CapteurCMOS Exmor R®, plein format 35 mm (35,9 x 24 mm). BSI rétroéclairé.
Monture/
Optique livrée35 mm f/2 Zeiss Sonnar T*. Distance minimale de mise au point 30 cm, 20 cm en mode macro.
Stabilisationnon
Antipoussière/
Viseuroui, escamotable. Dalle Oled XGA (1 024 x 768 px, 2 359 000 pts). Grossissement 0,74x.
Flashnon
Écranoui, orientable 107° vers le haut, env. 41° vers le bas. 7,5 cm, 1 228 800 points.
Mise au pointMise au point hybride par détection de contraste / corrélation de phase. Plein format 35 mm : 399 pts (mise au point auto avec détection de phase) APS-C : 357 pts (mise au point auto avec détection de phase) / 25 pts (mise au point auto avec
Modes autofocusAF-A (mise au point automatique) AF-S (mise au point automatique prise de vue unique) AF-C (mise au point automatique en continu) DMF (mise au point manuelle directe) mise au point manuelle
Mesures d'expositionMesure d'évaluation de 1 200 zones. Multi-segment, Pondération centrale, Spot. Correction d'exposition ±5 IL
Modes d'expositionPSAM
Vitesse d'obturation1/2 000 s (obturateur central) à f/2 et 1/4 000 s au-delà.
Motorisation5 i/s avec suivi AF
Sensibilité ISO100-25 600 ISO (extensible jusqu'à ISO 50-102 400 en photo)
MémoireMS, SD/SDHC/SDXC
Alimentationbatterie NP-BX1 / CIPA 220 vues
ConnexionMulti/Micro-USB, Micro HDMI, Microphone (1/8" Stereo minijack), Multi Interface Shoe
Dimensions113 x 65 x 72 mm
Poids507 g
LogicielsCapture One
Dans la boîte-

Caractéristiques

Surprise du chef : Sony lance le RX1R II !

Sony RX1R Mark II

Présentation

Il aura fallu attendre plus de trois ans pour que Sony se décide à continuer la saga RX1. Après le RX1 premier du nom, sorti en 2012, le RX1R, copie conforme de son prédécesseur sorti en 2013 mais dépourvu de filtre passe-bas, c'est au tour du RX1R II de faire son apparition.

Le hasard fait étrangement bien les choses puisqu'en août dernier, une pétition avait circulé pour demander à Sony de continuer de développer cette gamme d'appareils. Sony RX1R 2, test review, vue de face

Pour rappel, le RX1 a été le premier compact expert à être équipé d'un capteur 24 x 36 mm et associé à une focale fixe 35 mm f/2. Depuis, seul Leica a réellement riposté en lançant en juin dernier le très remarqué Q ! En 3 ans, il est clair que Sony n'a pas chômé en matière d'innovations techniques et le RX1R II semble profiter de toutes les dernières avancées de la marque.

Du neuf dans la visée

On commence bien entendu par l'ajout du viseur électronique escamotable sur le côté de l'appareil. C'est le même genre d'intégration que sur le RX100 Mark III. Il s'agit ici d'un nouveau viseur Oled de 2,3 millions de points avec un grossissement de 0,74x et un dégagement oculaire de près de 2 cm. Malheureusement, le viseur prend la place du flash pop-up. Lumière artificielle ou viseur électronique intégré, il faudra faire un choix.

Sony RX1R 2, test review, vue des deux profilsLe Wi-Fi fait une heureuse apparition. Dommage qu'une sortie casque n'ait pas trouvé sa place.

Pour continuer dans la visée, l'appareil se voit également doté d'un écran arrière orientable de 3 pouces (7,6 cm) et 1,2 million de points. Il n'est malheureusement toujours pas tactile.

Sony RX1R 2, test review, en main

Le nouveau RX1R II intègre le capteur de l'A7R II, à savoir un modèle Exmor-R CMOS de 43,6 Mpx au format 24 x 36 mm. Ce capteur est associé au processeur Bionz X de dernière génération qui se charge du traitement des données. L'ensemble est très véloce, puisque l'appareil est capable de monter à 5 images par seconde (i/s) en rafale et peut générer des fichiers RAW en 14 bits (7 952 x 5 304 px). Niveau sensibilité ISO, il dispose d'une plage allant de 100 à 25 600 avec la possibilité de pousser à 1,024 million d'ISO.

Sony RX1R 2, test review, en main

Filtre passe-bas à la demande

S'agissant bien d'une version R du RX1, on pourrait s'attendre à ce que le système soit dépourvu de filtre passe-bas. La version II va en fait plus loin, grâce à la nouvelle technologie LPF Control qui ajuste le dosage du filtre passe-bas, donc son action sur le niveau de piqué global du capteur. Trois modes sont disponibles : désactivé, standard et élevé.

Sony RX1R 2, test review, schéma, filtre passe-bas à la demande

Sony RX1R 2, test review, résultat des 3 options de filtre passe-bas, désactivé, standard et élevé

Niveau optique, peu de changements : il s'agit toujours d'un 35 mm f/2 signé Zeiss avec une formule basée sur 8 éléments répartis en 7 groupes dont 3 verres asphériques. L'objectif est pourvu d'un diaphragme à 9 lamelles et dispose d'une distance de mise au point minimale de 20 cm en mode macro. Comme sur la version précédente, il est pourvu d'une bague de diaphragme crantée au 1/3 d'IL.

Sony RX1R 2, test review, vue de dosPas de grands changements au niveau de l'interface. Vous noterez toutefois l'apparition d'un levier permettant de faire sortir le viseur électronique.

Cet objectif ne dispose malheureusement pas de stabilisation optique, et la stabilisation est également absente du capteur, bien que Sony l'ait intégrée sur les derniers A7 !

Autofocus de compétition

Niveau autofocus, l'appareil dispose de 399 collimateurs à détection de phase qui couvrent 45 % du champ de l'image. Ils sont combinés à 25 points à détection de contraste. C'est sensiblement le même système que sur l'A7R II. La mise au point en continu associée au suivi du sujet est disponible sur une séquence en rafale à 5 i/s. Nous avions pointé la lenteur de l'autofocus lors de nos tests des Sony RX1/RX1R. Sony était donc attendu au tournant sur cette évolution et la marque n'a pas lésiné, en utilisant le module AF dernier cri pour son compact expert 24x36.

Sony RX1R 2, test review, écran LCD inclinableUn écran LCD inclinable bienvenu, mais toujours pas tactile. Pourquoi autant de réticence ?

Pour ce qui est de la vidéo, l'appareil est capable d'enregistrer en Full HD 1920 x 1080 à 60 i/s (28 mégabits) en XAVC-S. Quel dommage de ne pas voir de possibilité d'enregistrement 4K !

Niveau connectivité, on retrouve le NFC et le Wi-Fi.

Prix et disponibilité

Le nouveau Sony RX1R II sera proposé au prix de 3 500 € dès le mois de décembre.

On peut dès a présent le comparer au Leica Q (24 Mpx, 28 mm f/1,8) proposé un peu plus cher (3 900 €) mais qui dispose d'une stabilisation optique, d'un mode vidéo 4K et d'un écran tactile (mais non orientable).

Sony RX1R 2, test review, vue de dessusL'optique dispose d'une bague pour passer d'un mode normal à un mode macro qui permet une mise au point à 20 cm.

Notre premier avis

Nous attendions cette mise à jour depuis des mois : elle est enfin là ! Est-elle réussie ? Impossible de se prononcer avant les tests, mais Sony a travaillé sur les points qui faisaient défaut à la première version. À commencer par la mise au point. Trop hésitante sur les RX1/RX1R, elle devrait gagner en célérité avec l'intégration du dernier module AF de la marque, apportant une couverture unique avec pas moins de 399 collimateurs. La présence d'un viseur électronique était également souhaitée : il est là. Il prend certes la place du flash, mais il devrait faciliter grandement le cadrage des photos. C'est peu ou prou le viseur de l'A7R II, qui est très agréable. Voilà qui est donc de bon augure.

Tout est parfait ? Non. La batterie n'offre toujours qu'une faible autonomie : 220 vues, sans aucune poignée d'alimentation prévue. L'achat d'une seconde batterie s'avèrera très rapidement indispensable. Nous regrettons également l'absence de mode vidéo 4K. Alors que Sony pousse la très haute définition sur des compacts amateurs, il est difficilement concevable de ne pas la retrouver sur un modèle à 3 500 €. Nous déplorerons également l'absence de sortie casque, de connecteur USB 3.0, de stabilisation optique et de filtres ND pour photographier à f/2 au 1/2 000 s. Le A7R II disposant d'un obturateur électronique pour le déclenchement silencieux, nous aurions aimé disposer d'un tel dispositif pour déclencher jusqu'au 1/8 000 s à pleine ouverture et en plein soleil.

Présentation sur le site de Sony

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Caractéristiques

Prise en main

Autonomie, mémoire

Gabarit

Cette troisième itération de la gamme RX1 ne vient pas complètement bouleverser la donne ; le RX1R II, comme ses prédécesseurs, reste l'un des boîtiers 24x36 les plus compacts. Il est plus petit que l'A7R II fraîchement testé ou que son concurrent direct, le Leica Q (Typ 116). Au niveau de la masse, le nouveau compact expert de Sony accuse 527 g sur la balance. Là encore, il est plus léger que la concurrence.

Sony RX1R 2 comparaison taille A7R 2 Sony RX1R Mark 2 comparaison taille Canon Leica Q (typ 116) Capture d'écran issue du site Camerasize. (Crédits : Camerasize)

Ergonomie

Le photographe délesté d'un peu moins de 3 500 € peut se permettre d'être exigeant quant à la qualité de fabrication de son boîtier et sa prise en main, au-delà du simple aspect technique.

Sony RX1R 2 test review vue de faceLe RX1R II est toujours très compact pour un 24x36.

Comme toute la série RX, le RX1R II est bâti autour d'un châssis en magnésium. L'appareil semble solide et bien équilibré quant au poids. Peu d'évolutions extérieures à noter : il reprend peu ou prou la même ligne que les précédents modèles — une ligne assez sobre, notamment sur le devant où seul un petit grip en caoutchouc permet de bien maintenir l'appareil. Nous aurions apprécié une petite poignée pour faciliter la prise en main, d'autant que l'impressionnant objectif accapare une bonne partie de l'espace disponible.

Sony RX1R 2 test review vue de 3/4 Toujours pas de (petite) poignée pour assurer une meilleure préhension.

Au final, on sent parfois un peu à l'étroit et on a du mal à caler ses doigts. Certes, il existe un cale-pouce (TGA-1) à fixer sur la griffe porte-accessoire et qui facilite grandement la prise en main, mais il est tarifé à 250 € (!!) et vient bloquer l'accès à la molette de réglage arrière ! Pire, lorsque vous utilisez le viseur électronique et basculez le repose-pouce sur la gauche pour accéder au bouton lecture, l'affichage bascule automatiquement dans le viseur, le détecteur de présence étant recouvert...

Sony RX1R 2 test review cale-pouce position 1Sony RX1R 2 test review cale-pouce position 2Le cale-pouce dans les deux positions (droite ou gauche).

Il faut alors basculer le repose-pouce de l'autre côté de l'appareil (le geste est simple et rapide) pour accéder à la touche lecture et à la molette. Nous sommes donc loin d'une panacée. Sony devrait peut être réfléchir à une poignée additionnelle qui permettrait également d'intégrer une seconde batterie, l'autonomie étant un autre problème du RX1R II. Certes, on s'éloignerait du concept initial qui est de proposer un boîtier compact et léger.

Je regrette également que Sony n'ait pas fait évoluer son appareil en apportant une finition à l'épreuve des intempéries. Une fois de plus et même si le raccourci est (trop) rapide, j'ai du mal à comprendre que Nikon soit capable de commercialiser un AW1 à objectif interchangeable étanche jusqu'à 15 m à moins de 700 €, et qu'un appareil à 3 500 € ne soit pas capable de résister à un verre d'eau ou à une grosse pluie.

Sony RX1R 2 test review vue de 3/4La molette pour le choix de la mise au point dispose enfin d'un mode continu.

Sur l'avant, vous trouverez la molette de réglage pour les différents modes AF et désormais un mode C jusqu'alors absent de la série. Malgré un crantage bien présent, cette commande est particulièrement résistante et il est difficile de modifier le mode AF en conservant un œil dans le viseur.

Sony RX1R 2 test review vue de dessusPour passer en mode de vue rapprochée, il faut tourner la bague sur 0,2-0,35 m.

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez désormais le viseur électronique escamotable, en lieu et place du flash, ainsi la griffe porte-accessoire, qui dispose d'un connecteur électronique pour relier des accessoires "communicants" (comme un module pour micro XLR, ou encore un second écran LCD de visée ou retour vidéo). Sur l'épaule droite se trouve un barillet pour le choix du mode d'exposition avec les traditionnels PSAM, auto, scène, panoramique par balayage et vidéo. En outre, 3 modes personnalisables sont rapidement accessibles. La commande de mise sous tension se situe autour du déclencheur pour une mise en route facile et rapide. Notez que si vous êtes réfractaire au Wi-Fi, le déclencheur est pourvu d'un pas de vis pour les déclencheurs souples. Vous trouverez également une commande personnalisable C1 (49 options accessibles !) ainsi qu'un correcteur d'exposition sur ±3 IL.

Sony RX1R Mark 2 vue de dosLa griffe porte-flash permet de connecter différents accessoires communicants.

Le dos de l'appareil n'évolue pas non plus avec toujours une roue codeuse doublée d'un bouton central, une touche de mémorisation de l'exposition, une commande Fn pour accéder à un menu rapide et personnalisable. En bas, la touche Menu jouxte une autre commande paramétrable C2.

Visée

Viseur électronique escamotable

L'une des nouveautés les plus importantes est bien entendu l'intégration d'un viseur électronique escamotable. Une simple pression sur la targette située le long de l'écran permet l’éjection du viseur électronique. Contrairement à celui des RX100 Mark III et IV, ce modèle déploie automatiquement les verres de visée. Pas besoin, donc, d'une seconde opération à l'éjection et à l'enfoncement. Voilà qui est beaucoup plus fluide et agréable.

Test Sony RX1R 2 sans viseurTest Sony RX1R 2 avec viseurLe viseur pop-up, une spécialité de Sony depuis le RX100 III.

La dalle, par contre, est identique à celle du RX100 IV : Oled de 2 359 000 points (XGA) qui affiche en 1 024 x 768 px dans un ratio 4/3 (bandes noires en haut et en bas avec affichage des infos). Le grossissement est de 0,74x, ce qui le rend large et confortable. Le dégagement oculaire, lui, n'est que de 19 mm, ce qui s'avère à peine suffisant pour certains porteurs de lunettes qui ne pourront pas embrasser toute la scène d'un seul coup d’œil. Un imposant œilleton livré en standard rend la visée plus confortable, notamment pour les porteurs de lunettes ; toutefois, il devient alors impossible de rétracter le viseur. Là encore, il faudra faire un choix.

Test Sony RX1R 2 viseur vue de dosBon point, le viseur se déploie complètement d'un seul geste.

Ce choix d'un viseur pop-up est d'ailleurs difficile à comprendre. Autant, sur le RX100, l'excroissance permet de dégager un peu le boîtier du visage, autant sur le RX1 cette mécanique n'a à notre sens que peu d'utilité. Elle rend le système forcément plus fragile (poussière, eau, chocs mécaniques...) et l'utilisation moins fluide : vous devez sortir le viseur avant de l'utiliser. Pourquoi ne pas l'avoir intégré comme sur le Leica Q ? Mystère.

Test Sony RX1R 2 oeilletonL'imposant œilleton ne rend pas la visée plus confortable pour les porteurs de lunettes.

L'un des avantages d'une visée électronique est la possibilité d'afficher de nombreuses informations, comme des grilles d'aides à la composition, un histogramme d'exposition, un niveau électronique et les différents paramètres de prise de vue. Sony a presque tout prévu pour vous assister : vous pouvez également afficher un focus peaking, des zébras d'exposition et zoomer dans l'image.

Le risque est bien sûr d'avoir une visée saturée d'informations mais heureusement, l'affichage est modulable. Vous pouvez bien sûr opter pour un affichage dépouillé pour vous concentrer sur le cadrage et le sujet. C'est au choix. Dommage que les collimateurs AF ne soient pas symbolisés en permanence dans le viseur pour faciliter le choix de la zone de mise au point.

Au-dessus de l'écran LCD, un détecteur de présence permet d'éteindre automatique l'afficheur au dos de l'appareil. Il manque uniquement la possibilité d'éteindre complètement l'afficheur arrière pour n'utiliser que le viseur escamotable.

Vous pouvez en outre effectuer une grande partie des réglages sans quitter l’œil de votre viseur, qui

peut également simuler l'exposition. En mode M par exemple, vous savez immédiatement si votre photo est trop claire ou trop sombre.

L'affichage, très précis, est assez fluide dans la plupart des situations. En basse lumière, le grain monte, mais la visée reste assez fluide quoiqu'un peu "baveuse". Bon point, il n'y a pas de gel de l'image pendant la mise au point et la visée reste opérationnelle dans la plupart des cas. Le "noir" au moment du déclenchement n'est pas trop pénalisant. Seule l'adaptation de la luminosité lors de changements rapides d'ambiances lumineuses est un peu lente.

Écran LCD

Sony RX1R 2 écran orientableUn écran certes orientable, mais toujours pas tactile.

Au dos du RX1R II, vous trouverez un écran LCD monté sur une double charnière qui permet une inclinaison de 45° vers le bas et plus de 90° vers le haut.

L'intégration d'un écran LCD à quadruplet de sous-pixels (BBRV : blanc, bleu, rouge et vert) est un vrai plus. L'écran offre une meilleure luminance et donc un meilleur contraste. Il fait donc toujours 7,5 cm de diagonale, mais affiche désormais 1 228 800 points. La définition reste identique, à 640 x 480 px (ratio 4/3), avec une partie basse réservée à l'affichage des informations de prise de vue.

Nous regrettons que Sony n'ait pas opté pour un écran sur charnière (pour une orientation plus large et une meilleure protection) et refuse toujours de proposer un écran tactile. Dommage. Notez que la surface de l'écran reste assez fragile ; il conviendra d'en prendre soin.

Optique

Sony reconduit le 35 mm f/2 des précédents modèles. Vous retrouverez donc la bague de diaphragme crantée par 1/3 d'IL, la bague souple et fluide de mise au point ainsi que la bague pour basculer en mode prise de vue rapprochée (0,2-0,35 m). Dommage qu'il n'existe pas un système pour débrayer la bague d'ouverture comme sur le RX10 II, pour notamment faciliter son utilisation en vidéo.

Sony RX1R 2 test review optique détail

Autonomie, Mémoire

Au niveau de la batterie, aucun changement. Voilà qui est bien dommage, car l'autonomie du boîtier est un véritable talon d'Achille. Dans le cadre d'une utilisation classique (visée écran et visée viseur), nous n'avons pas dépassé 180 vues par cycle de charge, ce qui est finalement assez peu. Avec le froid, il faut même s'attendre à une autonomie moindre. Et inutile de préciser qu'avec une connexion Wi-Fi activée, l'autonomie de la batterie fond comme neige au soleil...

Le RX1R II n'est pas livré avec une seconde batterie (contrairement à l'A7R II), mais il est désormais possible de recharger la batterie par la prise micro-USB pendant l'utilisation du boîtier. Ainsi, on pourra étendre l'autonomie de la batterie avec une batterie externe.

Sony RX1R 2 test review batterie Batterie et carte mémoire sont accessibles par la semelle du boîtier.

Côté mémoire, le RX1R II dispose d'un seul emplacement compatible avec les formats SD et Memory Stick PRO Duo. Il accepte les cartes SD/SDHC et SDXC à la norme UHS-I. Notez au passage qu'une carte SDXC est indispensable pour filmer en XAVC-S. Dommage que les ingénieurs n'aient pas réussi à déplacer le logement mémoire sur le côté de l'appareil, ce qui est beaucoup moins pénalisant en utilisation sur trépied.

Connexions

Le Sony RX1R II dispose d'une connexion micro-USB pour transférer les données et recharger les batteries, ainsi qu'une sortie micro-HDMI (type D) non compressée. Vous trouverez également une entrée micro stéréo, mais toujours pas de sortie casque pour le contrôle de la qualité de la captation sonore.

Le boîtier offre de plus une griffe porte-accessoire Multi-Interface permettant de connecter des micros XLR et différents accessoires. Il propose également une connexion Wi-Fi / NFC que nous détaillons dans la dernière partie.

Sony RX1R M2 test review connecions Tout est là ou presque : micro-USB, HDMI, entrée micro... mais pas de sortie casque.

Mise au point et réactivité

Autofocus

Comme avec l'A7R II, Sony monte sérieusement en puissance et propose un nouveau module autofocus par corrélation de phase intégré au capteur de 399 points.

La couverture du champ visée est d'environ 70 % verticalement et 70 % horizontalement, soit environ 50 % de la surface du capteur : c'est largement supérieur à la couverture AF d'un reflex 24x36 conventionnel. Voilà qui devrait faciliter le suivi autofocus. Le tout est également couplé à un autofocus par détection de contraste à 25 points, ainsi qu'à la reconnaissance des visages et des yeux.

Sony RX1RM2 test review couverture AF

Les 399 points AF en corrélation de phase (vert)

Malheureusement, et contrairement à l'A7R II, il n'est pas possible de recadrer la prise de vue au format APS-C et ainsi optimiser d'avantage la couverture AF qui approche, dans ce cas, de 100 %.

Mise au point manuelle

En mode manuel, la mise au point se montre facile à mettre en œuvre, le boîtier proposant une loupe de grossissement ou un focus peaking ou... les deux.

Réactivité

Le manque — certain — de réactivité est l'un des points d’achoppement des premiers RX1. Sony a bien travaillé sur le sujet et le RX1R version 2 est nettement plus rapide. Si le temps de mise sous tension reste toujours trop long (plus de 2 0secondes), l'autofocus lui, est beaucoup plus véloce. En pleine lumière, il faut moins de 0,3 s pour faire le point. En basse lumière, le module AF patine un peu et requiert environ 0,8 s.

La latence au déclenchement (après la mise au point) est de 0,04 s, ce qui est très bon.


RX1R Mark II Create bar charts

Suivi de sujet

En mode rafale à priorité vitesse, le RX1R II frôle les 5 i/s. Avec le suivi AF, la cadence baisse à 2,7 i/s, et le suivi est correct, sans plus. Que l'on opère avec le mode AF continu et un seul collimateur, ou avec le mode détection et suivi de sujet, le taux d'images nettes est d'environ 60 %.

Bruit au déclenchement

Le RXR1 II profite d'un obturateur central dans l'optique, ce qui rend son utilisation très silencieuse. L'obturateur grimpe au 1/4 000 s, mais se trouve limité au 1/2 000 s à pleine ouverture f/2. Il permet une synchro flash à toutes les vitesses disponibles.

Sony RX1R M2 déclenchements Cliquez sur la vignette pour écouter le déclenchement du Sony RX1R II.

Logiciels

En septembre 2014, Sony nouait un partenariat avec le fabricant danois Phase One pour livrer en standard Capture One Express avec la série A7 et RX1 : une heureuse initiative. Capture One est sans doute l'un des plus complets du marché et c'est une excellente nouvelle qu'il soit livré avec l'appareil.Capture One est sans doute l'un des plus complets du marché et c'est une excellente nouvelle qu'il soit livré avec l'appareil. Le logiciel, largement éprouvé, a trouvé sa place dans les studios pour travailler en mode connecté, notamment avec les dos numériques. Le passage en version "Pro" devrait être facturé 23 € ; elle vous ouvre les portes dudit travail en mode connecté (ce qui n'est pas possible en version de base "Express").

Sony A7R 2, test review, logiciel, Capture One Express, capture d'écranLe logiciel Capture One Express livré avec le RX1R II.

Connexion sans fil

Le Sony RX1R II dispose d'une puce Wi-Fi et NFC. La configuration de la connexion avec un smartphone compatible NFC est donc grandement facilitée. Toutefois, nous n'avons pas réussi à faire fonctionner la puce NFC en question avec notre smartphone (Panasonic CM1).

Pour les smartphones non compatibles, il faudra se connecter manuellement via un QR Code, ce qui est assez simple à mettre en œuvre.

Une fois connecté, il est facile de visionner les images présentes dans l'appareil et de les transférer sur votre smartphone ou votre tablette pour un partage sur Internet. Vous pouvez les transférer soit en pleine définition ("Original"), soit dans un format plus rapide à transmettre (2M, VGA). Vous l'avez noté, il n'est pas possible de transférer les fichiers bruts.

Sony RX1R 2 (RX1RM2) test review Wi-Fi

L'application Commande à distance, pour piloter à distance le boîtier.

L'application PlayMemories permet également de piloter à l'appareil à distance. Par défaut, elle est très (trop) basique et ses options sont limitées. De manière assez étonnante, Sony propose une version bien plus complète sur son service d'applications : PlayMemories Online. Vous devez créer un compte et télécharger l'application, qui est gratuite. Pourquoi ne pas installer directement cette version ? Mystère et boule de gomme (c'est sans doute une bonne manière d'opérer une création de compte sur PlayMemories...).

Cependant, atteindre le service en ligne PlayMemories Online via un réseau déjà existant est plutôt ardu. Sans interface tactile, saisir des identifiants et des mots de passe requiert une infinie patience et comme précédemment, on est à deux doigts de la crise de nerfs, selon son degré de paranoïa et l'efficacité de son mot de passe... Ensuite, l'interface reste assez lente.

Sony Alpha 6000 test review logiciel Wi-Fi

Sans écran tactile, la configuration Wi-Fi et au PlayMemories est fastidieuse...

L'application Commande à distance numérique permet quant à elle de configurer un minimum d'options, comme la sensibilité ISO, l'ouverture et la vitesse, la balance des blancs et le mode autofocus. En outre, vous pouvez sélectionner directement à l'écran la zone de mise au point. Étonnamment, cette application est gratuite et plus évoluée que la fonctionnalité installée par défaut. Pourquoi diable obliger l'utilisateur à se connecter au service Sony pour en bénéficier alors qu'il serait si simple de préinstaller cette version ?

Enfin, la plupart des applications disponibles sur la boutique PlayMemories Online sont généralement payantes et l'addition est plutôt salée. Ne comptez pas moins de 10 € pour une fonction "timelapse" par exemple, que l'on trouvera peut-être par défaut (du moins nous l'espérons) dans la prochaine évolution du boîtier. Des fonctionnalités que l'on retrouve déjà chez certains concurrents... gratuitement. Bref, difficile de stimuler le client avec une offre au final assez restreinte et très chère.

Antipoussière, stabilisation

Pourquoi diable tester la présence de poussière et la stabilisation optique sur un compact expert à optique fixe (adieu poussière !) 35 mm f/2 (avons-nous réellement besoin d'une stabilisation ?) ?

Pour les poussières, nous sommes tous d'accord, un test ne sert à rien et vous n'aurez, à moins d'un défaut de fabrication, que peu de chance d'avoir des poussières sur votre capteur, à l'inverse de toute la série A7.

Concernant la stabilisation, son absence était déjà pointée en 2012 dans la liste des points négatifs reprochés au Sony RX1. Trois ans plus tard, la stabilisation (optique ou mécanique) n'est toujours pas au programme du RX1R II, alors que le capteur de 42,4 Mpx est beaucoup plus exigeant. L'utilisation d'un stabilisateur avec une focale 35 mm est toujours en question et divise, au-delà de la rédaction, une bonne partie de nos lecteurs.

Pour le RX1R II et ses 42,4 Mpx, nous avons donc décidé d'effectuer notre test sur notre mire de précision en réalisant une série d'images au 1/40 s qui, selon la règle empirique de l'inverse de la focale, devrait être nette. Malheureusement, il n'en est rien et nous obtenons environ 60 à 70 % de déchet. Il faut diviser le temps de pose par 2 pour être à l'aise (1/80 s) et obtenir des résultats convaincants.

Sony RX1R 2 test review flou de bougé à 1/40 s Série de 10 images (détail 100 %) au 1/40 s : 3 images sont vraiment nettes.

Avec une excellente gestion du bruit électronique, ce n'est pas dramatique : il faut juste prendre en compte ce paramètre.

Précision, colorimétrie

Le Sony Cyber-shot RX1R II n'apporte aucun changement au niveau de l'optique : ce dernier modèle reconduit le 35 mm f/2 qui équipe déjà les RX1 et RX1R. Sony ne propose donc pas de nouvelle focale (24, 28 ou 50 mm) sur ce segment : d'après ses équipes, le 35 mm est la focale la plus populaire pour ce type de boîtier. Une affirmation que vient étayer notre sondage sur les compacts experts à capteur 24x36 : avec plus de 40 % d'avis en faveur du 35 mm, cette focale est également plébiscitée par nos lecteurs.

Sony Carl Zeiss 35 mm f/2

Au centre

Dès la pleine ouverture f/2, les images du RX1R II sont impressionnantes avec un excellent rendu des plus fins détails. Fermer le diaphragme d'un cran ou deux ne change finalement pas grand-chose : vous gagnerez légèrement en micro-contraste entre f/4 et f/8, mais le gain est marginal. Les images conservent une bonne tenue jusqu'à f/16 ; au-delà, la diffraction vient légèrement brouiller les plus fins détails.

Sony RX1R 2 précision de l'optique au centre en fonction de l'ouvertureSony Cyber-shot RX1R II : évolution du piqué au centre de l'image en fonction de l'ouverture.

En bordure

Le bord gauche de notre scène test manque clairement de vivacité jusqu'à f/8. N'oubliez pas que nous sommes ici sur affichage à 100 % sur écran d'une image de 42,4 Mpx. À f/8, le piqué devient bon, tout comme à f/11. Au-delà, la diffraction fait son œuvre et vient réduire légèrement la précision.

Sony RX1R 2 précision de l'optique en bordure en fonction de l'ouverture Sony Cyber-shot RX1R II : évolution du piqué en bordure de l'image (haut gauche) en fonction de l'ouverture.

Comparaison à taille équivalente

Comparons l'ancienne et la nouvelle version du RX1R, afin de vérifier si l'optique supporte parfaitement l'augmentation (sensible) de définition, passant de 24 à 42,4 Mpx.

Pour cela, nous allons confronter deux images à f/5,6 pour réaliser un tirage 60 x 40 cm avec une résolution de 180 dpi.

L'image délivrée par le RX1R II est légèrement plus précise, plus agréable à l’œil. La différence est délicate, mais c'est ce qui donne souvent tout son caractère à une image.

Sony RX1RSony RX1R II

Filtre passe-bas à la demande : moirage et précision

Depuis quelques années déjà, les constructeurs tentent d'améliorer le rendu des images en supprimant le filtre passe-bas situé devant l'imageur principal. En effet, avec une faible définition, le risque de moirage est important et il faut "flouter" l'image afin d'en limiter l'apparition. Avec l'augmentation des définitions à 16, 24, 36 ou 50 Mpx sur des capteurs 24x36, le risque de moirage diminue et les constructeurs hésitent de moins en moins à supprimer ce filtre passe-bas, l'optique servant alors dedit passe-bas.

De fait, les photodiodes du RX1R Mark II font environ 4,5 µm de côté, ce qui correspond à résolution optique théorique du capteur de 0,5 (cycle par pixel) / 0,0045 mm, soit environ 111 pl/mm (paire de lignes par mm). Si certaines optiques peuvent atteindre se pouvoir séparateur, la grande majorité est en dessous est peut alors servir de filtre passe-bas. Pour mieux saisir toutes les subtilités du moirage et de son ami le crénelage, vous pouvez vous délecter de l'article de Bruno sur Les Numériques.

Avec la série RX1, Sony a tout d'abord proposé un modèle équipé d'un filtre passe-bas (capteur de 24 Mpx), puis une version sans filtre passe-bas, le RX1R. Aujourd'hui et à l'aide d'un système à cristaux liquides, le RX1R Mark II propose un filtre passe-bas "à la demande".

Sony RX1R 2, test review, schéma, filtre passe-bas à la demande Sony Cyber-shot RX1R II : principe du filtre passe-bas "à la demande".

Nous avons effectué sur notre scène test une série d'images avec le filtre passe-bas désactivé, standard et élevé.

Notre nature morte ne contient pas réellement de "piège à moirage". Toutefois, il est possible d'observer quelques artéfacts sur les éléments imprimés avec une trame comme les cartes à jouer, le magnet Coca Cola ou la charte de gris Kodak. Et les résultats sont plus ou moins bons.

Sur la charte Kodak, le moirage est bien visible dans la partie grise sans filtre passe-bas. Les artéfacts disparaissent avec le filtre standard et sont absents avec le filtre élevé.

Sony RX1R 2 test du filtre passe-bas à la demande

Toutefois, sur le magnet Coca Cola, les effets ne sont pas totalement corrigés et le moirage est encore bien visible avec le filtre passe-bas en mode élevé. Il faudra donc dans certains cas utiliser les algorithmes de traitement spécialisés.

Sony RX1R 2 test du filtre passe-bas à la demande

Au niveau du piqué, le gain est bel est bien visible mais (comme toujours quand nous évoquons le filtre passe-bas) assez subtil.

Vous pouvez visualiser la différence entre deux extraits à 100 % entre une image sans filtre passe-bas et avec en mode standard.

Sony RX1R II - Filtre désactivéSony RX1R II - Filtre standard

Un autre exemple en extérieur. Le RX1R II est positionné à f/5,6 et nous avons décidé de comparer un JPEG avec le filtre passe-bas désactivé et la même scène avec le filtre passe-bas en mode élevé.

Sur cet exemple, le gain en micro-contraste est un peu plus visible. Même en accentuant un fichier RAW, l'écart reste en faveur du fichier généré sans filtre passe-bas.

Sony RX1R II - Filtre désactivéSony RX1R II - Filtre élevé

Distorsion

En réalisant quelques images, vous noterez rapidement que le 35 mm présente une distorsion assez facile à mettre en évidence. Par défaut, la correction des déformations géométriques n'est pas activée, contrairement aux corrections du vignetage et des aberrations chromatiques. Une fois la correction enclenchée, la distorsion est à peine visible.

Sony Cyber-shot RX1R II : passer la souris sur l'image pour voir la distorsion de l'optique en RAW (couleur magenta) et JPEG corrigé.

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s à une sensibilité de 200 ISO. Le Sony RX1R Mark II est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 100 ISO et une ouverture de f/5,6. Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Les JPEG

Le Sony RX1R Mark II est équipé d'un capteur 24x36 de 42,4 Mpx. Il s'agit probablement d'un modèle équivalent à celui qui équipe l'A7R Mark II de Sony, testé dernièrement. Nous retrouvons donc un capteur BSI (Back Side Illuminated ou rétréoéclairé), optimisé pour collecter un maximum de lumière avec une structure inversée.

Ce système de fabrication de capteur, apparu en 2008, a d'abord été intégré en petit format sur les compacts, car il permet de collecter plus de lumière. Il s'est généralisé sur de plus grands modèles (1") avec le Sony RX100 Mark II (2013) pour être enfin adapté au 24x36 avec l'A7R II et maintenant le RX1R Mark II. Notez qu'il n'existe pas de modèle APS-C BSI chez Sony : pour l'instant, seul Samsung propose cette technologie sur un capteur de 28 Mpx au format APS-C, avec le NX1.

Tailles des différents capteurs Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

La plage de sensibilités se déploie de 100 à 25 600 ISO et peut être étendue à 50 à 102 400 ISO.

Comme pratiquement tous les boîtiers équipés d'un capteur 24x36, les images visualisées sur écran à 100 % sont excellentes de 50 à 800 ISO ; même à 1 600 ISO, le grain est difficilement perceptible et il faut examiner les aplats à la loupe pour deviner les premières granulations. Cette plage est donc parfaitement exploitable, ce qui offre déjà une belle polyvalence.

Nous noterons seulement un lissage visible sur la texture du livre. En effet, la trame de tissu s'estompe à 200 ISO pour disparaître à 400 ISO. Attention, une fois de plus, nous sommes ici dans une observation à 100 % sur écran.

Comme avec l'A7R Mark II, le premier saut qualitatif est décelable à 3 200 ISO. Le grain est visible sur les aplats colorés, mais il reste fin et peu coloré. Le traitement des parasites est bien assuré, et seul le bruit de luminance est visible. La dynamique reste encore très agréable avec des nuances bien visibles dans les zones denses et les hautes lumières. Le niveau de détail reste impressionnant, notamment au niveau des cartes à jouer et des cartes IGN.

Dès 6 400 ISO, le moutonnement devient plus présent dans les zones denses et la dynamique baisse un peu : les images sombres perdent en délicatesse et les noirs deviennent très drus et moins subtils. En revanche, toutes les images sont facilement exploitables pour des travaux courants, car les détails sont encore nombreux et la haute définition permet de travailler les images sans "tirer sur les pixels".

Les valeurs supérieures sont plus délicates à utiliser. À 12 800 ISO, le grain conserve une certaine esthétique et l'image reste assez détaillée pour permettre une impression en A4 sans difficulté. Elle devient toutefois un peu terne avec un léger voile gris. Aux sensibilités supérieures (25 600 et 51 200 ISO), le grain se fait plus grossier et le moutonnement, peu séduisant ; il faudra opérer un peu de post-traitement pour contourner certains problèmes. La sensibilité maximale, 102 400 ISO, est difficile à exploiter en l'état et à 100 % sur écran, ce n'est pas très beau. Là encore, tout dépend de la destination de votre image. Un petit format en noir & blanc pourra faire illusion. Mais aujourd'hui, un boîtier de poche capable de grimper à 102 400 ISO existe !

Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Sony RX1R Mark II à quelques boîtiers emblématiques actuels qui proposent — ou non — des définitions différentes pour des capteurs 24x36 :

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À 6 400 ISO, il n'est pas évident de désigner un vainqueur. Désormais, les capteurs 24x36 sont parfaitement à l'aise à 3 200 ISO, et même à 6 400 ISO, les images sont impressionnantes. Il est intéressant de noter que les différences de définition (24, 36, 42 et 50 Mpx) ne sont pas réellement visibles sur notre test. Le D810, le plus ancien des boîtiers, présente toutefois un grain plus prononcé. Entre les autres protagonistes, le match est plus serré, mais le RX1R Mark II est très impressionnant, avec un bon équilibre entre gestion du bruit électronique et haute définition.

Sony RX1R II - 6 400 ISONikon D810 - 6 400 ISO
Canon 5Ds - 6 400 ISOSony A7 II - 6 400 ISO

Oscilloscope

Passons certaines images Sony RX1R Mark II sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique" et objectif.

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 1 600 ISO et présentent une dégradation visible à 6 400 ISO dans les valeurs sombres. Les oscillations (et donc le grain) augmentent sensiblement à 12 800 ISO, mais les différents paliers sont encore bien lisibles.

Sony RX1R Mark 2 test review bruit électronique sur gris 100 ISOSony RX1R Mark II – 100 ISO | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO | | Sony RX1R Mark 2 test review bruit électronique sur gris 1600 ISOSony RX1R Mark II – 1 600 ISO | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO | | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris 6400 ISOSony RX1R Mark II – 6 400 ISO | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO | | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris 12800 ISOSony RX1R Mark II – 12 800 ISO | Sony RX1R Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO |

Les fichiers bruts

Nous mesurons également le bruit de fond du capteur en reconduisant le protocole de test précédent, mais dans le noir complet avec un bouchon sur l'objectif.

Le graphique ci-dessous représente la déviation standard (donc le bruit) pour les différents pixels colorés : rouges, verts, bleus, et verts. Pour simplifier les résultats, nous n'affichons ici les résultats que pour une des séries des pixels verts.

Ce graphique montre une bonne gestion du bruit jusqu'à 3 200 ISO. Le bruit grimpe ensuite progressivement jusqu'à 25 600 ISO. Nous rencontrons un palier à 51 200 ISO, comme nous l'avions noté avec l'A7R Mark II. Il s'agit probablement d'un traitement au niveau des fichiers bruts. La montée du bruit se poursuit ensuite de manière plus "logique". Comme avec l'A7R II, nous notons également un petit pic à 400 ISO. Les différences de valeurs entre l'A7R II et le RX1R Mark II sont dues à un changement de protocole au niveau des mesures avec RawDigger, la forme générale de la courbe restant identique.

Sony RX1R Mark 2 bruit électronique fichiers bruts ARW

Exposition, RAW

Exposition

Le Sony RX1R II propose une cellule de mesure de la lumière sur 1 200 points. Le correcteur d'exposition physique permet une latitude +/-3 IL. De manière étonnante, la correction par une autre molette a une latitude plus large de +/-5 IL.

Le bracketing d'exposition permet d'exploiter au maximum une plage de +/-3 IL sur 3 vues. Vous pouvez également réaliser une variation plus fine (0,3 ou 0,7 IL sur 5 vues).

Comme la plupart des boîtiers Sony, le RX1R II dispose d'un mode HDR qui empile plusieurs clichés (JPEG) pour augmenter la dynamique de capture. Vous pouvez effectuer un bracketing sur 1, 2, 3, 4, 5 et 6 IL.

Le mode "Optimiseur de dynamique" (DRO) joue sur la courbe de rendu des valeurs pour remonter les détails dans les zones sombres. Là aussi, vous pouvez jouer sur 5 niveaux d'intensité.

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec Adobe Lightroom afin d'obtenir une exposition similaire. Nous vérifions que les images sont semblables avec une latitude de correction de +/-5 IL.

Test Sony Alpha 7R 2 (A7R 2), dynamique, latitude d'exposition

Nous observons les images surexposées et là encore, le RX1R II est vraiment impressionnant. Alors que la plupart des autres boîtiers 24x36 perdent leurs moyens à partir de 2 IL, le compact de Sony permet de recouvrer des détails jusqu'à -3 IL avec encore beaucoup de nuances. Voilà une très belle performance.

Test Sony RX1R II dynamique, latitude en sur exposition

Les fichiers bruts permettent toujours de récupérer plus d'informations dans les basses lumières. Le RX1R II ne fait pas exception et il est très facile de récupérer 3 IL en perdant très peu d'information. Vous pouvez pousser à -4 IL, mais le bruit se fait clairement visible et la modulation dans les ombres devient problématique.

Test Sony RX1R II dynamique, latitude en sous-exposition

Nous sommes donc sur une latitude d'exposition de -4 / +3 IL, soit 8 diaphs dans un jugement subjectif. Les plus exigeants limiteront à -3 IL la sous-exposition, ce qui laisse une plage de 7 diaphragmes, soit 1 bon diaph supplémentaire par rapport aux autres appareils 24x36 comme le Canon 5Ds.

Mode vidéo

Formats vidéo

Le Sony RX1R II permet la capteur vidéo au format XAVC-S et propose l'enregistrement HDTV 1080 en 50p. Les formats plus classiques AVCHD et MP4 sont également présents.

  • XAVC-S (H.264) : HDTV 1080 50p (50 Mbps) et 25p (50 Mbps)
  • AVCHD (H.264) : HDTV 1080 50i (24, 17 Mbps) / 50p (28 Mbps) / 25p (24, 17 Mbps)
  • AVCHD (H.264) : HDTV 720 100p (50 Mbps)
  • MP4 (H.264) : 1 440 x 1 080 12 Mbps, VGA 3 Mbps (25p)

Sony RX1R 2 test review mode vidéo XAVC-S

Il est possible de filmer à la norme NTSC, mais cela requiert la réinitialisation complète du boîtier. Cette manipulation monopolise l'appareil pendant au moins 5 secondes et, surtout, nécessite le formatage de la carte mémoire !

En mode NTSC, la cadence d'enregistrement change et vous pouvez accéder au mode "cinéma" avec le 24p.

  • Formats NTSC :
  • XAVC-S (H.264) : HDTV 1080 60p / 30p / 24p (50 Mbps)
  • AVCHD : HDTV 1080 60i (24, 17 Mbps) / 60p (28 Mbps) / 24p (24, 17 Mbps)
  • AVCHD : HDTV 720 120p (50 Mbps)
  • MP4 : 1440 x 1080 12 Mbps (30p)

Il est possible de filmer sur une plage de sensibilités allant de 50 à 25 600 ISO.

Le Sony RX1R II se conforme donc au standard actuel (1080 50p), mais nous regrettons que la marque n'ait pas poussé le développement des formats vidéo sur son nouveau reflex. En effet, il n'est pas possible de filmer en 2K Ciné (2 048 x 1 080 px) et encore moins en 4K Ciné (4 096 x 2 160 px) ou Télé (3 840 x 2 160 px). C'est d'autant plus étonnant que l'A7R II, qui utilise le même capteur et le même processeur de données, enregistre en 4K Télé.

D'après nous, il est probable que Sony ait limité son compact expert en raison de la surchauffe qu'aurait occasionnée l'enregistrement 4K Télé. Le boîtier est plus compact que l'A7R II et la chaleur, encore plus difficile à évacuer.

Pour aller un peu plus loin, il aurait aussi été intéressant de proposer un mode d'enregistrement 1 pour 1 (la zone de capture faisant réellement 1 920 x 1 080 px sans sous-échantillonnage) afin de limiter les effets de moirage et d'aliasing.

En vidéo, la focale équivalente passe de 35 à 37 mm sans la stabilisation électronique (SteadyShot), et à 44 mm avec. Une fois de plus, nous aurions apprécié une stabilisation (optique ou mécanique) pour conserver une focale plus large.

Assistants

Le boîtier Sony propose quelques assistants pour vous épauler lors de vos enregistrements :

  • zébras (70 / 75 / 80 / 85 / 90 / 95 / 100 / 100+) ;

  • loupe lorsqu'on met au point manuellement ;

  • peaking ;

  • Dual Video REC (enregistrement simultané en XAVC-S et MP4 movie, ou en AVCHD et en MP4, pour l'utilisation de PROXY plus légers à monter) ;

  • marqueurs 4:3 / 13:9 / 14:9 / 15:9 / 1.66:1 / 1.85:1 / 2.35:1.

Sony A7 II test review mode vidéo marqueurs video

Profils, HDMI

Le RX1R II dispose d'une sortie HDMI non compressée qui permet d'enregistrer la vidéo sur un module externe.

Contrairement aux boîtiers récents de la série A7 (A7 II, A7R II et A7S II), le nouveau compact expert ne propose pas les fonctionnalités avancées en vidéo, comme la gestion des courbes S-Log2/3 et le paramétrage précis des profils de rendu.

Cartes mémoire

Les cartes SDXC ou SDHC sont acceptées par le RX1R II, mais une carte SDXC est indispensable pour filmer en XAVC-S. Il nous a été impossible d'enregistrer en XAVC-S avec nos cartes SDHC, ce qui est curieux, d'autant qu'elles proposent des débits supérieurs à celui demandé pour le XAVC-S. La caméra limite alors à l'enregistrement du AVCHD ou MP4 à un débit plus bas (compression supérieure). Voilà un bridage étonnant et contraignant qu'il faut prendre en compte.

Autofocus

La mise au point en vidéo du RX1R II s'avère plus rapide et un peu plus souple que sur les précédents modèles. Le mode suivi de sujet fonctionne également assez bien, comme vous pouvez le constater sur le vidéo ci-dessous.

Verdict

Sony RX1R 2 test review recommandé

Il n'est pas simple de conclure sur le Sony RX1R Mark II. En 2012, le RX1 premier du nom, compact 35 mm, avait fait l'effet d'une bombe. Si le premier essai n'était pas tout à fait transformé avec notamment des lenteurs au niveau de l'autofocus, nous attendions avec impatience une version 2.

Il faudra se contenter, pour l'instant, d'un Mark II. Et cette nouvelle version apporte à la fois son lot de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Commençons par les bonnes, et en particulier l'autofocus. Nos mesures montrent un réel progrès et le RX1R II est presque 2 fois plus rapide qu'avant. Sans être un foudre de guerre, son utilisation est donc désormais confortable. En outre, le compact expert propose enfin un mode autofocus continu qui fonctionne aussi bien en photo qu'en vidéo. Seule la mise sous tension (plus de 2 s) pourrait être améliorée.

L'arrivée du nouveau capteur BSI de 42,4 Mpx s'effectue sans trop de mal : la gestion du bruit électronique est superbe jusqu'à 6 400 ISO et les images sont exploitables jusqu'à 12 800 ISO, ce qui est remarquable. La dynamique est excellente et l'optique 35 mm f/2 donne de très bons résultats au centre, même si la périphérie manque de mordant.

La possibilité de jouer avec le filtre passe-bas est, sur le papier, une bonne idée, mais dans les faits, il est rare de passer d'un mode à un autre. Au final, je pense que chacun verra midi à sa porte et choisira ou non de traiter sur ordinateur le moirage parfois visible. Dans tous les cas, le filtre passe-bas n'est pas capable d'éliminer totalement ce problème.

La nouveauté la plus marquante est sans doute l'intégration d'un viseur électronique pop-up. Si le viseur électronique faisait cruellement défaut sur la première série, nous nous demandons pourquoi Sony s'est évertué à proposer un modèle escamotable forcément plus fragile (avec des pièces mécaniques en mouvement). Un modèle fixe comme le propose Leica sur le Q aurait parfaitement fait l'affaire. L'intégration est toutefois réussie avec un viseur clair, spacieux et fluide.

Sony a donc bien corrigé les deux principaux reproches que nous avions faits aux premiers modèles de la série RX1 : l'autofocus et l'absence de viseur intégré. En bonus, Sony a intégré un écran LCD orientable et le meilleur capteur 24x36 du moment.

Pourtant, il est difficile de le cacher, nous n'avons pas le même coup de foudre que nous avons pu avoir en découvrant le RX1. En effet, nous attendions également des améliorations plus sensibles au niveau de l'ergonomie et à 3 500 € le boîtier, les errements que nous avons notés ont du mal à passer.

Nous aurions aimé une poignée un peu plus dessinée pour faciliter la préhension qui reste un peu délicate tant l'appareil est compact et l'objectif, imposant. Si le repose-pouce est une bonne idée, son utilisation est plus problématique, car il limite l'accès aux commandes et impose une gymnastique peu pratique. On a plus l'impression que Sony a cherché à mettre un pansement plutôt que de repenser son boîtier. Une poignée plus marquée aurait aussi pu permettre de proposer une batterie dimensionnée aux besoins énergétiques du nouveau capteur et du viseur électronique. La batterie "fond" beaucoup trop rapidement et même si la possibilité de la recharger par la prise micro-USB tout en continuant à utiliser le boîtier est séduisante, ce n'est qu'un pis-aller.

Nous aurions également aimé une fabrication à l'épreuve des intempéries (il n'y a pas de joints d'étanchéité au niveau des trappes...), une refonte des menus pour les rendre plus cohérents, un écran tactile et surtout une stabilisation (optique ou mécanique) pour faciliter l'utilisation du boîtier, notamment en vidéo. L'absence de 4K (Télé / Ciné) est également dommageable. C'est vraisemblablement un problème technique qui à l'origine de cette "omission", le capteur CMOS BSI chauffant sans doute trop en 4K.

Enfin, et pour créer une communauté autour du RX1, il aurait peut être été intéressant pour Sony de créer un programme de mise à jour afin de faciliter le passage des générations RX1/RX1Rà la version Mark II.

Quoi qu'il en soit, le RX1R II reste un excellent compact expert et le seul 35 mm dans sa catégorie. Il reçoit un recommandé.

Face à la concurrence

Sony RX1R test review compact expert

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Sony RX1R

Sony reste le seul constructeur à proposer un compact expert à capteur 24x36 et focale fixe 35 mm. Les RX1/RX1R sont donc les seuls "vrais" concurrents du RX1R MII.

Nous l'avons vu, le Mark II vient pallier les deux principaux défauts de la génération précédente, à savoir : l'absence de viseur intégré et un autofocus trop lent. Pour le viseur, vous avez la possibilité d'utiliser un viseur optique (600 €) ou un viseur électronique vendu en option à 450 €. L'addition grimpe alors rapidement pour se retrouver à 3 000 €. Reste alors une question : l'autofocus plus rapide, le capteur à 42 Mpx et l'écran orientable sont-ils vraiment indispensables ?

Leica Q

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Leica Q (Typ 116)

Déjà attaqué sur son pré carré — les compacts à objectifs interchangeables 24x36 —, Leica a superbement réagi à l'arrivée des RX1 avec le Q. Ce compact à focale fixe 28 mm f/1,7 est un parfait mariage entre la technologie (capteur 24x36 de 24 Mpx, écran LCD tactile, rafale à 10 i/s, viseur électronique à 3,7 Mpx...) et le savoir-faire photographique de la marque (optique manuelle et stabilisée ergonomie simple et efficace).

Le Leica Q séduit par sa qualité de fabrication et sa ligne épurée qui laisse place à la pratique photographique. Le capteur de 24 Mpx est bon sans être excellent et le compact profite d'un autofocus légèrement plus rapidement que celui du RX1R II. Le viseur intégré est également de bonne facture ; globalement, le Leica Q est très agréable à utiliser.

De son côté, le RX1R II joue la carte haute technologie avec le meilleur capteur 24x36 du moment avec une définition en 42,4 Mpx, un filtre passe-bas à la demande, des commandes et des menus personnalisables, la possibilité de télécharger des applications...

Pas simple de trancher, les deux boîtiers fournissant des images de qualité. Le reste est une histoire de goût, de prise en main et de manière d'appréhender la photographie.

Reste alors la question : 28 ou 35 mm ? Difficile de répondre pour vous et chacun défendra sa paroisse. Objectivement, un 28 offre des avantages pour le reportage et les photos en intérieur, mais il est moins universel que le 35 mm qui autorise (plus facilement) le portrait, par exemple.

+
  • Très bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 6 400 ISO voire 12 800 ISO
  • Dynamique importante des fichiers bruts (.ARW)
  • Autofocus agréable à utiliser dans la plupart des situations
  • Micro-contraste important en l'absence de filtre passe-bas
  • Excellent piqué au centre dès f/2
  • Viseur électronique de qualité et escamotable
  • Écran LCD enfin orientable
  • Nombreuses touches personnalisables. 3 modes perso.
  • Déclenchement silencieux (obturateur central dans l'optique)
  • Obturateur jusqu'à 1/4 000 s (1/2 000 s à f/2)
  • Synchro flash au 1/4 000 s
  • Possibilité de connecter des accessoires via le port Multi-interface (micro XLR...)
  • Possibilité d'utiliser le boîtier même pendant la recharge. Possibilité d'utiliser des batteries externes sur le terrain. Chargeur livré en standard.
  • Connexion Wi-Fi / NFC. Installation d'applications possible.
  • Boîtier compact pour un 24x36. Bonne qualité de fabrication.
  • Autonomie de la batterie trop courte : moins de 180 vues
  • Le filtre passe-bas à la demande ne permet pas d'éliminer complètement le moirage
  • Bordure des images en retrait au niveau du piqué
  • Écran LCD toujours pas tactile (!)
  • Pas de stabilisation optique
  • Manque de dégagement oculaire pour les porteurs de lunettes. Plus de flash intégré.
  • Pas de sortie casque.
  • Pas de poignée pour faciliter la prise en main
  • Accès au logement carte par la semelle (pas pratique une fois installé sur un trépied)
  • Les menus manquent de cohérence (photo et vidéo mélangées)
  • Pas d'enregistrement vidéo au format 4K (Ciné / Télé)
  • Le téléconvertisseur numérique ne fonctionne pas en mode JPEG + RAW
  • Pas de finition à l'épreuve des intempéries. Écran LCD encore trop fragile (pas de Gorilla Glass...)
  • Bague de diaphragme non débrayable comme sur le RX10. Pas de sortie au format USB 3.0
  • Format RAW propriétaire (.ARW)
  • Pas de programme de mise à jour RX1/RX1R vers RX1R II
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Sony RX1R II
Miss Numérique 4199,00 €
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