Si les cartes SD (Secure Digital) constituent très certainement le format de cartes mémoire le plus répandu à l'heure actuelle — notamment grâce à leur taille et leur prix contenu —, l'utilisation de caméras et d'appareils photo professionnels nécessite parfois l'adoption de supports de stockage aux débits et capacités supérieures. Alors que les cartes CompactFlash ont occupé ce segment du marché pendant de nombreuses années, une guerre des formats opposant CFast et XQD se profile désormais.

Les cartes mémoires bénéficient de la vitesse élevée, de la durée de vie relativement longue et de la faible consommation de toute unité de stockage numérique utilisant la mémoire flash. Chaque format de carte dispose cependant d'un bus informatique différent, c'est-à-dire de liaisons physiques pouvant être exploitées en commun par plusieurs éléments matériels afin de communiquer. Les débits en lecture et en écriture d'une carte mémoire dépendent donc de son format et du bus informatique utilisé.

Gloire et chute du format CompactFlash

Longtemps considérée comme la référence du monde professionnel, la norme CompactFlash a été créée par SanDisk en 1994 et n'a eu de cesse d'évoluer depuis. Utilisant le bus PATA (Parallel Advanced Technology Attachment), la norme CompactFlash 6.0 — la dernière à ce jour — a été officialisée en novembre 2010 et permet d'atteindre une vitesse théorique de transfert de 167 Mo/s et une capacité maximale de 512 Go.

Au vu de la rapide évolution de nos usages photo et vidéo au cours des dernières années (démocratisation de la vidéo 4K et de capteurs photo dont la définition dépasse allégrement les 20 Mpx), le besoin d'une nouvelle norme de cartes mémoire capable de gérer des débits très élevés et des capacités de stockage conséquentes s'est cependant fait grandement sentir.

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Paul Nicoué
Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications