CapteurCapteur CCD 18,5 Mpix taille : 23,9 x 35,8 mm. Rapport 3:2.
MontureBaïonnette Leica M avec capteur supplémentaire pour le codage 6 bits Compatible avec toutes les optiques M
Optique livréeAucune
StabilisationNon
AntipoussièreNon
ViseurViseur télémétrique grand et clair, à cadres lumineux avec correction automatique de la parallaxe
ÉcranÉcran 2,5“ (couleurs TFT LCD) avec 230 000 pixels
Mise au pointTélémètre à coïncidence ou par stigomètre au milieu de la surface du viseur en tant que champ clair
Modes autofocusManuel
Mesures d'expositionMesure de l’exposition par l’objectif (TTL), centrale pour le diaphragme de travail. Mesure TTL avec pondération centrale pour l’exposition au flash avec un flash standard SCA-3000/2 conforme au système. Photodiode au silicium avec lentille converg
Modes d'expositionAu choix, commande automatique de la vitesse d’obturation avec réglage manuel du diaphragme – Automatisme avec priorité au diaphragme A – avec affichage numérique correspondant, ou réglage manuel de la vitesse d’obturation et du diaphragme, avec équi
Vitesse d'obturationEn mode Automatisme avec priorité au diaphragme (A), en continu de 32 s à 1/4000 s. En cas de réglage manuel, de 8 s à 1/4000 s par demi-paliers, B pour les temps de pose prolongés (en combinaison avec fonction T déclenchement à retardement, c-à-d
Motorisationenv. 2 images/s, jusqu'à 8 images en série.
Sensibilité ISO80 à 2500 ISO
MémoireCartes SD jusqu’à 2 Go/cartes SDHC jusqu’à 32 Go
AlimentationAccumulateur lithium-ion, tension nominale de 3,7 V, capacité de 1900 mAh
ConnexionUSB 2
Dimensions139 x 37 x 80 mm
Poids585 g (avec batterie)
LogicielsAdobe Lightroom 2
Dans la boîte-

Caractéristiques

Leica M9 prise en mainLes Leica M8 et M8.2 n'auront été finalement que des belles et coûteuses passades, car le vrai et l'unique Leica numérique est bien là et il s'appelle M9.

D'ailleurs, les deux précédents modèles disparaissent purement et simplement du catalogue, la gamme se réduisant alors aux classiques MP, M7 et au désormais M9 boosté aux photodiodes.

L'arrivée d'un capteur plein format était somme toute assez logique et le "petit" capteur un simple coup d'essai avant le grand plongeon dans le numérique. Désormais, les possesseurs des fabuleuses optiques Leica sont rassurés : ils peuvent de nouveau utiliser leurs SUPER-ELMAR-M, leurs SUMMICRON-M ou pour les plus chanceux (et fortunés) leur NOCTILUX-M en conservant les angles de champ.

Certains resteront sans doute un peu déçus par l'absence de système antipoussière ou la petite taille et la faible définition de l'écran, mais le M9 reste un Leica avec sa qualité de fabrication légendaire et un système de visée et de mise au point télémétrique manuelle qui rend certains photographes complètement accros...

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Le mardi 9/9/09, les centres Leica proposaient de découvrir le nouveau bébé et nous vous livrons nos premiers avis.

Test terrain jour 1

Lorsque Renaud m’a dit qu’un M9 arrivait à la rédaction, j’ai fait des pieds et des mains pour le voir. Moi qu’on traite d’intégriste, car je trouve le Nikon D700 limite à 800 ISO et qui regrette que le Fujifilm X100 ne soit « qu’un APS-C »… je trouvais la fiche technique du M9 absolument parfaite. Un capteur plein format dans un format compact. Le top. Et c’est finalement une semaine que j’ai pu passer en compagnie du Leica. N'étant pas particulièrement familier du télémétrique, cette semaine aura aussi été l'occasion de confirmer ce qui se dit partout : le télémétrique c'est bien une philosophie à part.

35mm - f/5.7 - 1/350 s. Un duel de compacts pour fêter ça... Merci chef !

Leica M9 exemple 3

Le premier contact fut radieux. Toucher le mythe, le mettre dans sa poche. Un rêve. L’appareil est lourd, métallique à n’en point douter, petit, et dépourvu de fonctions superflues. La photo, rien que la photo. Premier contact flatteur.

Mais la première photo est rude. Le télémétrique, c’est une autre école, à la fois élitiste et puriste qui fait de ces boîtiers des appareils très spéciaux à ne pas mettre entre toutes les mains. On l’oublie souvent un peu vite ! Et quand on vient du reflex le changement est rude.

Dans le viseur, on a quasiment aucune information. Pas de collimateur, mais un rectangle pour le cadrage et juste un indicateur d’exposition lorsque l’on est en manuel complet. Une flèche vers la droite ou vers la rouge selon que l’on est sur ou sous exposé, un point rouge quand l’exposition est correcte. C’est succinct. En mode de priorité à l’ouverture, l’affichage change pour laisser la place à la vitesse de déclenchement que le couple ouverture-sensibilité nécessitera. Cette seconde configuration est la plus proche de ce que le monde du reflex offre comme sensation. Mais dans les deux cas, on arrive facilement à bien paramétrer l’appareil. Spartiate, mais efficace. C’est tout ce qu’on demande à un bon boîtier.

Mise au point… délicate

Le gros du problème que l’on rencontre quand on débute au télémétrique vient à la mise au point. Pas d’autofocus ici bien sûr, mais ce n’est pas vraiment un problème. Sur le M9 on a juste une zone rectangulaire au milieu du viseur qui présente une image en superposition. C’est votre scène. Pour que la mise au point soit correcte, il faut que les deux images soient parfaitement alignées. Facile à dire… bien plus qu’à faire. La zone de mise au point est petite, et nécessite de prendre des repères très contrastés et très précis. Un peu comme ceux d’une mire de test en labo. Dans la réalité, la mise au point est excessivement difficile à faire avec précision quand on débute, faute à une zone trop petite. Résultat, on y passe un temps fou et lorsqu’on déclenche c’est souvent sans la certitude d’être bon.

Mise au point réussie... ou ratée ? Difficile à dire à cette taille, et sur l'écran du M9 c'est pire. Seul moyen de s'en rendre compte, transférer sur ordinateur. Verdict ci-dessous...

C'est flou ! La mise au point faite sur les branches de lunettes est manquée. À 100% le visage est flou, sans texture. Le plus frustrant n'est pas vraiment que la photo soit ratée, mais qu'il faille attendre le transfert sur ordinateur pour s'en rendre compte. Un bon écran aiderait vraiment beaucoup à éviter ces désillusions.

**

Et le problème est encore corsé par un écran LCD calamiteux. Et encore l’adjectif est doux. Pour moins de 400 euros aujourd’hui on trouve des compacts dotés d’écrans 920 000 points ; mais pour 5 000 euros Leica a jugé que 230 000 seraient suffisants. On frise le scandale...

Résultat, si la mise au point est fastidieuse il ne faudra pas compter sur l’écran pour avoir une idée immédiate du résultat : floue ou non, piquée ou pas… vous ne verrez aucune différence sur votre image tellement l’écran est mauvais. Pour juger de la qualité de ses images, il faut donc les transférer sur ordinateur. Quelle perte de temps, d’énergie et que d’occasions manquées ! C’est vite frustrant, surtout les premiers jours. On s’énerve vite d’avoir raté autant de photos. Ce sont les clichés réalisés à la plus grande ouverture, qui offrent le moins de profondeur de champ, qui sont les plus délicats à réaliser. Par facilité, on en vient vite à aller chercher le confort des hyperfocales et des ouvertures plus restreintes. Pratique, mais dommage quand les optiques affichent des ouvertures magiques. Avec le temps on apprend à faire de meilleures mises au point, et à fermer un peu plus… un M9 ne se livre pas tout seul, il se dompte. L’important au début est de ne surtout pas se décourager.

Le test du chien peu coopératif... un cauchemar pour la mise au point. Et oui, pour ceux qui en doutent le tas de flou noir est bien un chien qu'il aurait fallu mettre sous calmants pour réussir la photo.

Au début on passe le plus clair de son temps à ruminer une rancœur assez facile à justifier. On rate les photos par dizaines à cause de mises au point approximatives. C'est rageant.

Mais lorsque la mise au point est bonne, la photo est magique. On y arrive facilement sur des prises de vue posées. Dans le feu de l’action (photo de rue, photos de famille, etc.) la mise au point demande une dextérité peu banale, que l’on acquiert avec la pratique. Pour photographier au M9 il faut retrouver les bases. Ne pas se contenter de pousser un bouton et de laisser l’électronique « faire le job ». Bien cadrer, bien penser son ouverture, anticiper la profondeur de champ… bref bien penser tous les paramètres de prise de vue avant de déclencher. Vous pouvez essayer avec votre reflex : débrayez en manuel et composez votre cliché en réfléchissant tous les paramètres… ça marche. C’est plus long, moins facile, mais tout aussi efficace. Une bonne école !

35mm - f/4 - 1/90 s. Exemple de photo faite sans viser, uniquement en "pensant" ses paramètres (exposition, ouverture, profondeur, distance, et en cadrant sans viser. Pas simple, mais ça marche.

Leica M9 exemple 6

Un crop à 100% du panneau d'affichage vu plus haut.

Piqué et arrière-plans

**** Et au M9, quand les conditions sont réunies le rendu si spécifique à la marque allemande est bien là. Le piqué est fantastique, les couleurs extra, et les arrière-plans merveilleux. L’image a une saveur sublime. Bref quand on fait mouche c’est superbe. La qualité des optiques et le capteur 24x36 sont effectivement de tout premier ordre.

35mm - f/4.8 - 1/500 s. La mise au point semble bonne, l'image dans son ensemble a l'air flatteuse.

Leica M9 exemple 1

un crop à 100% permet de voir que le M9 offre un piqué diabolique. Capteur autant de texture, de détails sur un visage d'enfant à 35 mm est assez impressionnant. **

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35mm - f/2.4 - 1/250 s. Les arrière-plans sont agréablement floutés et permettent de bien isoler un sujet, même sur un fond un peu fouillis.

35 mm - f/2,8 - 1/1000 s. À plus grande ouverture, la mise au point requiert un peu de pratique; mais les arrière-plans sont toujours doux, alors que la zone de mise au point est bien piquée comme le montre le crop ci-dessous.

Crop à 100% de l'imageprécédente. **

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35 mm - f/2.8 - 1/250 s.

Leica M9 exemple 5

Un crop à 100% de l'image précédente.

Leica M9 exemple 7

Au final

Le M9 est donc capable de délivrer une image superbe. Un piqué époustouflant, des arrière-plans très doux, un champ homogène en qualité, et des couleurs au poil. Si on ne se décourage pas, et à condition de repenser sa façon d'utiliser l'appareil photo. Ce qui est loin d'être évident !

Mais quel dommage qu’un cocktail optique aussi bon soit aussi desservi par une électronique poussive et par un écran aussi ignoble !

Alors… tout plaquer pour un M9 ? Pas simple. Si vous êtes habitué au reflex, la réponse pourra être non. La lenteur, le bruit et l'écran jouent beaucoup dans cet avis, et ce malgré les quelques très belles images que le M9 permet de capturer. Et le changement de philosophie peut rebuter. Le télémétrique, ça se dompte, et ce n'est pas simple.

Le confort des mécaniques japonaises aidées par une électronique aux petits oignons laisse tout le loisir de passer du temps sur le cadre, l’émotion, l’ambiance, la spontanéité. Certains apprécient.

La philosophie du M9 est parfaitement respectable. Mais un peu de modernisme et quelques bons automatismes bien placés ne sont pas non plus à dénigrer. Pour ce type de photographe, le compact idéal serait donc un mélange du M9 pour son excellent capteur et son boîtier solide, d'un Fuji X100 pour sa fantastique visée hybride, et d'un reflex haut de gamme pour sa nervosité.

Prise en main

Leica M9 prise en mainDès la présentation officielle du Leica M9, le mercredi 9/9/09 à 15h15, précise, plusieurs modèles étaient disponibles dans les Centres Conseils Leica. Nous nous sommes donc rendus au magasin Leica Camera Paris, boulevard Beaumarchais, pour vous proposer une première prise en main du produit en avant-première.

À première vue, le Leica M9 se différencie très peu de ses prédécesseurs les M8 et M8.2. Seul petit détail qui saute aux yeux : la disparition de l’écran sur le dessus de l’appareil, qui offrait jusqu’à présent l’affichage du compteur de vue et du niveau de la batterie. Ces informations sont désormais disponibles sur l’écran principal de l’appareil, via la touche info. Dommage car l’affichage sur l’écran arrière est bien plus gourmand en énergie.

Leica M9 prise en main

Franck et un Leica M9 plein format numérique avec viseur télémétrique.

L’esthétique générale du produit a également été un peu modifiée, laissant apparaître un léger décroché sur l’angle supérieur de l’appareil. Cette modification, purement esthétique, est sensée rappeler le look des anciens modèles M argentiques, sur lesquels ce décroché accueillait le levier de rembobinage du film. Car il s’agit bien des puristes du Leica M que la firme de Solms entend satisfaire avec ce produit ! Les utilisateurs de Leica argentique retrouveront le confort de visée de leur ancien matériel. Les habitués des M8 et M8.2 seront, quant à eux, un peu déçus par cette visée « plein format » qui réduit par conséquent l’espace de visée « hors-champ » (les deux viseurs étant parfaitement identiques). Lors de cette présentation, les possesseurs de lunettes se sont avoués gênés et même empêchés d’utiliser de très courtes focales.

Leica M9 prise en main

Le bouton "protect" présent sur le M8 fait place à un bouton de réglage de la sensibilité ISO. Elle s'étend de 80 à 2500 ISO, bien que la sensibilité nominale du capteur soit toujours de 160 ISO.

Pour constater et juger des autres changements, il convient d’entrer dans les menus et d’observer de plus prêts les réglages de l’appareil.

À l’exception de la sensibilité ISO, désormais accessible directement via un bouton dédié à l’arrière de l’appareil, très peu de changements ont été opérés sur l’ergonomie de navigation du menu principal. Seules les couleurs de fond semblent avoir changé ! Mais si l’on creuse un peu, on constate cependant quelques modifications bien appréciables.

Leica M9 prise en main

Le Leica M9 détecte automatiquement les nouvelles optiques "codées" et propose une correction du vignetage.

Tout d’abord la correction automatique des optiques, inaugurée sur le M8 pour les récentes optiques codées, peut être appliquée aux optiques Leica M d’ancienne génération. Pour ces dernières, il est nécessaire de sélectionner manuellement dans une vaste liste l’optique utilisée afin que les corrections soient automatiquement appliquées à la volée.

Le Leica M9 propose désormais quatre fonctions de réarmement. Un mode normal, que nous avons trouvé plutôt bruyant, un mode discret qui permet de n’actionner le réarmement qu’au moment où l’on relâche le déclencheur, un mode doux, plus silencieux que le mode normal, et enfin un mode discret et doux qui permet de cumuler l’effet des deux fonctions précitées. Cette fonction activée, on retrouve à peu près le bruit du déclenchement du M8.2 pour lequel de grosses corrections avaient été apportées. Le M9 hérite également de l’écran doté d’une protection en verre saphir inauguré sur le M8.2 et qui limite l’apparition de rayures. En revanche nous avons trouvé cet écran peu défini et de qualité moyenne en termes de restitution des couleurs.

Côté traitement de l’image, nous n’avons pu obtenir plus de détail sur le « cœur » du système. Il semblerait que le Leica M9 ait bénéficié d’avancées technologiques développées pour l’appareil moyen-format S2. Toujours est-il que le processeur qui l’équipe doit être plus puissant que celui du M8, car l’appareil ne perd quasiment pas en vitesse de traitement par rapport au M8 – la cadence maximale est de 2 images par seconde dans les deux cas, sur 8 vues consécutives sur le M9 et 10vues sur le M8 – alors que la taille des images est presque doublée de l’un à l’autre.

De même, l’appareil gagne sensiblement en correction du bruit, ce qui permet, selon le fabricant d’obtenir des résultats équivalent aujourd’hui à 1250 ISO sur un M9 et à 640 ISO sur un M8. La taille des photosites étant la même sur les deux capteurs, cette amélioration est sans doute due à la présence d’un nouveau processeur plus puissant et plus performant. Sans nous prêter à des comparaisons précises entre les deux appareils, nous avons pu vérifier les bons résultats du M9 en haute sensibilité (voir les photographies au dessous). À noter également que la sensibilité nominale du capteur est toujours de 160 ISO. Si l’appareil propose aujourd’hui un réglage à 80 ISO, ce n’est qu’une réinterprétation des données nominales du capteur, qui devrait donner des résultats légèrement moins bons qu’à 160 ISO. La vitesse maximale de capture n’étant plus que de 1/4000s, ce réglage pourrait cependant se montrer très intéressant dans des cas de forte luminosité.

Vous pouvez d'ores et déjà télécharger les images réalisées aux différentes sensibilités dans la partie Gestion du bruit électronique.

Après cette première prise en main, notre sentiment sur le Leica M9 est partagé.

Nous apprécions beaucoup la présence du capteur 24x36 cm qui permet d’utiliser les optiques Leica M sans coefficient de correction de focale. Nous aimons le système de correction optique et son utilisation possible avec les objectifs non codés d’ancienne génération, et enfin, nous trouvons le bouton d’accès direct à la sensibilité ISO vraiment pratique. Les premiers essais en haute sensibilité nous semblent très prometteurs et nous trouvons le positionnement tarifaire du Leica M9, certes haut placé, mais raisonnable pour la marque.

Leica M9

L'exposition est mesurée à partir de la lumière réfléchie par les lamelles claires du premier rideau de l’obturateur.

En revanche, nous sommes très déçus de voir que la firme germanique n’a pas profité de l’occasion pour apporter de plus amples amélioration à ce produit tant attendu. La qualité de l’écran est vraiment décevante, surtout quand on compare à ce que proposent aujourd’hui les autres marques. Nous aurions aimé qu’il soit mieux défini, plus fidèle et moins sensible aux traces de doigts ! Nous aurions également aimé que la navigation dans les menus soit plus intuitive. Le fait de devoir passer par la touche « set » pour pouvoir modifier ensuite à l’aide des flèches ou de la molette un réglage est une perte de temps inutile. Mais sur ce point les habitués de la marque seront peut être ravis à l’idée que le Leica M9 est un Leica M8 de meilleure qualité mais sans grande révolution. Il leur sera ainsi plus facile de passer de l’un à l’autre.

Reste à savoir si les possesseurs de Leica M8 ou M8.2 seront prêts à remettre la main au porte-monnaie et à dépenser 5 500€ TTC pour un nouveau jouet…

Gestion du bruit électronique

Exposition, RAW

Raw, les mesures

En partenariat avec DxO Labs, nous vous proposons de retrouver les résultats de DxoMark afin d'évaluer les performances du capteur et des fichiers raw pour la gestion du bruit électronique, le rendu des couleurs et la plage dynamique.

Rappelons que DxOMark s'attache à analyser les fichiers raw des appareils avant le dématriçage et tout post-traitement. Nous obtenons donc des données relatives au potentiel du capteur et non des résultats sur les fichiers finaux JPeg.

Le Leica M9 obtient un score global de 68,6 (22,5 en profondeur des couleurs, 11,7 en dynamique et 884 en basse lumière), ce qui place le boîtier à peu près au même niveau qu'un Nikon D300s par exemple. Toutefois, il ne faut pas oublier que le M9 est équipé d'un capteur plein format 24x36, alors que le reflex Nikon ne dispose que d'un capteur APS-C.
DxoMark Leica M9

Si vous comparez le Leica M9 avec les autres modèles plein format, celui-ci se retrouve avant-dernier et fait presque jeu égal avec le Canon EOS 5D qui date de 2005...

Bien sûr, il est intéressant de comparer les résultats DxOMark du M9 avec ceux du M8 dont le capteur est plus petit. Si l'on considère les mesures de bruit électronique sur un gris à 18% (SNR 18%), le M9 fait pratiquement jeu égal avec le M8 alors que le capteur est beaucoup plus grand. La définition du capteur à 18 Mpix joue certainement dans ce résultat finalement un peu décevant.

Toutefois, il faut garder à l'esprit que ces résultats sont globalement assez bons. Ainsi, le Canon EOS 5D Mark II présente des résultats également assez proches sur la plage de sensibilités commune.DxO Mark Leica M9

En réalité, le plus déconcertant reste la dynamique des images. Celle-ci baisse sensiblement avec la montée ISO. DxOMark Leica M9

Sur cette mesure, nous avons également comparé les Leica M9 et M8 et le Canon EOS 5D Mark II. Pour la plus basse sensibilité commune, la dynamique est identique et avoisine 11 IL.Toutefois, dès que les M9 et M8 augmentent la sensibilité, la dynamique décroit rapidement pour atteindre 2 IL de différence entre 640 et 800 ISO.

Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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