CapteurCMOS Exmor R 1" (13,2 x 8,8 mm), 20 Mpx
MontureAucune
Optique livréeCarl Zeiss Vario-Sonnar T* 8,8-73,3 mm soit 24-200 mm en équivalent 24x36. Ouverture constante f/2,8. Distance de mise au point macro : 3 cm. Diamètre du filtre : 62 mm.
StabilisationOui, optique.
Antipoussière/
ViseurÉlectronique. Dalle OLED. 1 440 000 points.
FlashOui, pop-up manuel. ISO auto : de 1 m à 10,2 m env. ISO 12 800 : jusqu'à env. 20,4 m. Griffe pour flash cobra présente.
Écran7,5 cm. Ratio 4:3 / 1 228 800 points Inclinable LCD / TFT / Xtra Fine
Mise au pointMise au point automatique (grand angle : env. 3 cm à l'infini, téléobjectif : env. 30 cm à l'infini).
Modes autofocusMise au point automatique pour prise de vue unique (AF-S) / Mise au point automatique continue (AF-C) / Mise au point manuelle directe (DMF) / Mise au point manuelle
Mesures d'expositionMultizone, Pondérée centrale, Spot
Modes d'expositionP, S, A, M, Auto, Scènes, Panorama, Vidéo.
Vitesse d'obturationMode BULB, de 30 à 1/3200 sec
MotorisationJusqu'à 3 ips avec autofocus. 10 ips en priorité déclenchement
Sensibilité ISO125-12 800 ISO (25 600 dispo en mode auto et en JPEG)
MémoireCarte mémoire SD, Memory Stick Duo, Memory Stick PRO Duo, Memory Stick PRO Duo (vitesse élevée), Memory Stick HG Duo, Memory Stick Micro*, Memory Stick Micro (Mark 2)*, Memory Stick™ XC-HG Duo, carte mémoire SDHC, carte mémoire SDXC, carte mémoire microSD
AlimentationBatterie rechargeable NP-FW50 Li-ion 7,7 Wh (1080 mAh)
ConnexionEmplacement Multi / Micro USB*10, USB Hi-Speed (USB 2.0), Micro HDMI, Microphone (minijack stéréo 3,5 mm), porte-accessoire multi-interface, Casque, et Wi-Fi.
Dimensions129 x 88,1 x 102,2 mm
Poids590 g
LogicielsPlayMemories Home
Dans la boîteBatterie, adaptateur secteur AC-UB10, câble micro USB, bandoulière, protège-objectif, cache-griffe, pare-soleil, protège-oculaire.

Caractéristiques

Sony RX10 test review

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas vu de bridge digne de ce nom (depuis le FZ200 de Panasonic, de fait). Sony revient avec le RX10, un nouvel appareil dont l'esthétique se rapproche d'un petit reflex.

Au premier regard, ce qui frappe, c'est son optique. Imposante, on pourrait la croire amovible, comme pour un COI. Eh bien non. Cela n'empêche pas ce petit boîtier d'être équipé d'une optique Zeiss Vario-Sonnar T* 24-200 mm à ouverture f/2,8 constante et doté d'une stabilisation optique. En outre, la mise au point macro descend à 3 cm. Sur le papier, l'optique semble donc "aux petits oignons" et, point important, n'a aucun équivalent dans le monde des reflex.

Côté capteur, Sony reconduit le capteur 1 pouce BSI CMOS qui équipe déjà le RX100 Mark II et la puce Bionz X. La visée est confiée à un viseur électronique OLED de 1 440 000 points et, au dos, se loge un LCD orientable de 7,5 cm pour 1 228 800 points.

En vidéo, l'appareil promet de belles choses : enregistrement AVCHD HDTV 1080 à 60p, 50p, 25p et 24p, avec prise de son stéréo et possibilité de relier un micro au format mini jack et même une entrée XLR sur la griffe porte-accessoire multi-interface. Une sortie casque est également présente. On croit rêver quand on apprend que la sortie HDMI n'est pas compressée pour un enregistrement externe. Enfin, l'appareil embarque des connectivités sans fil NFC et Wi-Fi.

Prise en main

Sony RX10 test review avis vue de face

Prise en main

Paradoxalement, le RX10 est à la fois un petit boîtier et un modèle assez imposant. Explication.

Le boîtier seul est assez ramassé et nettement plus petit que les reflex (même le Canon 100D), et ce, malgré de nombreux attributs propres aux reflex ou appareils experts, comme un écran LCD de rappel ou un correcteur d'exposition. Mais la "petitesse" du boîtier tranche radicalement avec deux éléments : le viseur électronique assez proéminent et, surtout, l'impressionnant zoom optique 24-200 mm f/2,8 stabilisé.

Avec le viseur électronique et naturellement tout équipé, le RX10 tient, au repos, dans un parallélépipède de 119 x 130 x 89 mm. De quoi se loger facilement dans un petit sac photo ou pas, d'ailleurs. Ce "cube" pèse environ 850 g, là aussi tout équipé (pare-soleil, carte mémoire, batterie, courroie...). En position grand-angle, la profondeur augmente d'environ 2 cm (soit 139 mm au total avec le viseur). À fond de télé, l'encombrement fait 177 x 130 x 89 mm, et culmine à 205 x 130 x 89 mm avec le pare-soleil.

Malgré un objectif imposant, le RX10 conserve donc globalement un petit gabarit, notamment au vu des caractéristiques de l'optique.
Sony RX10 test review avis déploiement

*Le déploiement du zoom 24-200 mm f/2,8.*

Dans un souci de compacité, les ingénieurs ont privilégié une poignée bien dessinée, mais assez étroite : les mains larges auront sans doute un peu de mal à glisser les doigts entre poignée et objectif. Dans la paume, la poignée manque un peu d'ampleur pour assurer une bonne préhension. Son étroitesse oblige également à relever l'index assez haut pour accéder au déclencheur ou à la touche personnalisable C.

Sur l'épaule gauche de l'appareil, un barillet offre le choix des modes d'exposition avec les traditionnels modes PSAM, mais aussi deux modes personnalisables et les modes auto, scène, panoramique et vidéo. Au-dessus du viseur électronique, vous trouverez un flash pop-up (ouverture manuelle uniquement). Sur l'épaule droite, vous trouverez un écran LCD monochrome de rappel des options de prise de vue — Sony reprend clairement ici clairement les codes distinctifs des reflex. Une touche permet même un rétroéclairage orange du plus bel effet. Sur l'avant de la poignée, vous trouverez regroupés la commande de zoom, le déclencheur et un levier pour la mise sous tension. Une touche C personnalisable est également présente, mais "coincée" entre le levier de mise sous tension et la molette de correction d'exposition, elle est d'un accès peu commode.

Sony RX10 test review avis vue de dessus

Le dos de l'appareil reste assez sobre pour un appareil expert. Vous trouverez une commande pour accéder aux menus, un viseur électronique pour le moins proéminent, une touche pour l'enregistrement direct des vidéos et une molette de réglage, qui se révèle assez petite et d'une manipulation malaisée au final. En dessous se situent la touche pour mémoriser l'exposition et une touche d'accès rapide à un menu personnalisable. La codeuse est également personnalisable sur 3 axes et sur le bouton central. Tout en bas, on retrouve les classiques touches "lecture" et "poubelle".

Sony RX10 test review vue de dos

L'écran LCD est monté sur charnière est s'oriente vers le haut (90° environ) ou vers le bas (45° environ). Il n'est malheureusement pas tactile.

Déclenchement

Le RX10 n'étant pas doté d'un obturateur mécanique, le déclenchement est donc totalement silencieux : c'est à peine si l'on entend un cliquetis. Avec le viseur électronique, le RX10 est parfait pour la photographie de spectacle par exemple : peu de lumière et peu de bruit.

Menus

Le Sony RX10 propose deux interfaces graphiques pour les menus. La première, orientée grand public, reprend l'idée de tuiles graphiques. La seconde donne accès à des menus classiques par onglets.

Si l'idée est bonne, la logique n'est pas poussée jusqu'au bout, puisque la surcouche grand public donne ensuite accès... aux menus classiques, dans un souci de simplification.

Sony RX10 test review interface graphique

*À gauche, le menu en mode "tuiles" et à droite, le menu classique par onglets.*

Qu'importe : les menus Sony sont plutôt bien organisés par onglets et assez similaires d'un modèle à l'autre (Nex, Alpha...). Nous regrettons seulement l'absence d'aide contextuelle pour éclairer les lanternes des débutants. On peut également toujours reprocher certaines incohérences, tel le réglage du niveau d'intensité du focus peaking qui ne se trouve pas sous l'activation de ce fameux focus peaking. Personnellement, je préférerais une approche par fonctionnalités avec des menus thématiques — qualité des images, modes autofocus, modes vidéo, exposition, etc. — qu'il serait possible de regrouper dans un menu personnalisable... Mais ne nous plaignons pas trop, les menus du RX10 sont au final simples et assez intuitifs.

Il est également possible de transformer l'écran arrière en véritable tour de contrôle de l'appareil (capture gauche ci-dessous). La touche Fn permet alors de choisir l'un des paramètres à modifier rapidement à l'aide de la roue codeuse (capture droite). Pendant ce temps, le viseur électronique conserve sa fonction de visée.

Sony RX10 interface graphique rapide

*L'écran récapitulatif des paramètres de prise de vue (à gauche). Réglage rapide d'un paramètre à l'aide de la roue codeuse (à droite).*

En mode visée sur écran, la touche Fn donne accès à un menu rapide qui permet de régler rapidement les principales options de prise de vue. Le vrai "plus" est qu'il est totalement personnalisable, comme les menus de certains reflex Canon ou Nikon. C'est tout simplement génial. Il permet de changer rapidement les valeurs des options à l'aide des molettes et même d'accéder à des sous-menus (retardateur 2 ou 10 s, bracketing...). C'est assez complet et pas forcément simple à maîtriser du premier coup. Par contre, avec un peu d'entraînement, ce menu devient incontournable : une véritable tour de contrôle du bridge expert.

Sony RX10 test review interface graphique menu Fn

Les utilisateurs de Nex le savent déjà, certaines options des menus sont grisées et donc inaccessibles. Le jeu consiste alors à deviner pourquoi : mode Raw, mode rafale ? Il faut essayer plusieurs possibilités ou... consulter la notice d'utilisation. Pas simple. Sur l'A7R, certains menus grisés proposent une petite ligne d'explication. C'est parfois insuffisant pour débloquer l’utilisateur, mais l'intention est plus que louable. L'idée serait de proposer de déverrouiller la fonction en expliquant les changements induits automatiquement.

Sony A7R test review menus

Logiciels

Le Sony RX10 est livré avec une belle suite de logiciels comprenant :

  • "Sony PlayMemories" pour télécharger, trier et partager ses images ;
  • "Sony Image Data Converter" pour développer les fichiers bruts.

Le premier, Sony PlayMemories, est une solution légère pour gérer sa photothèque. L'application permet de charger les images provenant de l'appareil photo sur un ordinateur, de trier les clichés et les vidéos, d'ajouter notes et commentaires, d'imprimer les images, de créer des disques optiques (DVD, Blu-ray), d'envoyer sur certains réseaux sociaux (YouTube, Picasa, Flickr, Facebook...), de créer des cartes postales (il faut un compte Sony PlayMemories) et de retoucher les photos. Toutefois, en matière de retouche, les options sont assez limitées. Pour exploiter tout le potentiel de vos images, il sera préférable d'utiliser Imaga Data Converter pour développer vos fichiers bruts.

Sony RX100 logiciel gestion image PlayMemories

Pour traiter les fichiers RAW (.arw), Sony livre donc Image Data Converter, un logiciel un peu rêche (l'interface semble sortir des années 2000), mais qui permet de retrouver toutes les options du boîtier pour améliorer les images. Ainsi, vous pouvez travailler sur l'histogramme, régler l'exposition, la réduction du bruit électronique, la saturation des couleurs. La traduction des termes utilisés est parfois aléatoire. Par exemple, le logiciel parle de "Correction des ombres" pour la correction du vignetage... Pas simple.

"Image Data Converter" offre également quelques options pour classer et trier ses images, mais tout cela demeure assez sommaire et ne viendra pas remplacer une véritable solution pour gérer un flux de travail, telles Adobe Lightroom, Apple Aperture, BibblePro ou AfterShot.

Sony A7R test review logiciel Sony Image Data Converter

L'application Remote Camera Control, elle, par contre, ne fonctionne pas. Impossible de piloter à distance le RX10 via un câble USB à partir d'un PC. Dommage.

Connexion Wi-Fi

Le RX10 disposant d'une connexion Wi-Fi, vous pouvez le piloter à distance et sans fil à partir d'un smartphone ou d'une tablette. Si par bonheur votre smartphone dispose d'une puce NFC, la connexion est alors enfantine : il suffit d'effleurer le RX10 pour que le protocole de communication se mette en place.

Pour l'instant, l'application PlayMemories est un peu limitée et ne permet pratiquement aucun réglage de la prise de vue à distance. Apparemment, il n'est pas possible non plus d'enregistrer les données GPS du smartphone pour marquer les images de l'appareil. Le RX10 n'est étonnamment pas compatible avec le service d'application (PlayMemories Camera Apps). Ce service en ligne permet de télécharger des Apps pour ajouter de nouvelles fonctionnalités à l'appareil photo.

Sony A7R test review logiciel

Alimentation, stockage

Batterie

Le Sony RX10 est équipé d'une batterie Li-Ion NP-FW50 (7,3 Wh) qui offre une bonne autonomie. Lors de nos tests, avec un usage "normal" de l'appareil (nombreux réglages à l'écran, visualisation des images, vidéo...), nous avons pu réaliser plus de 350 clichés (RAW + JPEG) et une dizaine de minutes de vidéo.

Sony RX10 test review batterie

Le RX10 n'est malheureusement pas livré avec un chargeur de batterie et la recharge s'effectue directement par le boîtier à l'aide d'un câble micro USB. Le temps de charge est assez long : il faut compter environ 4 heures, durant lesquelles l'appareil est immobilisé.

Carte mémoire

Le RX10 est équipé d'un seul emplacement pour carte mémoire. Celui-ci est compatible avec les Memory Stick Duo, Pro Duo, ainsi que les cartes SD, SDXC, SDHC, mais rien n'est précisé sur la compatibilité avec le format UHS.

Sony RX10 test review carte mémoire

Antipoussière, stabilisation

Avec son optique "soudée" sur le boîtier, le RX10 ne connaît pas de problèmes de poussière. Nous pouvons passer directement à la stabilisation optique

Stabilisation

Pour mesurer l'efficacité de la stabilisation optique, nous plaçons le zoom optique à 100 mm et nous photographions notre mire de précision avec un cadrage le plus serré possible. En mode S, nous réalisons 10 prises de vues aux différentes vitesses avec la stabilisation optique activée.

Le RX10 dispose d'une stabilisation optique efficace à la fois en photo et en vidéo (cf. mode vidéo). Le système fonctionne vraiment bien, permet facilement de gagner 2 IL et offre 60 % de photos nettes au 1/13 s, soit un gain de 3 IL.

Sony RX 10 : effets de la stabilisation optique, diagramme

Performances

Le Sony RX10 est un boîtier agréable à utiliser et dans l'ensemble assez réactif.

Exigeant plus de deux secondes d'attente, la mise sous tension n'est pas des plus rapides, mais le bridge de Sony se rattrape sur les autres points.

Avec son ouverture constante f/2,8, la mise au point requiert environ 0,3 seconde, que l'appareil soit au grand angle ou au télé. En basse lumière, le RX10 est plus hésitant, mais reste en dessous de la seconde, ce qui est convenable.

En mode rafale (priorité vitesse), le RX10 atteint bien 10 ips sans suivi autofocus en JPEG (10 images) et 7 ips en ARW (10 images).

Avec le suivi de sujet (mode rafale classique), les performances baissent notablement. En JPEG, la cadence atteint péniblement 1,6 ips et en ARW, elle ne dépasse pas 1,4 ips.

Action Temps Cadence Commentaires
Mise sous tension 2 s / médiocre
Latence au déclenchement / / /
Latence au déclenchement mode silencieux / / /
Autofocus pleine lumière 0,3 s / bien
Autofocus basse lumière 0,8 s / médiocre
Temps entre 2 images
(ARW + JPEG)
0,5 s / moyen
Rafale rapide sans suivi AF
JPEG fin
/ 8,7 ips Très bien. Cadence sur au moins 10 images
Rafale rapide sans suivi AF
ARW
/ 7 ips Bien. Cadence sur au moins 10 images
Rafale rapide avec suivi AF
JPEG fin
/ 1,6 ips Médiocre. Cadence sur au moins 10 images
Rafale rapide avec suivi AF
ARW
/ 1,4 ips Médiocre. Cadence sur au moins 10 images

Précision, colorimétrie

Sony RX10

La pièce maîtresse du RX10 de Sony reste (avec le capteur 1 pouce) l'optique 24-200 mm à ouverture constante f/2,8 stabilisée. Elle n'a actuellement aucun équivalent sur le marché du reflex et, à ce niveau, elle fait du RX10 un boîtier d'exception. Cependant, une belle plage de focales, une ouverture constante, la stabilisation optique, c'est convaincant sur le papier, mais les images sont-elles piquées ? Voici nos résultats en studio.

Images JPEG vs Raw

Les images JPEG du RX10 semblent bien accentuées (courbe au-dessus de 100 %) pour une exploitation directe. Il sera possible d'imprimer les images sans avoir besoin de remonter les niveaux ou la courbe de contraste.

Sony RX10 test review analyse JPEG

Par défaut, Adobe Lightroom livre des images plus douces. Il faudra jouer avec le micro-contraste pour donner un peu plus de tonus aux images. Au petit jeu du dématriçage, c'est DxO Optics Pro 9 qui s'en sort le mieux.

Sony RX10 test review comparaison raw / jpeg

Zoom 24-200 mm f/2,8

Grand angle 24 mm (équivalent 24x36)

Au centre
Au grand-angle et dès la pleine ouverture, le piqué au centre est très bon avec bonne richesse dans les plus fins détails. La précision reste excellente jusqu'à f/8. Au-delà, ce qui est normal pour des pixels aussi petits (2,4 µm), la diffraction fait son œuvre et vient flouter les détails.

Sony RX10 test review précision à 24 mm au centre en fonction de l'ouverture

Au bord
Même constat en détaillant l'image au bord : le piqué est bon dès la pleine ouverture. Une belle performance. On notera une légère baisse de performance à f/8. Une ouverture qu'il ne faudra pas dépasser si vous souhaitez obtenir une image précise.

Sony RX10 test review précision à 24 mm au bord en fonction de l'ouverture

À 35 mm (équivalent 24x36)

Au centre
En poussant un peu le zoom à 35 mm, on conserve un excellent rendu des détails et ce dès f/2,8. L'optique conserve une bonne tenue jusqu'à f/8.

Sony RX10 test review précision à 35 mm au centre en fonction de l'ouverture

Au bord
Au bord, c'est également très bon jusqu'à f/8. Là encore, c'est une belle performance optique.

Sony RX10 test review précision à 35 mm au centre en fonction de l'ouverture

À 100 mm (équivalent 24x36)

Au centre
On pousse le zoom à mi-course pour atteindre 100 mm. Les résultats sont très bons dès la pleine ouverture. La photo à f/8 est légèrement floue, mais c'est une erreur de manipulation, car il s'agit d'un flou de bougé. Comme pour les autres focales, on évitera autant faire ce peu, de dépasser f/8.

Sony RX10 test review précision à 100 mm au centre en fonction de l'ouverture

Au bord
Petite baisse de régime par rapport aux autres focales et l'image à f/2,8 est un peu "molle". Le piqué s'améliore à f/4 pour atteindre son meilleur niveau à f/5,6. Comme pour le centre, l'ouverture f/8 n'est pas représentative de la qualité de l'optique, car il s'agit d'un flou de bougé. À f/11, l'image est encore correcte, mais la diffraction réduit fortement la précision à f/16.

Sony RX10 test review précision à 100 mm au centre en fonction de l'ouverture

À fond de télé 200 mm (équivalent 24x36)

Au centre
À 200 mm et à pleine ouverture, l'image est un peu douce et on n’hésitera pas à fermer d'un cran pour gagner en vivacité tout en ce limitant à f/8 pour conserver des détails.

Sony RX10 test review précision à 200 mm au centre en fonction de l'ouverture

Au bord (haut gauche)
Même constat qu'au centre avec un bon piqué à f/4. Globalement, la focale est parfaitement exploitable.

Sony RX10 test review précision à 200 mm au bord en fonction de l'ouverture

Au final, Sony livre une excellente optique qui produit des images riches et piquées dès la pleine ouverture à 24, 35 et 100 mm. Le piqué est également très bon à 200 mm, mais il faudra fermer d'un cran pour obtenir le meilleur de l'optique. Dans tous les cas, on ne fermera pas au-delà de f/8 pour conserver une bonne qualité d'image.

Distorsion

Les images JPEG sont corrigées à la volée pour la distorsion. Vous pouvez visualiser un RAW sans correction et la même image (réalisée à 24 mm) en JPEG avec les corrections appliquées. Attention, il faudra donc utiliser des profils de corrections optiques dans votre logiciel de développement de fichiers bruts.

Sony RX10 test review distorsion corrigée

*À gauche le fichier brut et à droite le JPEG corrigé à la volée.*

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux et le Sony RX10 est positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW).

Les JPEG

Équipé du même capteur 1 pouce et du même processeur de traitement des données que le RX100 Mark II, le RX10 devrait logiquement donner des résultats très proches, voire similaires.

différentes tailles capteurs

De 80 à 200 ISO, le bruit électronique est pratiquement indiscernable, même à 100 % sur écran. Étonnamment, un léger grain se décèle à 400 ISO, sensibilité à laquelle le RX100 II ne présentait rien. Le moutonnement est toutefois assez léger et très peu coloré. Un premier pas est franchi à 800 ISO. Le grain devient plus facilement visible sur un aplat noir ou coloré et dans l'ensemble, l'image devient un peu plus dense avec une perte de détail dans les zones sombres. Les fins détails commencent à se diluer. Le moutonnement s'amplifie logiquement à 1 600 ISO : les aplats colorés sont désormais constellés de pixels parfois colorés (effets de marbrure) lorsque l'on observe les images à 100 % sur écran. Les 20 millions de pixels du capteur permettent toutefois de limiter les dégâts et sur un écran HDTV 1080 (affichage 25 Mpx), le grain est à peine visible. 3 200 ISO marque une autre étape dans la montée ISO. Le grain reste fin, mais bien visible avec un effet de marbrure plus marqué. Le moutonnement atténue fortement les détails de l'image et globalement, il ne faudra pas espérer pouvoir réaliser un grand tirage (60 x 40 cm) même avec un capteur à 20 Mpx.

Les deux autres sensibilités (6 400 et 12 800 ISO) présentent un grain peu esthétique et coloré. À moins de retoucher les fichiers (passage en noir & blanc par exemple), il sera difficile d'exploiter ces images.

Vous pouvez bien sûr comparer les résultats du RX10 à ceux obtenus avec d'autres appareils équipés de capteurs plus grands, mais aussi à ceux du RX100 Mark II. Malgré une électronique identique, les images varient sensiblement d'un boîtier à l'autre, et la stratégie pour la gestion du bruit électronique diffère de façon importante.

Passons les images du RX10 sous l'œil implacable de l'oscilloscope. Celui-ci est un peu plus sévère que nous, mais il confirme que 3 200 ISO est la sensibilité ISO limite pour conserver des détails dans les images (une fois de plus, les images sont décortiquées à 100 %).

Sony RX10, bruit électronique, 100 ISO gris
Sony RX10 - 100 ISO. | Sony RX10 test review bruit électronique, 100 ISO oscilloscope |

| Sony RX10, bruit électronique, 400 ISO gris

Sony RX10 - 400 ISO. | Sony RX10 test review bruit électronique 400 ISO oscilloscope |

| Sony RX10, bruit électronique, 1600 ISO gris

Sony RX10 - 1 600 ISO. | Sony RX10 test review bruit électronique 1600 ISO oscilloscope |

| Sony RX10, bruit électronique, 3200 ISO gris

Sony RX10 - 3 200 ISO. | Sony RX10 test review bruit électronique 3200 ISO oscilloscope |

Mode vidéo

Sony RX10

*

Formats vidéos

Le Sony RX10 propose différents modes d'enregistrement en PAL AVCHD et MP4.

  • AVCHD : HDTV 1080 50i (24, 17 Mbps) / 50p (28 Mbps) / 25p (24, 17 Mbps)
  • MP4 : 1440 x 1080 12 Mbps, VGA 3 Mbps (25p)

Sony RX10 test review menu vidéo PAL

*Les différents réglages vidéo en PAL.*

Il est possible de filmer à la norme NTSC, mais cela requiert la réinitialisation complète du boîtier. Cette manipulation monopolise l'appareil pendant au moins 5 secondes et nécessite surtout le formatage de la carte mémoire ! En mode NTSC, la cadence d'enregistrement change et vous pouvez accéder au mode "cinéma" avec le 24p.

  • AVCHD : HDTV 1080 60i (24, 17 Mbps) / 60p (28 Mbps) / 24p (24, 17 Mbps)
  • MP4 : 1440 x 1080 12 Mbps (30p)

Sony RX10 test review menu vidéo NTSC

*Les différents réglages en NTSC.*

En AVCHD (50p, 28 Mbps), la compression est en profil High@4.2 avec deux images de référence et des algorithmes CABAC activés. En mode 25p, le profil est High@4.0.

Le format MP4 est plus adapté pour une diffusion sur Internet et un montage rapide. Toutefois, nous regrettons l'absence d'un format 720p également plus facilement diffusable sur le réseau. Un mode qui aurait permis d'atteindre des cadences plus élevées à 100 ou 120 ips pour des ralentis plus fluides. Le bridge Sony ne propose pas différents types de compression — compression Intra (ALL-I) ou compression Inter (IPB).

Nous aurions apprécié un passage sur un codage 10 bits et, pourquoi pas, un passage au format 2K cinéma (2048 x 1152 pixels) ou 4K. Car oui, le RX10 dispose d'une sortie HDMI 2 qui autorise l'affichage 4K. Nous regrettons également l'absence de mode "ralenti" avec un mode HDTV 1080 à 100/120 ips.

La durée d'enregistrement maximale est de 30 minutes avec une taille de fichier de 2 Go maximum.

Fonctionnalités

Le Sony RX10 est un véritable petit caméscope semi-pro qui propose de nombreux réglages. Ainsi, vous pouvez utiliser les modes classiques d'exposition PSAM, les valeurs pouvant être modifiées durant le filmage. Mieux encore, la bague de diaphragme peut, d'un simple geste, vous permettre de passer d'un mode cranté (plus simple en photo, mais bruyant) à un mode fluide, idéal pour la vidéo. La sensibilité ISO est également modifiable à la volée pendant l'enregistrement. Un filtre ND de 2 IL (physique, pas électronique) est présent pour faciliter le travail à pleine ouverture et en pleine lumière.

Le RX10 propose de nombreux assistants pour la vidéo. Ainsi, il est possible d'utiliser des zébras d'exposition avec plusieurs réglages (70, 75, 80, 85, 90 %), un focus peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés : blanc, jaune ou rouge), une loupe pour faciliter la mise au point manuelle, un histogramme d'exposition et des vumètres pour la prise audio. Que demander de plus ?

Certains effets photo sont disponibles et vous pouvez utiliser les modes créatifs pour obtenir différents rendus pour le contraste et les couleurs. Vous pouvez naturellement personnaliser le rendu en jouant sur différents paramètres : contraste, saturation et netteté.

Le RX10 dispose également d'une sortie HDMI non compressée qui permet une visualisation sur un écran de contrôle ou l'enregistrement de la vidéo en 8 bits, 4:2:2 sur un périphérique dédié.

Le zoom optique s'allonge assez lentement et l'on regrette que la vitesse ne soit pas variable.

Audio

Le Sony RX10 nous gâte également de ce côté, puisqu'il est possible de brancher à la fois un micro stéréo sur une prise mini jack 3,5 mm et un casque pour le retour son — un duo indispensable pour assurer une bonne capture audio. Un vumètre est présent à l'écran et l'entrée son peut être réglée pendant le filmage. Cerise sur le gâteau, le RX10 dispose d'une griffe porte-accessoire sur laquelle il est possible de fixer le bloc XLR K1M (800 €) permettant de relier deux entrées au format professionnel.

Sony RX10 test review connexions

Sony bloc XLR*Une entrée micro et une sortie casque : le bonheur. Le bloc XLR vendu en option qui vient se ficher dans la griffe porte-accessoire.*

Stabilisation

L'optique du RX10 dispose d'une stabilisation optique qui fonctionne en vidéo, comme vous pouvez le voir sur l'exemple ci-dessous. Le gain n'est pas extraordinaire (l'image n'est pas fixée), mais bien sensible. Un mode "actif" améliore la stabilisation en réduisant un peu l'angle de champ probablement pour un recadrage à la volée de l'image.

Précision

Dans sa communication technique, Sony précise qu'en vidéo, toutes les lignes du capteur 1" sont lues ; les données sont ensuite redimensionnées selon le format voulu. D'autres constructeurs ne prennent en compte qu'une ligne sur 2 pour limiter le flux de données, mais cette technique produit de nombreux problèmes de moirage.

Sur notre mire, qui est un véritable piège pour le moirage et l'aliasing, le RX10 délivre de belles images avec effectivement moins de moirage et d'aliasing que de nombreux concurrents.

Sony RX10 test review vidéo

Vous pouvez ainsi comparer la précision des vidéos du RX10 avec celles du Fujifilm X-T1, du Canon 70D et d'un "vieux" caméscope 2 Mpx de Panasonic, le TM700 (une référence en termes de précision).

Fujifilm X-T1, test review, mode vidéo

Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I

Panasonic TM700 test review qualité des images mire

Autofocus

L'autofocus du RX10 en vidéo n'est pas des plus rapides, mais la mise au point est souple et pratiquement silencieuse, comme vous pouvez le constater sur l'exemple présenté ci-dessous.

Rolling shutter

Le rolling shutter (déformation de l'image sur les mouvements rapides) est surtout visible sur les vidéos avec des cadences de 24 / 25 / 30 ips. À des cadences plus élevées, l'effet est toujours présent, mais moins sensible.

Exemples

Vous pouvez voir ci-dessous une vidéo réalisée avec le Sony RX10. La vidéo est évidemment compressée par YouTube, mais vous pouvez télécharger certaines parties dans un format non compressé en cliquant sur les liens (ajoutés ci-après).

Canal Saint Martin avec zoom

Gare de l'Est la nuit

Écluse canal Saint Martin

Exemples de photos

Débutons notre galerie d'images avec deux clichés réalisés lors de notre Club Photo Focus – Portrait low-key. Nous n'avons pas utilisé de flash et le RX10 s'est positionné automatiquement à ISO 3200. Le boîtier autorisant plusieurs formats d'images (3:2, 4:3, 16:3, 1:1), nous avons opté ici pour un format carré. Avec cette sensibilité ISO, nous atteignons les limites de l'appareil pour un rendu de qualité en tirage de grande taille.

Sony RX10 exemple 1
Sony RX10 exemple 2

Nous poursuivons par une visite au Grand Palais afin d'illustrer les possibilités du zoom 24-200 mm. Nous sommes sur le pont Alexandre III en direction de la tour Eiffel. Le grand angle permet d'embrasser un large panorama. Au télé et à 100 % sur écran, il est possible de discerner les visiteurs au 3e étage de la tour Eiffel ! Le RX10 dispose également d'un zoom électronique baptisé Clear Zoom. Il faut pour cela basculer en JPEG seulement (le boîtier n'indique bien sûr rien...). L'image est naturellement moins précise, mais le résultat reste convenable.

Sony RX10 exemple 5
Sony RX10 exemple 6
Sony RX10 exemple 7

Encore une photo à fond de télé (équivalent 200 mm) pour apprécier la qualité de l'optique. Ici, il est possible de discerner les fins détails de la statue.

Sony RX10 exemple 8

Retour au Grand Palais avec une première image réalisée sous la grande verrière. Sony maîtrise le traitement des images et réussit à limiter à la fois les déformations et la présence d'aberrations chromatiques. La deuxième image est également bien détaillée. L'optique 24-200 mm se montre étonnante de qualité sur toute la plage focale.

Sony RX10 exemple 3
Sony RX10 exemple 4

Nous arrivons dans les jardins du Louvre. L'occasion est belle de tester le mode photo panoramique par balayage. Malgré la présence de nombreux visiteurs en mouvement, la fonction donne de bons résultats.

Sony RX10 exemple 9

Série d'images à ISO 3200. La première est réalisée dans les studios Warner Bros., dans une reconstitution de la salle de chimie des films Harry Potter. La deuxième provient d'un concert du groupe The Missive au Petit Bain, salle-péniche sur les quais de Seine.

Sony RX10 exemple 10
Sony RX10 exemple 11

Toujours pour illustrer les possibilités du zoom, et notamment de la courte distance de mise au point, une rose séchée capturée à 200 mm. Plus bas, une série d'images pour mettre en évidence le bokeh, à la fois avec une mise au point rapprochée au grand angle, mais aussi à 200 mm sur les statues.

Sony RX10 exemple 12
Sony RX10 exemple 13
Sony RX10 exemple 14
Sony RX10 exemple 15

Verdict

Sony RX01 test review avis recommandé

Allons-y sans ambages : le Sony RX10 est une petite bombe ! Dans la catégorie des bridges, il est ce qui se fait de mieux actuellement. Pour les plus anciens d'entre nous, il est le digne héritier des F707 et R1.

Le RX10 est une excellente synthèse du savoir-faire de la marque en photo. Si la poignée est un peu courte, le bridge tient toutefois bien en main et s'avère finalement bien équilibré, malgré son beau zoom optique 24-200 mm f/2,8 stabilisé. Un zoom de belle qualité, qu'il est tout simplement impossible de trouver aujourd'hui sur un modèle à objectif interchangeable. Le boîtier offre suffisamment de raccourcis personnalisables pour séduire à la fois le photographe novice et l'expert. On pourra toujours déplorer l'absence de molette de réglage à l'avant, mais la bague de diaphragme sur l'optique tient parfaitement ce rôle.

L'écran LCD n'est pas tactile (pourquoi ?!?), mais orientable et d'assez bonne qualité. La visée est confiée à un afficheur Oled affichant 1 440 000 points. Ce dernier est large, mais sa définition est tout juste suffisante et la trame, visible. Pour ce prix, le modèle à 2 360 000 points aurait été appréciable. Mais l'afficheur reste toutefois assez fluide, même en basse lumière.

Le zoom optique est d'excellente facture et offre un bon piqué dès la pleine ouverture (f/2,8) sur pratiquement toute la plage focale. Le système de stabilisation est également très bon et permet de gagner facilement 2 à 3 IL, voire plus dans certaines conditions. La bague de diaphragme est, à la demande, crantée (photo) ou fluide (vidéo). Nous regrettons toutefois que le zoom ne soit pas mécanique, la commande électrique étant toujours peu précise et peu rapide : impossible de réaliser un effet de zooming avec une pose lente par exemple.

Le capteur 1" de 20 Mpx est également l'un des points forts du RX10. Il offre une grande définition qui permet de recadrer facilement dans les images. En outre, et malgré cette belle définition, la gestion du bruit électronique sur ce capteur CMOS BSI est remarquable jusqu'à 1 600 ISO avec l'aide du processeur de traitement des données Bionz X. Ce dernier autorise également une rafale à 10 ips (sans autofocus), permettant de réaliser des images panoramiques à main levée par simple balayage. Toutefois, en mode autofocus continu, la cadence baisse nettement. Avec une rafale à moins de 2 ips, le RX10 ne sera pas vraiment à l'aise pour de la photo d'action.

La vidéo n'est pas oubliée, bien au contraire. Là encore le couple capteur-processeur délivre une belle qualité d'image avec peu de moirage et d'aliasing. Le RX10 est équipé d'une entrée micro et d'une sortie casque pour le contrôle du son, et vous pouvez connecter un bloc XLR pour une connexion plus sécurisée. Le boîtier dispose d'assistants bien pratiques comme les zébras d'exposition et le focus peaking pour la mise mise au point manuelle. En outre, la sortie HDMI non compressée pourra être reliée à un enregistreur externe. Un filtre ND de -2 IL est également présent.

Au niveau des connexions, le RX10 propose le pilotage distant sans fil à partir d'un terminal Wi-Fi avec une configuration facilitée à l'aide d'une puce NFC.

Le RX10 de Sony obtient donc aisément un recommandé.

Face à la concurrence

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| Panasonic FZ200

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Panasonic FZ200. Le bridge de Panasonic dispose également d'un zoom optique f/2,8 constant. Avec une plage focale 25-600 mm (macro 1 cm), ce dernier est même plus polyvalent que le "simple" 24-200 mm du RX10. Mais pour obtenir cette plage focale équivalente en 24x36, le FZ200 utilise un capteur 1/2,3" à la fois bien plus petit et moins pixelisé que le CMOS BSI 1" (13 x 8,8 mm) 20 Mpx. Long zoom ou grand capteur, il faudra donc trancher. L'écran du FZ200 est également orientable, mais comme sur le RX10, il n'est pas tactile. Sur les autres aspects techniques, le Sony RX10 l'emporte : viseur électronique plus large, connexion Wi-Fi, personnalisation de l'interface, gestion du bruit électronique, mode vidéo...

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| **Canon G1X Mark II

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Canon G1X Mark II. Impossible d'évoquer le RX10 sans penser à Canon et au G1X Mark II récemment présenté. En l'absence de viseur électronique "par défaut", le G1X n'est pas véritablement un bridge, mais ce compact dispose d'un grand capteur 1,5" et d'une optique 24-120 mm f/2-3,9 assez intéressante. Nous ne l'avons pas encore testé (son arrivée à la rédaction est imminente...), mais nous pouvons d'ores et déjà comparer les fiches techniques. Le capteur du Canon est à la fois plus grand (1,5") et moins défini : 14 contre 20 Mpx. Les deux boîtiers peuvent grimper jusqu'à 12 800 ISO. Côté optique, le RX10 l'emporte avec un zoom plus long et plus lumineux. Le viseur électronique du Canon G1X Mark II est optionnel (999 € en kit), mais de meilleure qualité (2 360 000 points). Côté vidéo, le RX10 semble plus complet avec de nombreuses options et un attirail pour l'audio mieux pensé.

+
  • Déclenchement totalement silencieux
  • Bague de diaphragme crantée / silencieuse pour la vidéo
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 ISO
  • Bonne dynamique de fichiers bruts
  • Zoom 24-200 mm f/2,8 d'excellente facture. Stabilisation optique performante. Mode macro 3 cm.
  • Écran de qualité et inclinable. Viseur électronique relativement confortable.
  • Mode vidéo complet et de qualité. Sortie HDMI non compressée.
  • Entrée micro stéréo et sortie casque
  • Connexion griffe accessoire multiformat pour flash, micro XLR, torche...
  • Chargement par micro USB
  • Mode panoramique par balayage
  • Nombreuses commandes personnalisables
  • Compact et assez léger pour 24-200 mm f/2,8 stabilisé
  • Écran LCD de rappel rétroéclairable
  • Connexion Wi-Fi pour un pilotage à distance sans fil et transfert vers Internet et NFC pour la configuration
  • Beaucoup d'informations affichables : niveau électronique sur 2 axes, zébra, focus peaking, vumètre audio...
  • Temps de mise sous tension trop long
  • Viseur électronique Oled à 1 440 000 points seulement (d'autres modèles sont meilleurs)
  • Pas d'écran tactile
  • Effet de la diffraction visible à partir de f/8
  • Pas de zoom mécanique (le zoom électrique est parfois peu précis, mais bien pour la fluidité en vidéo)
  • Molette arrière de réglage petite et peu pratique à utiliser
  • Poignée un peu petite pour une bonne préhension
  • Pas de chargeur fourni en standard
  • Pas de connexion USB 3.0
  • Pas de GPS intégré
  • Impossible de zoomer avec le déclencheur à mi-course
  • Une seule vitesse pour le zoom électrique
  • Rafale avec suivi autofocus insuffisante pour de la photo sportive
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Johana Hallmann

Ses publications 

Les prix
Sony RX10
Fnac.com marketplace 574,00 €
Fnac.com 731,50 € Voir l'offre
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