqué par une société tierce. Il s'agit d'un CMOS "classique", c'est-à-dire qu'il n'est pas rétroéclairé (BSI). Si Nikon arrive à gérer le bruit électronique efficacement sur sa gamme de reflex (APS-C et 24x36), qu'en est-il pour ce nouveau capteur de 13,3 x 8,9 mm ?

À 100 ISO, les images sont bien détaillées, mais on note déjà un moutonnement assez prononcé dans les aplats colorés denses et on peu percevoir des zones violettes par endroits dans les zones sombres. Pour cette sensibilité, nous avons vu des compacts (capteur plus petit) faire mieux ! Le plus étonnant, est que ce moutonnement reste constant à 200 et 400 ISO. Les plus fins détails (bonnet sur le billet de banque, lignes sur la carte...) restent parfaitement visibles preuve d'un lissage très modéré. Même à 800 ISO, les images conservent une bonne tenue, même si elles perdent très légèrement en contraste. À 1600 ISO, les clichés sont étonnants et finalement très proches de ceux obtenus à 800 ISO. Le V1 de Nikon se détache ici des performances des compacts classiques (comme le Nikon P7100 et son capteur 1/1,7") avec une meilleure gestion du bruit électronique, une dynamique plus étendue.

Le passage à 3200 ISO est plus compliqué, globalement les images sont encore acceptables et nettement meilleures que celles réalisées avec un compact. À 6400 ISO le grain devient plus grossier (Nikon est plutôt connu pour son grain très fin sur les reflex) et le lissage important. Pour de petits tirages (10x15 cm) certaines images pourraient être exploitables.

Vous pouvez comparer les images du Nikon 1 V1 avec différents compacts comme le Nikon P7100 (10 Mpx également), le Panasonic G3, le Pen E-P3 d'Olympus ou le Sony NEX-5N.

Le Nikon 1 V1 réserve quelques surprises. Pour les hautes sensibilités, le V1 s'en sort beaucoup mieux que les compacts experts CCD du moment (Nikon P7100, Canon G12...), mais se montre également moins performant que les derniers Micro 4/3 comme le Panasonic G3 ou le Sony NEX-5N et son capteur APS-C.Toutefois, il se rapproche dangereusement, sans vraiment l'égaler, du Pen E-P3 à partir de 1600 ISO, ce qui s'avère une belle performance.

Exposition, RAW

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Nikon 1 V1, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark. Les résultats observés sur les fichiers JPeg sont-il proches des données enregistrées dans les .NEF ?

il est intéressant de noter que les mesures de DxOlabs mette en avant et c'est une première, un lissage des fichiers bruts à partir de 800 ISO. Nous sommes habitués à ce traitement chez certains constructeurs comme Pentax ou Sony, mais pour un boîtier Nikon, c'est une première.

Nikon 1 V1 versus Nikon P7000

Dans un premier temps, il est intéressant de voir le comportement du capteur du V1 face à un capteur 1/1,7" pouce et particulièrement celui du compact expert Nikon P7000. Sensiblement plus grand (13,2 x 8,8 mm pour le V1 et 7,6 x 5,7 mm pour le P7000). Logiquement, le V1 prend nettement l'ascendant sur le compact expert dans pratiquement tous les domaines.

Nikon V1 test review comparaison du rapport signal / bruit avec le P7000 de Nikon
Nikon 1 V1 face au Nikon P7000 pour le rapport signal bruit. À 3200 ISO, le V1 est nettement plus performant avec pratiquement 7 dB de différences (2 IL 1/3). Même sur le plan de la dynamique, le V1 est nettement plus convaincant.

Nikon V1 test review comparaison de la dynamique avec le P7000 de Nikon

Le V1 est donc nettement plus performant que le P7000. De manière générale, les compacts experts qui disposent d'un capteur 1/1,7" propose une qualité d'image très en retrait par rapport aux compacts à objectifs interchangeables.

Nikon 1 V1 versus Micro 4/3

Le V1 domine donc les capteurs plus petit, ce qui est la moindre des choses, mais comme se comporte-t-il face à des capteurs plus grands et notamment le micro 4/3 ?

Nous commençons avec le capteur 12 Mpx qui équipe le E-P3. Comme nous l'avions vu avec les fichiers JPeg, le V1 est étonnamment proche du E-P3 en ce qui concerne la gestion du bruit électronique, ce qui est une performance non négligeable, le capteur 1" étant pratiquement deux fois plus petit que celui du Micro 4/3.

Nikon V1 test review comparaison gestion du bruit électronique E-P3

Encore plus étonnant, le capteur du V1 se permet une dynamique d'image supérieure à celui du Pen E-P3 !

Nikon V1 test review comparaison dynamique E-P3

Nous devions également comparer le capteur 1" avec le dernier modèle Panasonic présent dans le G3. Les résultats ne sont franchement pas identiques. Malgré une définition supérieure, le capteur 16 Mpx de Panasonic est nettement plus performant que celui d'Olympus et devance d'une tête (environ 1 dB) le capteur de Nikon.

Concernant la dynamique, l'avantage du Micro 4/3 est moins flagrant, les deux capteurs affichant des résultats finalement assez proches.

Nikon 1 V1 versus APS-C

Il ne reste plus qu'à comparer le capteur 1" de Nikon face au capteur APS-C des NEX et notamment le très performant modèle à 16 Mpx. Le V1 se comporte jusqu'à maintenant de manière assez logique avec des résultats meilleurs que les petits capteurs et finalement un ton en dessous des Micro 4/3 de Panasonic. Face à l'APS-C, le V1 est logiquement dépassé aussi bien pour le rapport signal / bruit que pour la dynamique.
Nikon V1 test review comparaison rapport signal / bruit avec APS-C

La différence entre les deux capteurs est de plus de 4 dB sur toute la plage de sensibilité (soit plus d'un IL). La différence sur la dynamique du capteur est moins importante, mais toujours très franche.
Nikon V1 test review comparaison dynamique avec APS-C

Au final, le capteur du V1 est un bon capteur pour sa taille. Il est logiquement largement au-dessus d'un capteur 1/1,7" et largement en dessous d'un capteur APS-C. La hiérarchie est donc préservée. Toutefois, le capteur 1" de Nikon se permet de venir chatouiller les capteurs de Micro 4/3, ce qui est une performance remarquable.

Mode vidéo

Pour son premier compact à objectifs interchangeables, Nikon propose un mode vidéo en HDTV 1080 en 60 vps (vues par seconde) avec des images entrelacées, 30 vps avec des images pleines et HDTV 720p en 60 vs.

En mode obturation électronique rapide (Hi), le V1 propose également différents modes d'enregistrement rapides :

  • 640 × 240 pixels à 400 vps (lecture à 30 vps)

  • 320 × 120 pixels à 1200 vps (lecture à 30 vps)

Exemple de vidéo réalisée à 1200 vps (320x120 pixels)

En HDTV 1080i 60 vps, le Nikon V1 propose des fichiers .MOV (compression H.264, 2 images de référence, débit d'environ 24 Mbit/s). Le son est enregistré en stéréo (AAC). Dommage que Nikon n'ait pas choisi un format plus récent (MP4) pour encapsuler les vidéos, certains périphériques (téléviseurs, boîtiers multimédia...) refusant de lire ce format.

L'accès à la vidéo est simple (bouton dédié sur le dessus du boîtier) et il est possible de modifier à la volée l'ouverture ou l'obturation pendant le filmage, mais l'action est assez bruyante. Par contre, vous n'avez pas la possibilité de changer la sensibilité ISO, l'option n'étant disponible que par l'intermédiaire d'un menu. Ce réglage devra donc se faire avant de lancer l'enregistrement.

Qualité des images

Les images délivrées par le V1 sont de bonnes factures. Elles sont assez douces (peu d'accentuation) et vous noterez l'excellent traitement de l'aliasing et du moiré. Vous pouvez comparer les résultats avec d'autres boîtiers à objectifs interchangeables : Olympus E-P3 et Canon 5D Mark II. Vous pouvez également comparer le détail de notre mire avec le caméscope Panasonic TM700, qui est aujourd'hui encore une référence.

En mode entrelacé, les effets de peigne sont facilement visibles sur un écran d'ordinateur (sans dématriçage logiciel), mais les mouvements très fluides. Le visionnage sur téléviseur ne pose par contre aucun problème, les effets de trame disparaissant sous les algorithmes de traitement des images de l'électronique embarquée.

Nikon 1 V1 test review mode vidéo HDTV 1080i détail

Canon 5D Mark II test review mode vidéo 1080p détail

Panasonic TM700 video 1080 détail

Mise au point

Le Nikon 1 V1 offre une mise au point continue en vidéo un peu sèche, mais globalement très efficace.

Autofocus en vidéo : une mise au point est plutôt réactive.

Les effets de rolling shutter sont également peu visibles (mais bien présents) sur les sujets en déplacement ou lors de mouvements brusques de l'appareil.

Les effets de rolling shutter avec le Nikon 1 V1 : le problème n'est vraiment pas gênant.

Exemples de photos

Avec une mise au point à 20 cm, le Nikkor 1 10-30 mm permet de s'approcher d'un sujet. On reste toutefois assez loin d'un objectif macro. Ce dernier fait d'ailleurs défaut dans la nouvelle gamme Nikon 1.

Nikon V1 exemple 1

Malgré la petite taille du capteur et avec une mise au point rapprochée, la profondeur de champ est assez réduite sur cet exemple. La transition est d'ailleurs assez rapide.

Nikon V1 exemple 2

Poursuite de notre balade dans un jardin à la découverte des insectes. Par défaut les couleurs sont vives et les images clinquantes.

Nikon V1 exemple 3

Même s'ils sont planqués dans les mneus, les modes P,S,A,M sont disponibles sur le Nikon V1. Il est possible de travailler en mode priorité vitesse pour capturer des moments fugaces.

Nikon V1 exemple 4
Nikon V1 exemple 5
Nikon V1 exemple 6

La Rotonde place Stalingrad de nuit. En grimpant en sensibilité ISO, le lissage devient de plus en plus visible. Toutefois, le noir de la nuit n'est pas (trop) constellé de pixels colorés.

Nikon V1 exemple 7
Nikon V1 exemple 8

De nuit et avec une source lumineuse ponctuelle, vous noterez parfois la présence de flare. La photo de droite met en évidence la correction automatique des aberrations chromatiques.

Nikon V1 exemple 9
Nikon V1 exemple 10
Nikon V1 exemple 12
Nikon V1 exemple 13
Nikon V1 exemple 14
Nikon V1 exemple 15

Licence Creative Commons
Test Nikon 1 V1 de Renaud Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transcrit.

Verdict

Nikon V1 test review

Techniquement, le Nikon 1 V1 est une belle réussite. Le capteur de 10 Mpx délivre de belles images avec une belle maîtrise de la gestion du bruit électronique si l'on prend en compte la taille du capteur. Le V1 n'a pas à rougir face à la plupart des compacts Micro 4/3, même s'il reste un ton en dessous. Face à un capteur de taille APS-C, le V1 perd "naturellement" du terrain et dans le domaine des hautes sensibilités, le Sony NEX-5N reste intouchable. Le mode vidéo est également à l'honneur sur le V1 avec un mode HDTV 1080 i et p de très bonne qualité et la présence d'une prise micro stéréo.

Le module autofocus (par corrélation de phase et par détection de contraste) fonctionne vraiment bien. En pleine lumière, la mise au point est très rapide et le suivi d'un sujet plutôt efficace. En basse lumière (le système passe alors sur une détection de contraste), la mise au point est plus laborieuse tout en restant honnête. Globalement, le V1 est très agréable à utiliser et réactif, même si le temps d'enregistrement entre deux images est trop lent. Le mode rafale à 60 i/s (sur 30 images) peut s'avérer également intéressant.

Côté visée, le V1 propose un écran, malheureusement non orientable, confortable et fluide. En outre, vous disposez d'un viseur électronique de bonne qualité et toujours pratique pour cadrer dans des conditions difficiles.

D'un point de vue technique, gamme Nikon 1 est donc réussi, c'est au niveau de la réalisation et de l'ergonomie que le V1 déçoit. Il est simplement trop gros et trop lourd. Face à la concurrence qui dispose de capteurs plus grands, le V1 est aussi imposant. Équipé de la batterie qui équipe le D7000, le boîtier est large et l'ensemble fait plus de 480 g (avec le 10-30 mm). L'optique n'est également pas un modèle de compacité et si la position voyage permet de réduire l'encombrement en mode photo, le V1 est aussi volumineux qu'un Olympus E-P3 (qui certes ne dispose pas de viseur intégré). Nous sommes assez loin du petit compact que nous étions en mesure d'attendre avec un capteur de 13,2 x 8,8 mm. De ce point de vue, le Nikon 1 J1 est beaucoup plus réussi avec un corps moins épais et 100 g de moins sur la balance.

L'ergonomie est également sujet à controverse. Positionné à plus de 800 euros, le V1 s'adresse avant tout aux personnes désireuses de s'investir dans la photographie. Pourtant l'interface est clairement orientée très grand public, le V1 ne disposant d'aucune touche personnalisable ou d'un accès direct aux modes P,S,A ou M. Pour passer en mode priorité vitesse ou modifier la sensibilité ISO, un passage par les menus est obligatoire. Vous pourrez par contre facilement passer du mode photo au mode Instant animé (vidéo ralentie + photo) ou au mode sélecteur de photo optimisé. D'un autre côté, Nikon fait totalement l'impasse sur les modes très à la mode actuellement comme le panorama à main levé par balayage ou les filtres créatifs (sténopé, miniature, pop-art...).

Face à la concurrence

| | | | Sony NEX-5N test review | [tab_prix2(,,,411,id_ln,,,)] | Sony NEX-5N. Compact grand public, le NEX-5N est le concurrent direct du V1. Il dispose d'un capteur nettement plus grand (23,7x15,7 mm contre 13,2x8,8 mm du côté de Nikon) qui permet au compact d'accéder à une qualité d'image dans les hautes sensibilités nettement supérieure. Le capteur APS-C du Sony donne accès à une meilleure gestion de la profondeur de champ (flou arrière pour détacher un sujet). En outre, le capteur propose une définition de 16 Mpx contre 10 sur le V1. Un surplus de pixels qui permet de recadrer plus facilement dans les clichés. Côté vidéo, le Sony prend également l'avantage avec un mode HDTV 1080p à 50 vps contre seulement 30 vps sur le Nikon. D'un autre côté, le V1 est le seul à proposer des modes pour créer des ralentis. Le petit compact de Sony dispose d'un bel écran inclinable horizontalement et de divers filtres créatifs réussis. Vous apprécierez également le mode panorama par balayage plutôt efficace. Le Nikon V1 a pour lui un autofocus un peu plus réactif et un vrai viseur électronique intégré. La gamme optique, certes naissante, est de meilleure qualité (le 18-55 mm et le 16 mm de Sony sont vraiment médiocres) avec notamment un 10-30 mm tout à fait convenable. Pour la rafale, le Nikon V1 est mieux armé avec une cadence de 10 vps avec autofocus, le NEX-5N également cette rafale sans suivi AF. Enfin, le V1 peut photographier en toute discrétion avec son obturation électronique totalement silencieuse.

| | | | Olympus Pen E-P3 test review avis | [tab_prix2(,,,378,id_ln,,,)] | Olympus E-P3. Olympus est un des premiers fabricants avec Panasonic à avoir proposé un compact à objectifs interchangeables. Le E-P3 est le troisième rejeton de la lignée. Celui arrive avec un capteur de 12 Mpx plus large et stabilisé (la stabilisation fonctionne avec toutes les optiques, même anciennes). Le parc d'optiques Micro 4/3 est par ailleurs le plus important et le plus intéressant dans la catégorie COI. Le Pen E-P3 dispose d'un flash intégré capable de piloter des flashes distants sans fil et d'un écran Oled confortable et tactile. De son côté, le Nikon V1 propose un écran LCD plus précis (920 000 points contre 640 000 sur le compact d'Olympus) ainsi qu'un viseur électronique intégré et de qualité. Sur le E-P3 l'option vous coutera un peu moins de 200 euros supplémentaires. Le mode vidéo est en faveur du V1, les deux proposant l'enregistrement en HDTV 1080 60i, mais le V1 étant le seul à proposer un mode progressif à 30 vps. Les autofocus sont similaires, les deux appareils réalisant le point rapidement en pleine lumière. Dans la pénombre, les deux systèmes AF sont pénalisés. Côté rafale, le Nikon V1 prend clairement l'avantage sur son concurrent qui peine à dépasser les 3 vps, alors que le V1 dispose de modes à 5, 10 voire 60 vps. L'encombrement est pratiquement identique entre les deux boîtiers équipés d'un zoom transstandard. Le V1 propose en outre une obturation électronique totalement silencieuse.

| | | | Panasonic G3 | [tab_prix2(,,,349,id_ln,,,)] | Panasonic G3. Ce modèle est une bonne synthèse du savoir-faire de la marque sur le segment des COI. Le G3 embarque un capteur de 16 Mpx nouvelle génération assez performant au niveau du traitement du bruit électronique. L'écran LCD n'affiche que 460 000 points, mais est tactile et orientable (monté sur rotule). Le viseur électronique intégré est de qualité ( équivalent 1 440 000 points), mais certains peuvent être gênés par l'effet arc-en-ciel de l'affichage séquentiel. Le G3 dispose d'un parc d'optiques riche et complet (macro, télézoom, fish-eye...). Le système autofocus est sans doute le plus performant avec une excellente réactivité en pleine lumière et dans la pénombre. En outre, le G3 dispose d'un flash intégré idéal pour déboucher un contrejour. Le Nikon V1 dispose quant à lui d'un mode rafale exceptionnel (jusqu'à 10 vps avec autofocus et 60 vps sans mesure). Le mode vidéo est à l'avantage du Nikon qui propose un mode HDTV 1080p à 30 vps et des modes pour des ralentis, le G3 en proposant qu'un mode entrelacé à 60 vps. Le V1 est également plus discret avec un déclenchement inaudible.

+
  • Qualité de fabrication et belle finition
  • Ecran LCD agréable à utiliser : bonne fluidité et rendu des couleurs fidèle
  • Autofocus très vif en pleine lumière
  • Possibilité de fonctionnement totalement silencieux (obturateur électronique)
  • Viseur électronique intégré précis
  • Enregistrement vidéo de qualité et possibilité de brancher un micro stéréo
  • Mode rafale jsuqu'à 10 vps avec autofocus impressionnant
  • Mode sélecteur de photo optimisé parfois intérressant
  • Bonne gestion du bruit électronique (1600 ISO) compte tenu de la petite taille du capteur
  • Possibilité de faire évoluer son appareil avec la griffe porte accessoire (peu d'accessoires sont actuellement disponibles)
  • Bague d'adaptation vers la monture F disponible (intéressant uniquement pour les téléobjectifs car coefficient x2,7...)
  • Boîtier assez lourd et volumineux
  • Autofocus parfois trop hésitant en basse lumière
  • Pas de touche personnalisable
  • Pas de flash intégré
  • Griffe flash incompatible avec les flashes de reportage des reflex. Flash optionel non compatible avec le système créatif Nikon
  • Pas de poignée pour une bonne préhension de l'appareil
  • Optique 10-30 mm sensible au flare
  • Parc d'optiques balbutiant (pas d'objectif macro...)
  • Pas de filtres créatifs (sténopé, miniature, vignetage...)
  • Difficile de jouer avec la profondeur de champ avec un capteur aussi petit
  • Pas de stabilisation mécanique intégrée au boîtier (la stabilisation est déportée dans certaines optiques)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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