MontureSony ZA
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale50 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C75 mm
Ouverture maximalef/1,4
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,45 m
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction8 lentilles réparties en 5 groupes
Éléments spécifiquesrevêtement T* - lentilles asphériques
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction0,14 x
MotorisationOui, SSM
StabilisationNon
Dimensions81 x 71,5 mm
Poids518 g
Étui soupleOui

Flash test

Le 50 mm f/1,4 de chez Sony est signé Carl Zeiss. On retrouve une construction sur 8 lentilles réparties en 5 groupes. L'objectif dispose d'un diaphragme circulaire à 9 lamelles. On retrouve aussi une motorisation rapide et silencieuse avec la technologie SSM.

**Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM

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Caractéristiques

Prise en main

Pas de doute, ce 50 mm inspire une totale confiance lorsqu'on le prend en main. Il dispose d'une très belle construction 100 % métal et d'une finition haut de gamme : c'est un très bel objet ! L'objectif est relativement compact, mais est assez lourd : il pèse tout de même plus de 500 g. Associé à un A99, il vous fera jouer un peu des biceps.

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM

La bague de mise au point est très confortable à utiliser. La fluidité est parfaite : ni trop dure, ni trop molle. On dispose de repères de butée pour la mise au point minimale et l'infini, et la course entre ces deux positions est assez réduite. Sur le côté, on retrouve un interrupteur pour basculer en mise au point manuelle. Notons bien entendu que la retouche manuelle du point est possible. On dispose également d'un bouton de verrouillage de l'autofocus et d'un indicateur dynamique de distance de mise au point.

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM

Au labo

Nous avons testé 50 mm avec un A99 et son capteur 24 x 36 mm de 24 millions de pixels (5,9 micromètres de côté).

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un A99 de 24 Mpx) et la taille de son capteur (24 x 36 mm pour le A99). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le A99 dispose d'une définition de 6024 x 4024 pixels. Chaque pixel mesure donc 4,2 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM, diagramme MTF50 Les Numériques Imatest

Les résultats de ce 50 mm sont assez bons. On observe un grand manque d'homogénéité de piqué entre le centre et les bords des images aux plus grandes ouvertures. Les images commencent à être homogènes dès f/4 pour frôler la perfection aux alentours des f/8 et f/11. Au centre, par contre, le piqué est assez bon et presque constant, quelle que soit l'ouverture. À f/22, la diffraction fait son apparition.

Comparons les résultats de ce 50 mm f/1,4 avec ceux du Sigma 50 mm f/1,4 et de l'Otus 55 mm f/1,4. Nous observons les résultats à la plus grande ouverture et à f/8.

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM - f/1,4

Sony 50 mm f/1,4 ZA : f/1,4

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM - f/8

Sony 50 mm f/1,4 ZA : f/8

Le Sony se défend tout à fait vis-à-vis de ses "concurrents", même si à pleine ouverture, il n'est pas au niveau du Sigma ni même de l'Otus.

Terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 50 mm f/1,4 Sony monté sur un A99, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. Cet objectif est la parfaite focale standard pour du reportage.

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM

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Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Sur ce 50 mm, le vignetage est marqué aux plus grandes ouvertures. On le ressent réellement jusqu'à f/2,8. Au-delà, il devient presque totalement négligeable.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez discrètes mais bien présentes. Attention donc aux distances de mise au point courtes ! Sur la photo ci-dessous, on est environ à 1,5 m du mur.

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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Bien entendu, l'intérêt d'un 50 mm f/1,4 est de pouvoir disposer d'une très courte profondeur de champ et de flous d'arrière-plan très marqués. Cette optique ne déroge pas à la règle avec un flou d'arrière-plan très diffus aux plus grandes ouvertures.

Test terrain

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 1
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 2
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 3
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 4
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 5
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM exemple 6

Verdict

Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM

Au final, Sony et Carl Zeiss signent un bon 50 mm f/1,4 sans pour autant révolutionner le genre. On est assez loin de "l'effet waouuuuuh" que nous avions eu avec le modèle 55 mm f/1,8 pour les Sony A7.

La qualité de construction et la conception de ce 50 mm f/1,4 en monture ZA sont irréprochables malgré un poids assez conséquent. La qualité d'image est très bonne, sans être exceptionnelle.

On déplore un fort manque d'homogénéité entre le centre et les bords des images aux plus grandes ouvertures, mais soyons honnêtes, c'est aussi ce qui fait le charme de ce genre d'optique ! Par ailleurs, nous ne pouvons pas lui reprocher l'absence de stabilisation optique puisque chez Sony, c'est bien le capteur de l'appareil qui est stabilisé.

+
  • Qualité de constrution
  • Prise en main
  • Motorisation SSM
  • Ouverture f/1,4
  • Qualité optique
  • Bague de mise au point
  • Stabilisation géré par le boîtier
  • Poids imposant
  • Manque d'homogénéité aux grandes ouvertures
  • Vignetage marqué
  • Légères distorsions
  • Aberrations chormatiques visibles aux grandes ouvertures
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Sony Carl Zeiss Planar T* 50 mm f/1,4 ZA SSM
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