CapteurX-Trans II CMOS APS-C (23,6 x 15,6 mm). 16,7 millions de pixels effectifs (16,7 Mpx au total).
MontureX
Optique livréeSelon kit. XF 18-55 mm f/2,8-4 R.
StabilisationSelon objectif.
Antipoussière/
ViseurOled 2 360 000 points. Couverture 100 %. Grossissement de 0,77x.
FlashPas de flash intégré. Flash amovible livré en standard. EX-F8, NG11 à 200 ISO en m.
ÉcranLCD de 7,6 cm de diagonale. Ratio 3:2. 1 040 000 points. Inclinable.
Mise au pointSystème autofocus hybride par corrélation de phase (142 000 points) et détection de contraste (49 zones). Lampe d'assistance.
Modes autofocusSimple, continu, manuel avec indication de distance.
Mesures d'expositionCellule sur 256 zones. Multizone, pondérée centrale, spot.
Modes d'expositionP, S, A et M. Correction d'exposition sur +/-3 IL.
Vitesse d'obturation30 s à 1/4000 s. Synchro flash au 1/180 s. Intervallomètre.
Motorisation8 ips sur 47 vues JPEG.
Sensibilité ISOAuto, 200-6 400 ISO (RAW) extensible à 51 200 ISO en JPEG.
MémoireSD / SDHC Memory Card / SDXC (UHS-II)
AlimentationBatterie Li-ion NP-W126
ConnexionUSB 2, HDMI de type C, micro stéréo et télécommande
Dimensions129 x 90 x 47 mm
Poids440 g
LogicielsSuite logicielle Fujifilm
Dans la boîteChargeur de batterie, courroie de cou, flash EF-X8.

Caractéristiques

Fujifilm X-T1

Décidément le reflex – ou l'image que véhicule le reflex – a la peau dure. Pour de nombreux photographes, le reflex est ce qui se fait de mieux pour réaliser de belles images. Faire évoluer les mentalités prend du temps et ce temps, les constructeurs ne semblent pas l'avoir. Après Olympus et sa série OM-D, Fujifilm propose également un boîtier dont la forme générale reprend les codes des reflex : viseur central, poignée. Voici donc le X-T1.

Si l'OM-D s'inspire clairement de la série argentique OM assez bien connue en France, le X-T1 marche sur les traces des Fujica et notamment du STX-1. Mais la gamme de reflex argentiques Fujifilm a été peu diffusée en France.

Fujica STX-1

Pour « imiter » les reflex, le X-T1 reprend un viseur large viseur central avec un prisme en toit. Bien sûr, ce prisme n'existe pas, ce n'est qu'un habillage, car le X-T1 dispose d'un viseur électronique. Pour renforcer l'illusion, il est possible d'adjoindre au X-T1 des accessoires comme une poignée verticale d'alimentation (VG-XT1, environ 240 euros pour ajouter une batterie supplémentaire – notez que la batterie du X-T1 est identique à celle du X-E2) ou une extension pour une meilleure préhension (MHG-XT, environ 130 euros).

Fujifilm X-T1 : poignées d'alimentation et de préhension La poignée d'alimentation à gauche et la poignée métal à droite.

Le X-T1 est plutôt réussi avec son look rétro et ses nombreuses molettes de réglage sur le dessus. C'est évidemment une histoire de goût, mais il est difficile de rester insensible devant ce nouveau boîtier. Le châssis est en alliage de magnésium qui assure à la fois résistance et légèreté.

Fujifilm X-T1 : châssis alliage de magnésium, copyright DC.WatchLe châssis en alliage de magnésium. Crédit : DC.Watch.

La finition est tout temps avec pas moins de 80 points d'étanchéité. Le boîtier devrait résister à des températures allant jusqu'à -10 °C.

Fujifilm X-T1 : joints d'étanchéitéLes différents points à risque renforcés pour limiter les intrusions d'eau et de poussière.

Actuellement, la gamme optique Fujinon ne comporte pas de modèle tout temps. En kit, le X-T1 est proposé avec le 18-55 mm f/2,8-4 stabilisé, mais non "tropicalisé". Pour un ensemble à l'épreuve des intempéries, il faudra attendre la disponibilité des nouveaux 16-55 mm f/2,8 OIS WR et 50-140 mm f/2,8 OIS WR.

road map fujifilm

Nous sommes toujours étonnés par ces boîtiers résistants, mais pas étanches. En effet, pour 700 euros, Nikon propose un Nikon AW1 capable de descendre jusqu'à -18 m sous l'eau. Pourquoi n'est-il possible d'avoir un boîtier totalement étanche à 1 200 euros ? Mystère.

Nouvelles optiques WR de fujifilm 16-35 mm f/2,8 et 18-135 mm f/3,5-5,6 , copyright DC.WatchFujfilm 16-55 mm f/2,8 OIS WR et 18-135 mm f/3,5-5,6 OIS WR. Crédit : DC.Watch.

Prise en main

En main, le X-T1 est rassurant et le niveau de fabrication est à la hauteur de nos attentes pour un boîtier tout temps. Le dessus est bien garni, avec sur l'épaule gauche un barillet pour le choix de la sensibilité ISO. Comme le X-E2, la plage ISO disponible s'étend de 200 à 6 400 ISO en RAW, les autres valeurs n'étant que des extrapolations logicielles. Notez toutefois que le X-T1 monte à H2 soit 51 200 ISO, alors que le reste de la gamme X est bloquée à 25 600 ISO. La molette dispose d'un système de verrouillage central. L'imposante protubérance qui renferme le prisme en toit chez les reflex intègre ici un viseur électronique. La dalle Oled affiche 2 360 000 points et c'est surtout le grossissement de 0,77x (équivalent 24x36) qui est intéressant. Comme sur le E-M1 d'Olympus (0,74x), la visée est vraiment large et confortable.

Fujifilm X-T1 détail viseur, copyright DC.WatchL'optique du viseur du Fujifilm X-T1. Crédit : DC.Watch.

Fujifilm insiste également sur l'aspect "temps réel" de l'affichage avec des chiffres à l'appui : 0,005 s de latence et une cadence de rafraîchissement à 54 ips. Lors de nos essais sur des modèles de présérie, l'affichage s'est montré fluide, mais pas optimal. En effet, en basse lumière avec des optiques classiques (f/3,5), il saccadait toujours avec parfois un gel au moment de la mise au point. Reste à voir si ces problèmes seront résolus sur les boîtiers définitifs. Fujifilm X-T1, vue de dessusNikon Df, Olympus EM-1, Fujifilm X-T1 : en photo, la molette est de retour !

Sur l'épaule droite, vous trouverez un barillet (également verrouillable) pour la vitesse d'obturation. L'obturateur est limité au 1/4000 s et la synchro flash (le X-T1 dispose d'une prise synchro sur l'avant du boîtier) au 1/180 s seulement. Pour modifier la vitesse par 1/3 d'IL, il faudra passer par la molette arrière. Le déclencheur est serti d'une bague pour la mise sous tension et un bouton dédié à la vidéo jouxte le déclencheur photo. La molette pour la correction d'exposition (+/-3 IL) n'est pas verrouillable, mais est suffisamment de résistance pour ne pas bouger toute seule. Enfin, une touche Fn personnalisable sert également à l'activation du Wi-Fi.

Vous aurez sans doute noté que le X-T1 ne dispose pas de flash intégré. Toutefois, le fabricant livre un flash amovible que l'on vient fixer sur la griffe porte-accessoire. Le flash EF-X8 (NG 11 à 200 ISO et en mètre) est alimenté par le boîtier et se relève assez haut pour limiter les ombres des objectifs.

À l'avant du boîtier, vous trouverez une molette de réglage (le boîtier en propose 2) et une touche personnalisables. Un levier permet de sélectionner le mode autofocus entre Single, Continu et Manuel.

Fujifilm X-T1 vue de faceLe X-T1 dispose d'une Led pour l'assistance AF dans la pénombre.

En regardant le dos, vous remarquerez que les deux principales molettes sont accompagnées de couronnes pour d'autres options. La bague sous la molette ISO permet de régler la motorisation du boîtier, mais également d'accéder aux différents effets ou au mode panoramique. La couronne sous le barillet des vitesses permet quant à elle de choisir le mode de mesure d'exposition.

Toujours au dos de l'appareil, vous trouverez diverses commandes pour la mémorisation de l'exposition et la mémorisation de l'autofocus, un assistant de mise au point et une touche Q pour accéder à un menu de paramétrage rapide. Le trèfle de sélection est également entièrement configurable, ce qui fait un total de 6 commandes personnalisables.

Fujifilm X-T1 : vue de dos

L'écran LCD est monté sur une double charnière qui permet de l'incliner vers le haut et le bas. La dalle affiche 1 040 000 points avec un ratio 3:2. Malheureusement, l'écran n'est pas tactile. L'affiche des informations s'oriente désormais en fonction de l'appareil pour faciliter la lecture des paramètres.

Fujifilm X-T1 écran et orientation

UHS-II

Sur le côté droit, vous trouverez l'emplacement pour la carte mémoire : un seul, alors que la place pour un second slot semble disponible. Ne boudons pas notre plaisir, car le X-T1 est le premier boîtier à proposer la nouvelle norme USH-II, qui autorise les plus hauts débits théoriques de 156 à 312 Mo/s. Attention, les cartes UHS-II disposent d'une seconde rangée de connecteurs et nécessitent un lecteur spécifique. Bon point également, l'emplacement sur le côté de l'appareil permet enfin de changer facilement de carte, même quand le boîtier est sur trépied, ce qui est impossible avec les autres modèles de la série X-Premium.

Fujifilm X-T1 : vues de profil

À l'opposé vous trouverez les différents connecteurs comme un port USB 2 (mais pourquoi pas de version 3 ?), une sortie HDMI de type C et une prise pour brancher un micro externe (attention, mini-jack 2,5 mm). Moins visible mais bien présente, le X-T1 propose une connexion Wi-Fi pour transférer ses images et... une prise de contrôle à distance !

Fujifilm X-T1 : commande à distance sans fil

En effet, le X-T1 sera compatible avec une application iOS/Android (Fujifilm Camera Remote) qui permet de piloter le boîtier à distance. Le logiciel permet de modifier pratiquement tous les réglages et vous pouvez même lancer un intervallomètre et la vidéo. L'application permet également de géomarquer les images à l'aide du GPS d'un smartphone. Dommage qu'une application Windows / Mac OS X ne soit pas disponible. Il est toutefois possible de transférer ses images vers un ordinateur via la connexion Wi-Fi.

À l'intérieur

Fujfilm a également fait évoluer l'électronique de son nouveau modèle, mais avec parcimonie. Vous retrouverez en effet le capteur APS-C 16 Mpx X-Trans II qui équipe déjà le X-E2. Toutefois, l'électronique de traitement des données est plus performante. Ainsi, le X-T1 grimpe à 51 200 ISO et se permet des rafales avec suivi AF (mode prédictif) jusqu'à 8 ips sur 47 images JPEG.

Tout comme le X-E2, le X-T1 bénéficie d'un système autofocus hybride qui utilise à la fois la corrélation de phase sur 142 000 points de mesure et la détection de contraste sur 49 zones. Une fois de plus, les ingénieurs de la marque assurent avoir amélioré la réactivité du système de mise au point. Il faudra vérifier en labo. Rappelons que ce système permet également, en mode manuel, d'afficher un stigmomètre électronique qui divise l'image en plusieurs tronçons à aligner afin de s'assurer de la netteté. En outre, un système de peaking (surlignage à l'aide de pixels colorés des zones nettes) est également proposé. Enfin, un astucieux affichage « dual » permet même d'afficher les deux systèmes simultanément. fujifilm dual affichage x-t1

Le X-T1 ne propose pas d'évolution au niveau de la mesure d'exposition et intègre toujours, au niveau de la création des JPEG, une optimisation LMO (Lens Modulation Optimiser) pour améliorer le rendu des images et limiter autant que faire se peut les effets de diffraction. Le mode vidéo permet désormais de filmer en HDTV 1080 ou 720 à 60/30p. Dommage que Fujifilm n'ait pas inclus une prise pour la sortie son afin de pouvoir facilement contrôler la captation sonore.

Prix et disponibilité

Le X-T1 sera disponible à partir du mois de mars pour 1 200 euros nu et 1 600 euros TTC avec le 18-55 m f/2,8 OIS.

Notre premier avis

Le X-T1 est sur le papier un beau boîtier, tant par son design que par les nouveautés qu'il apporte : visée normalement plus fluide et surtout plus large, finition tout temps, connexion Wi-Fi complète, mode rafale à 8 ips avec suivi autofocus... Quant au capteur APS-C 16 Mpx X-Trans II, il est connu pour la qualité des images qu'il délivre même dans les hautes sensibilités ISO. Le boîtier arrive également avec 3 belles optiques f/2,8.

Toutefois, nous restons un peu sur notre faim en ce qui concerne l'électronique. Nous aurions aimé un capteur avec une plus grande définition (pourquoi pas 20 Mpx, certains rêvent d'un format 24x36...), une sensibilité ISO revue à la hausse au format RAW, un mode vidéo plus complet. Petit à petit, la gamme X-Premium évolue, mais nous aurions apprécié quelques avancées technologiques plus franches. Ne boudons pas notre plaisir car le X-T1 est beau et nous n'avons qu'une envie : l'essayer !

En vidéo

Prise en main

Alors que la lignée X-Premium de Fujfilm faisait la part belle aux viseurs de côté qui rappellent certains appareils télémétriques, le nouveau X-T1 vient quelque peu bouleverser la donne avec un viseur central. Un détail ? Oui, mais il change la physionomie de l'appareil qui s'apparente désormais plus à un petit reflex. En témoigne également la petite poignée qui vient faciliter la préhension et surtout le pseudo-prisme en toit qui cache en réalité ici un viseur électronique. Le boîtier reprend également les codes des appareils anciens avec de nombreuses molettes (les boîtiers argentiques en avaient rarement autant d'ailleurs).

Fujifilm X-T1 faceLe Fujifilm X-T1 équipé d'un 35 mm f/1,4.

Les premiers contacts avec le X-T1 sont vraiment agréables. Le revêtement caoutchouté sur l'avant du boîtier et le repose-pouce sont plaisants et la poignée, bien dessinée. Nous regrettons seulement que les molettes de réglage avant / arrière ne soient pas plus proéminentes pour un usage plus facile.

Fujifilm X-T1, test review : capteur X-Trans II APS-CLe capteur X-Trans II APS-C du Fujifilm X-T1.

Commençons notre tour du propriétaire par le dessus de l'appareil. Sur l'épaule gauche, vous trouverez un barillet pour la sensibilité ISO. Celle-ci dispose d'un mécanisme de verrouillage central qu'il faut maintenir appuyé pour toutes les modifications. La plage ISO « standard » s'étend de 200 à 6 400 ISO. Pour toutes ces valeurs, il est possible de photographier en RAW. Le barillet permet également de choisir les modes automatique (A), 100 ISO (L) et H1 et H2, respectivement 12 800 et 25 600 ISO. Pour ces 3 dernières valeurs, seul le format JPEG est disponible. Notez que le X-T1 propose également la valeur 51 200 ISO, mais pour cela, il faut configurer la molette des ISO dans le menu ad hoc et choisir les valeurs souhaitées. Sous le barillet, une couronne permet de sélectionner différentes options, dont la motorisation, mais également le bracketing, les filtres artistiques, l'exposition multiple et le mode panoramique.

Fujifilm X-T1 : test review, vue de dessus

Vous trouverez sur le dessus du faux prisme en toit une griffe porte-accessoire pour y fixer un flash (le flash livré en standard ou un flash cobra).

Sur le côté gauche, vous accédez au correcteur dioptrique ; à droite, une touche permet de basculer de l'affichage sur écran à un affichage dans le viseur, ou d'activer la détection automatique.

Sur l'épaule droite, vous trouverez la molette pour régler le temps d'obturation graduée en IL entier. Nous aurions aimé que Fujifilm offre un obturateur au 1/8000 s, ce qui aurait été un vrai plus pour travailler avec les optiques lumineuses. Pour les paliers intermédiaires, il faudra jouer avec la molette avant. La position A se verrouille automatiquement. Dessous, une couronne permet de sélectionner le mode de mesure d'exposition : spot, matricielle ou pondérée centrale. Sur l'avant de la poignée, le déclencheur est serti d'une couronne pour la mise sous tension. Vous trouverez également une commande pour l'enregistrement vidéo. Le correcteur d'exposition permet de jouer sur +/- 3 IL, mais ne se verrouille pas. Heureusement, la molette est beaucoup moins souple que sur la série X100 / X100S. Enfin, une touche Fn (personnalisable donc) vient clore ce tableau.

L'interface sur le dessus de l'appareil est donc dense, très dense, mais au fur et à mesure, l'ensemble se révèle diablement efficace.

Au dos de l'appareil trône un bel écran de 7,6 cm affichant 1 040 000 points dans un ratio 3:2. Celui-ci est orientable vers le haut (un peu plus de 90°) et vers le bas (environ 45°). Il n'est malheureusement pas tactile.

L'interface au dos est plus sommaire. Vous trouverez une commande pour supprimer les images, un bouton lecture, une touche pour la mémorisation de l'exposition et la mémorisation du focus ainsi qu'une molette de réglage. En dessous, la touche Focus Assist affiche soit une loupe, soit un stigmomètre électronique, soit des pixels colorés pour faciliter la mise au point manuelle. La touche Q permet d'accéder au menu rapide pour régler différents paramètres de prise de vue. Dommage qu'il ne soit pas encore possible de personnaliser ce menu avec les options de son choix. Fujifilm X-T1, test review : vue de dosUn bel oculaire rond pour le X-T1 de Fujifilm.

Les 4 touches du trèfle de sélection sont quant à elles modifiables à loisir, et la touche Disp Back permet de modifier l'affichage des informations à l'écran.

Déclenchement

Le son du X-T1 est plutôt discret et feutré. Nous sommes assez loin du claquement sec et sonore d'un reflex 24x36 de type D800. Toutefois, il n'est pas possible d'utiliser un obturateur électronique pour rendre l'acte photographique totalement silencieux. Vous pouvez écouter le son du déclenchement d'un X-T1 en cliquant sur la vignette ci-dessous (déclenchement seul et mode rafale).

fujifilm x-t1 test review son déclenchement

Interface

Classiquement, le X-T1 offre une sortie HDMI de type C (mini) pour visualiser les images sur un téléviseur. Celle-ci ne fonctionne malheureusement pas pendant la prise de vue (pour déporter par exemple la visée sur un écran secondaire ou enregistrer les menus...). Elle ne permet pas non plus un enregistrement vidéo sur un module externe (sortie non compressée). Vous trouverez par ailleurs une sortie USB 2 (toujours pas de version 3...) au format micro USB pour le transfert des données, mais celle-ci ne permet pas la recharge de la batterie ! Il faut donc impérativement transporter le chargeur externe pour remplir la batterie.

Fujifilm X-T1, test review : connexions

Le X-T1 propose également une connexion mini-jack 2,5 mm (pas très standard) pour brancher un micro stéréo externe ou une télécommande filaire. Il manque donc toujours une sortie casque (au format 3,5 mm SVP !) pour contrôler la captation sonore en vidéo.

Le boîtier dispose d'une puce Wi-Fi qui permet de transférer les images, mais également le pilotage distant sans fil (cf. logiciels).

Logiciels

Fujifilm livre une version personnalisée de l'éditeur photo Silkypix : Raw File Converter. Celui-ci permet d'éditer vos fichiers bruts avec de nombreuses options.

Silkypix n'est pas le logiciel le plus intuitif ni le plus simple à utiliser, mais il a le mérite d'être complet et d'être livré en standard. Vous pourrez donc développer et modeler les images avec les outils classiques : courbe de tonalité, correction de l'exposition, balance des blancs, corrections des défauts optiques...

Fujifilm X-t1, test review : logiciel Raw File Converter

Le capteur X-Trans II disposant d'une matrice colorée singulière, certains logiciels tiers ne peuvent pas traiter les fichiers bruts des boîtiers X-Premium. Actuellement, Adobe Lightroom ou Capture One de Phase one savent parfaitement développer les fichiers RAW. Toutefois, quelques logiciels s'y refusent encore, comme le pourtant très intéressant DxO Optics Pro.

Le X-T1 est également livré avec MyFinePix Studio. Un logiciel qui permet de trier ses photos, les partager sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube, MyFinePix.com) et les visionner. Étonnamment, alors que Fujifilm possède un laboratoire en France, il n'est pas possible de commander des photos depuis le logiciel.

Fujifilm X-T1, test review  : logiciel MyFinePix StudioFujifilm X-T1, test review : logiciel MyFinepix Studio

Vous pouvez également vous connecter à la communauté en ligne MyFinePix pour discuter avec d'autres utilisateurs d'appareils Fujifilm ou exposer vos images. Le site n'est pas franchement à jour et les nouveautés sont datées de... 2011 !

Fujifilm X-T1, review : test MyFinePix

Application Wi-Fi

La connexion Wi-Fi est assez simple à mettre en œuvre, mais nécessite quelques connaissances en matière de connexion. En effet, il n'y a pas de puce NFC pour un paramétrage automatique ou de QR code affiché à l'écran. Vous devez donc choisir le réseau créé par le boîtier pour entamer les discussions entre les deux appareils. Pour ceux qui manipulent régulièrement les réseaux Wi-Fi, la chose est simple ; pour les autres, c'est un véritable casse-tête.

Fujifilm propose plusieurs applications pour Android ou iOS afin de tirer parti de la puce Wi-Fi présente dans le X-T1. Camera Remote propose de piloter l'appareil à distance avec un retour vidéo. L'application est plutôt complète et vous pouvez modifier de nombreux paramètres de prise de vue. L'écran tactile de votre smartphone ou de votre tablette permet de réaliser le point ou bon vous semble, ce qui est impossible sur l'écran du boîtier. Vous pouvez également géomarquer vos images à l'aide du GPS de votre téléphone et transférer vos images pour les diffuser vers Internet. Notez que nous n'avons pas réussi à transférer des films vers des téléphones Android, alors que les mêmes films sont facilement chargés sur un iPhone 4...

Dommage que Fujifilm ne propose pas ce type d'application en version Windows / Mac OS X, pour faciliter le travail en studio par exemple.

Fujifilm X-T1, test review : application Wi-Fi Android

Fujfilm propose également une application pour envoyer automatiquement les images prises avec le X-T1 sur un ordinateur (Windows / Mac OS X). Malheureusement, il faut passer par un réseau déjà existant (mode infrastructure). La possibilité de se connecter en direct (mode ad hoc) aurait été un plus.

Fujifilm X-T1, test review : connexion PC Wi-Fi

Alimentation, stockage

Batterie

Le X-T1 utilise une batterie lithium-ion (NP-W126à de 7,2 V, 1260 mAh pour 8,7 Wh, identique à celle du X-E2). Lors de nos tests, nous avons réalisé environ 250 photos et 15 minutes de vidéo avec une charge. L'autonomie de la batterie n'est pas le point fort du X-T1. Vous avez toutefois la possibilité d'équiper le boîtier d'une poignée verticale d'alimentation (VG-XT1, environ 240 €) pour emporter une batterie supplémentaire (environ 50 € pour un modèle Fujifilm). Le chargeur livré avec le X-T1 est très classique et ne propose pas de témoin pour le niveau de charge de la batterie (25, 50, 75 % par exemple). Il faut compter un peu plus de 2 heures pour recharger complètement la batterie.

fujifilm X-T1 test review batterie

Carte mémoire

Le dernier-né de Fujfilm ne dispose que d'un seul emplacement pour carte mémoire. Impossible donc de doubler la prise de vue pour plus de sécurité, séparer les fichiers bruts des JPEG ou réserver une carte à l'enregistrement vidéo. Notez que le clapet du compartiment de la carte mémoire est parfois délicat à ouvrir.

Fujifilm X-T1 test review carte mémoire

Toujours précurseur dans le domaine (Fujifilm fut l'une des premières marques à adopter la norme UHS-Class I), le X-T1 est le premier boîtier photo compatible avec la norme UHS-Class II (le Panasonic GH4 est déjà prêt pour les cartes UHS-Class 3) qui assure un débit minimal de 20 Mo/s. Ces cartes sont facilement reconnaissables à leur seconde bande de connecteurs. Pour profiter des débits, il faudra donc opter pour un lecteur compatible, ce qui n'est pas encore évident...

Antipoussière, stabilisation

Antipoussière

Après 15 jours de test avec de nombreux changements d'objectifs, nous avons effectué un cliché témoin à f/22 sans mise au point sur une surface grise. Nous avons relevé quelques traces de poussières, mais globalement le nettoyage automatique du capteur se révèle assez efficace.

Fujifilm X-T1, test review, poussiere

Stabilisation

La stabilisation optique du 18-55 mm f/2,8 permet, selon nos tests, de gagner environ 2 IL, ce qui est correct, sans plus. La stabilisation de l'optique semble un peu lente à se mettre en route et il est important de bien prendre son temps avant de déclencher pour en bénéficier. Lors de notre test du X-E2, David a réussi à gagner facilement 3 IL. Le gain oscille donc, selon les personnes, entre 2 et 3 IL.

Fujifilm X-T1, test review, stabilisation

Flash

Le X-T1 n'est pas équipé d'un flash intégré, mais un modèle amovible est livré en standard dans la boîte (EF-X8). Son nombre guide est 8 pour 100 ISO (en mètre), soit 11 pour la sensibilité standard de 200 ISO du boîtier. Avec le 18-55 mm f/2,8-4, il sera donc possible d'éclairer correctement (au grand angle et pleine ouverture) un sujet à un peu moins de 4 m.

Fujifilm XT-1, test review, flash

Le flash dispose de nombreux modes : Auto / Flash forcé / Synchro lente / Flash supprimé / Synchro sur le second rideau / Synchro flash externe.

Visée, autofocus

Écran LCD

Le X-T1 est équipé d'un écran LCD de 7,5 cm affichant 1 040 000 points. Le ratio est de 3:2 et la définition est vraisemblablement de 720 x 480 pixels. Les images photographiées en 3:2 occupent donc toute la surface de l'écran, les informations venant en surimpression.

L'affichage est fluide, même en basse lumière, et il faut vraiment être dans un environnement sombre pour que la latence à l'affichage soit gênante. Comme souvent, la visée électronique s'adapte aux conditions lumineuses : en basse lumière, la luminosité est amplifiée pour "mieux voir" la scène photographiée. En contrepartie, le bruit électronique est plus important et la visée devient logiquement plus granuleuse. Notez qu'en mode mise au point manuel avec le peaking activé, l'écran se couvre de points colorés qui trompent le système de mesure du contraste.

Un petit tour sous la sonde nous permet d'obtenir les résultats suivants :

Fujifilm X-T1, test review, écran

L'écran présente de bonnes caractéristiques : gamma moyen à 2,2, température des couleurs moyenne proche de 6 500 K et Delta E94 moyen de 2,1.

L'écran LCD est orientable, monté sur une double charnière pour une inclinaison d'environ +90° (vers le haut) et -45° (vers le bas). La dalle n'est malheureusement pas tactile.

Il est possible d'afficher différentes informations sur l'écran comme l'exposition, la distance de mise au point en m, la mesure de la lumière, le niveau de batterie, différentes grilles d'aide à la composition, un histogramme ou le niveau de la batterie. Un niveau électronique est bien présent, mais il ne s'affiche que sur un axe (gauche / droit) alors qu'il est désormais courant d'avoir l'inclinaison sur 2 axes. Vous pouvez également afficher le stigmomètre électronique à côté de la visée classique. Notez que l'affichage de l'écran s'oriente également si l'appareil est en mode portrait ou paysage.

Fujifilm X-T1, test review, affichage stigmomètreFujifilm X-T1, test review, affichage grilleStigmomètre électronique et grille de visée sur l'écran ou le viseur du X-T1.

Par défaut, l'écran affiche la scène correctement exposée pour réussir son cadrage ; la simulation d'exposition n'intervient qu'au moment de la mise au point. Il est possible de paramétrer cette option pour que la simulation d'exposition soit effective en permanence. La mise au point ne gèle pratiquement plus la visée et même en mode rafale, il est possible de suivre le sujet en déplacement.

Viseur électronique

Fujifilm a opté pour une dalle Oled de 0,5 pouce affichant 2 360 000 points. Le grossissement atteint ici 0,77x (équivalent 24x36) pour un confort de visée inégalée. À titre de comparaison, les viseurs des reflex haut de gamme chez Canon (1D-X) ou Nikon (D4) ont un grossissement respectif de 0,76x et 0,7x. Sur le papier, le X-T1 de Fujifilm fait donc mieux que les reflex. Malgré le grossissement important, la visée est précise et la trame d'affichage est pratiquement invisible.

Le dégagement oculaire est à peine suffisant pour les porteurs de lunette qui devront bouger l'œil pour embrasser le champ couvert. Bon point, le viseur est équipé d'un détecteur de présence qui permet de basculer automatiquement d'un affichage à l'autre.

L'affichage est, comme sur l'écran, fluide dans la plupart des situations avec une granulation présente en basse lumière. Le passage d'un environnement sombre à un environnement très lumineux (et inversement) se fait assez rapidement et n'est plus vraiment une contrainte. L'affichage reste assez contrasté avec des noirs assez vite bouchés et des hautes lumières sans détail. S'il s'agit probablement du meilleur viseur électronique du moment, les viseurs optiques conservent, sur certains points, une bonne longueur d'avance.

Mise au point

Mode manuel

Le X-T1 propose plusieurs options pour vous aider à la mise au point manuelle. La première solution est assez classique : la loupe. Elle grossit l'affichage afin de mieux apprécier la mise au point. La seconde solution est plus singulière : le stigmomètre électronique. Un rectangle au centre s'affiche en niveaux de gris et découpe l'image en 3 bandes (vous pouvez passer en mode plein écran en affichant la loupe avec le bouton "Focus Assist"). Les 3 bandes sont décalées tant que la mise au point n'est pas réalisée. Enfin, vous avez la possibilité d'utiliser un système de peaking qui affiche des pixels colorés (plusieurs couleurs disponibles, mais pas de jaune...) autour des objets nets. Notez que le peaking n'est pas opérationnel en vidéo.

Autofocus

Pas de bouleversement technologique de ce côté : Fujifilm reconduit le capteur X-Trans II déjà présent dans le X100S et le X-E2. Celui-ci est équipé d'un système de corrélation de phase intégré dans le capteur. Au final, le compact utilise un système hybride qui fonctionne à la fois par détection de contraste et corrélation de phase, l'appareil sélectionnant automatiquement le meilleur système en fonction de la scène photographiée. En basse lumière, le X-T1 optera pour la détection de contraste classique. En lumière "classique", le boîtier utilisera le système par corrélation de phase.

Fujifilm X100S*

Sur le capteur du X-T1, 142 000 pixels sont dédiés à la mise au point par corrélation de phase. Ces pixels (verts) servent non seulement à la mise au point automatique, mais participent bien sûr à la construction de l'image par interpolation des pixels environnants. Dommage que Fujifilm n'ait pas intégré des modes autofocus plus récents comme le suivi de sujet ou la reconnaissance de visage, la marque étant pionnière dans le domaine.

Fujifilm annonce avoir amélioré les algorithmes du module autofocus. Nous avons noté une grande disparité au niveau de l'autofocus selon les optiques utilisées. En effet, certaines disposent d'une motorisation linéaire (LM) qui permet un déplacement beaucoup plus rapide des lentilles.

Nous avons pu essayer une optique LM (18-55 mm f/2,8-4) pour nos différents tests d'autofocus, notamment sur le suivi d'une personne marchant en direction du photographe. Les résultats sont au final un peu décevants. En effet, avec le mode rafale à 8 ips et la vitesse de déplacement d'une personne marchant d'un pas "normal", nous obtenons un taux de déchet allant du tiers à la moitié des photos en mode priorité mise au point. En mode rafale lent (3 ips), la reconnaissance des visages devient opérationnelle et le taux de déchets est bien moindre.

Par rapport à un reflex classique (le Nikon D7100 par exemple avec son suivi 3D, mais une rafale de 6 ips seulement...), le X-T1 reste en deçà en ce qui concerne le suivi autofocus.

Fujifilm X-T1, test review, suivi autofocus

Performances

Le compact à objectif interchangeable de Fujifilm est agréable à utiliser dans son ensemble, mais globalement, il manque encore de réactivité et notamment pour la mise sous tension qui requiert encore plus d'une seconde. Pour le même test, un reflex est généralement 3 fois plus rapide ! De même le temps entre 2 photos est encore beaucoup trop long et oscille entre 0,7 et 0,8 s.

En mode rafale, le X-T1 est conforme aux annonces du fabricant et nous obtenons même de résultats légèrement supérieurs aux 8 ips annoncé. Attention et comme nous l'avons vu précédemment, le mode rafale avec suivi autofocus est conforme en terme de cadence, mais le taux de photos floues est assez élevé, l'autofocus peinant à suivre le sujet entre deux images dans notre test (personne qui marche).

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-2 Toshiba Exceria Pro 240 Mo/s, l'un des plus rapides du moment.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension 1,27 s / moyen
Latence au déclenchement / / /
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière 0,35 s / assez bien
Autofocus basse lumière 0,6 s / moyen
Temps entre 2 images(Raw+ JPeg) 0,8 s / médiocre
Rafale rapideJPeg fin / 8,7 vps Très Bien. Avec suivi autofocus
Rafale rapide
Raw
/ 10,5 vps Très Bien. Sans autofocus

Précision, colorimétrie

Fujifilm XT-1*

Le X-T1 de Fujifilm sera proposé en kit avec le désormais classique 18-55 mm f/2,8-4 OIS. Cette optique n'est malheureusement pas traitée contre les intempéries. Pour avoir un ensemble résistant à la pluie, aux poussières et à la neige, il faudra attendre le 16-55 mm f/2,8 constant OIS WR.

Images JPEG vs RAW

Les images JPEG du X-T1 sont accentuées avec modération et une courbe MTF légèrement au-dessus de 100 %. Il sera possible d'imprimer directement les images JPEG sans avoir trop de retouches à faire.

Fujifilm X-T1 JPEG

Pour l'instant, les fichiers RAF ne sont pas pris en compte par les logiciels de développement classiques comme Lightroom, Aperture, Capture One ou DxO Optics Pro. Nous avons toutefois pu utiliser la version RC de Camera Raw 8.4 pour traiter les fichiers bruts.

Les fichiers JPEG du Fujifilm XT-1 sont vraiment très bons et Camera Raw peine à restituer mieux les détails de notre scène de test. Les boîtiers Fujifilm sont les rares modèles qui produisent des images JPEG superbement optimisées, qu'il est difficile d'égaler en partant des fichiers bruts. Mieux, certains traitements d'optimisation interne comme le LMO (Lens Modulation Optimiser qui limite les effets de la diffraction) ne sont pas disponibles sur les logiciels tiers ni même sur le logiciel de Fujifilm !

Fujifilm X-T1 test review JPEG vs Raw

Zoom 18-55 mm f/2,8-4 OIS

Grand angle 18 mm (équivalent 27 mm en 24x36)

Au centre Le 18-55 mm délivre une belle qualité d'image dès la pleine ouverture f/2,8. L'image gagne très légèrement en précision entre f/4 et f/8 et le cliché reste très bon jusqu'à f/11. À f/16, les plus fins détails sont grignotés, mais sans véritables conséquences. Il faut fermer à f/22 pour voir véritablement les effets de la diffraction.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 18 au centre Au bord Même constat en bordure d'image. Dès la pleine ouverture, le piqué est bon et l'image reste piquée jusqu'à f/11.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 18 au bord

Grand angle 35 mm (équivalent 50 mm en 24x36)

Au centre À mi-course du zoom, le 18-55 mm est très bon dès la pleine ouverture. À f/8, on note un micro-contraste plus prononcé qui rend l'image visuellement plus agréable. À partir de f/16 la diffraction commence à diluer les plus fins détails.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 35 mm au centre Au bord En bordure, l'optique donne encore son maximum à f/8 et comme au centre, la diffraction est visible dès f/16.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 35 mm au bord

Télé 55 mm (équivalent 50 mm en 24x36)

Au centre Au télé, l'image est encore bien piquée au centre et on gagne finalement assez peu de détail quand on ferme le diaphragme. Comme pour les autres focales, la diffraction est visible à partir de f/16.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 55 mm au centre Au bord La bordure d'image suit le centre avec un bon piqué général et une diffraction visible à partir de f/16.

Fujifilm X-T1 test review optique 18-55 mm à 55 mm au bord

18-55 f/2,8-4 vs 35 mm f/1,4

Nous l'avons vu, le 18-55 mm f/2,8-4 est une bonne optique de kit. Nous avons eu la possibilité également de tester le 35 mm f/1,4. Le 35 mm est diabolique de précision et il est possible de distinguer plus de courbes de niveau.

fujifilm x-t1 18-55 mm f/5,6 vs 35 mm f/5,6

LMO : Lens Modulation Optimiser

Fujifilm a travaillé sur le problème de la diffraction en proposant une correction logicielle du piqué : le LMO ou Lens Modulation Optimiser.

Fujifilm X20 Lens Modulation Optimizer

Les résultats sont-ils concluants ? Nous avons comparé deux clichés JPEG à f/16, l'un avec le LMO, l'autre sans.

fujifilm x-t1 test review LMO

Le système fonctionne donc bien et l'impression de netteté est améliorée. Notez que le LMO n'est pas disponible dans les fichiers bruts. En zoomant fortement dans les images, on note également une forte accentuation avec des liserés blancs autour des zones noires.

Fujifilm X-T1 test review LMO zoom accentuationLMO à gauche, sans LMO à droite.

Distorsion

Les images JPEG sont corrigées à la volée pour la distorsion. Vous pouvez visualiser un RAW sans correction et la même image (réalisée à 18 mm avec le 18-55 mm) en JPEG avec les corrections appliquées.

Fujifilm X-T1 18-55 mm distorsion correction

Gestion du bruit électronique

Pour notre test de la gestion du bruit électronique, nous reprenons notre protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Fujifilm X-T1 est positionné en mode M avec une valeur de 100 ISO, une vitesse d'obturation de 1/4 s pour une ouverture de f/5,6 (35 mm f/1,4). Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RAF).

LES JPEG

Il faut d'abord noter que la plage ISO s'étend de 100 à 51 200 ISO, mais attention, uniquement en JPEG. En mode RAW, le X-T1 est «limité» entre 200 et 6400 ISO, comme le X-E2.

Le capteur X-Trans II jouit d'une excellente réputation pour la gestion du bruit électronique (vous le retrouverez dans le X-100S et le X-E2). Au cœur du X-T1, le X-Trans II délivre des images exemptes de bruit électronique entre 100 et 400 ISO et un subtil moutonnement est perceptible à 800 ISO. Il faut toutefois observer les images à 100% sur écran pour le discerner. À 1600 et 3200 ISO les images sont encore impressionnantes avec beaucoup de détails, une bonne tenue des couleurs. Les images du X-T1 sont parfaitement exploitables ce qui est déjà en soi une belle performance.

Les détails commencent à être lissés à partir de 6400 ISO et c'est d'ailleurs précisément à cette sensibilité que l'appareil ne permet plus de shooter en RAW. Les sensibilités supérieures sont juste des extrapolations logicielles de cette dernière sensibilité. Globalement à 6400 ISO, les images sont encore facilement exploitables, ce qui est déjà remarquable pour un capteur APS-C. À cette sensibilité ISO, Fujifilm avec son X-T1 domine la concurrence et fait même mieux que certains capteurs 24x36.

En poussant un peu plus la sensibilité, les images se dégradent et si à 12 800 ISO les images sont acceptables, le bruit électronique devient trop visible à 25 600 et 51 200 ISO avec une répartition en bande peu esthétique.

Nous avons également examiné les images à l'oscilloscope avec le logiciel Raw Tools 3. Le graphique confirme notre vision avec un bruit peu visible jusqu'à 1600 voire 3200 ISO. Un premier pallier est franchit à 6400 ISO avec un bruit plus prononcé dans les basses valeurs. A 25 600 ISO, les limites s'estompent et l'image devient moins contrastée et le bruit devient plus visible (oscillations importantes) dans les zones sombres.

Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 100 ISO | Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 100 ISOFujifilm X-T1 100 ISO | | Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 1600 ISO | Fujifilm X-T1 1600 ISO
Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 1600 ISO | | Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 6400 ISO | Fujifilm X-T1 6400 ISO
Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 6400 ISO | | Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 25600 ISO | Fujifilm X-T1 25600 ISO
Fujifilm X-T1 test review oscilloscope 25600 ISO |

Vous pouvez comparer le X-T1 avec l'Olympus EM-1 et son capteur 4/3 et le Sony A7 et son capteur 24x36.

Mode vidéo

Le X-T1 de Fujifilm dispose d'une touche dédiée à l'enregistrement vidéo. Située juste à côté du déclencheur photo, elle permet de lancer la captation immédiatement. Malheureusement, le boîtier ne passe pas en mode auto et utilise les paramètres d'ouverture préalablement réglés.

Formats

Le boîtier enregistre les vidéos dans un fichier .MOV avec une compression H.264 :

  • HDTV 1080 à 60 i/s (59,94 i/s exactement), 35 Mbits/s, 8 bits, 4:2:0 (Profil High@4.2, une seule image de référence, pas de prise en charge CABAC). 10 secondes de vidéo font un peu moins de 50 Mo.
  • HDTV 1080 à 30 i/s (29,97 i/s exactement), 35 Mbits/s, 8 bits, 4:2:0 (Profil High@4.1, une seule image de référence, pas de prise en charge CABAC).
  • HDTV 720 à 60 i/s (59,94 i/s exactement), 18 Mbits/s, 8 bits, 4:2:0 (Profil High@3.2, une seule image de référence, pas de prise en charge CABAC). 10 secondes de vidéo font environ 20 Mo.
  • HDTV 720 à 30 i/s (29,97 i/s exactement), 18 Mbits/s, 8 bits, 4:2:0 (Profil High@3.2, une seule image de référence, pas de prise en charge CABAC).

Tous les enregistrements vidéo sont donc à la norme NTSC et il n'est pas possible d'enregistrer à des cadences de 50, 25 et 24 p.

Le temps d'enregistrement maximal est de 30 minutes par session.

Fonctionnalités

Tous les réglages vidéo sont bloqués pendant l'enregistrement vidéo. Si le X-T1 conserve l'ouverture choisie (si vous êtes en mode A ou M), il n'est pas possible de changer l'iris ou la cadence durant la captation.

Apparemment, la sensibilité ISO est gérée automatiquement par l'appareil et vous ne pouvez pas la fixer manuellement pour votre film, le X-T1 jouant sur la sensibilité et la cadence pour exposer au mieux les vidéos. Le niveau sonore des micros stéréo (de part et d'autre du faux prisme) est réglable, mais uniquement dans le menu. Durant l'enregistrement, il n'est pas possible de le modifier et vous n'avez par ailleurs aucun retour visuel.

Il est possible de brancher un micro externe pour une meilleure qualité ou une meilleure directivité du son (mini-jack 2,5 mm). Toutefois, il est regrettable que Fujifilm ait omis de placer une sortie casque afin de pouvoir vérifier la qualité et le niveau sonores.

Les différents filtres artistiques (toy, miniature, highkey, lowkey...) ne sont malheureusement pas disponibles pendant l'enregistrement vidéo. Nous aurions également aimé disposer de quelques assistants pour l'exposition, comme une cellule en % ou des zébras d'exposition paramétrables.

Stabilisation

Le X-T1 ne dispose pas de stabilisation mécanique du capteur. En vidéo, il faudra donc compter sur la stabilisation optique de certains objectifs (OIS). Il est dommage que les ingénieurs n'aient pas intégré une stabilisation électronique par recadrement pour limiter les mouvements.

Comme vous pourrez le constater sur la vidéo ci-dessous, réalisée à 55 mm avec le 18-55 mm OIS, la stabilisation optique fonctionne vraiment bien en mode vidéo, atténuant grandement les tremblements du vidéographe.

Précision

Vous trouverez ci-dessous un détail de la vidéo tournée en HDTV 1080 60 i/s avec le 35 mm f/1,4 sur notre mire de précision. La capture d'écran est réalisée avec VLC.

Sur notre mire, qui est un véritable piège pour le moirage et l'aliasing, le X-T1 s'en sort péniblement : la vidéo est peu précise et vous noterez le moirage coloré ainsi que les escaliers sur les lignes inclinées. Si le capteur X-Trans II fait des merveilles dans les hautes sensibilités et la restitution des détails sur les scènes fixes, il n'est vraiment pas à l'aise en vidéo.

Fujifilm X-T1, test review, mode vidéo

Vous pouvez comparer le X-T1 avec ses principaux compétiteurs comme le Panasonic GX7, le Canon 70D ou un caméscope, le Panasonic TM700, référence au niveau du piqué.

Panasonic GX7 HDTV 1080 25p détail Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I Panasonic TM700 test review qualité des images mire

Autofocus et mise au point

En basculant en vidéo, le X-T1 bascule également en mode autofocus continu. La mise au point automatique fonctionne correctement avec des sujets bien contrastés (feuille blanche avec des écritures noires pour notre test), mais s'avère un peu moins précise avec des sujets moins évidents. Ainsi, le X-T1 ne réussit pas à réaliser la mise au point sur notre main lorsque celle-ci passe devant la scène. L'autofocus n'est pas totalement silencieux et s'entend assez facilement dans les vidéos (18-55 mm f/2,8-4). Vous pouvez naturellement utiliser la mise au point manuelle, mais sachez que ni le peaking coloré, ni les autres assistants ne fonctionnent.

Exemples

Vous pouvez voir ci-dessous une vidéo réalisée avec le X-T1, le 18-55 mm f/2,8-4 et le 35 mm f/1,4. La vidéo est évidemment compressée par YouTube, mais vous pouvez télécharger certaines parties dans un format non compressé en cliquant sur les liens (ajoutés ci-après).

Télécharger les extraits non compressés :

Cadenas

Notre-Dame

Pont de nuit

Exemples de photos

Fujifilm X-T1 exemple 1

Petit tour au Conservatoire national des arts et métiers à Paris. Une partie du musée est située dans une ancienne église. Les grands vitraux laissent passer une bonne lumière ce jour et le X-T1 est parfaitement à l'aise dans ces conditions lumineuses. Le CNAM présente les premiers avions, mais également les premiers essais de moulage de la statue de la Liberté de Bartholdi.

Fujifilm X-T1 exemple 2
Fujifilm X-T1 exemple 3

Le 35 mm f/1,4 permet de jouer très finement avec la profondeur de champ. Avec une distance de mise au point à 28 cm en mode macro, la zone de netteté peut atteindre quelques millimètres.

Fujifilm X-T1 exemple 4
Fujifilm X-T1 exemple 5

Nous profitons du passage du groupe The Missive dans la salle Les Trois Baudets pour réaliser quelques clichés du concert avec le 35 mm f/1,4. Cet objectif qui ne dispose pas de motorisation linéaire n'est clairement pas le plus rapide de la gamme Fujifilm. Pourtant, pendant la soirée, l'autofocus c'est montré très correct : rapide et assez précis malgré un jeu de lumières permanent. Les images du X-T1 bloqué à 6 400 ISO (mode RAW) sont vraiment impressionnantes, avec encore beaucoup de détails et un bruit peu gênant. Une belle performance.

Fujifilm X-T1 exemple 6
Fujifilm X-T1 exemple 7
Fujifilm X-T1 exemple 8
Fujifilm X-T1 exemple 9
Fujifilm X-T1 exemple 10
Fujifilm X-T1 exemple 11

Petite balade dans les rues du centre de Paris avec le X-T1 et le 18-55 mm f/2,8-4 OIS. Les berges de la Seine invitent aux panoramiques. Le X-T1 est doté d'un mode rafale qui permet d’enchaîner les vues afin de créer une image finale par assemblage. Facile à utiliser, ses résultats sont plutôt concluants.

Fujifilm X-T1 exemple 12
Fujifilm X-T1 exemple 14
Fujifilm X-T1 exemple 15
Fujifilm X-T1 exemple 16

Le X-T1 propose différents filtres créatifs. Ici, nous avons essayé le filtre miniature sur une scène rapprochée (l'effet miniature requiert généralement une vue de haut pour bien fonctionner). L'effet sur les cadenas du pont est sympathique.

Fujifilm X-T1 exemple 17

Sans filtre passe-bas qui atténue les plus fins détails, nous pouvions craindre la présence de moirage sur certains clichés. Il n'en est rien et le nouveau filtre coloré différent de la matrice de Bayer fonctionne bien. Pas la moindre trace de moirage sur le filet de protection sur l'église.

Fujifilm X-T1 exemple 18
Fujifilm X-T1 exemple 20
Fujifilm X-T1 exemple 19

Licence Creative Commons Test Fujifilm X-T1 de Labracherie Renaud est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à /.

Verdict

Fujifilm X-T1 test review recommandé

En quelques années (le X-Pro1 fut annoncé il y a tout juste deux ans, en janvier 2012...), Fujifilm a su construire un système modulaire APS-C vraiment impressionnant et désormais mature avec un X-T1 remarquablement équilibré.

Il y a bien sûr le style rétro, désormais "accroché" aux marques comme Olympus et Fujfilm. Avec un look vintage qui nous ramène dans les années 1970-1980, les appareils Fujfilm sont immédiatement identifiables. De plus, avec le X-T1, Fujifilm introduit la finition tout temps qui permet de sortir son boîtier dans pratiquement toutes les conditions climatiques. Un bon point donc. Avec le X-T1, le photographe revient aux fondamentaux : vitesse, ouverture et sensibilité. À quelques exceptions, ces 3 paramètres sont directement accessibles sur le boîtier. Vous disposez également de nombreuses touches personnalisables et le menu Q (Quick) se révèle très agréable à utiliser. Seul le menu classique est trop linéaire pour être efficace. Le viseur électronique est... électronique, avec tous les désagréments qu'on lui connaît par rapport à la visée optique (dynamique moindre, petite latence...), mais également tous les avantages (nombreuses informations, gain ajustable...). Il faut toutefois admettre que dans la catégorie électronique, c'est l'un des meilleurs viseurs que nous ayons testés.

Avec la reconduction du capteur X-Trans II déjà exploité dans le X100S et le X-E2, Fujifilm ne prend pas de risque et s'assure une qualité d'image (photo) au meilleur niveau : le bruit électronique est parfaitement géré jusqu'à 6 400 ISO et le rendu des détails est excellent. Un petit regret ? Oui, nous aurions aimé que la marque propose un nouveau capteur plus pixelisé tout en conservant un excellent niveau de gestion de bruit électronique.

La gamme optique est loin d'être complète, mais la marque a su se démarquer en proposant une série de focales fixes certes chères, mais lumineuses, avant les zooms plus classiques. Avec l'arrivée d'optiques résistantes aux intempéries, le système X-Premium gagne en polyvalence.

La maturité ne signifie pas que tous les défauts ont disparu. L'autofocus est un problème récurrent dans la gamme X-Premium de Fujifilm et si le X-T1 améliore la réactivité pour la mise au point, le boîtier reste en deçà des meilleurs Micro 4/3 ou des reflex experts, notamment en ce qui concerne le suivi de sujet. On regrette également que la mise sous tension requière plus d'une seconde. La cadence rafale à 8 ips est intéressante, mais l'autofocus est encore à la peine à ce rythme. La mise sous tension est également encore un peu lente par rapport à un reflex. Bref, sur la réactivité globale de l'appareil, il reste encore un peu de travail pour se mettre au niveau des meilleurs Micro 4/3 ou des meilleurs reflex experts.

Au final, le X-T1 est un appareil plaisant, doué pour la photo (un peu moins pour la vidéo) et remarquablement bien conçu. Il reçoit logiquement un recommandé.

Face à la concurrence

| | | | Olympus E-M1 test review |

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Olympus OM-D EM-1. En 2013, nous avons été gâtés au niveau des compacts à objectifs interchangeables avec les excellents Panasonic GX7, Sony A7/A7R et naturellement l'Olympus OM-D E-M1.

Rolls-Royce du format Micro 4/3, l'E-M1 présente quelques avantages sur le X-T1, à commencer par la réactivité de l'autofocus à la fois sur des sujets fixes ou en mouvement. Le modèle Olympus dispose d'un écran LCD tactile très agréable à utiliser. La stabilisation mécanique fonctionne avec toutes les optiques et le parc est nettement plus développé (environ 40 modèles). L'obturateur mécanique est plus rapide (1/8000 s) et le mode rafale grimpe à 10 ips, mais attention : en suivi AF, il redescend à 6 ips.

De son côté, le X-T1 tout de même bien moins cher, propose un viseur électronique, un peu plus vaste, mais pas fondamentalement meilleur et surtout un capteur APS-C redoutable dans les hautes sensibilités ISO. Le parc d'optiques et plus petit, mais il est de qualité avec d'intéressantes focales fixes lumineuses. Les deux boîtiers proposent un écran LCD orientable, une connexion Wi-Fi pour le pilotage à distance sans fil et une finition tout temps.

| | | | Sony A7 test review |

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Sony A7. Le A7 est le premier compact à objectif interchangeable doté d'un capteur 24x36 à 24 Mpx. Il est actuellement vendu à un prix avoisinant les 1 300 € boîtier nu, ce qui en fait un concurrent direct du X-T1 sur le plan tarifaire.

Le A7 se distingue naturellement par son capteur 24x36, à la fois plus grand et mieux défini (24 contre 16 Mpx). Un format qui permet de réutiliser d'anciennes optiques avec les nombreuses bagues disponibles. Si au niveau de la gestion du bruit électronique, le X-T1 est légèrement supérieur, le Sony permet de retravailler plus sereinement les images avec beaucoup d'information. Le Sony A7 est également bien meilleur que le X-T1 en mode vidéo, offrant pléthore de réglages et une qualité d'image supérieure. Il intègre de plus un obturateur au 1/8000 s avec un 1er rideau électronique, mais il reste toutefois plus bruyant que le X-T1. Au niveau de la réactivité, les deux boîtiers jouent au coude à coude.

Le Fujifilm X-T1 présente une finition contre les intempéries et un capteur certes plus petit, mais remarquable d'efficacité dans les hautes sensibilités (il grimpe jusqu'à 51 200 ISO en JPEG contre 25 600 ISO pour le A7). Le mode rafale est également en faveur du X-T1, qui atteint une cadence de 8 ips avec suivi autofocus, même si celui-ci n'est pas fiable dans toutes les conditions. Le viseur électronique du X-T1 est un peu plus large, mais utilise la même dalle Oled que le Sony A7.

| | | | Nikon D7100 test review |

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Nikon D7100. Proposé à 1 150 € l'année dernière, le D7100 se négocie actuellement à moins de 1 000 €.

Le reflex Nikon est équipé d'un capteur APS-C de 24 Mpx sans filtre passe-bas. Comme tout bon reflex qui se respecte, il dispose d'un viseur optique lumineux et parfaitement fluide. Il est toutefois plus petit que le viseur électronique du X-T1 (les deux sont 100 %) avec un grossissement de 0,63x contre 0,77x en équivalent 24x36. Le D7100 prend l'avantage sur le X-T1 en matière de réactivité, avec une mise sous tension très rapide et un autofocus plus performant en plein jour et en basse lumière ; il est également plus efficace pour le suivi d'un sujet en déplacement. L'obturateur du reflex est capable de photographier au 1/8000 s et le D7100 dispose de deux compartiments pour cartes mémoire. Le D7100 dispose de plus d'un parc d'optiques très important avec pas moins de 200 objectifs disponibles en monture F. En outre, la batterie du D7100 lui permet d'enregistrer un peu moins de 1 000 vues contre à peine 250-300 vues pour le X-T1. Le reflex dispose également d'un flash intégré, toujours pratique pour déboucher un contrejour ou éclairer une scène délicate.

Le X-T1 est plus petit et plus léger que le reflex Nikon (de même pour les optiques) et sera donc moins encombrant. Son viseur, certes électronique, est plus large et affiche de nombreuses informations. En visée sur écran, le X-T1 se montre nettement plus rapide que le D7100 et même en vidéo, l'autofocus est plus réactif sur le petit compact. Toutefois, le mode vidéo est en faveur du reflex au niveau de la qualité et des possibilités de réglages (sortie casque). Concernant la qualité des images, le X-T1 produit des images JPEG remarquables qui rivalisent voire dépassent les images 24 Mpx du reflex Nikon. Le X-T1 dispose d'une belle ergonomie avec de nombreuses molettes et un écran LCD inclinable. De surcroît, le compact de Fujifilm intègre une puce Wi-Fi qui autorise le partage rapide des images ou le pilotage à distance sans fil, ainsi qu'une fiche synchro flash.

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Canon 70D. Le reflex Canon est lui aussi moins cher que le X-T1 à moins de 1 000 €.

Le 70D dispose naturellement d'un viseur optique avec un prisme en toit à la fois fluide et lumineux. Il ne couvre que 98 % du champ et son grossissement est de 0,64x en équivalent 24x36. Son obturateur mécanique grimpe au 1/8000 s, et il propose un flash intégré et un écran LCD monté sur rotule et tactile. Tout comme le reflex Nikon, le 70D se montre globalement plus réactif, que ce soit pour la mise sous tension ou pour l'autofocus en visée optique. Le suivi AF est également plus performant, mais le mode rafale un peu moins performant que sur le X-T1. Côté vidéo, le 70D est largement devant avec de nombreux formats d'enregistrement et la possibilité de modifier les réglages de prise de vue pendant la captation. La batterie permet de déclencher environ 1 000 fois par cycle de charge, ce qui est très confortable par rapport à l'autonomie du X-T1. Le parc optique est très large avec pas moins de 200 modèles EF et EF-S.

Le X-T1 de Fujifilm offre quant à lui d'un viseur électronique plus large et une ergonomie plus poussée, avec de nombreuses commandes personnalisables. Le boîtier est plus petit et plus léger (440 g contre 755 g pour le reflex), tout comme les optiques en monture X. Concernant la qualité des images (photo), le X-T1 est un cran au-dessus du rendu du reflex Canon en gestion du bruit électronique. L'absence de filtre passe-bas permet également une restitution plus fine des détails. Les deux boîtiers intègrent une connexion Wi-Fi pour transférer les images et un pilotage distant sans fil.

+
  • Qualité de la gestion du bruit électronique jusqu'à 6400 ISO.
  • Pas moins de 7 modes personnalisables.
  • Bonne ergonomie générale : nombreuses molettes.
  • Finition tout temps du boîtier.
  • Large viseur électronique, bonne fluidité même en basse lumière.
  • Stigmomètre électronique pour faciliter la mise au point manuelle.
  • Mode rafale à 8 ips intéressant pour le sport.
  • Le meilleur autofocus de la gamme X-Premium de Fujifilm.
  • Compartiment carte accessible sur un côté de l'appareil. Compatibilité avec les cartes UHS-Class 2 (rapides).
  • Écran LCD orientable et de qualité.
  • Présence d'une prise synchro flash.
  • Parc optique de qualité (mais peu conséquent : 8 optiques).
  • Poignée d'alimentation (en option) pour doubler l'autonomie.
  • Connexion Wi-Fi pour un pilotage distant sans fil.
  • Support des nouvelles cartes mémoire UHS-Class II.
  • Autonomie de la batterie trop courte (possibilité d'adapter une poignée d'alimentation).
  • Autofocus encore en retrait par rapport aux reflex et aux Micro 4/3.
  • Obturateur au 1/4000 s seulement. Pas d'obturation 100% électronique pour un mode silencieux.
  • Qualité décevant des vidéos : moirage et aliasing important. Ouverture et obturation fixées pendant l'enregistrement vidéo.
  • Pas de stabilisation électronique en mode vidéo. Enregistrement uniquement en NTSC (60 / 30 i/s).
  • Pas de sortie casque pour contrôler le niveau d'enregistrement sonore en vidéo.
  • Prise mini-jack 2,5 mm pour le micro (3,5 mm est plus standard).
  • Pas de flash intégré et modèle livré en standard imposant et fragile.
  • Écran LCD non tactile.
  • Interface graphique des menus un peu vieillote.
  • Peu d'optiques antiruissellement.
  • Un seul emplacement mémoire.
  • Niveau électronique sur un seul axe.
  • Pas de recharge de la batterie par le port micro USB.
  • Trappe pour carte mémoire parfois difficile à manipuler.
  • Format RAW (RAF) propriétaire.
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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