Capteur- X Trans II CMOS de format 23,6 x 15,6mm (APS-C) avec filtres de couleurs primaires
Monture-Monture X Fujifilm
Optique livrée- 18-55 mm f/2,8-4
Stabilisation- Oui Assurée par les objectifs de type OIS
Antipoussière- Oui
Viseur-Viseur couleur OLED de 0.5'' (1,27cm), d'env. 2 360 000 points
Écran-3,0 pouces, proportion 3:2, env. 1,040 K points, écran LCD couleur (couverture env. 100%)
Mise au point- Zone (EVF/LCD : 49 zones avec 7x7) / Multi
Modes autofocus- AF Hybride intelligent (AF contraste TTL, AF détection de phase TTL), Assistant lumineux d'AF disponible
Mesures d'exposition- Mesure TTL sur 256 zones, Multi / Centre / Moyenne
Modes d'exposition- Programme AE / AE avec priorité à la vitesse / AD avec priorité à l'ouverture AE / Exposition manuelle
Vitesse d'obturation- 30 sec. à 1/4000 sec. Bulb (max. 60 min.)
Motorisation-
Sensibilité ISO- 100 - 25600 ISO
Mémoire- SD / SDHC / SDXC (UHS-I)
Alimentation- Li-ion NP-W126
Connexion- USB 2.0- HDMI (type C)
Dimensions- 129 x 74,9 x 37,2mm
Poids- Environ 300g
Logiciels-
Dans la boîte- Batterie Chargeur Courroie Bouchon de boîtier Clips en métal pour courroie Couverture de protection Outil de montage des clips

Caractéristiques

Au premier coup d'oeil, pas facile de différencier un X-E1 d'un tout nouveau X-E2 tant la conception ergonomie semble similaire. Pourtant, le X-E2 est une belle évolution du précédent modèle avec notamment un tout nouveau capteur Cmos X-Trans.

Enfin tout nouveau, pas vraiment, puisqu'il s'agit d'un modèle équivalent à celui qui officie déjà dans le X100S. Pas de révolution en soit donc, mais les utilisateurs apprécieront l'arrivée d'un module autofocus à corrélation de phase à l'aide de 100 000 pixels dédiés.

Le X-E2 se dote également du nouveau processeur de traitement des données, le EXR Processor II, ce qui permet au boîtier de bénéficier d'un autofocus hybride par détection de contraste et corrélation de phase.

Le nouveau processeur permet également au boîtier d'avaler des rafales à 7 vps et exploite la technologie LMO (Lens Modulation Optimizer) qui permet de réduire les effets de la diffraction.

Au dos, l'écran LCD fait désormais 7,6 cm et affiche 1040 000 points pour des images plus précises.

Parmi les nouveautés, nous pointerons également l'arrivée du Wi-Fi, la possibilité de corriger l'exposition sur +/-3 IL (contre +/-2 IL sur le précédent modèle) et le mode vidéo qui désormais enregistre en HDTV 1080 à 60 vps.

Prise en main

À première vue peu de différences séparent le X-E1 de son successeur, pourtant le X-E2 évolue savamment et offre quelques améliorations bien vues qui facilitent son utilisation au quotidien.

De face rien de ne change et le design épuré reste de mise. Le sélecteur de mise au point reste au même endroit que précédemment, en bas à droite, et l'utilisateur a le choix entre trois positions: mise au point manuelle, autofocus simple ou continu. À l'opposé, un bouton poussoir permet de dégager la monture de l'objectif. Notons que sur un tel boîtier et avec un look aussi rétro, un second bouton faisant office de testeur de profondeur de champ n'aurait pas été incongru.

Fujifilm X-e2 test review

Le châssis en alliage de magnésium se révèle à la fois léger et résistant. Si d'aucuns jugeaient le X-E1 un peu trop plastique, le revêtement n'évolue pas, mais ne se montre pas fragile. Nous sommes loin d'une construction toute métallique à l'ancienne, mais globalement la finition est d'un excellent niveau. Idem pour le skaï qui entoure le corps de l'appareil. Peu agréable au toucher (il fait très plastique) il ne souffre pas de la sudation du photographe après plusieurs heures de reportage. C'est surtout au niveau de la tenue en main que le bât blesse. Le léger renflement permet une préhension efficace sur les premiers instants ou avec une focale fixe, mais équipé d'un zoom et au bout de plusieurs heures les doigts se fatiguent un peu sur les arrêtes saillantes du boîtier. Comme sur le X-E1 une poignée (environ 150 euros) HG-XE1 est également disponible et vient se fixer sur la semelle du boîtier. La préhension est améliorée, mais celle-ci bloque l'accès au compartiment carte/batterie. De la même façon on regrette que cette nouvelle mouture ne soit pas officiellement protégée contre les intempéries...reste que pour l'avoir utilisé sous la pluie sans avoir pris de précautions particulières le boîtier n'a pas bronché. Fujifilm X-E2 test review vue de face sans objectif

Les changements sont plus importants sur le dessus du boîtier. Comme à l'accoutumée vous trouverez un flash pop-up et une griffe porte accessoire (compatible flash TTL). Elle permet d'utiliser le flash EF-20 (NG 20 à 100 ISO, 2 piles AA, environ 75 euros) ou EF-42 (NG 42 à 100 ISO, couverture 24-105 mm, 4 piles AA, environ 200 euros). Un flash griffé X (EF-X20) est également disponible (NG 20 à 100 ISO, 200 euros environ). Sur le sélecteur de vitesse l'espace entre les incréments de temps de pose et la position A (pour Aperture) a été augmenté de sorte qu'une fois calée sur cette dernière la position ne bouge pas accidentellement. Même remarque pour le correcteur d'exposition. Non seulement le verrouillage est plus ferme, mais il est possible d'évoluer maintenant sur +/- 3IL contre 2 auparavant. Chacune des deux molettes ne dispose pas de bouton de verrouillage, à la mode ces derniers temps, mais leur fermeté empêche un décalage accidentel. Enfin, sous la touche Fn de personnalisation de fonctions l'inscription Wi-Fi fait son apparition...signe d'un pas vers le monde connecté. Nous verrons un peu plus loin son intérêt et ses limites.

Fujifilm X-E2 test review vue de face dessus

L'arrière de l'appareil évolue aussi pour offrir un tableau de commande remanié. Pas de grands changements, mais une nouvelle touche de fonction Fn2 prend place en bas à droite de l'appareil. La touche Q pour un accès rapide au Quick Menu remplace la touche View Mode et se place à gauche de la molette de navigation de pouce. Le lock d'exposition et de mise au point est désormais scindé en deux touches distinctes. L'expérience de navigation s'en trouve amélioré même si un petit temps d'adaptation est nécessaire. On reste surpris que Fuji n'ait pas reporté la molette de pouce à la verticale comme sur le X-M1 ce qui aurait donné une continuité ergonomique à la série. De la même façon alors que le X-M1 se dote d'un déclencheur vidéo séparé, l'activation de la fonction vidéo sur le X-E2 ( laquelle évolue vers une intéressante définition HDTV 1080p 60vps) reste fastidieuse: il faut passer par le menu Drive puis sélectionner le mode vidéo puis appuyer sur le déclencheur pour lancer la captation.

Fujifilm X-E2 test review vue de dos

Le confort de visée fait un bon en avant. Le viseur est désormais pourvu d'une définition de 2,36 millions de points. L'image est plus précise. En intérieur sur des sujets mobiles une légère rémanence se fait sentir. Sa dynamique est globalement bonne, mais n'égale toujours pas le confort d'une visée optique en plein soleil puisque son rendu est trop contrasté. L'écran LCD arrière voit lui aussi sa définition passer de 460 000 points à 1,04 millions de points ce qui accroit nettement le confort de visée. Dommage que le X-E2 ne bénéficie pas de l'écran monté sur charnière du X-M1. Le tactile reste aux abonnés absents. Fujifilm X-E2 test review connexions

L'interface graphique du menu n'évolue pas ce qui rend la navigation un peu rébarbative. Un coup de jeune serait le bien venu. La connectique est agrémentée d'une prise micro mini-jack en plus des ports mini HDMI et mini USB. La trappe d'accès semble fragile.

Globalement la finition du X-E2 est d'un très bon niveau et le boîtier se révèle particulièrement agréable à l'usage. Son design lui confère un charme suranné indémodable sans pour autant tomber dans l'exagération à la mode néo-rétro vu ces derniers temps. Le boîtier est équilibré, bien conçu et c'est à des petits détails comme ceux évoqués sur la molette des vitesses que l'amateur se sentira écouté par le constructeur. Reste quelques loups qu'il faudra améliorer: l'interface graphique est vieillotte, il n'y a toujours pas de déclencheur vidéo séparé et la molette de pouce ainsi que certaines touches du trèfle de navigation reste inusitées.

Logiciels

Pour développer ses images, Fujifilm livre avec son X-E2 Raw File Converter, produit par Sylkipix. Longtemps les images Fujifilm ne pouvaient être dématricées que par le logiciel maison, mais il est aujourd'hui possible de travailler sans soucis avec Lightroom par exemple.

Raw File Converter s'apparente comme deux gouttes d'eau à Sylkipix c'est-à-dire que l'interface est austère, que le panneau de commande est à gauche de l'image et qu'il est possible de faire apparaitre des fenêtres de travail en fonction de l'outil demandé.

Les outils de retouches sont nombreux

L'interface, quoique simple manque clairement de sex appeal et n'a pas évolué depuis les précédentes moutures. Si les options de réglages sont nombreuses, l'ensemble manque d'ergonomie et il est assez pénible de naviguer dans le logiciel. Notons en revanche qu'il est fourni gratuitement avec l'appareil et que bons nombres de constructeurs devraient s'inspirer de ce modèle (n'est-ce pas camarades Nikonistes ?). Globalement Raw File Converter fait le job, vous pourrez travailler sur vos raw et étalonner vos images via les outils de retouches classiques: contraste, saturation, balance des blancs ou exposition par exemple, mais non seulement il manque une option de retouche locale, mais en plus vous ne pourrez cataloguer vos images.

Vous pouvez rapidement vous faire envahir par les fenêtres de réglages.

Les rendus proposés par le logiciel sont assez satisfaisants. Vous pouvez appeler des réglages de l'appareil et les outils de retouches sont conséquents.

Le rendu de Raw File Converter est satisfaisant, mais dommage que la retouche locale soit absente

La gestion du bruit n'est pas aussi fine qu'avec Lightroom ou DXO, mais il est possible de bien nettoyer l'image. Le bruit chromatique surtout est plus apparent et un peu plus grossier, mais il est possible d'équilibrer netteté et lissage avec précision. Notez que le Fui X-E2 est un des rares appareils photo sur lequel le rendu Raw n'est pas systématiquement supérieur au rendu JPEG délivré directement par le boitier. À vous de voir donc si le temps passé à développer votre image est nécessaire d'autant plus que Raw File Converter ne s'illustre pas par sa rapidité: le logiciel mouline toujours quelques secondes avant d'afficher le rendu.

D'autres options de développement permettent de se créer un fichier personnalisé, mais attention à la lenteur du traitement

Antipoussière, stabilisation

Poussières

Le Fujifilm X-E2 est équipé d'un système de nettoyage du capteur par vibrations ultrasoniques. Ce système de vibrations permet de décoller les particules accrochées et les poussières. Il est possible dans le menu de paramétrer son action: à la demande, au démarrage ou lors de l'extinction du boitier. Nous avons utilisé le Fujifilm X-E2 pendant plusieurs jours dans des environnements différents. Le système ne nous a pas totalement convaincus puisqu'en observant à 100% sur écran nos images nous avons décelé quelques tâches résiduelles sur le capteur: ciel blanc à 55mm f/20, 1/60s

Fujifilm X-E2 test review poussières

Stabilisation optique

Fujifilm a choisi de ne pas stabiliser son capteur X-Trans II, mais de passer par une stabilisation optique OIS disponible selon l'objectif utilisé.Toutes les optiques du parc n'en sont pas pourvues. Notre optique de test, le Fujinon XF 18-55mm f/2,8-4 en étant équipée, nous avons décidé de la passer au laboratoire et les résultats sont très bons. Sur 80% des déclenchements il est possible de gagner 3 IL, le delta étant acceptable. Idem si on pousse la stabilisation à des valeurs plus extrêmes avec un gain de 4 IL valable 60% du temps. Au-delà les résultats sont plus caducs, mais vous avez au moins une chance sur dix d'obtenir une photo nette avec un temps de pose d'une demi-seconde, un joli score.

Fujifilm X-E2 test review stabilisation optique Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur une mire de précision à différents temps de pose afin de déterminer à quelle vitesse la stabilisation décroche.

Flash

Le Fujifilm X-E2 est équipé d'un flash manuel pop-up extractif doté d'un nombre guide d'environ 7 (en mètre et à 200ISO). Le flash permet d'éclairer une scène très sombre ou de déboucher un contre-jour. La charnière souple du flash pop-up permet, en la maintenant avec le doigt, de l'orienter vers le plafond. Un moyen intéressant d'éviter l'effet "tarte à la crème" souvent peu esthétique sur les sujets proches. La Mesure d'exposition est TTL (série de pré-éclairs pour ajuster l'exposition) et s'adapte automatiquement à la scène photographiée.

En mode Flash Forcé l'exposition TTL éclaire le premier plan et évite de rendre rouge les yeux de Morgane. Le rendu est assez froid et le vignetage important.

En ajustant manuellement l'exposition de -1IL et jouant sur la sensibilité on arrive a obtenir un rendu plus homogène entre le premier et le second plan. Noté que le flash peu puissant n'éclairera pas correctement un sujet situé à plus de 2mètres.

Il est possible d'ajuster l'exposition en jouant sur le correcteur d'exposition sur +/- 2IL. Une lampe permet de minimiser les effets yeux rouges et la synchronisation est réalisable sur le premier ou le second rideau ainsi qu'en synchro lente.

En jouant sur la synchro lente, ici 1/8s vous pouvez figer un mouvement tout en gardant l'effet de ce mouvement. Pour que les trainées apparaissent derrière le sujet, il aurait fallu passer en synchro sur le second rideau.

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, nous changeons légèrement le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Fujifilm X-E2 est positionné en mode A avec une valeur de 100 ISO. L'objectif (18-55 mm f/2,8-4) est fermé à f/5,6 et positionné pour un équivalent 50 mm en 24x36. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RAF).

Les JPeg

Il est d'abord important de souligner que ce nouvel hybride de chez Fujifilm a une capacité de montée ISO plutôt impressionnante. En JPeg, la plage va de 100 à 25 600 et de 200 à 6400 en RAW.

Pour le test de montée ISO, ce petit boitier a été équipé d'un objectif 18-55 f/ 2,8-4. Notre scène est éclairée à 200 lux et est exposée automatiquement. Les scènes sont correctement exposées à toutes les sensibilités.

Tout comme son prédécesseur, le Fujifilm X-E1, les différences de piqué sont extrêmement ténues entre 100 et 400 ISO. À partir de 800, on observe l'apparition d'un très léger bruit, qui en soi n'est visible que lors d'un zoom à 100% de l'image. Entre 800 et 3200 ISO, un léger grain très discret fait son apparition, mais la qualité de l'image et de ses détails reste impressionnante.

Les détails commencent à être lissés à partir de 6400 ISO et c'est d'ailleurs précisément à cette sensibilité que l'appareil ne permet plus de shooter en RAW. Les sensibilités supérieures sont-elles juste des extrapolations logicielles de cette dernière sensibilité ? Nous pouvons le penser. Globalement à 6400 ISO, les images sont encore exploitables, ce qui est déjà remarquable pour un capteur APS-C. A cette sensibilité ISO, Fujifilm avec son X-E2 domine la concurrence. En poussant un peu plus la sensibilité, les images se dégradent, mais là encore, le capteur X-Trans couplé au processeur fait des merveilles et surclasse aisément les autres modèles APS-C.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez également comparer les résultats du X-E2 avec les images du X-E1 ou celles du Sony Nex-6 ou de l'Olympus Pen E-P5.

Exemples de photos

Nous avons pu tester deux exemplaires du Fuji X-E2 en conditions réelles, l'un à la campagne, l'autre au bord de la mer...étonnamment les ressentis ne sont pas tout à fait similaires. Renaud Labracherie

La première scène pour notre E-X2 est assez compliquée avec des écarts importants de luminosité entre le soleil qui vient frapper la feuille et l'ombre dense de l'arbre. Le centre est surexposé et on perd des détails sur le fichier JPeg. Toutefois, on retrouvera des informations en retouchant les niveaux avec un logiciel de dématriçage.

Fujifilm X-E2 exemple 1

Autre scène délicate avec un contre-jour. Nous sommes équipés du 18-50 mm f/2,8-4. Avec un soleil frontal, il est difficile de ne pas avoir de flare, mais globalement, notre X-E2 s'en sort plutôt bien, même si on note des images parasites sur l'ensemble de l'image.

Fujifilm X-E2 exemple 2

Nous montons un peu dans les tours avec une photo en fin de journée d'hiver. La luminosité est faible et le boîtier monte à 6400 ISO. Comme d'habitude, le capteur Fuji s'en sort vraiment bien avec un bon rendu des couleurs et un moutonnement très léger.

Fujifilm X-E2 exemple 3

Vue grand-angle du château de La Clayette (71). Avec une exposition matricielle, la photo est un peu sous-exposée. Vous avez la possibilité d'afficher un histogramme d'exposition à la prise de vue pour contrôler plus facilement l'exposition de vos clichés.

Fujifilm X-E2 exemple 5

La encore avec une mesure matricielle, le sujet principal (la statue de cheval) est sous-exposé. Vous noterez également quelques franges violettes en bordure sur la statue. Les capteurs n'aiment généralement pas trop les contrastes trop violents.Sur les deux photos suivantes, vous noterez un rendu des verts très dense et parfois peu naturel.

Fujifilm X-E2 exemple 6
Fujifilm X-E2 exemple 7

En intérieur, le X-E2 fait des merveilles avec une excellente gestion du bruit électronique qui permet de photographier sans apport de lumière supplémentaire. Le niveau de détail sur la peau est assez impressionnant.

Fujifilm X-E2 exemple 8
Fujifilm X-E2 exemple 9
Fujifilm X-E2 exemple 10

Nous avons également eu la possibilité de tester le nouveau 23 mm f/1,4 de Fujifilm. Avec une telle ouverture, il est vraiment agréable de jouer avec la profondeur de champ. Sur les différents essais, nous n'avons pas été satisfaits du piqué pour toutes les images, certains clichés, à f/1,4 notamment, étant particulièrement mous. Un problème sur notre exemplaire ? Difficile à dire avant de pouvoir tester un second modèle.

Fujifilm X-E2 exemple 11
Fujifilm X-E2 exemple 12

David Lefevre

Bien que la vitesse d'autofocus ait été améliorée, le mode AF-C marque encore le pas en terme de suivi du sujet par rapport aux plus véloces COI comme l'Olympus OMD.

Fujifilm X-E2 exemple 13
Fujifilm X-E2 exemple 14
L'un des principaux points forts du capteur X-Trans II est sa gestion de l'exposition et sa capacité à encaisser une large plage de lumière. Les ombres sont denses mais le rendu dans le ciel est agréable, idem pour la lumière. Le piqué sur la peau est très satisfaisant.
Fujifilm X-E2 exemple 15
La gestion des styles d'image, comme ici l'ASTIA permet un rendu des couleurs à la fois neutre et doux. Les contrastes sont moins durs.
Fujifilm X-E2 exemple 16
Le capteur a su encaisser un contre-jour violent et saisir la douce lumière rasante de fin de journée. Les tonalités d'orées sont bien rendues, les flares maîtrisés et le piqué sur les bords reste élevé.
Fujifilm X-E2 exemple 17
L'objectif testé, le Fujinon 18-55 f/2.8-4 permet, à la pleine ouverture de jouer sur la profondeur de champs. Notez qu'en dépit de la pleine ouverture le piqué reste élevé sur les bords.
Fujifilm X-E2 exemple 18
Le capteur X-Trans II délivre une grande richesse de ton dans les verts et bleu. On constate un léger flou sur le rendu de la falaise au second plan...est-ce dû à une erreur d'autofocus ?
Fujifilm X-E2 exemple 19
En raison de la faible lumière ambiante, il a fallu grimper à 6400 ISO pour obtenir une vitesse d'obturation minimale d'1/30s. On remarque que si la granulation a lissé les plus fins détails (poils de barbe), l'image reste totalement exploitable: même la maille du pull reste fidèlement retranscrite.
Fujifilm X-E2 exemple 20
Sur des valeurs moins extrêmes la gestion des hautes sensibilités offre un rendu des couleurs fidèles et sans dérive chromatique. La granulation est presque invisible et l'image n'est pas entachée d'aplat coloré.
Fujifilm X-E2 exemple 21
A 1000ISO le rendu des textures et des fins détails est excellent, le capteur est aidé en cela par le très bon objectif du kit Fujinon 18-55 f/2.8-4
Fujifilm X-E2 exemple 22
Retour dans les hautes sphères à 6400ISO. Si le bruit de chrominance est quasiment absent, celui de luminance lisse un peu trop les fins détails. Reste que l'image garde globalement une très bonne tenue. Notez aussi que le rendu de la lumière artificielle est assez juste.
Fujifilm X-E2 exemple 23
Correctement exposé, le rendu d'image là encore à 6400ISO est exceptionnel. Nulle trace de bruit chromatique et la granulation est particulièrement discrète. Une prouesse que seuls les appareils équipés d'un capteur plein format réussissent à égaler.
Fujifilm X-E2 exemple 24
Oûtre sa capacité à monter dans les hautes sensibilités sans broncher, l'autre grande force du capteur X-Trans II est sa gestion des couleurs. Le soleil vient de se coucher et nous entrons dans l'heure électrique. Le ciel est plein de nuance et les ombres ne vont pas tarder à envahir les détails du paysage, mais pour le moment le X-E2 réussit à capturer les derniers instants de lumière naturelle sans difficulté au 1/20s grâce au stabilisateur intégré à l'objectif.
Fujifilm X-E2 exemple 25
Au lieu d'utiliser le flash intégré de l'appareil, j'ai préféré allumer la torche LED de mon téléphone portable pour mieux contrôler le faisceau lumineux. Notez qu'à 5000ISO le bruit reste toujours aussi discret et n'empêche pas la lecture de l'image.

Licence Creative Commons Test Fujifilm X-E2 de Lefevre / Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Verdict

Les boîtiers photo Fujifilm ont une âme et le X-E2 ne déroge pas à la règle. Son style anguleux, son viseur déporté rappellent les télémétriques d'antan et il dégage un charme suranné indéniable dès la prise en main. Cependant le X-E2 ce n'est pas uniquement "vintage" : son capteur X-Trans II est tout ce qu'il y a de plus moderne, à tel point que je le considère comme le meilleur capteur APS-C du marché. Sa gestion des hautes sensibilités le rend exploitable en reportage de presse à 6400 ISO et son rendu des couleurs est particulièrement agréable, surtout avec la simulation de film ASTIA.

Le confort de visée sur écran est amélioré, passant à 2,36 Mpx sur 7,6 cm ; la correction d'exposition s'étend sur +/- 3IL, la rafale passe à 7 ips, le Wi-Fi est implémenté, le mode vidéo évolue à 60p et enfin une prise microphone est intégrée. En outre, le X-E2 gagne en réactivité. Si ses performances ne sont pas réellement améliorées au niveau de l'autofocus, le boîtier est globalement plus prompt à réagir et son AF est plus accrocheur : on ne fait pas de photos plus rapidement, mais on en rate un peu moins !

Malheureusement les imperfections du boîtier pourront faire grincer quelques dents. Déjà, comme évoqué précédemment, l'autofocus n'est pas aussi véloce que ne le laissent penser les chiffres du marketing : les 8 centièmes de seconde annoncés concernent davantage sa latence au déclenchement que sa capacité à faire le point. Par ailleurs, il est dommage que le module Wi-Fi ne serve qu'à transférer ses images et non pas à télécommander le boîtier à distance. Et enfin, nous pointons encore du doigt le manque d'intuitivité de la navigation dans les menus.

Reste que le XE-2 est un excellent appareil photo, capable de satisfaire l'amateur dans de nombreuses situations. Il reçoit donc un recommandé en guise d'encouragements, mais il serait bon que Fuji corrige ses quelques faiblesses sur la prochaine mouture.

Face à la concurrence

| | | | Panasonic GX7 test review |

Il n'y a actuellement aucune offre.

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Panasonic Lumix GX-7.Le GX-7 est un des hybrides les plus complets du marché et s'enorgueillit d'un raffinement technologique élevé. Ses instruments de visée (viseur inclinable de 2.7 millions de points et écran tactile) en font un outil idéal en photo de rue, terrain de chasse du Fuji X-E2. Le GX-7 intègre lui aussi le Wi-Fi, mais sur le X-E2 il est possible de piloter l'appareil à distance. Face au look torturé du GX-7, le XE-2 fait figure d'éphèbe.

Si les deux boîtiers arborent un look néo-rétro, le XE-2 garde pour lui la primeur du style et de l'épure. En revanche le GX-7 est beaucoup plus complet au niveau des touches de personnalisation : jusqu'à 9 programmables — mais sont-elles toutes utiles ?

Dernier point sur lequel le GX-7 prend largement l'avantage face au XE-2 : la réactivité de l'autofocus. Touchez l'écran du bout du doigt et la photo est instantanément prise. Outre le fait que le Fuji ne dispose pas du tactile, l'AF pompe encore légèrement en basse lumière avant d'accrocher son sujet. Le capteur Xtrans II du XE-2 garde l'avantage sur le capteur 4/3 tant au niveau de la gestion des hautes sensibilités que de la dynamique, mais le petit capteur du GX7 ressert l'écart lorsque les conditions sont optimales.

Enfin, si sur le papier le mode vidéo des deux appareils fait jeu égal avec un mode HDTV 1080p 60 ips, le Panasonic garde l'avantage d'un rendu d'image plus fluide et plus fouillé.

| | | | Olympus OM-D EM-5 test review |

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Olympus OMD-EM-5 Olympus ayant décidé de laisser au catalogue son OMD EM-5, c'est à lui qu'incombe la lourde tâche de contrecarrer le Fuji XE-2. Les deux boîtiers se parent d'un style rétro agréable et d'un viseur électronique. L'Olympus possède en plus un écran orientable et tactile, mais le Fuji propose une ergonomie mieux étudiée et une navigation plus agréable dans les menus.

L'E-M5 dispose d'une finition tout temps intéressante et d'un mode rafale à 9 ips (sans suivi autofocus). On appréciera également la possibilité d'ajouter une poignée d'alimentation pour étendre l'autonomie et améliorer la prise en main.

Le Fuji le surclasse toutefois largement l'Olympus sur le plan de la qualité des images. Son capteur APS-C X Trans II permet de mieux gérer les profondeurs de champ et, surtout, sa gestion des hautes sensibilités est exemplaire. L'EM-5 n'est pas ridicule, mais les détails sont beaucoup plus rapidement grignotés.

Par contre, l'EM-5 reprend l'avantage au niveau de l'autofocus. L'Olympus est plus véloce et répond presque instantanément, alors que le Fuji laisse plus facilement apparaître quelques hésitations.

Enfin le mode vidéo du Fuji reste supérieur, avec une cadence plus élevée et la possibilité de brancher un micro stéréo.

+
  • Traitement des hautes sensibilités jusqu'à 6400 ISO 
  • Large plage dynamique
  • Rendu des couleurs
  • Simulation de film réussie, notamment l'Astia
  • Intégration de filtres artistiques
  • Qualité de l'écran en hausse
  • Viseur confortable
  • Ergonomie simple et agréable
  • Look rétro réussi
  • Potentiel des fichiers RAW
  • Menu rapide Q efficace
  • Zoom de base 18-55mm f/2.8-4 performant
  • Wi-Fi permettant de transférer ses images vers son smartphone
  • Traitement LMO pour contrer la diffraction
  • Assistance de mise au point manuelle : peaking et stigmomètre digital
  • Parc optique intéressant
  • Viseur en basse lumière manquant encore de fluidité
  • L'autofocus pourrait être plus réactif
  • Pas de construction tout temps
  • Pas de commande directe pour l'enregistrement
  • Écran non orientable et non tactile
  • Pas de GPS, d'USB 3 ni de prise casque
  • Wi-Fi ne permettant pas de commander le boîtier à distance
  • Balance des blancs, sous-éclairage tungstène perfectible
  • Mode vidéo pas encore optimal
  • Fichier RAW s'arrêtant à 6400 ISO
  • Agencement des menus à revoir
  • Manque des optiques zoom f/2.8 constant
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
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