À de rarissimes exceptions près, et sauf si vous en décidez autrement, tous les appareils photo se chargent eux-mêmes de la mise au point nécessaire à l’obtention d’une photo nette, c’est-à-dire qu’ils sont autofocus.

Cette possibilité, présentée en 1976 sur le prototype reflex Leica Correfot dont l’électronique occupait le volume d’une brouette, fut réalisée commercialement en 1977 avec le compact Konica C35AF, donc bien avant la photo numérique. Le tout premier reflex à en bénéficier en 1985, le Minolta 7000, dont le fabricant avait racheté les brevets du Correfot, donnait déjà largement satisfaction. Il recourait déjà au dispositif très complexe de corrélation de phase que nous vous expliquons ici. Bien sûr, l’autofocus a fait depuis de considérables progrès.

Plusieurs principes très différents ont été inventés, mais aujourd’hui seuls deux restent utilisés : l’autofocus par détection de contraste et l'autofocus par corrélation (ou différence) de phase.

Les appareils photo actuels sont dotés d’un seul objectif pour permettre la prise de vues, et comme nous l'avons vu dans notre article sur la visée, cet objectif sert à la fois pour à la visée et pour la photo, sauf dans des cas désormais plus que rares. L’autofocus, qu’il soit à détection de contraste ou par corrélation de phase, se fait par cet unique objectif, ce qui évite tout problème en photo rapprochée.

Il vous reste de l'article à lire