Accessoire

DJI domine de la tête et des épaules le marché grand public des quadricoptères. Les différentes itérations de son Phantom ont permis à un grand nombre d'amateurs de s'initier à la prise de vues aériennes à moindre coût. Celles-ci n'étaient cependant pas exemptes de défauts, à commencer par une finition et un design franchement peu avenants ainsi que quelques lacunes techniques qui ne facilitaient pas la prise en main.

Avec le DJI Phantom 4, la marque entend s'imposer cette fois-ci en force et mettre tout le monde d'accord. C'est bien simple, non seulement sur le papier il ne semble rien lui manquer mais en plus tous les défauts de son aïeul semblent avoir été corrigés. Encore mieux : les nouveaux mode de vol Tap Fly, Active Tracks et Obstacle Avoidance lui permettent de voler de façon autonome et de contourner les obstacles ! Alors, ce Phantom 4 est il la caméra volante parfaite ? Verdict dans notre test !
DJI Phantom 4 test review en vol

Étant donné la réglementation très stricte qui encadre l'usage des drones, nous avons pratiqué notre essai dans un cadre de loisir, en gardant l'appareil à vue, à une altitude inférieure à 150 m (dans la pratique nous avons à peine dépassé les 100 m), loin de toute agglomération, habitation, zone d'aérodrome ou personne.
DJI Phantom 4 test review vue générale

Présentation

Le Phantom 3 ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable et, bien que très efficace sur de nombreux points, nous lui préférons le 3DR Solo pour sa plateforme évolutive, ses vols intelligents et sa compatibilité avec la plupart des caméras GoPro. Un point en particulier nous avait de plus séduit en faveur de ce dernier : son design et sa finition.

À côté, même la version Professional du Phantom avait un air de chérubin ayant mangé trop de compote et son aspect tout plastique nous agaçait quelque peu. Il semblerait que DJI nous ait entendu pester jusqu'à Shenzen, puisque la marque a totalement repensé le look de son drone. Désormais, le Phantom 4 présente une esthétique bien plus travaillée, avec des lignes amincies, des courbes plus fines et une coque polie. Certes, c'est toujours du plastique, mais l'ensemble et beaucoup plus agréable.
DJI Phantom 4 test review vue générale

En outre, le Phantom 4 enchaîne les caractéristiques techniques alléchantes, à commencer par un système de détection stéréoscopique s'appuyant sur la présence de quatre capteurs situés à l'avant et au-dessous du drone, et octroyant la reconnaissance des obstacles. Utilisé en mode automatique, ce système permet au quadricoptère de freiner automatiquement devant un obstacle jusqu'à s'arrêter pour éviter la collision ou de le contourner même si vous maintenez le joystick enfoncé !

Au chapitre des réjouissances, on note la présence des modes TapFly et Activ Track. Le premier offre la possibilité de spécifier la destination du drone par un simple clic sur l'écran tactile du boîtier de commande, tandis que le second active un mode de reconnaissance 3D d'un sujet pour le suivre sans que ce dernier n'ait besoin de porter de tracker ou de gps. Voilà qui est astucieux !
DJI Phantom 4 test review vue générale

Enfin, outre une autonomie accrue de 25 % pour passer à 28 minutes de vol, l'objectif de la camera est un nouveau modèle comportant 9 lentilles offrant un angle de champ de 94° (équivalent 20 mm en 24x36) et une ouverture de f/2,8. En ce qui concerne le capteur, le Phantom 4 filme en 4K à 24, 25 et 30 ips ainsi qu'en Full HD à 60 ips et 120 ips. Il peut réaliser des photos de 12 Mpx et permet l'enregistrement de fichiers RAW au format DNG. Certes, la camera est non amovible comme sur les précédentes générations, mais ses caractéristiques devraient suffire à la plupart des amateurs de prise de vues aériennes.
DJI Phantom 4 test review camera

DJI Phantom 4 test review vue générale

Configuration de test

Pour ce test, nous avons utilisé le Phantom 4 tel qu'il est livré dans sa boîte d'origine, sans accessoire supplémentaire. Nous disposions donc de deux jeux d'hélices, une batterie ainsi que de la dernière mise à jour FW 1.1.301 qui stabilise la connexion entre la télécommande et le Phantom 4 — les premiers utilisateurs ayant fait les frais de pertes de signal. Si votre serviteur a subi ces désagréments, ceux-ci se sont avérés sans conséquence sur le pilotage puisque le drone revient "à la maison" quand il se sait perdu.

Là aussi, gardez à l'esprit que nous testons ce drone dans une logique de prise de vues et que nous nous intéressons essentiellement aux capacités photographiques et vidéographiques de celui-ci. Si nous ne cachons pas notre enthousiasme lors des cessions de vol, c'est bien essentiellement sur la captation que nous forgeons notre jugement.

Notez par ailleurs que ce point de vue semble partagé par DJI, puisque la marque considère que le terme de "drone" est trop lié à une terminologie militaire et présente ainsi le Phantom 4 à la presse comme un "quadrirotor pour films aériens".
DJI Phantom 4 test review vue accesssoires

Prise en main

Dés l'ouverture de la boite un sourire ravi nous monte jusqu'aux oreilles ; de véritable efforts ont été consenti du côté du design. L'aspect trapu des premières générations a été affiné pour s'approcher d'un poulpe en pleine séance d'étirement — mais peut-être suis-je le seul à voir ça. Nous apprécions quoi qu'il en soit l'aspect glossy de la coque, et la finition est d'un excellent niveau.

D'aucuns regretteront certainement le noir mat du 3DR Solo, mais le Phantom 4 n'en est pas moins classieux. La coque est en matériau composite afin de rendre l'ensemble rigide et de résister aux vibrations. Un choix qui se justifie aussi dans le poids de l'engin puisque l'ensemble ne pèse finalement que 1380 g contre les 1800 g du 3DR Solo.
DJI Phantom 4 test review vue générale

De face, on remarque les deux capteurs optiques — juste au dessus des patins d'atterrissage — qui assurent la détection d'obstacles. En dessous, se situent le sonar ainsi que d'autres capteurs permettant au drone de se positionner dans l'espace. La grille de ventilation du châssis est aussi élégamment étudiée, tandis qu'on trouve sur le côté l'emplacement pour la carte microSD (jusqu'à 64 go) ainsi qu'une prise micro-USB.

La nacelle et le système de caméra sont intégrés au corps de l'appareil pour être plus proches du centre de gravité du drone. Tout le système d'amortissement est désormais caché, mais la nappe du circuit imprimé reliant la caméra à la nacelle est trop exposée. Nous nous interrogeons sur sa tenue dans le temps et lors d'intempéries. La caméra est évidemment stabilisée électriquement sur 3 axes (vertical, roulis, lacet) et accepte une angulation verticale allant de -90° à +30°.
DJI Phantom 4 test review vue camera

Les diodes n'occupent que les extrémités des ailes, avec un éclairage rouge à l'avant et vert à l'arrière. Ces dernières passent au jaune et clignotent pour signifier un incident. Généralement, au delà de quelques dizaines de mètres on ne distinguera pas l'avant de l'arrière — même avec une bonne vue — et il faudra donc s'en remettre au streaming video en HD 720p à 30 ips. Notez que Lightbridge, la technologie de transfert du flux vidéo utilisée par DJI, a fait ses preuves et s'est avérée beaucoup plus fiable que le Wi-Fi lors d'une utilisation à longue distance.
DJI Phantom 4 test review vue générale diode led

Enfin, DJI inaugure un tout nouveau système de fixation d'hélices appelés "push and release" : plus besoin de les visser, un quart de tour suffit à les maintenir sur les ergots de fixations. Si pour l'heure DJI ne donne pas davantage d'informations sur ses moteurs, ces derniers sont capables d'excellentes performances avec une vitesse ascensionnelle de 6 m/s, une vitesse en descente de 4 m/s et surtout des pointes à 20 m/s (soit 72 km/h) en mode sport. C'est 16 km/h de moins que le 3DR Solo mais bien mieux que le Phantom 3 qui stagne à 57 km/h. La performance pure ne nous intéresse pas mais cela pourrait faire la différence dans le cadre d'un suivi de sujet rapide (descente de VTT ou de ski, course automobile, etc.).
DJI Phantom 4 test review sonar led

Préparatifs de vol

Charge et installation des hélices

Il nous aura fallu un peu plus d'1h30 de charge pour que la nouvelle batterie Lipo 4S 5350 mAh 15,2 V atteigne sa charge maximale. Une fois celle-ci installée dans la coque du drone, il ne reste plus qu'à fixer les hélices "push and release" sur les rotors des moteurs. Le système est extrêmement simple : on appuie en même temps que l'on effectue un quart de tour et c'est fixé. Dans le genre "ready to fly", il n'y a pas plus simple.
DJI Phantom 4 test review helices

Allumage

La procédure d'allumage a respecter est la suivante :

  • La télécommande doit être allumée en premier. On presse une première fois le bouton d'alimentation de la radiocommande puis on effectue un second appui long. Les diodes s'allument de la gauche vers la droite, puis on relâche.
  • Même procédure pour le Phantom 4. Comme sur les générations précédentes, on appuie une première fois sur le bouton d'alimentation puis une seconde fois plus longuement. Les diodes passent au vert de la gauche vers la droite. Le drone émet une sonorité bi-ton.
  • Le raccordement du smartphone à la radiocommande passe par un câble micro-USB. Il y a donc a priori peu de risques de coupure de transmission — par rapport au Wi-Fi du moins. Dés que le câble est branché, un message apparaît sur votre écran pour que l'application DJI Go se lance.

L'acquisition des satellites est très rapide : en moins d'une minute, l'application vous signale que vous êtes prêt à décoller ! Notez en outre qu'en intérieur vous ne bénéficierez pas de la stabilisation GPS mais d'une stabilisation optique grâce au sonar et à la camera optique située sous le drone... Attention cependant, comme mentionné dans les tests précédents, les drones sont globalement très sensibles à l'effet de sol : l'air chassé vers le bas par les hélices se retrouve bloqué par le sol et s'y comprime avant de changer de direction brusquement, ce qui engendre des turbulences et déstabilise le drone.
DJI Phantom 4 test review vue générale

Télécommande

La télécommande est identique à celle fournie avec les Phantom 3 Advanced et Professional. On peut lancer l'enregistrement directement via celle-ci, choisir des modes de vol plus ou mois débridés, mettre le drone en pause, contrôler les angles de la nacelle et surtout demander au Phantom de rentrer à la base en une pression du doigt. Sa portée est de 3.5 km sur les territoires de la communauté européenne et jusqu'à 5 km aux États-Unis. La finition est de bon aloi, elle tient bien en main et le grip est agréable mais on regrette de ne pas trouver de panneau de commande rappelant quelques informations élémentaires du vol (distance ou altitude par exemple) comme sur celle du 3DR.
DJI Phantom 4 test review radiocommande

L'application

Paramètres de vol

Le quadricoptère ne se pilotant pas sans la liaison entre un smartphone et la radiocommande, il est primordial de se familiariser avec l'interface de l'applicaton DJI Go (compatible iOS et Android) avant de jouer les chefs d'escadrilles. Néanmoins, la marque a plutôt bien pensé son interface et on s'y retrouve assez facilement grâce à une jeu d'icônes symbolisant à chaque fois le drone, la radiocommande, les modes de vol, le gimbal etc.
DJI Phantom 4 test review application

DJI Phantom 4 test review application

Les amoureux de la langue de Molière en seront pour leurs frais, ici on ne parle que l'anglais et rien d'autre. Pas de panique tout est clairement identifiable... Excepté les courbes de réglage de réactions du drone, dans les paramètres avancés qui restent assez obscurs pour le béotien. Personnellement nous sommes restés prioritairement dans le mode de vol standard avec les réglages de commandes habituels : contrôle de commande des gaz et du roll sur le manche gauche, et contrôle de la profondeur et du lacet sur le manche droit.
DJI Phantom 4 test review application

Outre un retour vidéo, l'application permet aussi de bénéficier des informations télémétriques telle que la vitesse, la charge de la batterie, le voltage des moteurs, la position GPS, l'altitude... Et surtout ce qui nous intéresse le plus à la rédaction, les différents réglages de paramètres de la caméra.

Paramètres de prise de vues

Nous ne pouvons qu'adresser nos félicitations à la firme chinoise, car il y a une véritable cohérence entre sa volonté de présenter le Phantom 4 comme un "quadrirotor pour films aériens" et les paramètres de prise de vues disponibles. Nous jugerons des résultats un peu plus loin mais il est en tout cas possible de photographier en DNG + JPEG à 12 Mpx jusqu'à 1 600iso, de jouer avec la pose lente jusqu'à 8 s, de shooter en HDR, en rafale, en time-lapse, et surtout de filmer en HDTV 120 ips, 2.7 K 30 ips et 4K 30 ips avec un débit de 60 Mbps ! Cerise sur le gâteau, les profils d'image S-Log et Cinelike sont présents afin d'offrir une plus large latitude de retouche en postproduction.
DJI Phantom 4 test review application

Pilotage et prise de vues

Modes de pilotage

L'expérience de pilotage avec le Phantom 4 est particulièrement réjouissante. Les commandes sont d'une étonnante douceur, sans nervosité excessive en dépit d'une vélocité bien présente. En mode Standard, avec un petit peu d'expérience, le pilotage s'effectue facilement et en douceur, on a rapidement confiance et on peut rapidement se lancer dans les tests des nouveaux modes de vol : Tapfly, Visual Tracking et Obstacle Avoidance.

Sachez néanmoins que si le Phantom 4 pointe à plus de 70 km/h, il n'est pas une bête de course et ne peut se montrer aussi agile qu'un 3DR totalement débridé en mode Acro. Si la comparaison avec le Bebop 2 n'est pas vraiment pertinente — étant donné l'écart de prix —, il convient cependant de préciser que le Phantom 4 fait largement mieux que le Phantom 3 ! Ce dernier avait à la fois quelque chose de pataud et de nerveux qui ne nous convenait pas. Le Phantom 4 est quant à lui un régal à piloter. En outre, sa stabilité est remarquable : nous avons volé sous différentes conditions météorologiques avec des rafales allant jusqu'à 35 km/h en fin de journée et il n'a pas montré le moindre frémissement.

Tapfly

On pointe du doigt sur la carte l'endroit où l'on veut que le drone se rende puis on tapote deux fois pour valider. Voilà, c'est tout ! Et histoire de nous flatter un peu plus, le Phantom 4 promet d'éviter les obstacles en chemin.

Obstacle Avoidance

Le Phantom 4 est le premier drone grand public à proposer la détection d'obstacles. Les images transmises par les deux caméras frontales sont analysées par le logiciel du drone de façon à ce que celui-ci s'immobilise ou contourne l'obstacle se présentant. Notez que l'analyse est opérationnelle entre 0.7 m et 15 m. C'est bluffant d'efficacité tant que l'obstacle est face au drone. Attention donc lors des travellings latéraux et des panoramiques. De plus, le système n'est pas capable d'analyser les fines branches ou les câbles électriques. Cette détection d'obstacles a donc encore beaucoup de limites mais reste redoutable d'efficacité sur les obstacles imposants.

Visual Tracking

Exactement comme on active les modes de suivi du sujet sur nos boîtiers photos, le Phantom 4 va suivre un sujet défini. On encadre du doigt sur l'écran de la tablette le sujet puis on valide. Le drone vol alors autour de façon autonome via une reconnaissance 3D de celui-ci. Attention, il n'est pas encore parfaitement opérant lors de brusques changements de direction et il est préférable que d'autres sujets qui viennent pas s'interposer entre le quadricoptère et sa cible. Il n'y a cependant aucun besoin que celle-ci porte un tracker, un gps ou la radiocommande.

D'un point de vue cinématographique, on ne cesse d'imaginer les nombreux plans que l'on peut réaliser. Franchement, c'est génial.

Si nous avons été bluffés par ces nouveaux modes de vol, nous souhaitons mettre en garde le néophyte contre l'apparente illusion de cette facilité. Le Phantom 4 est lourd et son détecteur d'obstacles n'est pas infaillible, il y a donc un risque élevé pour que des accidents se produisent. D'autant plus que sa conception flatte l'égo du pilote qui se prend rapidement pour un bon pilote et prends donc plus de risques... Ce côté presque trop facile vendu par la marque ne peut que nous enjoindre à la méfiance.

Qualité d'image

Là encore, sur l'écran de notre smartphone, la qualité paraît excellente et saura sans nul doute ravir ceux qui se contenteront de poster leurs vidéos ou leurs photos sur les réseaux sociaux. Néanmoins, le Phantom 4 étant capable de filmer en 4K, voyons ce qu'il a dans le capteur.

La qualité d'image est globalement très bonne mais présente encore quelques défauts. Tout d'abord, la dynamique est assez faible : les hautes lumières sont rapidement brûlées et les plus fins détails dans les zones d'ombres trop lissés. En basse luminosité, en dépit de l'ouverture de f/2,8, l'acutance manque de panache et le micro-contraste est un peu faible. Le traitement de lissage est malheureusement excessif et présente dans le même temps une accentuation légèrement exagérée.

Cet aspect est en revanche nettement moins flagrant que sur le Phantom 3 tandis que les aberrations chromatiques sont mieux gérées et la netteté sur les bords améliorée. Au niveau de la couleur, le rendu est aussi flatteur et offre des tonalités agréables. À noter que l'on pourra dés la prise de vue jouer avec différents rendus (noir et blanc, ancien, éclatant, etc.) ou encore régler le contraste, la luminosité et activer des courbes S-Log ou Cinelike.

Visualisez les vidéos 4K 30 ips : vidéo 1 / vidéo 2

Photos issues d'une vidéo 4K

DJI Phantom 4 test review image 4K

DJI Phantom 4 test review image 4K

Photos issues d'un rush 1080

**DJI Phantom 4 test review image 1080

**

**DJI Phantom 4 test review image 1080

**

En photo, on retrouve les mêmes caractéristiques d'image : des JPEG un peu trop lissés, une dynamique qui brûle un peu trop vite les hautes lumières et un micro contraste légèrement en berne. En revanche la colorimétrie est plutôt flatteuse. Avec de bonnes conditions de lumière, l'image paraît nette sur l'ensemble du champ.
DJI Phantom 4 test review qualité d'image bretagne

DJI Phantom 4 test review qualite d'image bretagne

Il est possible de travailler en RAW (format DNG) pour un rendu plus agréable. Nous vous recommandons d'ailleurs d'utiliser ce format et de ne pas réduire le bruit. Certes, l'image est un peu plus granuleuse mais la sensation de netteté est plus agréable. Au final, la qualité d'image du Phantom 4 est très bonne sans être excellente. On est un ton en dessous de ce qu'offre le 3DR Solo équipé d'une GoPro Hero 4 par exemple. L'image présente tout de même une très bonne tenue et sera suffisante pour apparaître dans des productions professionnelles tant que l'on ne regarde pas le résultat sur écran géant ou que l'on ne cherche pas à zoomer à 100 % dans l'image.
DJI Phantom 4 test review qualité image bretagne

Verdict

DJI Phantom 4 recommandé par Focus Numérique

Quel engin ! Le DJI Phantom 4 est tout simplement — allez, écrivons le franchement — extraordinaire ! Il comble quasiment toutes les lacunes des générations précédentes et l'intégration de ses nouveaux modes de vols le rend encore plus accessible au plus grand nombre.

Reste qu'à 1 499 €, il n'est pas à la portée de toutes les bourses. S'il rend le Phantom 3 Professional quelque peu obsolète, ce dernier a tout de même de beaux restes et il y a fort à parier que les propriétaires ne changeront pas leur machine dans l'instant. En face, on retrouve aussi le 3DR Solo qui procure également une expérience de vol remarquable mais qui n'intègre pas encore l'évitement d'obstacles et le suivi du sujet sans télécommande. En revanche, on peut monter sur ce dernier une GoPro 4, laquelle reste un cran au dessus en terme de qualité d'image.

En effet, la qualité d'image du Phantom 4 est un peu en deça de nos espérances, la faute à un lissage excessif des plus fins détails. Restons positif et gageons qu'une mise à jour pourra sensiblement améliorer le traitement. Bon point en revanche pour la définition 4K et les courbes de réglage S-Log qui permettent d'améliorer le rendu d'image en postproduction.
DJI Phantom 4 test review en vol

En somme, le Phantom 4 est un excellent compromis qui peut s'appuyer sur une formule "clé en main" intelligemment pensée et efficace dans quasiment toutes les situations. C'est sans retenu donc que nous lui décernons notre label "recommandé", avec une mention spéciale pour les efforts réalisés. Finalement rare sont les constructeurs qui prennent aussi rapidement en compte les desiderata de leurs clients et les critiques de la presse afin de faire évoluer leur machine vers un quasi sans faute.

À ce prix, il est de tout façon quasiment sans concurrence et saura combler à la fois les amateurs d'aéromodélisme ainsi que les vidéastes et photographes qui rêvent de s'initier à la prise de vue aérienne. Au final, ce sera bien là notre seule réserve : pour une meilleur image il faut se tourner vers une caméra dédiée, qu'elle soit de type action-cam, comme le Solo, ou carrément hybride ou reflex avec des solutions plus coûteuse.

Un dernier mot sur sa déconcertante facilité de prise en main. Si elle parvient presque à créer un réel besoin de captation aérienne — dans la mesure où l'on a moins à se soucier du pilotage —, attention cependant aux excès de confiance. La détection d'obstacles ne fonctionne que de face, de jour et sur des objets bien visibles. Le Phantom 4 restant de plus un quadricoptère puissant et rapide, personne n'est à l'abri d'une avarie technique qui peut mettre en danger autrui.

Sur ces morales écritures, bon vol et bonnes images chers lecteurs de là haut, tout là haut. C'est tout de même addictif la terre vue du ciel.

Merci à Miss Numérique pour nous avoir prêté un modèle de test.

+
  • Silhouette amaincie
  • Finition en hausse
  • Qualité d'image très bonne et en hausse aussi
  • Facilité de prise en main déconcertante
  • Vols automatisés surprenants
  • Fonctions d'évitement des obstacles
  • Suivi du sujet sans avoir besoin de récepteur
  • Application complète
  • Performances globales
  • Connexion Lightbridge
  • photo RAW (DNG) + JPEG
  • Courbes S-Log et Cinelike disponibles
  • Mode 4K 30p convaincant
  • Stabilité
  • Vol en intérieur stable grace au sonar et à la camera
  • Autonomie
  • Pas de possibilité de piloter le drone avec son smartphone
  • Pas d'écran sur la télécommande
  • Circuit imprimé de la camera exposé aux intempéries
  • Attention à l'illusion de la facilité de prise en main
  • Train d'attérissage trop encombrant en transport
  • Lissage excessif de l'image dans les zones d'ombre
  • Dynamique dans les hautes lumières trop faible
  • Détections d'obstacles perfectible
David Lefevre

Photographe et vidéaste professionnel, spécialiste des reportages, des conseils photo et surtout adore regarder la terre vue du ciel avec ses drones. Ses publications 

Les prix
DJI Phantom 4
Priceminister 899,99 €
Amazon 1196,17 € Voir l'offre
Darty.com 1199,00 € Voir l'offre
LDLC 1199,95 € Voir l'offre
Amazon Marketplace 1456,53 € Voir l'offre
Contenus sponsorisés