Si vous suivez l’actualité photographique, vous avez certainement entendu parler en 2016 de deux polémiques à propos de la circulation des images sur Internet. L’une concernait l’exception de panorama, à savoir la possibilité de photographier des paysages incluant des œuvres (street art, architecture…). L’autre polémique concernait les moteurs de recherche de type Google Images, qu’une loi votée par le Parlement français oblige désormais à trouver un mode de rémunération global pour les auteurs. Un an après, quel bilan peut-on tirer de ces deux thèmes de débats ? Essayons de comprendre ce qui s’y jouait et d’imaginer quel avenir se dessine pour les auteurs et diffuseurs de photographies.

Liberté de photographier

Les deux polémiques partageaient un même fondement : l’inquiétude des créateurs d’images (photographes, graphistes…) quant à leur pouvoir d'exercer leur passion, voire leur métier, sans avoir à consulter un avocat dès qu’il s’agit de diffuser leur production. Nous l'avons souvent écrit dans nos colonnes : l’ambiance générale est à la méfiance et l’activité de photographe de rue, entre autres, est de plus en plus difficile à exercer.

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Tristan Joyeux

Photographe et philosophe de formation, appelez-le « prof ». Passionné par : l’image, la théorie, la théorie de l’image, l’image de la théorie, les droits d’auteurs, la vie des photographes et beaucoup d’autres choses. Ses publications