MontureFE
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale135 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C202,5 mm
Ouverture maximalef/2,8
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,74 m
Nombre de lamelles du diaphragmeNC
Construction14 lentilles en 11 groupes
Éléments spécifiquesNA
Échelle des distancesOui (écran OLED)
Rapport de reproduction0,19 X
MotorisationOui
StabilisationOui
Dimensions120 x 98 mm
Diamètre filtre67 mm
Poids614 g
Pare-soleilOui
Étui soupleNon

Prise en main
Un design novateur et une prise en main résolument moderne

Présentation

Ce nouveau 135 mm reprend tous les codes des objectifs Batis, à savoir un design résolument moderne et épuré, et l'emploi d'un écran Oled en lieu et place du traditionnel indicateur de distance de mise au point. Ce dernier élément fournit bien entendu la distance de mise au point, mais donne également des indications concernant la profondeur de champ (distances du premier et du dernier plan net).

Caractéristiques des objectifs Zeiss Batis, ils disposent d'une motorisation autofocus. La bague de réglage manuel de la mise au point est dépourvue de butée et n'est pas reliée directement au déplacement des lentilles. Elle peut de plus être utilisée avec différents niveaux de précision — c'est la vitesse de rotation qui va définir le degré de précision.

Gros plan sur l'objectif 135 mm de la gamme Batis, de Zeiss, dédiée aux hybrides Sony A7/9.

Sur la balance, comptez un peu plus de 600 g pour une longueur de 12 cm et un diamètre de près de 10 cm. Notons que cet objectif est conçu de manière à résister aux intempéries.

Ce 135 mm reprend une formule optique de type Apo Sonnar conçue pour la première fois en 1930 par le Dr Ludwig Bertele. Il est composé de 14 éléments répartis en 11 groupes. L'ouverture maximale est de f/2,8 et l'ouverture minimale est de f/22. Comme sur le 85 mm, on retrouve l'intégration d'une stabilisation optique qui fera le bonheur des utilisateurs des boîtiers A7 de première génération (dépourvus de système de stabilisation du capteur) et saura être exploitée conjointement à la stabilisation du capteur des appareils de seconde génération.

Prise en main

Ce nouveau 135 mm est dans la droite lignée des précédents Batis. C'est un objectif résolument moderne doté d'une conception innovante et d'un design épuré. Il jouit d'une construction 100 % métal avec une finition noir satiné. Ses lignes sont très douces et l'objectif est au final élégant, sobre et discret. Seule la face manque un peu de finesse avec les inscriptions de rigueur inscrites en blanc sur le pourtour du fût.

Gros plan sur le 135 mm de la gamme Batis Zeiss, qui jouit d'une construction 100 % métal avec une finition noir satinée. Ses lignes sont très douces et l'objectif est au final élégant, sobre et discret.

L'objectif est cependant assez massif et imposant. Comptez plus de 600 g sur la balance, ce qui le rend tout juste bien proportionné au calibre et au poids d'un hybride de type A7/9. Côté mensuration, il affiche 12 cm de long (sans pare-soleil) et près de 10 cm de diamètre.

L'objectif jouit d'une mise au point interne, donc d'une conception à encombrement constant. Cette caractéristique renforce le fait qu'il est armé pour affronter les mauvaises conditions de prises de vue. Il intègre un certain nombre de joints d'étanchéité pour le rendre imperméable à l'entrée de poussière ou d'humidité.

Gros plan sur l'arrière du 135 mm de la gamme Batis Zeiss, qui jouit d'une construction 100 % métal.

L'unique bague de réglage est déroutante. Sa fluidité et sa préhension sont parfaites ! En revanche, on ressent bien qu'il s'agit d'une bague virtuelle : elle ne déplace pas réellement des lentilles à l'intérieur de l'optique, ce sont des moteurs qui s'en chargent. Du coup, la bague n'offre pas de butées pour indiquer la distance de mise au point minimale et l'infini. C'est sa vitesse de rotation qui détermine son niveau de précision. Les informations de mise au point manuelle (distance de mise au point et distance du premier et dernier plan net de l'image) s'affichent désormais le petit petit écran Oled, situé sur le dessus de l'optique.

Photographie de l'objectif 135 mm de la gamme Batis Zeiss monté sur un Sony A7 R.

Sur cet objectif, pas de bague de diaphragme manuelle : dommage.

Tests labo
Excellent


Qu'est-ce que le piqué ?

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à l'autre, d'une focale à l'autre et d'une ouverture à l'autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple. De plus, le piqué va dépendre de la taille et de la définition du capteur de votre appareil. Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.


Nous avons testé l'objectif avec un A7R II, au capteur 24 x 36 mm de 42 Mpx d'une définition de 8 000 x 5 320 px. Chaque pixel mesure donc 4,5 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Testé avec Imatest.

Les performances de cet objectif sont excellentes. Il délivre des images piquées et homogènes dès la plus grande ouverture f/2,8. Le comportement général de l'objectif est dans l'ensemble assez bon si ce n'est un léger et étrange décrochage des 2/3 et des bords extrêmes des images à f/5,6 (décrochage qui ne se ressent que très faiblement visuellement). Le piqué monte à mesure que l'on ferme le diaphragme pour atteindre son appogée aux alentours de f/8 et f/11, ouvertures auxquelles l'objectif procure le meilleur de lui même. Comme prévu passé f/11, la diffraction fait son apparition et commence à faire baisse le piqué général des images. Cependant à f/16, elles restent encore totalement exploitables.

Notre scène test et les zones d'intérêt.

Face à la concurrence

Comparons les performances de ce 135 mm avec celle du récent Sigma Art 135 mm f/1,8 DG HSM, un objectif plus lumineux. Il n'est pas conçu nativement pour fonctionner avec les hybrides Sony A7/9 mais à l'aide d'une bague d'adaptation (Sigma MC-11), il est tout à fait possible de le faire. Notons que cet objectif a été testé avec un Canon EOS 5DsR et son capteur de 50 millions de pixels. Nous n'avons malheureusement pas encore testé le Canon EF 135 mm f/2 L USM et pour l'instant Sony n'a pas de 135 mm à son catalogue.

Sigma 135 mm f/1.8 DG HSM Art

Encore un objectif Sigma recommandé par nos soins ! Eh oui, cela devient une habitude pour la gamme Art. Ce nouveau 135 mm est dans la droite lignée du récent 85 mm : une optique d'exception au comportement parfait et à la qualité d'image redoutable. Pas beaucoup de reproches à lui faire, si ce n'est l'absence de stabilisation optique — une option intéressante sur une telle focale —, une ouverture maximale de f/1,8 — on aurait bien aimé un f/1,4 — et des mensurations imposantes.

Sigma 135 mm f/1,8 DG HSM Art
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Le 135 mm SIgma est une référence en la matière. Il jouit d'un comportement général original et d'une excellente homogénéité et constance. Difficile de juger sur le niveau du piqué compte tenu de la différence de définition entre le capteur d'un D810 (appareil de test avec le Sigma) et l'AR7R II.

Pour du portrait, 85 mm ou 135 mm, c'est une question de gout. Un récent petit sondage met d'ailleurs le 85 mm largement en tête comme focale préférée pour le portrait. Comparons donc les performances de Batis 135 mm f/2,8 à celle de son petit frère le Batis 85 mm f/1,8 (nettement plus lumineux). Depuis le test du 85 mm, nous avons changé de scène test. Nous comparons donc uniquement les performances mesurées à l'aide d'Imatest sur un A7R II.

Pour ce qui est du 85 mm de la même gamme que le 135 mm, force est de constater qu'il est plus piqué, mais moins homogène. N'oublions pas non plus que ce dernier ouvre à f/1,8 alors que le 13  mm se limite à un f/2,8 au maximum.

Notons que si l'on ouvre le débat aux 85 mm il y a beaucoup de choix : Sony 85 mm f/1,4 G Master, Sony FE 85 mm f/1,8[Tests] Sony FE 85 mm f/1,8, SIgma Art 85 mm f/1,4 DG HSM, Canon EF 85 mm f/1,2 L USM, le Canon Ef 85 mm f/1,8 USM, le Tamron SP 85 mm f/1,8 DI VC USD, voir même le Sony FE 90 mm f/2,8 Macro G OSS. Tout cela sans compter les objectifs à mise au point manuelle.

Tests terrain
Bokeh pas assez marqué

La focale


Qu'est-ce que la focale ?

Une focale correspond à un angle de champ — ou angle de vision — couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.


Ce petit téléobjectif est conçu principalement pour le portrait et la nature morte (en studio par exemple). Monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C, il équivaut à un 200 mm.

Le vignetage


Qu'est-ce que le vignetage ?

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie et particulièrement les coins sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.


Le vignetage est bien présent et visible surtout aux plus grandes ouvertures. Il faut fermer à f/8 pour le voir disparaître et qu'il devienne négligeable. Avantage ou inconvénient, cela dépend des goûts.

Les distorsions


Qu'est ce que sont les distorsions ?

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsqu'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.


Oubliez les distorsions85 : un bon point 

Le bokeh


Qu'est-ce que le bokeh ?

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou — notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses — sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.


Même avec une ouverture maximale de f/2,8, la relative longue focale du 135 mm asoociée au capteur 24 x 36 mm d'un A7/9 permet de jouer facilement avec les effets de profondeur de champ et de faire ressortir un sujet principal de son arrière plan. Ici et à la plein ouverture, le bokeh est assez doux et hormonieux même si il est un peu déformant sur les bords.

Galerie terrain

Verdict
Très bon mais pas assez lumineux

Impossible de ne pas recommander cet objectif qui a tout bon sur presque tous les aspects.

Commençons par le plus important : la qualité optique. C'est très bon ! l'objectif délivre des images piquées et homogènes dès sa plus grande ouverture f/2,8 et jouit d'un beau comportement général si ce n'est ce décrochage suspect à f/5,6. L'absence de distorsions est un bon point et certains portraitistes joueront facilement du vignetage présent aux plus grandes ouvertures pour "refermer" leurs images.

Batis oblige, nous sommes assez convaincus par l'audace esthétique et la modernité de prise en main. Déroutante au premier abord, la bague de mise au point manuelle s'avère à l'usage assez agréable à utiliser et le petit écran OLED sur le dessus de l'objectif, une aide intéressante pour bien gérer la profondeur de champ. Bon point également, la présence de'une stabilisation optique qui travaille de pair avec celle embarquée dans les boîtiers.

Ce qui pèche finalement sur cet objectif c'est son ouverture maximale de f/2,8, trop limitée pour obtenir des effets de bokeh très marqués.

+
  • Présence d'une stabilisation optique qui peut travailler de pair avec la stabilisation capteur de certains boîtiers Sony
  • Design, qualité de fabrication, prise en main
  • Écran OLED novateur
  • Piqué fort et homogène dès la plus grande ouverture
  • Comportement général de l'objectif
  • Absence de distorsions
  • Seulement une ouverture maximale de f/2,8
  • Bague de mise au point manuelle déroutante
  • Pas de bague de diaphragme
  • Léger décrochage des 2/3 et bords extrêmes des images à f/5,6
  • Vignette marquée
En résumé

Ce nouveau 135 mm est assurément un bon objectif qui délivre une excellente qualité d'image et jouit d'une très bonne prise en main. En ce sens, nous le recommandons mais nous avons du mal à concevoir son intérêt face à un 85 mm plus lumineux et qui s'apparente comme la focale idéale pour faire du portrait.

Zeiss Batis 135 mm f/2,8
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Zeiss Batis 135 mm f/2,8
Digit-photo.com 1999,00 €
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