Le H.264, vous le connaissez (ou pas !), c'est le codec qu'emploient pratiquement tous les DSLR pour produire de la vidéo. C'est aussi lui que l'on trouve dans l'AVCHD, celui qui vous permet de regarder la TNT ou la télé via votre box ADSL. Mais son remplaçant pointe le bout de son nez dès l'année prochaine. Le H.265 promet un poids divisé par deux et supporte des images jusqu'à 16 fois plus grandes qu'en HD.

H.264 la prochaine norme vidéo

L'intérêt d'un codec (COmpresseur/DECompresseur), tout le monde s'en moque jusqu'au moment où il s'agit de faire des films (et plus seulement de les regarder). Un exemple. Je tourne avec mon 5D Mark II et je me rends compte qu'au montage, ma machine se met à ramer. Pourquoi ? Tout simplement parce que la majorité des DSLR utilisent le codec le plus efficace en termes de rapport qualité visuelle/poids de fichier généré (pour tenir sur des cartes mémoire). Et ce codec, c'est le H.264, autrement connu sous les doux noms de Mpeg-4 AVC (advanced video coding) ou encore Mpeg-4 part 10. Or, il existe une règle d'or : plus le codec est efficace, plus il demande de calculs, à l'encodage comme au décodage. Et c'est pour cette raison que quand il s'agit de monter des images H.264, la station de travail a besoin de ressources et que l'utilisateur a tendance à transcoder vers une codec plus “facile” à monter et plus volumineux (ProRes, DNxHD...). Oui, mais alors, pourquoi un simple téléphone est-il capable de lire ce type de fichiers quand une gros ordinateur est à la peine ? Tout simplement parce que le téléphone est doté d'une puce dédiée qui ne sert qu'à ça quand un logiciel de montage nécessite non seulement de lire les images, mais aussi d'intervenir dessus, de les couper, de les corriger. Et quand on sait que pour gagner de l'espace, ce type de codec n'enregistre qu'une seule image “complète” sur 12 ou même 30, on mesure mieux le travail qu'il faut pour récréer les images intermédiaires à force d'algorithmes et de calculs.

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