Capteur23.6mm x 15.6mm (APS-C) X-Trans CMOS - 16.3 million pixels
MontureFUJIFILM X
Optique livrée16-50 mm f/3,5-5,6 OIS
Stabilisationoptique
Antipoussièreoui (Ultra Sonic Vibration)
Viseurnon
Écran3 pouces - 920 000 points
Mise au pointTTL contrast AF - 49 zones
Modes autofocusManual Focus / Area AF / Multi AF / Continuous AF / Tracking AF
Mesures d'expositionTTL 256-zone
Modes d'expositionÉvaluatif - Spot - Moyenne à prépondérance centrale
Vitesse d'obturation30 sec. - 1/4000 sec;- Bulb : 60 minutes
Motorisation5,6 images par seconde
Sensibilité ISO100 - 25600 ISO
MémoireSD - SDHC - SDXC
AlimentationNP-W126 Li-ion
ConnexionUSB 2 - HDMI (type C) - télécommande
Dimensions116.9mm x 66.5mm x 39.0mm
Poids330 grammes
LogicielsViewer - Raw File converter, etc.
Dans la boîteBatterie - Chargeur - Sangle - Capuchons - CD - Manuel

Caractéristiques

Présentation

Fujifilm lance un nouveau boîtier à objectifs interchangeables dans la catégorie X-Premium à objectifs interchangeables : le X-M1. Positionné en entrée de gamme, le X-M1 dispose d'un capteur APS-C 16 Mpx X-Trans, d'un écran inclinable et d'une connexion Wi-Fi.

Fujifilm X-M1

La série X-Premium de Fujfilm se démarque à la fois par design rétro plutôt réussi et un capteur APS-C X-Trans (16 Mpx jusqu'à maintenant) délivrant une qualité d'image exceptionnelle avec à la fois une superbe modulation dans les tonalités et un traitement du bruit électronique hors pair qui permet de photographier sans la moindre hésitation jusqu'à 6400 ISO. L'arrivée d'un modèle plus entrée de gamme pouvait laisser craindre un capteur au rabais. Il n'en est rien et le nouveau-né dispose bel et bien du même capteur que ses aînés. Nous n'avons pas pu essayer le X-M1, mais nous pouvons déjà présumer que la qualité des images sera peu ou prou la même. Le capteur dispose d'une matrice colorée baptisée X-Trans qui permet de se passer de filtre passe-bas. La précision et le rendu des fins détails sont alors extrêmes, le capteur pouvant s'exprimer pleinement.

Fujifilm joue là encore les valeurs sûres avec un look rétro hérité des X100S, X-E1 et qui a su trouver son public. Le X-M1 reprend donc une base commune avec un gainage granité, des molettes imposantes et un galbe familier. Le nouveau venu est toutefois plus petit et plus léger que les précédents modèles avec des différences significatives avec le X-Pro1 beaucoup plus massif et imposant.

Fujifilm X-M1

Pour autant, l'ergonomie du X-M1 n'est pas la même que les deux frères ainés. Exit la molette pour la correction d'exposition, exit le barillet pour la vitesse d'obturation. Ces deux réglages, que l'on qualifiera d'expert, laissent place à des commandes plus grand public : une molette pour le choix du mode d'exposition (P,S,A,M, modes scène...) et une molette de réglage classique pour modifier les valeurs d'une option. Sur le dessus vous trouverez le déclencheur serti d'une bague pour la mise sous tension, mais également une commande Wi-Fi / Fn personnalisable.

Au dos de l'appareil, vous trouverez une commande pour l'éjection du flash escamotable (NG 7 à 200 ISO) ainsi qu'une seconde molette de réglage. Sa position (plaqué verticalement contre l'appareil) est assez inhabituelle et demandera sans doute une petite gymnastique des doigts. À voir et à tester sur le terrain.

Grande première, une commande pour la vidéo est également disponible directement sur le boîtier. Vous n'avez donc plus à fouiner dans les entrailles du menu de motorisation pour lancer l'enregistrement vidéo. Enfin ! Pour l'occasion, le X-M1 propose même un mode HDTV 1080 à 30 vps (.MOV, H.264), alors que les autres boîtiers à objectifs interchangeables restent «scotchés» à 24 vps. Ce mode est également disponible en 720p. Vous retrouverez également la commande Q qui permet d'activer un menu d'accès rapide aux principales options de prise de vue.

Fujifilm X-M1

Le dos recèle également un bel écran LCD de 7,6 cm capable d'afficher 921 000 points. Sur ce point, le nouveau X-M1 pourtant plus petit dispose d'un avantage sur les X-E1 et X-Pro1 : un écran inclinable. En outre, sa définition de 921 000 points est également largement supérieure à celle du X-E1 qui n'affiche que 460 000 points. Une augmentation de définition bienvenue puisque c'est le seul moyen de cadrer avec le X-M1 qui ne dispose ni de viseur électronique ni de viseur hybride optique / électronique. La griffe flash ne supporte pas non plus de viseurs électroniques auxiliaires. Notez qu'il s'agit ici d'un LCD classique et non une dalle RVBB (sous pixel blanc supplémentaire pour un contraste plus important) comme sur le X-Pro1. S'il est inclinable vers le haut et vers le bas, il n'est malheureusement pas tactile. Dommage, car les possibilités tactiles sont souvent appréciées pour déterminer rapidement la zone de mise au point, naviguer dans les images ou entrer un mot de passe pour accéder à un réseau Wi-Fi.

De ce côté, c'est également très classique avec de l'USB 2, une sortie HDMI au format C ainsi qu'une prise pour une télécommande. Le X-M1 propose toutefois une connexion Wi-Fi. Voici donc une autre bonne nouvelle. Toutefois, il faut relativiser. S'il est possible de transférer ses images vers un smartphone ou une tablette iOS ou Android via une application spécifique, il n'est pas possible de piloter l'appareil à distance avec un retour visuel. Apparemment, il ne serait pas possible de se connecter directement à un réseau pour transférer ses images vers un réseau social ou un stockage en ligne.

Côté AF, Fujifilm annonce les mêmes performances que le X-E1. Rappelons que la gamme X-Pro1, X-E1 et maintenant X-M1 dispose d'une technologie de mise au point par détection de contraste. Nous espérions que le nouveau intègre des pixels dédiés à la détection par corrélation de phase comme le X100S ou le X20. Il n'en est rien. Le mode rafale atteint 5,3 vps sur 30 vues en JPeg et 10 vues en Raw+ JPeg avec une carte Class 10. Le X-M1 est compatible avec les cartes UHS-I.

Test terrain jour 1

Photographe, vidéographe, journaliste et formateur, David Lefevre a passé quelques jours de l'été avec le dernier compact à objectifs interchangeables de Fujifilm, le X-M1. L'occasion de découvrir le potentiel de l'appareil sur le terrain comme tout à chacun. De retour, il s'est livré à une interview en règle afin de nous faire partager ses impressions sur ce troisième compact à objectifs interchangeables équipé d'un capteur APS-C 16 Mpx X-Trans. ****** Focus Numérique : Tu utilises quel matériel habituellement ?

**** David Lefevre : Cela dépend de l'usage que je dois faire de mon appareil : pour les commandes clients je travaille régulièrement avec des réflex Nikon (un D700 notamment que je n'ai toujours pas remplacé), mais j'ai pris goût au Fuji X100. Il est devenu mon appareil photo fétiche même s’il est loin d'être parfait. Je tourne régulièrement aussi des petites productions audiovisuelles avec des Lumix GH que je trouve performants et polyvalents. Enfin, pour certains sujets photographiques plus personnels je travaille encore en argentique.

Fujifilm X-M1 exemple 1
Le X-M1 est un appareil discret qu'il est facile d'emporter partout avec soi.

Focus Numérique : Pourquoi avoir choisi de partir avec le X-M1, le dernier né de Fujifilm pour tes vacances ?

David Lefevre : Je voulais vraiment partir avec du matériel léger et compact sans négliger la qualité d'image. Le X-M1 de Fuji me semblait répondre à cette demande, notamment grâce a ses modes automatiques et son écran monté sur charnière. Il a un côté « amateur-débutant » qui convient à la photographie de vacances et au tout-venant. En fait cette année j'ai pris le parti de partir léger par rapport à mon dernier voyage (test Nikon D800e) et comme je restais simplement en France je ne souhaitais pas m'encombrer. J'avais simplement avec moi le Fuji, mon téléphone ( un HTC One S avec lequel j'ai fait la moitié de mes photos de vacances) et ...un Sigma Dp2 pour des prises de vues plus posées. ****** Focus Numérique : Quelles optiques avais-tu ? Apprécies-tu le parc optique Fujifilm x ? Manque-t-il, selon toi, des modèles ?

David Lefevre : J'étais équipé du kit de base qui compte le XF 16-50mm f/3,5-5,6 OIS et j'ai emporté en plus le Fujinon 35mm f/1,4. Clairement les optiques Fujinon sont excellentes et le zoom de base est certainement le meilleur zoom de kit qui existe sur le marché actuellement. Sa construction est plutôt moyenne (baïonnette en plastique, pas d'interrupteur pour la stabilisation, luminosité quelconque...), mais ses performances optiques sont de tout premier ordre ! Le parc optique commence à s'étoffer et on trouve des objectifs intéressants, mais je trouve qu'il manque encore des objectifs plus ambitieux, plus lumineux. Un équivalent 35mm f/1,4, même s’il est annoncé, manque encore à l'appel, il n'y a pas de zoom équivalent au 70-200mm avec une ouverture constante de f/2,8 non plus ce qui manque franchement sur des reportages événementiels ou des photos de concert. Des efforts sont réalisés et la marque développe son parc petit à petit, mais ce n'est pas encore ça. En revanche, et cela prouve qu'ils vont dans le bon sens je salue l'arrivée du 27 mm f/2,8. Une optique pancake lumineuse équivalente à la visée humaine, voilà qui en ravira beaucoup ! Je n'ai malheureusement pas pu la tester pour l'instant.

Fujifilm X-M1 exemple 3
Le 50mm ( équivalent 24x36) permet de jouer aisément avec le bokeh.
Fujifilm X-M1 exemple 7
Le zoom de base,polyvalent, délivre une qualité d'image très acceptable pour le paysage.

Focus Numérique : Qu'as-tu pensé de la prise en mains ?

David Lefevre : Globalement le X-M1 est bien fini, l'écran monté sur charnière est agréable et l'ensemble tient bien en mains. Le léger bossage de la poignée permet de s'assurer une tenue correcte et l'ergonomie des boutons paraît bien pensée. Il est judicieux que Fuji ait repensé l'agencement de ses boutons : tout se passe désormais à droite et l'appareil peut se régler d'une seule main. L'ancienne molette de pouces (que j'ai toujours trouvé désagréable) est désormais placée sur le dessus du boîtier, encastré à la verticale et son maniement est finalement aisé. Malheureusement...il manque une touche de blocage de l'exposition AEL ce qui m'a gêné pendant des prises de vues dans des lieux sombres ou la nuit.

Pour finir sur ce point de la prise en mains, si je trouve le design très réussi pour un boîtier de cette catégorie, j'ai l'impression que la finition est un peu en deçà de ce que pourrait attendre un utilisateur de la série X-Premium. Les plastiques se rayent et marquent facilement et la légèreté de l'ensemble n'est finalement pas très rassurante. Un point qu'il convient de surveiller.

Fujifilm X-M1 exemple 14
La prise en main est agréable mais la finition est un peu en retrait: un point à surveiller si vous baroudez avec votre appareil.

Focus Numérique : Nous avons longtemps critiqué les menus des appareils Fujifilm. Qu'en est-il avec le X-M1 ?

David Lefevre : Il y a encore des efforts à faire de ce côté-là. L'agencement est plus logique que lors de la sortie des premiers appareils de la série X et heureusement qu'il y a une touche d'accès à un menu rapide (Q menu). En revanche je suis dubitatif sur l’intérêt de mettre autant d'options sur la molette des modes de prises de vues. Certaines abréviations sont incompréhensibles pour un utilisateur lambda : Sr+, Adv, Sp : comment savoir à quoi cela correspond ? Il y a en plus certaines redondances entre les modes scènes et les modes paysage, portrait sport etc.... Sur des appareils de cette catégorie, il apparaît évident qu'il faut des modes tout automatiques et surtout quelques filtres amusants avec lesquels je suis le premier à jouer, mais là, l'ordonnancement est alambiqué. Sur ce plan, je trouve le couple concurrent Olympus-Panasonic mieux armé, leurs modes IA est redoutable d'efficacité et il est très facile d'avoir accès aux filtres. ****** Focus Numérique : Le X-M1 n'a pas de viseur à l’œil (optique, électronique) et il ne dispose d'aucune possibilité pour en fixer en option. Est-ce rédhibitoire pour toi ?

David Lefevre : C'est un point sensible que nous avons déjà évoqué ensemble, et tu connais mon point de vue sur le sujet : dans ma pratique et dans mon acte photographique j'ai souvent recours au viseur, car amener l'appareil photo à mon œil est pour moi un geste plus naturel que de le tenir à bout de bras. En revanche le X-M1 est doté d'un écran monté sur charnière qui permet une visée poitrine, ce qui le rapproche de la tenue des anciens 6x6 Rolleiflex par exemple. Il aurait été intéressant de laisser au choix de l'utilisateur d'ajouter ou non un viseur optionnel, mais Fuji n'en a pas prévu pour le moment. Cependant, au vu du public visée, je ne crois pas que cela soit un élément de sélection déterminant. L'implémentation du tactile aurait certainement été un choix qui aurait rendu l'usage de l'écran orientable encore plus agréable...ce n'est pas le cas malheureusement.

Fujifilm X-M1 exemple 2
Un capteur APS-C permet de jouer avec les faibles zones de netteté.

Focus Numérique : Justement cet écran, est-il plaisant à utiliser ? Regrettes-tu qu'il ne soit pas tactile ?

David Lefevre : Donc non, l'écran n'est pas tactile, mais finalement je m'en accommode. Heureusement celui-ci est monté sur charnière et peu s'orienter pour faciliter certaines prises de vue. Pour la qualité, la visée est confortable, précise et le rendu des couleurs relativement juste même si les images paraissent plus flatteuse sur l'écran de l'appareil que sur l'écran d'ordinateur. La fonction plein soleil (qui ajoute un surcroît de luminosité intense) est bien utile aussi.

Focus Numérique : Est ce que l'ensemble t'a semblé réactif /intuitif ?

David Lefevre : Oui le petit dernier de Fujifilm est plus réactif que ses grands frères. La mise sous tension n'est pas un problème et même l'enregistrement des images Raw + Jpeg passe assez bien... L'autofocus est véloce en pleine lumière et il accroche facilement sa cible. Cependant dès que la lumière vient à manquer, il devient très difficile de faire le point. L'idéal étant sur les sujets statiques de passer au Focus Peaking. Les bords du sujet sont alors surlignés d'une lueur blanche qui indique la zone de netteté. Je trouve que l'autofocus continu a encore de gros progrès à faire. J'ai tenté quelques prises de vues de surfeurs au bord de l'eau, mais il m'a fallu systématiquement anticiper chaque action...la détection de contraste a encore du mal sur les scènes de mouvements rapides et il n'intègre pas un système hybride de corrélation de phase. On reste dans une très bonne moyenne globale, mais les performances des hybrides µ4/3 sont au-dessus.

Fujifilm X-M1 exemple 8
L'autofocus continue n'est pas performant mais en anticipant un peu on peut arriver au résultat escompté. Notez qu'il n'existe pas encore un zoom pro de type 70-200mm f/2.8 pour ce genre de prises de vues.

Focus Numérique : Le boîtier est- il réellement silencieux ?

David Lefevre : Le X-M1 est équipé uniquement d'un obturateur mécanique ce qui a pour effet positif de diminuer le temps de pose au 1/4000e, mais pas de supprimer le bruit de l'obturation. Il y a bien un mode « silence » qui permet de couper tous les « bips » des touches et l'assistance lumineuse d'autofocus, mais le bruit de l'obturation se fait toujours entendre...néanmoins, c'est un bruit à relativiser Si il n'est pas particulièrement agréable, il n'est pas du tout bruyant. Et puis...c'est un point de vue personnel, mais excepté en photo animalière ou lors de certains concerts je n'aime pas cette idée de se cacher pour prendre une photo. La discrétion absolue ne colle pas avec mon approche photographique, pourquoi ne pas assumer son acte?

Fujifilm X-M1 exemple 10
Pas d'obturateur électronique mais un mode carré et un viseur de poitrine, cela ne vous rappelle rien ?

Focus Numérique : Que penses- tu de la qualité des images ?

David Lefevre : Ne tournons pas autour du pot, elle est tout simplement sensationnelle. Fujifilm délivre la meilleure qualité d'image avec un capteur APS-C. Les modulations de couleurs et de textures sont superbement et délicatement rendues, quant à la gestion du bruit de 100 à 3200 ISO il n'y a quasiment aucune différence entre les images ! Plus on monte en sensibilité plus une légère granulation apparaît, mais elle est tellement fine et douce que l'on ne se pose plus de question. Même à 6400 ISO je suis stupéfait de la qualité, la granulation devient à peine plus prononcée dans les ombres. En poussant à 12800 ISO il est largement possible d'imprimer encore un A4 correct ! Tout juste observe-t-on une baisse dans la dynamique d'exposition et de couleur et c'est vraiment à 25600 ISO que l'image est dégradée. En fait, sur un reportage classique, il suffit de se positionner en mode ISO automatique, de choisir son temps d'obturation minimum et de laisser gérer le boîtier. Point important, tout ce que je viens d'écrire concerne uniquement les JPeg ! Je crois que Fuji est la seule marque à délivrer d'aussi beau JPeg directement. Je n'ai pas encore pu m'occuper des Raw de cet appareil, mais Lightroom ne les prend pas encore en charge et j'ai fait une croix sur leur Sylkipix maison depuis longtemps, car je le trouve peu intuitif.

Fujifilm X-M1 exemple 5
Dommage que l'autofocus ait patiné car l'image est vraiment propre pour la sensibilité.
Fujifilm X-M1 exemple 6
Rendu des couleurs et des textures sont au rendez-vous même à 6400iso. Notez que nous sommes aux limites de la stabilisation.
Fujifilm X-M1 exemple 11
Le zoom de base n'est pas sensible au flare.

Focus Numérique : As-tu essayé les modes comme le HDR, les filtres artistiques, panoramique par balayage ?

David Lefevre : J'ai essayé les filtres artistiques et bien que les rendus soient un peu caricaturaux j'en aime bien certains, notamment l'effet jouet, l'effet miniature et la surimpression. Pour le panoramique par balayage, je ne l'ai pas testé sur le XM-1, mais ayant déjà utilisé ceux des X-Pro1, X-E1 et X100, je n'ai pas de doute à son sujet, il doit être efficace . Quant au HDR, étant donné qu'il est très difficile d'obtenir un beau rendu qui ne ressemble pas à un HDR, je les créer uniquement manuellement.

Fujifilm X-M1 exemple 12
Le mode miniature est l'un de mes préférés. Il est un peu caricatural mais fonctionne bien.
Fujifilm X-M1 exemple 13
La surimpression est une réminiscence de l'époque argentique et offre toujours de quoi s'amuser.

Focus Numérique : As-tu utilisé le mode vidéo ?

David Lefevre : Oui j'ai réalisé rapidement quelques tests. Pour le tout-venant cela peut convenir, mais je trouve la qualité du son médiocre, il m’apparaît comme étouffé. La mise au point est lente et en la passant en manuelle il n'est pas possible de bénéficier du si précieux Focus Peaking. En intérieur, l'image fourmille rapidement et elle manque un peu de piquée. Ceci dit, pour des séquences souvenirs cela suffira amplement. Focus Numérique : Et le flash ?

David Lefevre : J'ai réalisé quelques prises de vues au flash en intérieur pour dynamiser une séance photo que je faisais d'un groupe de musique en répétition (La Tierce Mineure), l'équilibre chromatique me semble fonctionner et sa puissance est acceptable. Notez qu'il est très utile de pouvoir le diriger vers le plafond !

Fujifilm X-M1 exemple 4
En dirigeant le flash vers le plafond et en passant en vitesse lente il est possible de réaliser quelques effets créatifs.

Focus Numérique : Penses-tu que l’autonomie soit suffisante ?

David Lefevre : Elle est correcte sans plus, j'ai réalisé entre 300 et 400 clichés par charge....

Focus Numérique : Et au final alors : Wi-Fi ou pas Wi-Fi ?

David Lefevre : Je m'interroge depuis longtemps sur le devenir de la photo et en novembre 2011 j'avais écrit sur ce que l'on pourrait appeler les smart reflex, ou la photo connectée. Cependant il y a encore un fossé qui sépare la prospective de la réalité, excepté peut-être du côté de Samsung. En ce qui concerne l'implémentation du Wi-Fi sur le X-M1 elle n'est à mon sens pas suffisamment aboutie. Il n'est pour l'instant possible que de télécharger une photo de l'appareil vers son smartphone, puis de la publier sur un réseau social. Les fonctions de télécommande à distance manquent cruellement sans parler du téléchargement d'application. Focus Numérique : le mot de la fin ?

David Lefevre : Si un amateur débutant ou d'un niveau intermédiaire privilégie avant tout la qualité d'image, le X-M1 est immanquablement fait pour lui. Cet appareil est équipé du meilleur capteur APS-C du moment et dans les hautes sensibilités il rivalise même avec les meilleurs Full-Frame du marché ! Le parc optique, déjà bien fourni, tend non seulement à se développer, mais en plus les objectifs sont particulièrement qualitatifs. Le X-M1 ne dispose pas de tous les raffinements technologiques derniers cris (écran tactile, GPS, viseur...), mais ravira sans aucun doute les amateurs de belles images. Donc oui, je recommande le Fuji X-M1.

Gestion du bruit électronique

Le nouveau X-M1 est équipé du même capteur que le X-Pro1 ou le X-E1 : capteur APS-C de 16 Mpx et la dernière puce de traitement des données EX-R II (la même que celle du X100S). Le compact à objectifs interchangeables est capable de monter jusqu'à 6400 ISO avec une sensibilité nominale de 200 ISO. Il est possible d'étendre cette sensibilité de 100 à 25600 ISO. La qualité d'image devrait être très proche voire identique à celle de du X-Pro1 et du X-E1 et donc plus que satisfaisante : pas de soucis jusqu'à 6400 ISO.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Fujifilm X-M1 est positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RAF).

Le bruit est totalement imperceptible jusqu'à 800 ISO et reste très modéré jusqu'à 3200 ISO. Dès 6400 ISO il commence à apparaître, mais il est dans l'ensemble bien corrigé. On observe une légère granulation non colorée avec peu de lissage. Au-delà le bruit devient de plus en plus prononcé. À 12 800 ISO, le lissage commence à faire des dégâts, mais cette sensibilité pourra tout de même s'utiliser en cas de besoin. À 25 600 ISO le bruit est très prononcé, l'image extrêmement lissée et devient inexploitable. Résultat des courses sans surprise : pas de soucis jusqu'à 6400 ISO et un 12 800 ISO exploitable de temps en temps.

pixumPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Nous comparons maintenant l'appareil avec le X-Pro1. Les résultats sont, comme prévu, relativement similaires même si le X-Pro1 performe plus à 12 800 et 25 600 ISO.

Même chose avec le X-E1 sauf que dans ce cas c'est le X-M1 qui propose de meilleurs résultats à 12 800 et 25 600 ISO.

Comparons pour finir le X-M1 avec le E-P5 d'Olympus. Les résultats sont sans appel, le Fuji fait mieux que l'Olympus. À ce niveau de définition, la taille des pixel doit commencer à jouer dans la balance et sur ce point, le X-M1 a de l'avantage.

Exemples de photos

Fujifilm X-M1 exemple 1
Fujifilm X-M1 exemple 2
Fujifilm X-M1 exemple 3
Fujifilm X-M1 exemple 4
Fujifilm X-M1 exemple 5
Fujifilm X-M1 exemple 6
Fujifilm X-M1 exemple 7
Fujifilm X-M1 exemple 8
Fujifilm X-M1 exemple 10
Fujifilm X-M1 exemple 11
Fujifilm X-M1 exemple 12
Fujifilm X-M1 exemple 13
Fujifilm X-M1 exemple 14
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Fujifilm X-M1
Il n'y a actuellement aucune offre.
Contenus sponsorisés