MontureSony FE
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale28 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C42 mm
Ouverture maximalef/2
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,29 m
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction9 lentilles réparties en 8 groupes
Éléments spécifiques2 verres asphériques, 1 verre AA, 2 verres ED
Échelle des distancesnon
Rapport de reproduction0,13
Motorisationoui pas à pas
Stabilisationnon
Dimensions64 x 60 mm
Poids200 g
Étui souplenon

Flash test

Présentation

Le nouvel objectif Sony FE 28 mm f/2 propose un diaphragme à 9 lamelles, est capable de faire la mise au point à une distance minimum de 29 cm et accepte des filtres d'un diamètre de 49 mm. Côté construction, l'optique intègre tout de même 3 verres asphériques, dont 1 verre AA (Advanced Aspherical) et 2 verres ED. Toutes les surfaces en verre étant traitées, nous pouvons donc nous attendre à des déformations et des aberrations assez bien maîtrisées.

Le Sony FE 28 mm f/2 est compatible avec deux convertisseurs destinés à élargir le champ couvert par cette focale fixe de 28 mm. Le SEL075UWC (250 €) est un convertisseur ultra grand-angle et le SEL057FEC (310 €) élargit le champ en fisheye. Montés sur le 28 mm f/2, ils font passer la focale à respectivement 21 mm et 16 mm, pour une ouverture passant à f/2,8 et f/3,5. Chose intéressante, l'utilisation d'un de ces convertisseurs sera rapportée dans les EXIFs des photos prises avec cet équipement.

Caractéristiques

Prise en main

Ce nouveau 28 mm reprend les codes esthétiques et ergonomiques des 35 mm f/2,8 et du 55 mm f/1,8. L'objectif est donc sobre et discret. Fabriqué entièrement en métal, il jouit d'une très belle qualité de construction. Il est compact et léger avec un encombrement d'un peu plus de 6 cm et un poids de 200 grammes. Il saura donc se faire un compagnon parfait avec un boîtier du calibre des Sony A7.

Sony FE 28 mm f/2

La bague de mise au point manuelle est comme toujours large et confortable à utiliser. Cependant elle ne dispose pas de butée, il est donc impossible de savoir où est ce que l'on se trouve entre la mise au point minimale et l'infini. Bien entendu, aucun repère de distance de mise au point n'est visible.

Sony FE 28 mm f/2

La particularité de cet objectif est qu'il est compatible avec deux compléments optiques à venir monter à l'avant à l'aide d'un système de baïonnette : un convertisseur fisheye équivalent 16 mm et un grand-angle équivalent 21 mm. Nous avons du mal a comprendre l'intérêt de ces compléments optiques qui alourdissent considérablement l'objectif de base. Étant entièrement fabriqués en métal, ils disposent cependant d'une excellente qualité de construction et ne tranchent pas avec le design de l'objectif principal.

Sony FE 28 mm f/2

Sony FE 28 mm f/2

Test labo

Nous avons testé le 28 mm f/2 avec un Sony A7 II et son capteur 24 x 36 mm de 24 Mpx (5,9 µm de côté).

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un A7 II de 24 Mpx) et de la taille de son capteur (24 x 36 mm pour le A7 II). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'A7 II dispose d'une définition de 6024 x 4024 px. Chaque pixel mesure donc 5,9 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/16 !

La qualité optique que procure cet objectif est assez bonne sans être exceptionnelle. Le centre des images est extrêmement bien défini avec une très bonne restitution des plus fins détails, et ce de la plus grande ouverture f/2 à f/16. Au delà, la diffraction fait – comme prévu – son apparition. Par contre les bords des images sont nettement en retrait au plus grandes ouvertures, et ce jusqu'à f/8. Les photos manquent donc d'homogénéité. Il faudra impérativement en tenir compte au moment du cadrage et éviter de placer les sujets principaux sur les bords de l'image s'il est nécessaire d'en restituer les détails.

Bon point, le convertisseur grand-angle (équivalent 21 mm) ne modifie pas beaucoup la qualité optique des images. Par contre, le convertisseur fisheye (équivalent 16 mm) fait lui chuter le piqué aux 2/3 aux bords des images, et ce à toutes les ouvertures. Le centre reste correct.

Test terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voilà ce que l'on obtient avec ce 28 mm et ses deux convertisseurs optiques monté sur un Sony A7 (équipé d'un capteur au format 24 x 36 mm). L'objectif est bien adapté au reportage et à la photo de rue. Attention à ne pas trop abuser du fisheye qui peut devenir très lassant à la longue malgré un effet indéniablement intéressant.

Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le vignetage est bien présent sur cet objectif, surtout aux plus grandes ouvertures. À f/2, il est très intrusif et s'invite dans une bonne partie de l'image. Dès f/4 il devient beaucoup plus discret et restreint aux bords les plus extrêmes.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez marquées mais se corrigeront sans peine avec un logiciel de post traitement.

Téléchargez les fichiers originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Grâce à son ouverture maximale de f/2, ce 28 mm permet d'obtenir des effets de profondeur de champ très marqués. Cependant, compte tenu de la relative courte focale, il est important de privilégier les distances de mise au point courtes pour amplifier le flou d'arrière plan. Le bokeh que procure cet objectif est assez agréable et doux, surtout aux plus grandes ouvertures. Il devient moins intéressant dès f/5,6.

Galerie terrain

Sony FE 28 mm f/2 exemple 1
Sony FE 28 mm f/2 exemple 2
Sony FE 28 mm f/2 exemple 3
Sony FE 28 mm f/2 exemple 7
Sony FE 28 mm f/2 exemple 8
Sony FE 28 mm f/2 exemple 9
Sony FE 28 mm f/2 exemple 10
Sony FE 28 mm f/2 exemple 11

Verdict

Sony FE 28 mm f/2

Ce nouveau 28 mm se positionne comme un compagnon idéal pour la photo de rue et de reportage. Son ouverture maximale de f/2 lui assure une bonne polyvalence en intérieur et d'une manière générale dans de faibles conditions lumineuses. Elle lui permet aussi de pouvoir effectuer de beaux effets de profondeur de champ – bien que sur ce point, une ouverture de f/1,4 aurait été encore plus performante. Question qualité optique, cet objectif est très correct malgré un vignetage prononcé, quelques distorsions et un manque d'homogénéité entre le centre et le bord des images aux plus grandes ouvertures. La qualité optique est bien inférieure au 55 mm f/1,8 mais tout de même supérieure au 35 mm f/2,8 ! La compatibilité avec les deux convertisseurs est également un plus mais leur usage se fait au détriment de la compacité, du poid plume et de la discrétion de l'ensemble. Compte tenu de tout cela, nous recommandons cette optique pour un usage classique, sans les compléments optiques.

+
  • Qualité de construction, design et finition
  • Poids et encombrement
  • Ouverture maximale de f/2
  • Compatibilité avec des convertisseurs grands-angles
  • Qualité optique
  • Beauté du bokeh
  • Manque d'homogénéité des images aux plus grandes ouvertures
  • Vignetage marqué aux plus grandes ouvertures
  • Distorsions
  • Encombrement et poids des convertisseurs
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Sony FE 28 mm f/2
Priceminister 377,16 €
Fnac.com marketplace 389,99 € Voir l'offre
Materiel.net 409,00 € Voir l'offre
Miss Numérique 409,00 € Voir l'offre
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