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On considère souvent que pour qu’une photo soit réussie, elle doit être bien composée, correctement exposée et, surtout, que le sujet soit net. Ce principe technique et académique est correct. Pour autant, oublions aujourd'hui cette règle qui édicte qu’une photo floue est une photo ratée afin de développer notre créativité en utilisant volontairement le flou de mouvement. Photo d'ouverture : Denys Argyriou

Le principe

En photographie, il existe principalement deux causes à une photo floue : soit parce que la mise au point est incorrecte, soit parce que le sujet photographié ou le photographe a bougé pendant le temps d’exposition. Dans ce dernier cas, et c'est celui qui nous intéresse ici, il s’agit respectivement d’un flou de cinétique et d'un flou de bougé, conséquences d’un temps d’exposition suffisamment long pour que le déplacement s’imprime sur la surface photosensible.

Il est généralement admis que le temps de pose minimal pour une photo nette est de 1/60 s, ceci justement afin d’éviter le flou de mouvement. Plus le temps d’exposition est long, plus le risque d’avoir un flou de mouvement est grand. À cette vitesse déjà, et encore plus en dessous, il devient nécessaire de stabiliser l’appareil à l’aide d’un trépied si possible, ou à défaut, d’une table ou n’importe quel plan horizontal, de prendre un meilleur appui à l’aide d’un arbre ou n’importe quel plan vertical, ou encore dans la mesure du possible, d’utiliser la stabilisation optique de votre objectif ou appareil photo.

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Samuel Boivin
Samuel Boivin

Grand reporter spécialiste du Val-de-Marne, se revendique d'Albert Londres, Günter Wallraff et autres Robert Namias. Ses publications