Opposer un modèle APS-C à un autre 24x36 : l'idée peut sembler saugrenue, fantasque, voire absurde. Et pourtant… À la rédaction de Focus Numérique, confronter le Fujifilm X-H1 au Sony A7 III ne semble pas nous promettre les tourments de Dante, loin de là. Ces deux boîtiers ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients pour un prix similaire, si l'on prend en compte la poignée d'alimentation de l'hybride Fujifilm. Les lames sont dégainées, la garde en tierce est assurée… Duel !

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Fujifilm X-H1
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Sony A7 III
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La confrontation oppose deux boîtiers récents, tous deux présentés en 2018. D'un côté de l'arène, nous avons donc le Fujifilm X-H1 doté d'un capteur APS-C de 24 Mpx, dont les principales nouveautés sont la stabilisation mécanique et une évolution du mode vidéo. En face, nous présentons l'A7 III de Sony. Doté d'un capteur 24x36, il propose une définition équivalente de 24 Mpx, un nouveau module autofocus, une rafale améliorée et un mode vidéo UHD.

Fiches techniques comparées

Commençons par la présentation des adversaires… Nous opposerons ici les fiches techniques point par point, ce qui constitue un premier pas pour jauger (du moins sur le papier) les possibilités des duellistes.

Fujifilm X-H1 Sony A7 III
Année 2018 2018
Définition 24,3 Mpx 24,3 Mpx
Capteur APS-C / 23,5 x 15,6 mm X-Trans CMOS III CMOS Exmor R 35,6 x 23,8 mm
Taille des photosites 3,91 µm 5,96 µm
Monture Fujifilm X Sony FE/E
Taille de l'image 6 000 x 4 000 px 6 000 x 4 000 px
Filtre passe-bas Non Non
RAW 14 bits compressés ou non .RAF 14 bits compressés ou non .ARW
Stabilisation Mécanique sur 5 axes Mécanique sur 5 axes
Processeur d'image / Bionz X
Visée Dalle OLED 3 690 000 points Dalle OLED 2 359 296 points
Champ couvert par la visée 1 1
Grossissement 0,75x 0,78x
Flash intégré Non (mais livré dans la boîte) Non
Synchro flash 1/250 s 1/250 s
Stockage 2x SD (UHS-II) 1x SD (UHS-II) 1x SD (UHS-I)
Rafale 8 i/s/11 i/s avec grip VPB-XH1. Jusqu'à 14 i/s en obturation électronique 10 i/s
Mémoire tampon 80 JPEG / 31 RAW 117 JPEG / 89 RAW
Vitesse d'obturation mécanique 1/8 000 s à 30 s 1/8 000 s à 30 s
Vitesse d'obturation électronique 1/32 000 s 1/8 000 s
Module AF Hybride corrélation de phase et détection de contraste sur capteur principal Hybride corrélation de phase (693 points) et détection de contraste (425 points) sur capteur principal
Collimateurs croisés / /
Sensibilité AF / -3/20 IL
Détection AF max. f/11 /
Mesure d'exposition Mesure TTL sur 256 zones sur capteur principal 1 200 zones sur capteur principal
Sensibilité ISO de base 100-12 800 ISO 100-51 200 ISO
Sensibilité ISO étendue 100-51 200 ISO 50-102 400 ISO
Vidéo 4K 4 096 x 2 160 px 24/23,98p UHD 3 840 x 2 160 px @29,97/25/24/23,98p HDTV 1 920 x 1 080 @59,94/50/29,97/25/23,98/24p HDTV 1 920 x 1 080 px @120/100 i/s UHD 3 840 x 2 160 px @30/25/24p HDTV 1 920 x 1 080 px @120/100/60/50/30/25/24p
Format vidéo H.264/MPEG4 (MOV) XAVC S / H.264
Écran LCD 7,6 cm. Inclinable et tactile 7,6 cm. Inclinable et tactile
Définition de l'écran 1 040 000 pt 1 440 000 pt
Micro Oui, 3,5 mm (mini-jack) Oui, 3,5 mm (mini-jack)
Casque Oui Oui
GPS Non Non
Wi-Fi Oui (802.11 b/g/n) Oui (802.11 b/g/n)
USB Micro-USB 3 USB Type-C et micro-USB
Bluetooth Oui. 4.1 Oui. 4.1
NFC Non Oui
HDMI Oui, Type-D Oui, Type-D
Synchro flash Oui Non
Autre Télécommande 2,5 mm
Boîtier tropicalisation Oui Oui
Autonomie CIPA 310 vues (NP-W126S) CIPA 610 vues (NP-FZ100) CIPA
Dimensions 139,8 x 97,3 x 85,5 mm 126,9 x 95,6 x 73,7 mm
Poids 673 g (batterie et carte mémoire comprises) 650 g (batterie et carte mémoire comprises)

Prise en main

Fujifilm X-H1 test review duelFujifilm X-H1 + 56 mm f/1,2 @f/2,8.

Nous le répétons à l'envi : la prise en main est un aspect essentiel et nous ne pouvons nous substituer complètement à vous. C'est une sensation à la fois objective et subjective qui dépend pour beaucoup de la morphologie de vos mains. Prenez les appareils, portez-les à l'œil : un boîtier doit vous convenir, et en cette matière, vous êtes le seul à pouvoir décider.

Gabarit : avantage Sony

Sony a bâti sa stratégie hybride en partie sur la compacité de ses boîtiers et les résultats sont bien là. Les A6xxx et A7x sont des boîtiers très petits et légers. Parfois un peu trop, et certains photographes ont à l'occasion pesté contre ces petits boîtiers peu confortables lorsqu'ils sont utilisés avec des longues focales, par exemple. La dernière génération A7R III et A7 III a un peu corrigé le problème en prenant un brin d'embonpoint pour assurer une meilleure préhension. Il n'en reste pas moins que les boîtiers Sony sont des exemples de compacité et l'A7 III équipé d'un capteur 24x36 s'avère plus petit que le Fujifilm. Côté balance, c'est l'équilibre presque parfait avec environ 650 g de part et d'autre. Attention, si vous ajoutez la poignée d'alimentation (et les deux batteries) du Fujifilm, l'ensemble frôle le kilogramme.

duel Fujifilm X-H1 vs Sony A7 III comparaison taille duel Fujifilm X-H1 vs Sony A7 III comparaison tailleComparaison des dimensions des Fujifilm X-H1 vs Sony A7 III. Source : camerasize.com

Les deux boîtiers disposent d'une poignée bien dessinée et agréable. La prise en main s'avère un peu plus franche avec le Fujifilm avec une poignée un peu plus haute. Les deux boîtiers montrent une finition à l'épreuve des intempéries avec des joints d'étanchéité au niveau des commandes et des trappes.

Ergonomie et fonctionnalités

Venise en hiver avec le Sony A7 III + Zeiss 24-70 mm f/4 OSS.

Interface : avantage Fujifilm

Fujifilm fait légèrement évoluer l'ergonomie de son boîtier héritée des X-T2 et X-Pro2. Les amateurs retrouveront avec plaisir une ergonomie “à l'ancienne” avec un premier barillet pour choisir la sensibilité ISO, un second pour sélectionner le temps de pose et une bague de diaphragme sur de nombreuses optiques. C'est très plaisant, très facilement compréhensible et bien fait. Pour ceux qui ont un peu plus de mal, notamment avec le temps de pose, il est possible d'utiliser les molettes de réglages pour une prise en main de type “reflex”. En revanche, les deux leviers situés en dessous des barillets sont parfois difficiles d'accès. Le X-H1 est également aisément personnalisable à la fois au niveau des commandes physiques, mais aussi au niveau du Quick Menu. Bon point, le boîtier Fujifilm propose un écran LCD de rappel des informations sur l'épaule droite. Si les informations peuvent s'afficher sur l'écran arrière, ce petit plus est toujours agréable. Notez que cet écran prend la place du correcteur d'exposition. Un vrai parti pris !

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fujifilm-x-h1-dessus

Comme le X-H1, le Sony A7 III dispose d'un joystick pour à la fois naviguer rapidement dans les menus, mais surtout déplacer les collimateurs AF. L'ergonomie du Sony est plus classique avec un barillet pour le choix du mode d'exposition et deux molettes avant/arrière pour régler les paramètres de prise de vue en mode PSAM. Vous apprécierez sans doute la présence d'un correcteur d'exposition. Le niveau de personnalisation est également très élevé avec la possibilité de reconfigurer plusieurs commandes physiques et le menu rapide Fn.

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fujifilm-x-h1-dos

Visée : avantage Fujifilm

Élément essentiel du système hybride, la visée électronique est plus précise chez Fujifilm avec l'intégration d'une dalle OLED de 3 690 000 points contre seulement 2 359 296 points chez Sony. Malgré un grossissement supérieur (0,78x contre 0,75x) dans le viseur du Sony, la visée s'avère plus confortable chez Fujifilm. Les deux systèmes peuvent rafraîchir les informations à 60 ou 120 i/s pour assurer une meilleure fluidité lorsque la lumière est présente. Quoi qu'il en soit, les deux viseurs électroniques subissent les mêmes défauts, à savoir un affichage saccadé ou “baveux” en basses lumières ou avec certaines lumières artificielles.

Côté écran LCD, les deux boîtiers disposent d'écrans inclinables et tactiles. Le X-H1 prend l'avantage avec un écran également inclinable en position portrait, mais nous regrettons qu'aucun des deux fabricants ne propose un écran monté sur rotule.

Autonomie : léger avantage Fujifilm

Vous le savez, l'autonomie des boîtiers hybrides est un des points critiques. Dans ce domaine, Sony a une double stratégie : diminuer la consommation électrique du boîtier et offrir une batterie plus puissante. Apparue avec l'A9, la batterie NP-FZ100 (environ 90 €) offre une autonomie largement supérieure à la précédente génération, et l'A7 III est crédité par CIPA de 610 vues en utilisant le viseur électronique. Lors de nos tests, nous avons effectivement dépassé ce chiffre et frôlé les 700 déclenchements. En outre, il est possible d'utiliser une poignée d'alimentation pour doubler l'autonomie, tout en faisant largement grimper la facture (300 €+90 € de batterie).

Fujifilm VPB-XH1
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Du côté de Fujifilm, pas de nouvelles batteries (hélas) et l'autonomie du boîtier reste "scotchée" à 310 vues. En test, nous n'atteignons même pas ce chiffre. Pour pallier cette faible autonomie, la marque propose une poignée d'alimentation capable de stocker deux batteries (NP-W126S) en sus de l'accu présent dans le boîtier, portant l'ensemble à trois batteries, et donc potentiellement une autonomie de 930 vues. Nous l'avons indiqué en préambule, nous opposons à l'A7 III le X-H1 équipé de la poignée d'alimentation. Le Fujifilm X-H1 est donc plus performant sur ce point et dans ces conditions. Le Fujifilm X-H1 est également commercialisé en kit avec la poignée VPB-XH1 au tarif conseillé de 2 199 €

Connexions et mémoire : égalité

Les deux boîtiers proposent deux emplacements SD, mais seuls ceux du Fujifilm sont compatibles UHS-II. Du côté des connecteurs, et si l'on considère que le X-H1 est équipé de sa poignée d'alimentation, les deux protagonistes font jeu égal. Nous avouons toutefois une petite préférence pour le Sony qui intègre une prise USB Type-3 plus moderne et désormais standard. Pour la connexion sans fil, X-H1 et A7 III sont pareillement équipés : puce Wi-Fi et Bluetooth Low Energy (LE) pour faciliter l'appairage – sans toutefois être utilisés pour le transfert des images.

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fujifilm-x-h1-connecters

Travail en mode connecté : léger avantage Sony

En studio et pour du packshot, les deux acteurs de notre duel sont bien équipés. Le X-H1 dispose d'une prise synchro flash qui peut être utile, mais qui avec le développement des déclencheurs radio n'est plus vraiment essentielle. L'A7 III est livré à la fois avec Capture One Pro, logiciel très utilisé en studio, et la suite maison Imaging Edge pour travailler en mode connecté. De son côté, le X-H1 peut s'interfacer directement avec Adobe Lightroom avec un surcoût de 30 à 80 $ selon la version du plug-in. Fujifilm propose gratuitement l'app Fujifilm X Acquire qui permet de transférer rapidement les photos vers un dossier d'ordinateur. C'est moins élégant chez Fujifilm, donc, mais ça fonctionne.

Stabilisation : égalité

C'est l'une des grandes nouveautés du X-H1 de Fujifilm qui est équipé d'un stabilisateur par déplacement du capteur. Lors de nos essais, nous avons réussi à gagner environ 3 IL avec les deux boîtiers. Dans les deux cas, la stabilisation mécanique fonctionne en mode vidéo et ne permet pas d'agir en complément de la stabilisation présente dans les optiques comme pour les systèmes présents dans les boîtiers Olympus et Panasonic.

Autres : égalité

Sur les autres fonctionnalités, les deux boîtiers sont également très similaires. Vous trouverez ainsi un mode anti-scintillement (parfait pour la photographie sportive en salle), des filtres artistiques et des profils couleur. Notez que Fujifilm propose des simulations de films intéressantes pour retrouver l'éclat de la pellicule Velvia ou le contraste du film noir et blanc Acros. De manière assez étonnante, et contrairement au X-H1, l'A7 III ne propose pas le mode panoramique à main levée alors que c'est Sony qui l'a vraiment développé. En outre, le X-H1 est livré avec un flash amovible toujours utile pour déboucher un contre-jour ou éclairer une scène difficile.

Les parcs optiques sont différents entre les deux marques, et si le X-H1 dispose de belles focales fixes lumineuses, le Sony A7 III offre un choix plus large avec toutes les optiques FE/E de Sony, et désormais des optiques en monture FE sont – ou seront – disponibles chez Sigma, Tamron ou Samyang. Naturellement, et c'est valable pour les deux boîtiers, il est possible d'utiliser les optiques de marques tierces via des bagues d'adaptation.

Réactivité

Globalement, les deux boîtiers sont très agréables à utiliser, mais le Sony se montre un peu plus véloce que son concurrent, à commencer par la mise sous tension.

Autofocus : avantage Sony

X-H1 et A7 III disposent de la même technologie d'autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste sur le capteur principal, mais les implantations sont différentes. Le capteur 24x36 du Sony utilise une grille de 693 points à corrélation de phase qui couvre 93 % de la surface visée. De son côté, le capteur APS-C de Fujifilm intègre le même module AF que le X-T2 avec 93 zones à corrélation de phase (40 % du viseur) sur un total de 325 points si l'on compte les collimateurs à détection de contraste. Le module Sony est aussi plus sensible en basses lumières avec un fonctionnement jusqu'à -3 IL alors que celui de Fujifilm est limité à -1 IL.

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fujifilm-af

Lors de nos tests, le Sony A7 III s'est effectivement montré plus réactif, notamment en basses lumières. Surtout, la réactivité AF dépend des optiques et certains modèles Fujifilm s'avèrent peu performants.

Suivi autofocus : avantage Sony

Les duellistes proposent différentes méthodes de suivi de sujet avec notamment la reconnaissance des visages et des yeux, le suivi d'un sujet ou la gestion automatique au sujet le plus proche. Les deux boîtiers donnent de bons résultats, mais le Sony A7 III s'avère plus performant, notamment en mode de reconnaissance des visages. Les tests de suivi autofocus sont compliqués à réaliser et dépendent pour beaucoup du sujet, des conditions de lumière, du contraste, et nous effectuons toujours nos essais en extérieur sur différents sujets en mouvement. L'avis est donc avant tout le fruit d'un ressenti général…

Rafale : avantage Fujifilm

Sur un plan strictement comptable, le X-H1 mène la danse avec une rafale à 14 i/s en obturation électronique. En obturation mécanique, sans effet de rolling shutter donc, le Sony A7 III reprend la tête de la course avec 10 i/s. Toutefois, et si l'on considère que le Fujifilm est équipé de sa poignée d'alimentation, celui-ci est capable de grimper à 11 i/s, ce qui fait du X-H1 le meilleur boîtier, toutes catégories confondues.

Qualité des images

Fujifilm X-H1 + 56 mm f/1,2 @f/1,2.

Gestion du bruit électronique : avantage Sony

C'est sans doute la partie du duel la plus ardue pour Fujifilm. En effet, le X-H1 est équipé d'un capteur APS-C deux fois plus petit (en surface) que le 24x36 du Sony A7 III. Avec la même définition, les photodiodes sont forcément plus grandes chez Sony avec 5,9 µm de côté contre 3,9 µm chez Fujifilm. Pas de miracle donc, l'A7 III délivre une meilleure qualité d'image dès 3 200 ISO avec un grain moins présent et moins de lissage.

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Même constat à 6 400 ISO. Le Sony A7 III domine logiquement son concurrent. Toutefois, il convient d'apprécier la belle performance du X-H1 qui part avec un handicap certain, mais offre une très belle prestation.

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Dynamique : avantage Sony

Là encore, la différence de capteur joue en la faveur de Sony. Lors de nos mesures en studio, nous avons noté une différence de rendu, dans les hautes lumières notamment. Ainsi, le Sony A7 III propose une latitude de travail de 6,6 IL contre “seulement” 5,6 IL pour le Fujifilm X-H1

Vidéo : avantage Sony

C'est un domaine dans lequel Fujifilm a fait des progrès remarquables à chaque génération de boîtier. Le X-H1 propose une belle évolution de son mode vidéo avec l'enregistrement 4K, UHD et HDTV 1 080 sur carte avec des débits importants et la possibilité de filmer en F-Log pour maximiser le rendu des valeurs. Vous disposez également d'un profil couleur Eterna doux et neutre, idéal pour travailler vos images sans passer par la case étalonnage. Vous pouvez aussi compter sur un enregistrement 1 080 à 120/100 i/s pour des ralentis fluides.

De son côté, Sony cultive la vidéo depuis plusieurs années et peaufine régulièrement ce mode d'enregistrement. Pas de format 4K, mais une captation UHD à 30/25 i/s (100 Mb/s contre 200 Mb/s chez Fujifilm). Le Sony se démarque du X-H1 par ses nombreux assistants, notamment pour l'exposition, et un enregistrement à cadence variable plus souple que chez Fujifilm (jusqu'à 120 i/s). L'A7 III propose également l'enregistrement proxy, le S-Log, le gamma HDR ou différents marqueurs.

Par ailleurs, le Sony délivre une image légèrement plus précise comme vous pouvez le constater ci-dessous.

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D'autres aspects sont en faveur de l'hybride Sony : il n'y a pas de recadrage lors de la captation UHD/1 080, le rolling shutter est moins sensible et l'autofocus est globalement plus réactif et pertinent.

Conclusion

Nous arrivons au terme de notre duel et il est temps de compter les points de part et d'autre, de prendre un peu de recul et de conclure.

Fujifilm X-H1 Sony A7 III
Prise en main
Gabarit +
Ergonomie et fonctionnalités
Interface +
Viseur +
Autonomie +
Mémoire et connecteurs = =
Travail en mode connecté +
Stabilisation = =
Autres
Réactivité
Autofocus +
Suivi autofocus +
Rafale +
Qualité des images
Gestion du bruit électronique +
Dynamique +
Vidéo +

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Et le vainqueur est... le Sony A7 III

Une fois de plus, le choix final n'est pas évident. Et vous l'aurez remarqué, chaque système a ses points faibles et ses points forts. Nonobstant, nous avons une petite préférence pour le Sony A7 III qui se montre plus équilibré et plus polyvalent avec notamment un mode vidéo plus complexe. En outre, il se révèle plus performant sur deux points importants : l'autofocus et la qualité d'image.

Duel Fujifilm X-H1 vs Sony A7 III
Renaud Labracherie
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications