C'est une femme de 48 ans qui met fin à ses jours par un jour d'été de l'année 1971. Et dont l'œuvre n'a occupé approximativement que les 15 dernières années de sa vie... Diane Arbus n'est pas née avec un appareil photo en bandoulière... C'est une artiste tardive, grave, qui décèle dans l'apparente banalité du monde qui l'entoure l'étrangeté la plus sombre.

Nous sommes dans le New York des années 1920. Les parents de Diane sont issus de l'immigration russe et jouissent d'une aisance bourgeoise grâce aux magasins de fourrure fondés par le grand-père.
Diane (à prononcer à la française), née en mars 1923, est élevée dans ce milieu tout centré sur les affaires commerciales familiales. À l'âge de 14 ans, elle tombe amoureuse de celui qui sera son époux et attendra ses 18 ans, Allan Arbus, salarié du magasin en tant que photographe au service publicité. Il est de 5 ans son aîné et ils visitent ensemble les expositions du Museum of Modern Art (MoMA), en particulier Photography 1839-1937 et la mythique Walker Evans, American Photographs.

Diane et Allan se marient en avril 1941, un mois après l'anniversaire de Diane, pour lequel Allan lui offre un Graflex Speed Grafic (l'appareil de Weegee). C'est avec cet appareil qu'elle acquiert ses premières techniques auprès de Berenice Abbott.

Woman on the street with her eyes closed, 1956.Femme dans la rue les yeux fermés, 1956.

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Nadia Ali Belhadj

Journaliste rédactrice. N'aime rien tant que de faire des interviews de photographes car les trouve gentils. Se fout de la technique comme de sa première pomme. Complètement soumise à Vivian Maier. Ses publications 

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