Capteur- CMOS X-Trans APS-C 16,3 Mpx
Monture- X (Fujifilm)
Optique livrée- selon kit. 18-55 mm f/2,8-4 OIS
Stabilisation- selon les optiques
Antipoussière- oui, intégré au capteur
Viseur- oui, électronique. 2 360 000 points. Oled.
Écran- LCD 7,1 cm, 460 000 points.
Mise au point- TTL par détection de contraste
Modes autofocus- Single AF (par point) / AF Continu / Indicateur de distance MF. Mesure autofocus sur 49 zones.
Mesures d'exposition- Mesure TTL sur 256 zones (multi / centre / moyenne). Correction d'exposition sur +/- 2 IL.
Modes d'exposition- P,S,A et M.
Vitesse d'obturation- 30 à 1/4000 s. Synch flash 1/180 s
Motorisation- jusqu'à 6 vps
Sensibilité ISO- 200 - 6400 ISO ext. à 100 - 25600 ISO
Mémoire- Carte mémoire SD / SDHC / SDXC (UHS-I)
Alimentation- Batterie Li-ion NP-W126 (inclus)
Connexion- USB 2, mini HDMI, mini-jack (micro) 2,5 mm et télécommande
Dimensions- 129 mm x 75 mm x 38 mm
Poids- 350 g sans optique, mais équipé (batterie, carte)
Logiciels- suite Fujifilm (format raw propriétaire)
Dans la boîte- Batterie Li-ion NP-W126 Chargeur de batterie BC-W126 Câble USB Courroie Bouchon d'objectif CD-ROM (Viewer software, RAW File Converter etc.*3) Manuel d'utilisation

Caractéristiques

Fujifilm X-E1 + 18-55 mm f/2,8-4

Petit frère du X-Pro1 (premier compact à objectifs interchangeables de Fujifilm), le X-E1 se différencie avant tout par l'absence de viseur hybride. Le nouveau boîtier ne propose donc qu'un viseur électronique Oled affichant plus de 2 millions de points. En contrepartie, il dispose d'un flash intégré pop-up, absent de la version pro, toujours pratique pour déboucher un contre-jour ou éclairer une scène délicate.

Pour le reste, le X-E1 ressemble beaucoup au vaisseau amiral de la gamme avec le même et excellent capteur CMOS X-Trans de 16 Mpx au format APS-C, même système autofocus par détection de contraste, même mesure d'exposition, même mode rafale, même interface graphique, mêmes connexions, même boîtier aux allures rétro...

Nous noterons toutefois un autre changement : l'écran LCD. Le modèle du X-E1 est à la fois plus petit et moins défini que celui de son grand frère. Il n'offre pas, en outre, de fonctionnalité tactile ou la possibilité de s'incliner vers le haut ou vers le bas.

Sans viseur hybride, le X-E****1 conserve-t-il toujours son charme ? Réponse dans notre test.

Prise en main

Petit frère du X-Pro1, le X-E1 a plus qu'un simple air de famille : la ressemblance est frappante. Le châssis du compact à objectifs interchangeables est réalisé en alliage de magnésium à la fois léger et résistant. Comme le X-Pro1 le revêtement du X-E1 fait, à mon goût, un peu trop plastique, mais reste tout à fait confortable. Le boîtier est équipé d'un petit renflement sur la partie droite pour faciliter la prise en mains. Une poignée (environ 150 euros) HG-XE1 est également disponible et vient se fixer sur la semelle du boîtier. La préhension est améliorée, mais celle-ci bloque l'accès au compartiment carte/batterie. Pour cette nouvelle mouture, nous aurions aimé que Fujifilm propose une finition à l'épreuve des intempéries, comme l'Olympus OM-D EM-5.

X-E1 fujifilmLe capteur APS-C X-Trans 16 Mpx du X-E1.

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez un flash pop-up, une griffe porte accessoire (compatible flash TTL). Elle permet d'utiliser le flash EF-20 (NG 20 à 100 ISO, 2 piles AA, environ 75 euros) ou EF-42 (NG 42 à 100 ISO, couverture 24-105 mm, 4 piles AA, environ 200 euros). Un flash griffé X (EF-X20) est également disponible (NG 20 à 100 ISO, 200 euros environ). une grosse molette pour le réglage de la vitesse d'obturation, une touche personnalisable Fn et un correcteur d'exposition. Pour ce nouveau modèle, Fujifilm n'a malheureusement pas prévu de système de blocage pour la molette de correction d'exposition. Celle-ci, comme sur les X-Pro1 et X100, se décale trop facilement lors de la sortie d'un sac et à la longue, cela devient très énervant. Sur le X-Pro1, seul le barillet pour la vitesse disposait d'un bouton poussoir pour bloquer le mouvement. Celui-ci disparait que le X-E1, mais la molette offre suffisamment de résistance pour ne pas bouger toute seule.
Fujifilm X-E1 test review vue dessus L'arrière du X-E1 est un véritable tableau de bord avec une multitude de commandes et de raccourcis. Cela pour refroidir un peu le béotien, mais le photographe expert sera probablement séduit, même s'il faut une bonne période d'adaptation, la logique des ingénieurs Fujifilm n'étant pas forcément évidente de prime abord. Ainsi, la fonction vidéo est cachée dans le menu de motorisation (Drive) alors qu'une touche rouge, comme chez les autres fabricants, aurait été une solution beaucoup plus simple. Il est possible d'associer la touche Fn à l'enregistrement vidéo, mais il faut ensuite appuyer sur le déclencheur pour démarrer la captation.

Le compact propose pas moins de 7 jeux de réglages personnalisés facilement accessibles via la touche Q : de quoi satisfaire le plus exigeant des photographes. Fujifilm X-E1 test review vue de dos menus

L'interface graphique est, malheureusement, assez classique et mériterait un petit coup de jeune pour faciliter les réglages. Le menu rapide (Q) est par contre réussi avec l'utilisation de la molette cliquable pour modifier rapidement les options de prise de vue.

Le déclenchement du X-E1 est assez bruyant. En effet et contrairement au X100 qui dispose d'un obturateur central assez discret, le COI utilise ici un obturateur plan focal mécanique assez sonore. Dommage que Fujifilm n'est pas réussi à intégrer un obturateur électronique pour rendre le X-E1 totalement silencieux.

Logiciels

Le compact de Fujifilm est livré avec une suite de logiciels pour à la fois gérer ses images (tri, retouches légères, commandes de tirages ou de livres photo...), mais également avec une version spécifique du logiciel de développement de fichiers bruts Silkypix.

fujifilm x100 test review logiciel finepixMyFinePix Studio permet de gérer facilement et rapidement ses images. Le logiciel offre les principales fonctionnalités pour retoucher, recadrer et partager ses images.

Silkypix (Windows et Mac OS X) **** est également livré avec le X-E1 afin d'ouvrir les fichiers bruts propriétaires (il faudra attendre les prochaines mises à jour de Lightroom, Aperture ou Bibble pour que ces logiciels puissent exploiter correctement les fichiers raw). Silkypix n'est pas le logiciel le plus intuitif et le plus simple à utiliser, mais il a le mérite d'être complet et d'être livré en standard. Notez que Adobe Lightroom et Capture One Pro 7 permettent également de développer les fichiers bruts Fujifilm.

fujifilm x100 test review logiciel silkypixSilkypix est un logiciel pour le moins austère, mais relativement complet pour traiter les fichiers bruts du X-E1.

Alimentation, stockage

Fujifilm X-E1 test review autonomie batterie

Le X-E1 est équipé de la même batterie que son grand frère, le X-Pro1. Avec une charge de batterie, nous avons réussi à déclencher plus de 300 fois. C'est largement mieux que le X-Pro1

Tout comme le X100 ou le X-Pro1, le COI possède un mode Quick Start qui empêche l'appareil de s'éteindre. Le réveil est alors plus rapide qu'une mise en route classique, mais l'appareil consomme en permanence de l'énergie réduisant l'autonomie à une petite centaine de clichés. La mise sous tension du X-Pro1 étant par ailleurs assez rapide, nous vous conseillons de ne pas utiliser cette fonctionnalité.

Le chargeur est très classique avec un seul témoin de charge et aucun indicateur du niveau de la batterie.

Stockage

Carte mémoire

Le X-E1 dispose d'un emplacement SD situé dans la semelle de l'appareil avec la batterie. Une fois le boîtier sur trépied, il ne sera donc pas possible de changer de carte. Le lecteur est compatible avec tous les formats de carte SD (XC, HC, UHS-I).

Visée, autofocus

Viseur électronique

Contrairement aux X-Pro1 et X100 qui disposent d'un viseur à la fois optique et électronique (appelé hybride), le X-E1 ne propose qu'un viseur électronique sans doute moins onéreux à fabriquer. Attention, le viseur proposé n'est pas pour autant un modèle au rabais, bien au contraire, puisqu'il s'agit d'une dalle Oled de 2 360 000 points. Bien que nous n'ayons aucune confirmation, il s'agit probablement d'un modèle similaire à ceux présents dans les Sony Alpha 77 ou Nex-7. Aujourd'hui, ces dalles sont ce qui se fait de mieux dans le domaine.

Fujifilm X-E1 test review vue de dos menus

Si la précision est satisfaisante - les pixels sont à peine discernables - la dynamique est en retrait par rapport à un viseur optique et le passage entre deux zones contrastées demande un petit temps d'adaptation à l'appareil pour équilibrer la luminosité. Mais le plus gênant reste le rafraîchissement de l'affichage. Dans de bonnes conditions lumineuses, l'affichage est fluide et agréable, mais dès que la lumière baisse (intérieur, pénombre, soirée) l'affichage devient beaucoup moins agréable : l'affichage «bave» et saccade rendant le suivi d'un sujet en mouvement délicat. Vous noterez également un petit gel de l'image au moment de la mise au point.

Le viseur électronique offre une couverture de champ de 100% et donc un cadrage précis dans la plupart des situations. En outre, il est possible d'afficher de nombreuses informations dans le viseur comme une grille d'aide à la visée, un horizon artificiel, la distance de mise au point, un histogramme d'exposition, le niveau de charge de la batterie, la mesure d'exposition, la correction d'exposition...

Fujifilm X-E1 test information dans le viseur électronique

Du point de vue du rendu, le viseur électronique de Fujifilm est plutôt dans la bonne moyenne avec un Delta E94 moyen de 4, une température des couleurs calée à 650 K et un gamma oscillant autour de 2.

Fujifilm X-E1 test review qualité affichage viseur électroniqueDe gauche à droite : évolution du gamma en fonction de la luminosité, évolution de la température des couleurs en fonction de la luminosité et mesures du Delta E94.

Écran LCD

Après un passage par un écran de 7,5 cm affichant 1 230 000 points (RVBB), le retour à un écran LCD plus classique (7,1 cm, 460 000 points) est notable. L'affichage reste assez précis, mais comme le viseur, il souffre d'un faible rafraîchissement en basse lumière. Sous notre spectrophotomètre, l'écran se comporte assez bien avec un gamma à 2,2 et une température des couleurs linéraire à 6000 K. Seule le rendu des couleurs n'est pas très fidèle (Delta E94 moyen à 5). Les angles de vision sont assez larges, mais comme pratiquement tous les écrans LCD actuels, celui de Fujifilm est encore trop brillant en plein soleil. Heureusement, le X-E1 dispose d'un viseur intégré.

Fujifilm X-E1 test qualité de l'écran LCDDe gauche à droite : évolution du gamma en fonction de la luminosité, évolution de la température des couleurs en fonction de la luminosité.

Mise au point

Le X-E1 dispose naturellement d'un système de mise au point automatique. Il s'agit d'un processus par détection de contraste. Vous disposez de 49 zones AF qu'il est possible de sélectionner en appuyant sur la touche AF. LE compact à objectifs interchangeables propose trois modes autofocus : S(simple), C(continu) et M(manuel). En mode vidéo, le mode Single n'existe pas et l'appareil passe en mode C automatiquement n'autorisant pas la retouche du point manuelle. Le mode M fonctionne parfaitement. En mode AF-S, la retouche du point manuel n'est également fonctionnelle dommage.

La mise au point manuelle est à la fois intéressante et frustrante. Ainsi, le X-E1 propose quelques fonctionnalités pour faciliter la mise au point manuelle en affichant dans le viseur une échelle des distances et un indicateur de profondeur de champ. Il est alors possible de caler "à l'ancienne" la mise au point et l'ouverture afin de maximiser la profondeur de champ et déclencher de manière instantanée (la mise au point automatique reste accessible via la touche AFL en cas de panique). Tout cela est alléchant, mais nous restons un peu frustrer par la mise en œuvre. En effet, la bague de mise au point n'est pas mécanique, mais électrique et commande un petit moteur. La bague tourne donc sans fin et manque un peu de réactivité.

Performances

Comme le X-Pro1, le X-E1 déçoit un peu dans cette partie. Le boîtier n'est pas vraiment lent, mais le manque de réactivité de l'autofocus en basse lumière vient irrémédiablement gâcher le plaisir. Si le X-E1 est un peu plus rapide que le X-Pro1 (premier firmware), il reste en deçà des principaux concurrents actuels comme le Sony Nex-6 ou l'Olympus OM-D EM-5. En basse lumière et même avec la lampe d'assistance, le X-E1 peut tout simplement ne pas faire le point...Dommage, car sur le reste des chronos, le compact à objectifs interchangeables de Fujifilm fait plutôt bonne figure. Nous sommes assez étonnés par le mode rafale à 6 vps qui peine à atteindre, lors de nos tests, 5 vps.

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-I Sandisk Extreme Pro 45 Mo/s, l'une des plus rapides du moment.

thead thead thead thead
action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 2,3 s / médiocre. Le temps de mise sous tension peut tomber à moins d'une seconde en activant la fonction démarrage rapide.
Latence au déclenchement 0,04 s / bien
Mise au point en pleine lumière (1000 lux)(temps nécessaire pour réaliser une photo l'objectif calé à l'infini et une mire située à 1 m) 0,4 s / moyen
Mise au point en basse lumière (3-6 lux)(temps nécessaire pour réaliser une photo l'objectif calé à l'infini et une mire située à 1 m) 0,8 s / médiocre
Temps entre 2 images(JPeg fin) 1,1 s / moyen
Temps entre 2 images (Raw+ JPeg) 1,1 s / moyen
Rafale rapide (JPeg fin) / 4,9 vps Moyen (6 vps annoncées). Sur 20 vues. Pas d'autofocus pendant le mode rafale
Rafale rapide Raw + JPeg fin / 5 vps Moyen (6 vps annoncées). Sur 11 vues. Pas d'autofocus pendant la rafale.

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons utilisé le X-E1 avec l'optique 18-55 mm f/2,8-4 livrée en kit. Nos mesures de MTF sont réalisées avec DxO Analyzer sur les fichiers JPeg.
Fujifilm X-E1 test review résolution optique JPeg

Au centre et à f/5,6, le couple capteur / optique donne d'assez bons résultats avec plus 62,3 paires de lignes par mm (eq. 24x36) pour résolution optique du capteur de 68 paires de ligne par mm (68 lp/mm). C'est un peu moins bon que le X-Pro1 équipé du 35 mm f/1,4, mais il s'agit d'un zoom livré en kit. Le JPeg est assez doux et il sera possible d'accentuer un peu le fichier pour gagner en contraste et en impression de netteté.En «moulinant" un fichier brut dans Lightroom, nous obtenons un excellent score avec DxO Analyser.

Fujifilm X-E1 test review résolution optique Raw conversion

Classiquement, les bords des images sont un peu moins piqués que le centre, mais restent bons et la précision se dégrade à partir de f/11.

fujifilm X-E1 test résolution optique en fonction de l'ouverture

Sur notre scène test, le 18-55 mm se comporte bien et se montre piqué et homogène. En zoomant fortement, on note quelques aberrations chromatiques en bordure d'image que le traitement de Lightroom fait totalement disparaitre. Mais globalement, ces défauts optiques sont peu visibles.

Gauche : raw développé avec Lightroom, droite JPeg brut.

Le développement du ficher raw avec Lightroom permet également de gagner un peu en micro-contraste et délivre des images un peu plus dynamiques.Vous pouvez télécharger le JPeg brut et le fichier Raw développé en pleine définition à f/2,8.

Gestion du bruit électronique

Pour notre traditionnelle montée ISO, nous avons équipé le Fujifilm X-E1 du nouveau 18-55 mm f/2,8-4. Le boîtier est positionné en mode M pour un couple vitesse diaphragme de départ de 1/4 s, f/5,6 avec une sensibilité positionnée à 100 ISO. Les plus hautes sensibilités ISO (12800 / 25600 ISO) et la plus basse (100 ISO) ne sont accessibles qu'en mode JPeg seul. La scène est éclairée sous 200 lux. Comme d'habitude, vous pouvez visualiser les images en pleine définition et télécharger les fichiers bruts (RAF).

Les JPeg

Le compact Fujifilm a une nette tendance à surexposer les clichés d'environ 1/3 voire 2/3 d'IL. Sur notre scène et en mode M, les clichés sont donc très sombres. De 100 à 400 ISO, il est vraiment difficile de noter une différence entre les clichés même à 100% sur écran. À 800 ISO, l'image est encore incroyablement détaillée (très fins ornements sur le billet par exemple), le rendu des couleurs franc et la dynamique excellente. Il faut monter à 1600 et surtout 3200 ISO pour voir les premiers effets du lissage sur les plus fins détails de la scène. Le grain est "élégant", discret et peu coloré. À 6400 ISO, le X-E1 délivre des images vraiment étonnantes avec un bruit certes visible, mais encore très fin et presque agréable. Toute la plage ISO du X-E1 est donc parfaitement exploitable. Du beau travail.

Un cran au-dessus (12800 ISO), le compact ne délivre plus de fichiers bruts. Nous pouvons donc imaginer que cette sensibilité ISO est obtenue par traitement du fichier. Le grain se fait plus présent dans les zones denses et les noirs profonds. La granulation vient diluer les plus fins détails, mais globalement, le cliché conserve une belle tenue pour cette sensibilité ISO. Il faut vraiment atteindre 25 600 ISO pour que le bruit vienne franchement dégrader l'image...et encore. Rares sont les boîtiers APS-C à présenter des images à 25 600 encore exploitables comme le sont celles du X-E1 malgré les «bavures» des couleurs (notamment le jaune et le vert de notre mire).

Au final, le capteur et les algorithmes de Fujifilm sont encore ce qui se fait de mieux dans le segment APS-C. En outre l'optique 18-55 mm f/2,8-4 donne lui aussi d'excellents résultats avec un bon piqué, peu d'aberrations chromatiques et une luminosité supérieure aux traditionnels f/3,5-5,6, ce qui est toujours appréciable.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Vous pouvez également comparer les résultats du Fujifilm X-E1 avec les images de l'Olympus OM-D EM-5 (Micro 4/3) ou le Sony Nex-5N (APS-C).

Exposition, RAW

Comme nous l'avons vu sur notre scène test lors de la montée ISO, le X-E1 a tendance à surexposer les images. Il est possible d'afficher dans le viseur électronique un histogramme d'exposition en permanence et vous pourrez facilement adapter l'exposition avec le correcteur, qui malheureusement, propose des changements sur +/- 2 IL seulement. Nous l'avons déjà signalé, mais ce correcteur d'exposition à la fâcheuse tendance à tourner tout seul, il faut impérativement vérifier la valeur avant de déclencher.

Amélioration de la dynamique

Comme de nombreux modèles Fujifilm depuis les capteurs EXR, le X-E1 dispose d'une option sensée améliorer la dynamique des images en contrepartie d'une augmentation de la sensibilité ISO. Ainsi, la dynamique DR100% opère à 200 ISO, la dynamique DR200% à 400 ISO et le dernier palier DR400% à 800 ISO.

Fujifilm X-E1 test dynamique avec les modes DR100%, 200% et 400% comparaison

Sur l'exemple ci-dessus, vous noterez facilement le gain de dynamique dans les hautes lumières (la zone de texte correspond à un détail à 100 du panneau lumineux). Le gain dans les basses lumières est négligeable. Il faut toutefois pousser le réglage à 400% pour obtenir une quantité de détail importante.

Les fichiers bruts contiennent toutefois beaucoup d'information et un petit tour dans Adobe Lightroom ou Capture One Pro 7 permet de récupérer facilement beaucoup plus d'information dans les hautes lumières comme le montre l'exemple ci-dessous qui oppose un fichier JPeg à 400% et un fichier RAF développé avec Lightroom en réglant uniquement le curseur tons clairs.

Fujifilm X-E1 test review comparaison gain dynamique Raw et JPeg

Mode vidéo

Sur ce point encore, le X-E1 s'inspire du X-Pro et reprend et peu ou pro les avantages et les défauts du COI. Pour Fujifillm, la vidéo n'est clairement pas une priorité : le X-E1 ne dispose pas, par défaut, d'une touche dédiée à l'enregistrement.

Le boîtier enregistre un fichier .MOV et utilise le codec H.264 (AVC, profil High@L4.0 en 1080 et High@L3.0 pour le mode 720p avec une seule image de référence). Le débit est d'environ 12 Mbps en 1080p avec une cadence à 24 vps. Le son est enregistré en stéréo (PCM). Le boitier dispose bien d'une entrée micro, mais pas de sortie casque pour vérifier la captation sonore. Dommage.

Il n'est pas possible de modifier les réglages pendant la prise de vue, le X-E1 gérant automatiquement l'exposition avec la sensibilité ISO. Vous pouvez toujours fixer l'ouverture, la correction d'exposition ou la balance des blancs avant lancer l'enregistrement. Notez qu'il faut passer par le déclencheur pour le filmage, vous ne pourrez donc pas prendre de cliché pendant la captation vidéo.

La qualité d'image n'est gère convaincante : le moiré est très visible sur notre scène de test tout comme l'aliasing. Sur ce plan, la plupart des concurrents font mieux.

Fujifilm X-E1 test review mode vidéo

Olympus OM-D EM-5 test review détail vidéo 1080

Canon EOS 550d 1920x1080 détail
Canon 550D 1920x1080 détail.Panasonic TM700 1920x1080 détail
Panasonic TM700.

Comme en photo, l'autofocus permanent n'est pas des plus véloce. Notez que le X-Pro1 bascule automatiquement en mode AF-C sans possibilité de retouche du point manuelle. La mise au point totalement manuelle reste disponible.

Fujiilm X-E1 autofocus en mode vidéo.

Les vidéos ne sont pas exemptes de rolling shutter (déformation de l'image) comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous.

Fujiilm X-E1 rolling shutter vidéo.

Exemples de photos

Fujifilm X-E1 exemple 1
Fujifilm X-E1 exemple 2
Fujifilm X-E1 exemple 3
Fujifilm X-E1 exemple 4
Fujifilm X-E1 exemple 5
Fujifilm X-E1 exemple 6
Fujifilm X-E1 exemple 8
Fujifilm X-E1 exemple 7
Fujifilm X-E1 exemple 9
Fujifilm X-E1 exemple 10
Fujifilm X-E1 exemple 11

Verdict

Fujifilm X-E1 test review recommandé

Après quelques jours passés avec le Fujifilm X-E1, il est temps de conclure, mais comme pour le X-Pro1 ou le X100, il est difficile d'avoir un avis tranché tant le boîtier apporte autant de plaisir que de déconvenues.

En effet, d'un côté, le compact à objectifs interchangeables délivre sans doute la plus belle qualité d'image pour un capteur APS-C en ce début d'année 2013. La gestion du bruit électronique est pour l'instant sans rival et les optiques X (18-55 mm f/2,8-4 OIS, 35 mm f/1,4, 18 mm f/2, 60 mm f/2,4 Macro et 14 mm f/2,8) sont de belle facture avec des ouvertures qui font rêver. Le boîtier, au look rétro réussi, dispose de nombreux raccourcis que le photographe expert saura apprécier. Les 7 configurations personnalisables, le menu rapide «Q», le correcteur d'exposition, la touche Fn, la molette cliquable arrière sont autant de preuve de l'attachement des ingénieurs de Fujifilm à combler les désirs des amateurs exigeants. Le X-E1 est également, mais cela est subjectif, un boîtier racé et plutôt bien construit.

Si le viseur hybride (optique / électronique) du X-Pro1 disparait, il est parfaitement remplacé par un modèle uniquement électronique à la fois large et précis. En outre, par rapport à son grand frère, le X-E1 dispose d'un flash intégré toujours pratique pour déboucher un contre-jour.

Pour autant, tout n'est pas rose du côté du X-E1 et les principaux reproches faits au X-Pro1 sont malheureusement toujours d'actualité. Ainsi, le correcteur d'exposition a toujours une fâcheuse tendance à se décaler (il n'y a pas de système de blocage), l'autofocus est toujours plus lent que les principaux concurrents et nous attendons avec impatience les premiers essais du X100S qui dispose d'un tout nouveau système. Nous pointerons également au tableau des reproches un affichage peu fluide en basse lumière et un mode vidéo trop basique.

Si la polyvalence est le principal critère pour l'achat de votre boîtier expert, il est alors préférable d'attendre ou d'étudier posément la concurrence . Au final, si vous recherchez avant tout la meilleure qualité d'image, le X-E1 est fait pour vous et vous pardonnerez facilement les quelques faiblesses du boîtier. En cela, le X-E1 de Fujifilm reçoit un recommandé.

Face à la concurrence

| | | | Sony Nex-6 test review | [tab_prix2(,,,701,id_ln,,,)] | Sony Nex-6. Si le Nex-7 vient directement se frotter au Fujifilm X-Pro1, c'est bien au Nex-6 que revient la lourde tâche de contrecarrer les ambitions du X-E1. Le compact à objectifs interchangeables de Sony a quelques arguments convaincants comme un bel écran LCD de 921 000 points orientable (mais pas tactile !), une connexion Wi-Fi pour télécharger de nouveaux programmes pour décupler les possibilités de traitement des images, un mode vidéo complet (HDTV 1080 à 50 vps, son stéréo), un mode rafale à 10 vps (sans suivi autofocus) et un autofocus relativement véloce. Les deux concurrents disposent d'un bon viseur Oled XGA, d'un flash intégré et d'une griffe porte accessoire. De son côté, le X-E1 dispose du meilleur capteur/traitement des images du moment et il devance, d'une courte tête, le CMOS APS-C 16 Mpx Sony. La gamme d'optiques Fujinon X est, malgré le faible nombre de références, de meilleure qualité que le parc optique Sony E, avec des focales fixes lumineuses aguichantes. La prise en mains s'avère également plus plaisante chez Fujifilm avec un menu «Q» efficace.

| | | | Fujifiulm X-Pro1 test review | [tab_prix2(,,,498,id_ln,,,)] | Olympus OM-D EM-5. La confrontation du X-E1 avec le vaisseau amiral d'Olympus est également intéressantes, car l'OM-E EM-5 a de sérieux atouts pour convaincre le photographe à la recherche d'un boîtier expert. Nous commencerons par le design rétro - petit reflex - réussi du EM-5 et la finition tout temps (le 12-50 mm f/3,5-6,3 Macro est également traité contre les intempéries). Le compact Olympus dispose d'un écran Oled inclinable et tactile qui facilite la mise au point. Le système autofocus est sans doute l'un des plus rapides du moment et fonctionne aussi bien en mode photo qu'en mode vidéo. S'il n'est pas aussi complet que le Sony Nex-6, le mode vidéo de l'EM-5 grimpe à 30 vps en HDTV 1080 avec un son stéréo (il faut équiper le boîtier d'un accessoire pour connecter un micro externe). En outre, le parc optique Micro4/3 est le plus riche et le plus intéressant dans le petit monde des compacts à objectifs interchangeables. De son côté, le Fujifilm X-E1 propose une qualité d'image indéniablement supérieure au modèle Olympus avec à la fois une excellente gestion du bruit électronique et la possibilité de jouer plus facilement avec la profondeur de champ. Nous préférons également l'ergonomie du X-E1 (interface physique autant de que graphique) aux choix parfois étonnants du modèle Olympus.

+
  • Excellente gestion du bruit électronique jsuqu'à 6400 ISO
  • Bon zoom 18-55 mm f/2,8 4 OIS livré en kit
  • Bonne qualité de l'écran malgré une définition de seulement 460 000 points
  • Bonne précision du viseur électronique
  • Entrée micro stéréo pour un son de meilleur qualité en vidéo
  • Flash intégré pour déboucher un contre-jour
  • Les simulations de films (Provia, Astia, Velvia) et différents filtres artistique
  • Mode panoramique à main levée efficace
  • Potentiel important des fichiers Raw (compatible avec Lightroom ou Capture One Pro 7)
  • Menu rapide Q bien pensé avec la molette arrière cliquable
  • Design rétro réussi
  • Parc d'optiques Fujinon X remarquables : focales fixes lumineuses
  • Manque de fluidité de la visée en basse lumière
  • Petit gel au moment de la mise au point
  • pas de retouche du point manuelle en mode autofocus. Pas de système de peaking en mode manuel
  • Autofocus peu performant en basse lumière
  • Déclenchement un peu trop bruyant (plus bruyant que le X100)
  • Pas de construction tout temps
  • Mode vidéo en retrait par rapport à la concurrence. Pas de commande directe pour enclencher l'enregistrement
  • Ecran non orientable et non tactile
  • Pas de connection moderne : USB 3, Wi-Fi, GPS. Pas de sortie casque pour le mode vidéo.
  • Affichage du viseur et de l'écran pas assez fluide en basse lumière
  • Pas de système pour bloquer le correcteur d'exposition qui bouge tout seul
  • Parc d'optiques X encore limité
  • Balance des blancs automarique perfectible sous un éclairage tungstène
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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