MontureSony Alpha
Format couvert24x36
Plage focale300 mm (8°10')
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C450 mm (5°20')
Ouverture maximalef/2,8
Ouverture minimalef/32
Distance de mise au point2 m
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction13 lentilles en 12 groupes
Éléments spécifiquesNC
Échelle des distancesoui
Rapport de reproduction0,18x
Motorisationultrasonique SSM
Stabilisationnon (stabilisation par déplacement du capteur)
Dimensions122 x 242,5 mm
Dimanètre filtre42 mm
Poids2,3 Kg
Parasoleiloui
Étui soupleoui

Caractéristiques

Les 9, 10 et 11 avril dernier se tenait le 4e French Open de danse sportive organisé par le DSFO de Mr Frédéric Mosa. Cet événement majeur de la danse sportive ( une des 10 plus importantes compétitions mondiales ) se déroulait au Palais des Sports de Megève et l'occasion était intéressante d'y tester dans de vraies conditions l'optique reine de Sony : le 300 mm SSM G f/2,8 couplé à l'A900.

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Tests terrain

La danse sportive est constituée de 2 disciplines: les danses standards et les danses latines, chacune comprenant 5 danses différentes : la valse anglaise, le tango, la valse viennoise, le slow fox-trot et le quick step pour la première et la samba, le cha cha, la rumba, le paso doble et le jive ( rock ) pour la 2e. Chaque danse est très physique et pendant 1 minute 30, les couples se déplacent rapidement au son de la musique. Ces caractéristiques et la basse lumière mettent à rude épreuve l'autofocus et le système d'exposition des appareils.

Sony 300 mm f/2,8 test review
La danse standard.

Dans un but de reportage, le 70-200 f/2,8 est plus adapté, mais le 300 mm permet de mieux saisir les expressions et les positions des danseurs:

Sony 300 mm f/2,8 test reviewSony 300 mm f/2,8 test reviewSylvia Notargiacomo, danse latine

Sur certaines danses latines, les couples restent dans le même secteur de la piste et en changent entre 2 danses pour que tous les juges puissent les noter. Si on souhaite suivre un couple, on dispose alors d'une trentaine de secondes pour se repositionner.

Cette compétition étant importante, le nombre élevé de participants (56 couples dans l'open de danses standard adultes et 61 dans l'open de danses latines adultes) oblige les organisateurs à prévoir plusieurs tours pour effectuer la sélection des couples avant d'arriver à la finale où les 6 meilleurs s'affrontent alors. Ces différents tours permettent de repérer et de saisir les couples les plus intéressants d'un tour sur l'autre.

La prise en main du 300 mm n'est pas chose aisée : l'optique est lourde (2,3 kgs moins que le Nikon à 2,8 kgs mais quand même !) , encombrante et après 5 minutes d'utilisation à main levée, le monopode s'impose. Cela bride un peu la spontanéité, mais mes biceps ne souffrent alors plus. Cet encombrement m'a posé aussi quelques soucis lorsque j'ai changé de place entre les danses latines pour suivre un couple : faire le tour de la piste avec cet objectif en moins de 30 secondes n'est pas chose aisée.

Les caractéristiques sont classiques pour un tel objectif: limiteur de plage de MAP, rappel d'une distance de MAP programmée et retouche du point sont facilement accessibles. Un signal sonore permet d'indiquer quand la MAP est faite.

Le collier de pied s'utilise facilement, mais j'aurais aimé avoir un mécanisme m'indiquant que l'optique était bien perpendiculaire au monopode.

Enfin, j'ai noté un léger jeu entre le boîtier et l'objectif, rien de rédhibitoire ni de perturbant, mais suffisamment présent pour être remarqué.

Pour que les images soient nettes, il faut une vitesse minimum d'1/125e. La grande ouverture m'a permis de travailler entre 640 et 2500 ISO. La vitesse a varié alors de 1/80e à 1/500e en fonction de l'éclairage. Le stabilisateur du boîtier a parfaitement rempli son rôle et les cas de flous que j'ai eu alors étaient dus à des problèmes de mise au point.

Dans ces conditions particulières, on peut oublier la mise au point manuelle: il est difficile de prévoir le déplacement d'un couple et même si on connait sa chorégraphie, un autre couple peut s'interposer au dernier moment obligeant à refaire ses réglages. Bref, il faut faire confiance à l'autofocus.

Disons le franchement, j'ai été un peu déçu par ce dernier : lors des déplacements, le temps de mise au point peut être long et une fois réalisé, le sujet est alors déjà bien loin. Le suivi n'est pas très précis : j'ai eu très peu de clichés nets si le couple vient de face ou s'éloigne.

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Sony 300 mm f/2,8 test review

Lors de ce Quick Step, le couple s'éloigne, mais l'AF n'a pas suivi.

Le suivi latéral est cependant meilleur.

Sony 300 mm f/2,8 test review

Début de valse anglaise

Le suivi est d'autant plus difficile que le sujet est proche. Les choses s'améliorent en utilisant le limiteur de plage de mise au point, mais lorsque la mise au point n'a pas pu se faire pour cause de distance trop faible, l'appareil a du mal à "raccrocher" par la suite.

Au niveau des collimateurs, on retrouve le problème de l'Alpha 900 : si le collimateur central est performant, les latéraux le sont nettement moins. Ainsi, à plusieurs reprises, la mise au point s'est avérée impossible à réaliser sur un visage avec un collimateur latéral. Il faut alors repasser en plage large, mais la netteté n'est pas toujours à l'endroit désiré :

Sony 300 mm f/2,8 test review

Ici, on peut préférer avoir le danseur net

Il est alors dommage ne pas pouvoir sélectionner des groupes de collimateurs pour améliorer la focalisation.

En revanche, dès que le sujet est arrêté, la mise au point est précise et plutôt rapide.

Heureusement, l'excellente qualité d'image sauve cette optique : les images sont détaillées dès la pleine ouverture au centre et sont franchement époustouflantes:

Sony 300 mm f/2,8 test review
Mise au point sur le visage

Sony 300 mm f/2,8 test review

Sensualité des danseuses: mise au point parfaite et rapide sur les jambes

Sony 300 mm f/2,8 test review

Mise au point sur le visage au début de la danse: la souplesse des danseuses est impressionnante

À plusieurs mètres de distance, on obtient un niveau de détails impressionnant !

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Verdict

Sony 300 mm f/2,8 test review

Fleuron de la gamme optique Sony, le 300 mm f/2,8 G est un imposant modèle qui sera plus à l'aise sur les bords d'un terrain de foot que dans une salle de sport. Accusant plus de 2 Kgs, le monopode est l'accessoire indispensable pour travailler avec cette optique et l'on perd en souplesse, en réactivité.

Malgré une motorisation SSM et couplé à un Alpha 900, l'autofocus continu souffre sur les sujets en mouvement.

Pour autant, la qualité des images est au rendez-vous avec un excellent piqué au centre et des bords à peine moins "croustillants" à pleine ouverture. De quoi justifier les 7000 euros qu'il faudra débourser pour "jouer" avec ce 300 mm ? Une politique tarifaire élevée (souvent plus que la concurrence) d'autant plus regrettable qu'il n'existe pas aujourd'hui de service de location de matériel Sony. Dans ce domaine, Sony doit offrir plus de services pour espérer séduire les professionnels.

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+
  • Excellente qualité d'image
  • Bonne prise en main
  • Construction soignée
  • Bonne ergonomie générale
  • Prix et absence de service de location
  • Système de fixation du pare soleil perfectible
  • Autofocus lent mais précis
  • # poids (mais compétitif par rapport à la concurrence)
Les prix
Sony Leica DG Macro Elmarit 45 mm f/2,8 Mega OIS
Leica DG Macro Elmarit 45 mm f/2,8 Mega OIS
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