Les beaux jours reviennent et, avec eux, l'envie de flâner dans les rues l'appareil photo à la main. L'un de nos lecteurs en profite ainsi pour nous questionner sur un sujet récurrent, mais dont les principes et les applications restent complexes : le droit à l'image des personnes photographiées dans un lieu public.

J'ai été confronté il y a peu de temps à une altercation avec un inconnu concernant son droit à l'image. Après que j'ai photographié une place au grand-angle, celui-ci a eu peur de figurer sur mes photos et m'a vivement interpellé pour me demander de les supprimer. J'ai refusé en pensant être dans mon bon droit... Était-ce bien le cas ?

Karl M., lecteur de Focus Numérique

Bien qu'une réponse précise et définitive à ce cas particulier se révèle comme toujours délicate — loin de nous l'idée de nous improviser hommes de loi —, quelques éléments de réponse peuvent très certainement éclairer notre lecteur. Précisons tout d'abord que si le droit à l'image des personnes photographiées est un sujet si complexe, c'est notamment à cause des difficultés à déterminer la limite entre vie privée et vie publique, ainsi qu'entre droit à l'information et respect de la vie privée.

En principe

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Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications