MontureSigma - Canon - NIkon
Format couvertAPS-C
Plage focale30 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C45 mm
Ouverture maximalef/1,4
Ouverture minimalef/16
Distance de mise au point30 cm
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction9 lentilles - 8 groupes
Éléments spécifiques1 lentille asphérique - traitement Super Multi Layer Coated
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction1/6,8
MotorisationOui HSM
StabilisationNon
Dimensions74,2 x 63,3 mm
Diamètre filtre62 mm
Poids435 g
Pare-soleilOui
Étui soupleOui

Caractéristiques

Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM

Présentation

Annoncé au dernier CP+, le nouveau 30 mm f/1,4 DC complète la gamme A pour Art de Sigma. Conçue pour couvrir le format APS-C, la focale procure un équivalent 45 mm (avec un coefficient de conversion de 1,5X), ce qui en fait un compagnon indispensable pour les amateurs de reportages, de photos de voyages ou de famille.

L'objectif mesure moins de 6,5 cm de long pour un poids de 435 grammes : la combinaison est donc idéale avec un boîtier de type Canon EOS 650D ou Nikon D5200 par exemple. Le design reprend les codes des nouvelles gammes Sigma (dont le 35 mm f/1,4 testé sur Focus Numérique) : élégance et discrétion de rigueur.

On retrouve une motorisation HSM ultrasonique et un système de mise au point arrière qui lui permet de disposer d'un encombrement constant quelque soit la distance de mise au point. Comme sur la version 35 mm f/1,4 DG, ce nouveau 30 mm ne dispose pas de stabilisation optique.

L'ouverture de f/1,4, assurée par un diaphragme circulaire à 9 lamelles, permet d'obtenir des effets de profondeur de champ très marqués ou bien d'être à l'aise dans les faibles conditions lumineuses. La formule optique, basée sur 8 lentilles réparties en 9 groupes intègre une lentille asphérique et du traitement Super Multi Layer Coating.

À noter que ce nouvel objectif sera compatible avec le dock USB Sigma et que chaque modèle est contrôlé par FTM par la firme nippone. Il existe peu d'objectifs à focale fixe chez Canon en EF-S. Ce Sigma devra donc confronter au modèles Canon EF 35 mm f/2 IS USM, 35 mm EF L f/1,4 USM, EF 28 mm f/2,8 IS USM, EF 28 mm f/1,8 USM.

Chez Nikon il devra se confronter au 35 mm f/1,8 DX (capteur APS-C) et aux 35 mm f/1,4 G, au 28 mm f/1,8, au 35 mm f/2 et au 28 mm f/2,8.

Logo DxOCe test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

Ergonomie et prise en main

Ce nouveau 30 mm reprend les codes du 35 mm DG. La prise en main et la qualité de construction de l'optique sont excellentes : c'est réellement un produit haut de gamme. Le design est sobre et élégant et la pastille gamme "A" fait son effet ... Nous sommes moins satisfaits par la finition de la partie inférieure de l'optique en métal semi-mat noir qui tranche trop avec le reste du corps (totalement mat).

Sigma 30 mm f/1,4  DC HSM

L'objectif est assez lourd. Monté sur un EOS 650D, il fait piquer le boîtier vers le bas. l'objectif pèse tout de même 435 grammes. L'encombrement est parfait : l'objectif a les proportions idéales pour un boîtier du gabarit d'un 650D.

La bague de mise au point n'est pas parfaite. Elle est large, mais manque de souplesse. Elle ne dispose pas de butée pour les distances de mise au point minimale et l'infini, mais de deux à coups dans la rotation donnent l'information. La course n'est pas très longue et il sera donc assez rapide de faire les bascules de point.

Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM

On retrouve sur le dessus un indicateur de distance de mise au point en pieds et en mètres. Il dispose d'une technologie de mise au point interne qui lui permet de garder la lentille frontale fixe, quelle que soit la distance de mise au point et donc de pouvoir utiliser un pare-soleil en forme de corolle (un peu décevant dans ses finitions au passage) ou encore de manipuler plus simplement un filtre polarisant. La motorisation HSM fait son travail : l'autofocus est rapide, précis et surtout silencieux ! Sigma 30 mm f/1,4  DC HSM

Le Sigma est livré avec le pare-soleil.

Tests mires

| | | | 1. Facteur de transmission2. Vignetage3. Aberrations chromatiques4. Distorsions5. Piqué (Visuel et Acutance) | Canon EOS 700D |

logo DXO Mark

Le test du Canon EOS 650D > Le test du Canon EOS 700D

Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 650D et un EOS 700D.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en Raw et JPeg.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Test Sigma 30 mm f/1,4  DC HSM Le Sigma est loin d'être parfait, surtout à f/1,4. En effet, à pleine ouverture il laisse passer l'équivalent de -0,7 IL par rapport à ce qu'il devrait. Pour les autres ouvertures, ce n’est guère mieux puisqu'on observe des écarts de 0,4 IL en moyenne ! **

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage Le vignetage est très modéré. Il est visible aux plus grandes ouvertures avec un écart pouvant monter jusqu'à -0,7L dans les bords les plus extrêmes sur images à f/1,4. Dès f/2, le vignetage est imperceptible.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

echelle ABEC Les aberrations chromatiques sont bien présentes sur cet objectif. Elles deviennent de plus en plus présentes à mesure qu'on ferme le diaphragme. Dès f/5,6, elles commencent à devenir problématiques.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Test Sigma 30 mm f/1,4  DC HSM L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Les distorsions sont presque invisibles !

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple. De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 700D de 18 millions de pixels) et la taille de son capteur (APS-C pour le 700D). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'EOS 700D dispose d'une définition de 5208 x 3476 pixels. Chaque pixel mesure donc 4,28 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/13 ! Les résultats de ce 30 mm sont décevants, surtout au plus grandes ouvertures ! À f/1,4 l'image manque cruellement de piqué aussi bien au centre que sur les bords. En commençant à fermer, on améliore le piqué au centre de l'image, mais les bords restent particulièrement mous. Les résultats commencent à devenir corrects à partir de f/5,6 mais la diffraction fait son apparition dès f/16. Bref pour avoir des images nettes et piquées oubliez le f/1,4 et placez vos sujets principaux au centre.

****** L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l’œil ou FTM de l’œil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder.

DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre. ***

échelle accutance*** ****** ****** > [***Test complet du Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM sur DxO Mark***](http://www.dxomark.com/index.php/Lenses/Camera-Lens-Database/Sigma/Sigma-30mm-F14-DC-HSM-A-Canon)

Tests terrain

| | | | 1. Focale et angle de champ2. Distorsions3. Vignetage4. Bokeh |

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective en observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 650D équipé d'un capteur de 18 millions de pixels.

Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Le test du Canon EOS 650D > Le test du Canon EOS 700D

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 30 mm monté sur le Canon EOS 650D, qui est équipé d’un capteur APS-C. Avec le coefficient de conversion de 1,6X chez Canon, on obtient un équivalent 48 mm. Cet objectif est la parfaite focale standard pour du reportage, du paysage ou du portrait par exemple.



Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions du 30 mm Sigma sont invisibles.

Sigma 30 mm f/1,4  DC HSM > Téléchargez les RAW originaux ** ****

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. **** Le vignetage est très discret. On le sent légèrement aux plus grandes ouvertures, mais sont influence reste presque totalement négligeable. Dès f/2,8, on ne voit plus rien. **

** ** **>**

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses. Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et taille du diaphragme.

Une ouverture maximale de f/1,4 est idéale pour réaliser de beaux effets de profondeur de champ. Bien entendu, la profondeur de champ dépendant de la taille du capteur, il ne faut pas s'attendre à avoir le même type de résultats qu'avec un 35 mm f/1,4 plein format**.** Quoi qu'il en soit, cette focale procure de beaux bokeh. **

** *>* ******

*Licence Creative Commons*Test Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée. **

Exemples de photos

Sigma 30 mm f/1,4 DC exemple 1
Sigma 30 mm f/1,4 DC exemple 2
Sigma 30 mm f/1,4 DC exemple 3
Sigma 30 mm f/1,4 DC exemple 4
Sigma 30 mm f/1,4 DC exemple 5

Verdict

Sigma 30 mm f/1,4 DC HSM

La gamme Art est la plus fournie dans la nouvelle stratégie Sigma. On retrouve deux optiques DC : ce 30 mm et bientôt un 18-35 mm f/1,8, l'incontournable 35 mm f/1,4 DG et des optiques pour les hybrides (19, 30 et 60 mm f/2,8). Les résultats du 35 mm f/1,4 étaient excellents, ceux du futur 18-35 mm sont assez encourageants, mais ceux du 30 mm DC f/1,4 sont décevants.

En effet, l'objectif, même s’il dispose d'une qualité de construction et de finition haut de gamme comme le 35 mm f/1,4 DC, ne joue pas sur le même terrain en ce qui concerne la qualité optique. Aux grandes ouvertures, l'objectif manque cruellement de piqué, les images sont molles et la restitution des fins détails assez mauvaise. Il faut fermer pour obtenir des détails et de la netteté au centre des images. De plus l'objectif s'annonce plus lumineux qu'il n'y paraît. On mesure un écart de 0,7 IL à la pleine ouverture entre l'ouverture annoncée et l'ouverture réelle. On apprécie par contre le très faible vignetage et l'absence de distorsions.

Au final, ce 30 mm s'avère être une optique plutôt milieu de gamme. L'ouverture de f/1,4, aguicheuse sur le papier ne permettra pas de faire des photos avec un piqué extrême, mais simplement de jouer aisément avec la profondeur de champ. On souligne également l'absence de stabilisation optique, qui peut paraître superflue sur 35 mm plein format, mais est réellement utile sur un équivalent 50 mm, aussi lumineux soit-il.

Quoi qu'il en soit, ce nouveau 30 mm devrait trouver facilement sa place sur le marché, tant la gamme de focales fixes pour capteur APS-C est assez pauvre en objectifs. Il existe peu d'objectifs à focale fixe chez Canon en EF-S. Ce Sigma devra donc confronter aux modèles Canon EF : 35 mm f/2 IS USM, 28 mm f/2,8 IS USM, 28 mm f/1,8 USM. Chez Nikon il devra se confronter au 35 mm f/1,8 DX (capteur APS-C) et aux 35 mm f/1,4 G, au 28 mm f/1,8, au 35 mm f/2 et au 28 mm f/2,8.

+
  • Qualité de construction
  • Qualité des finitions
  • Performances de l'autofocus
  • Faibles vignetage
  • Abscence de distorsions
  • Pas de stabilisation optique
  • Piqué très décevant aux grandes ouvertures
  • Présence d'aberrations chromatiques
  • Manque de fluidité de la bague de mise au point
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Sigma 30 mm f/1,4 DC
Il n'y a actuellement aucune offre.
Contenus sponsorisés