Capteur- Live CCD 10 Mpx (1/1.63")
Monture/
Optique livrée- 28-112 mm f/1,8-2,5 (4x)
Stabilisation- oui, par déplacement du capteur
Antipoussière/
Viseur/ (en option)
Écran- Oled, 610 000 points, 7,6 cm
Mise au point- Système AF détection contraste (11 points / Sélection automatique / manuelle, 225 points / Mode grossissement vue sélection manuelle)
Modes autofocus- Mise au point manuelle, Simple AF, AF Tracking, Détection AF de visage, Mode macro, Super mode macro
Mesures d'exposition- 324 zones Système de détection multi-pattern
Modes d'exposition- Programme automatique, Priorité vitesse, Priorité ouverture, Manuel, i-Auto, Modes scène, Film, Filtre art, Prise de vue personnalisé, Faible intensité. Correction sur +/-2 IL.
Vitesse d'obturation- 2 - 1/2000 s
Motorisation- 2 i/s en Raw (8 images) et 7 i/s en JPeg
Sensibilité ISO- 100 - 6400 ISO
Mémoire- SD/SDHC/SDXC
Alimentation- LI-50B Batterie Lithium-Ion (pas de chargeur de batterie livrée, mais alimentation pour le boîtier)
Connexion- USB (propriétaire), HDMI (type C)
Dimensions- 110,6 x 64,8 x 42,3 mm
Poids- 265 g (vide)
Logiciels- Suite logiciels Olympus
Dans la boîte/

Caractéristiques

Olympus XZ1

Le segment des compacts experts est en plein renouveau avec les sorties assez récentes des Canon PowerShot G12 et Nikon P7000 qui succèdent au Samsung EX1 et Panasonic LX5.

En ce début d'année 2011, c'est donc au tour d'Olympus de proposer un nouveau modèle sur le marché : le XZ-1.

Celui-ci à quelques éléments à faire valoir et notamment une belle optique griffée Zuiko Digital, un sigle habituellement réservé aux optiques de qualité destinées aux reflex et Micro4/3 (série Pen).

Le XZ-1 bénéficie donc du savoir-faire de la marque en terme d'optique et dispose d'un zoom optique 4x 28-112 mm à la généreuse ouverture f/1,8-2,5.

En outre, le compact intègre un capteur CCD 10 Mpx relativement performant (il équipe déjà les autres compacts experts) qui devrait assurer une bonne qualité d'image.

Le reste des spécifications est également intéressant avec un écran Oled (610 000 points), un connecteur pour brancher différents accessoires (micro stéréo, viseur électronique...) ainsi qu'un mode vidéo HDTV 720p.

Le pari d'Olympus est-il réussi ? Réponse dans notre test.

Prise en main

Olympus XZ-1 prise en mains test review avis

Le petit Olympus XZ-1 un "petit" compact. Avec 111 x 65 x 42 mm (et un peu moins de 300 g tout équipé), il tient plus facilement dans une poche de pantalon que les principaux concurrents que sont les Nikon P7000 (112 x 76 x 48 mm et plus de 400 g) et Canon G12 (114 x 77 x 45 mm et là aussi plus de 400 g). Moins encombrant, on hésitera moins à embarquer le compact d'Olympus pour la moindre occasion. Un détail qui a son importance.

Côté finition, le XZ-1 ne déçoit pas. La finition métallique est superbe et la qualité de fabrication est à la hauteur des prétentions du modèle. Toutes les commandes ont du répondant et seule la bague autour de l'objectif est (à mon goût) un peu trop légère par rapport au reste du boîtier.

Le XZ-1 est livré avec un bouchon d'objectif libre qu'il faudra relier au niveau des attaches pour la sangle. Pour plus de commodité, un volet automatique devant l'objectif aurait été sans doute plus pratique.

Olympus XZ-1 test review avis bouchon

Interface

Olympus XZ-1 test review cotéLe XZ-1 est équipé d'une bague de réglage autour de l'optique.

Avec un compact expert, le photographe recherche indiscutablement une qualité d'image irréprochable, mais également une ergonomie aux petits oignons. Alors comment le XZ-1 se situe-t-il ?

D'un premier abord, l'interface se révèle intéressante avec 2 molettes de réglage. La première se situe autour de l'objectif et la seconde au dos de l'appareil sous la forme d'une roue codeuse. Nous pinaillerons sur la finition de la bague qui "sonne" un peu trop plastique et sur la taille de la roue codeuse trop petite pour être facilement manipulable.
Olympus XZ-1 test review dosLe XZ-1 dispose d'une touche pour lancer rapidement l'enregistrement vidéo.

À l'arrière, vous noterez en plus de la roue codeuse deux un trèfle pour accéder rapidement à certaines fonctions (correcteur d'exposition, mode autofocus, flash, motorisation), une touche lecture, une touche menu, une touche info et une commande d'enregistrement pour les vidéos. En haut à gauche, vous trouverez le bouton pour éjecter le flash. Un capuchon recouvre le port de connexion sous la griffe flash. Cette connectique permet de relier différents accessoires comme l'excellent viseur électronique VF2, un micro stéréo ou des lampes pour réaliser des images macro.

Olympus XZ-1 dessus test review

Le dessus est assez classique avec une commande de zoom et un barillet de sélection des modes d'exposition (PSAM, C, auto, modes scène...) et le bouton de mise sous tension.
Olympus XZ-1 test review connexionsDeux connecteurs : prise USB (en haut) propriétaire et sortie HDMI de type D peu répandue.

Olympus XZ-1 test review flashL'Olympus XZ-1 dispose d'un flash escamotable bien pratique.

Alors qu'en est-il sur le terrain ? En fait, présenté comme un compact expert, le XZ-1 se présente plus comme un compact haut de gamme. En effet, les photographes avertis seront sans doute déçus de ne pouvoir contrôler complètement l'exposition de leurs images. Si existe bien un correcteur d'exposition (+/- 2IL seulement), le XZ-1 ne dispose pas de touche pour mémoriser l'exposition, privant ainsi l'utilisateur de la porte d'entrée de la créativité, à savoir l'exposition d'une image.

Le compact ne propose pas non plus de touche personnalisable pour configurer l'appareil comme bon lui semble et si la bague de réglage avant est associer à différentes possibilités (ouverture en mode A, vitesse en mode S, sensibilité en mode M...), vous n'avez pas le loisir d'attribuer une autre fonctionnalité à celle-ci. C'est d'autant plus dommage que le trèfle de sélection ne permet pas d'accéder à tous les réglages. Ainsi, changer une balance des blancs ou la sensibilité ISO en mode A nécessite impérativement un passage par les menus.

Dans le même ordre d'idée, le XZ-1 ne propose pas de correction d'expo pour le flash. Olympus se rattrape toutefois en donnant la possibilité au compact de piloter des flashes distants sans fil.

Écran

L'écran du XZ-1 est l'une des pièces intéressantes du compact. Il s'agit du premier Oled de la marque, capable d'afficher 610 000 points. Les angles de vision sont larges, le contraste important et la fluidité au rendez-vous. Même en basse lumière, l'affichage ne saccade pas et il est possible de suivre facilement un sujet en mouvement. Un petit tour sous une sonde donne les résultats suivants :

Olympus XZ-1 test de l'écran
Au gauche la température de couleur en fonction de la luminosité (0 noir, 100 blanc). À droite, la courbe de gamme toujours en fonction de la fonctionnalité.

Les graphiques indiquent donc que la température des couleurs est stable et bien fixer à 6500 K pour un rendu correct. La courbe gamme est un peu moins convaincante avec un des Noirs un peu délavés et des blancs peu détaillés. La technologie Oled permet d'obtenir un taux de contraste très important de 7800:1 (les meilleurs LCD offrent un contraste de 800:1).

Au niveau des rendus des couleurs, le DeltaE 94 est de 6,5. La fidélité des couleurs n'est pas vraiment au rendez-vous (il faudrait un DeltaE 94 en dessous de 3).

Olympus XZ-1 test review
Graphique des résultats DeltaE 94

Du fait de l'intégration d'un capteur CCD, le XZ-1 se trouve confronté à un problème de smear (éblouissement du capteur). Celui-ci est visible lors qu'une source lumineuse puissante se trouve dans le champ. De nuit, le phénomène est particulièrement visible (bande verticale lumineuse). Attention, ce défaut n'est pas visible sur les clichés (le capteur est initialisé au moment de l'obturation), mais il sera toutefois visible sur les vidéos.

Olympus XZ-1 test review smear écran
Phénomène de smear sur l'écran du XZ-1.

Autonomie

Nous n'avons pas eu le temps de réaliser des tests précis pour l'autonomie de la batterie, mais nos différents tests sur le terrain ont malheureusement confirmé qu'il est difficile de dépasser 150 photos (raw + JPeg) avec environ 10 minutes de vidéo avec une batterie pleine. Une autonomie un peu juste donc, surtout que le chargeur USB monopolise l'appareil pendant la charge. Ceux qui souhaitent partir en voyage devront donc investir dans une batterie et un chargeur supplémentaire.

Antipoussière, stabilisation

Le XZ-1 dispose d'un système de stabilisation d'image par déplacement du capteur. La documentation technique indique que le gain serait de l'ordre de 2 IL.

Pour mesurer les performances de la stabilisation optique, nous réalisons une série de 10 clichés à différentes vitesses avec la stabilisation optique activée. Ensuite, nous utilisations le logiciel DxO Analyser pour déterminer de manière impartiale le nombre de photos nettes et floues.

Les résultats montrent qu'Olympus dit vrai ! Positionné à 112 mm, la vitesse limite théorique est le 1/100 s. La stabilisation permet donc de gagner 2 IL (jusqu'au 1/25 s) avec une bonne proportion d'images nettes. Au-delà, le taux de réussite baisse brutalement...

Olympus XZ-1 test review stabilisation

Précision, colorimétrie

Pièce maîtresse du compact expert d'Olympus, le zoom 4x (28-112 mm eq. 24x36) très lumineuse (f/1,8-2,5) est-elle réellement à la hauteur de nos espérances et mérite-t-elle la griffe Zuiko Digital qu'Olympus réserve habituellement à ses optiques pour reflex E-System et Micro 4/3 ?

Piqué

La première chose que nous regarderons est naturellement le rendu des détails et le piqué visuel des images. Nos mesures en studio sur mire sont unanimes : l'optique du XZ-1 est performante et offre un bon piqué en grand-angle dès f/1,8 ! Voilà donc une bonne nouvelle, on pourra, sans hésiter, utiliser la plus grande ouverture sans craindre de perte de netteté ce qui est plutôt rare, et donc appréciable, sur des optiques lumineuses. La périphérie de l'image est également de haute volée et l'optique, en grand-angle, atteint son apogée à f/4. Pas mal ! Par contre, la petite taille des photodiodes a une conséquence sur la suite de l'évolution. Dès f/5,6 la diffraction se fait sentir, ce que confirme le calcul avec une taille de photodiode de 2,1 µm.

Olympus XZ-1 test review piqué grand angle
En grand-angle, l'optique de l'Olympus XZ-1 est d'un très bon niveau jusqu'à f/5,6.

Même en poussant l'objectif au télé (112 mm eq. 24x36), l'optique reste performante, même si elle est un peu en retrait par rapport au grand-angle. A f/2,5 la périphérie est un peu molle et il faudra fermer à f/4 pour récupérer en homogénéité. C'est d'ailleurs à f/4 que l'optique offre le meilleur micro contraste. Ensuite, la diffraction fait son œuvre à partir de f/5,6.

Olympus XZ-1 test review piqué téléMême au télé, l'optique du XZ-1 reste intéressante.

Les mesures sont effectuées sur les fichiers JPeg. Il est donc intéressant de voir également le traitement interne du compact. Pour cela, nous avons également effectué une mesure de MTF. Le graphique ci-dessous met en évidence une accentuation des fichiers (valeur de la courbe qui passe au-dessus de 100). Les fichiers JPeg sont donc directement utilisables, notamment pour un tirage papier, sans post-traitement important.

Olympus XZ-1 test review mesure MTF

Déformations géométriques

En grand-angle, nous avons noté une déformation en barillet d'environ -1,5%. Une distorsion visible pour un œil exercé, mais difficile à mettre en évidence sur des clichés de la vraie sans repères évidents. Il est toutefois étonnant que l'Olympus XZ-1 n'intègre pas une correction automatique pour les déformations géométriques.

Olympus XZ-1 test review distorsion grand-angle

Au télé, la déformation s'inverse (coussinet), mais devient presque imperceptible et donc pas gênante.

Olympus XZ-1 test review distorsion télé

Vignetage

Avec des optiques lumineuses, le vignetage (assombrissement des angles) est parfois très visible. Sur l'Olympus XZ-1, le vignetage est à peine visible au grand-angle et à pleine ouverture (à peine 20% de perte de luminosité à la périphérie) et le disparait totalement à f/5,6.

Olympus XZ-1 test review vignetage 28 mm f/1,8Olympus XZ-1 test review vignetage 28 mm f/5,6

Mêmes remarques au télé : à f/2,5, la perte de luminosité est de l'ordre de 10% autant dire négligeable.

Olympus XZ-1 test review vignetage 112 mm f/2,5

Flou arrière et profondeur de champ

La profondeur de champ est définie par trois variables : la focale, la distance de mise au point et l'ouverture. Avec une luminosité record pour un compact (équipé d'un petit capteur comparativement aux reflex), il était intéressant de voir si l'ouverture f/1,8 permettait d'obtenir de jolis flous et de réduire la profondeur de champ afin de pouvoir détacher un sujet d'un fond quelconque. Nous avons donc tenté de mettre en évidence des différences entre plusieurs boîtiers : Panasonic GF2 (grand capteur), Panasonic TZ7 (petit capteur) et Olympus XZ-1 (petit capteur).

Dans un premier temps, nous utilisons les deux compacts à petit capteur en grand-angle afin de bénéficier de la plus grande ouverture possible. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, avec une focale plus importante (6 mm contre 4,1 mm) et une ouverture largement plus généreuse (f/1,8 contre f/3,3), l'Olympus XZ-1 offre un flou arrière plus intéressant, mais qui ne permet pas réellement de détacher un sujet en grand-angle.

Olympus XZ-1 exemple 2
Olympus XZ-1 exemple 3

Nous avons également utilisé le récent Panasonic GF2 équipé du 14 mm f/2,5. La focale est donc plus longue, mais l'optique est moins lumineuse. Toutefois, il est intéressant de les comparer puisqu'à focale équivalente 24x36, les deux compacts font 28 mm. L'exemple ci-dessous montre clairement que la focale plus importante (14 mm contre 6 mm) permet une profondeur de champ plus réduite avec un flou arrière plus prononcé, malgré une luminosité moins importante.

Olympus XZ-1 exemple 1

Regardons maintenant les résultats en télé entre le TZ7 et l'XZ-1. Nous n'avons pas réussi à caler les appareils à la même focale équivalente (103 mm pour le TZ10 et 122 mm pour l'XZ-1), mais les résultats sont assez nets. L'Olympus XZ-1 avec une luminosité plus importante permet un flou arrière plus important et donc un rendu photographique plus intéressant.

Olympus XZ-1 exemple 4
Olympus XZ-1 exemple 5
## Balance des blancs Le rendu colorimétrique est assez classique pour un compact : les couleurs sont bien saturées et donnent un aspect agréable aux images.

La balance des blancs automatique peine, comme pratiquement tous les compacts et reflex, à neutraliser les dominantes jaunes d'un éclairage tungstène. Cela permet toutefois de garder une ambiance plus chaleureuse aux images. Pour plus de neutralité en intérieur avec un éclairage tungstène, il sera préférable de basculer en balance des blancs programmée.

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| Olympus XZ-1 test review éclairage tungstene balance des blancs automatique | Olympus XZ-1 test review éclairage tungstene balance des blancs automatique graphique |

Olympus XZ-1 éclairage tungstène et balance des blancs automatique.

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| Olympus XZ-1 test review éclairage tungstene balance des blancs tungstene | Olympus XZ-1 test review éclairage tungstene balance des blancs tungstene graphique |

Olympus XZ-1 éclairage tungstène et balance des blancs tungstène.

Gestion du bruit électronique

Nouveau capteur CCD 1/1,63", nouveau processeur d'image (enfin pour les compacts, le TruePic V qui sévit déjà dans les reflex de la marque) : le XZ-1 est attendu au virage pour ce qui concerne la qualité des images et notamment la gestion du bruit électronique, véritable talon d'Achille pour les compacts, même experts.

Classiquement, les images sont impeccables de 100 à 400 ISO. Sur cette plage de sensibilités, les clichés sont bien détaillés et le grain pratiquement invisible, même à 100% sur écran et encore moins sur un tirage 20x30 cm. Globalement, les images manquent un peu de contraste, mais rien de dramatique. On pourra également regretter une dynamique peu étendue par rapport à certains concurrents et notamment le LX5.

Malheureusement, dès 800 ISO, les images se dégradent fortement avec un lissage important. Le phénomène est facilement visible sur la carte de notre scène. Les courbes de niveau disparaissent tout simplement sous le traitement des images alors que ces mêmes courbes sont encore parfaitement visibles avec le Panasonic LX5 ou le Canon G12. Observé à 100% sur écran, le grain reste assez agréable et doux par rapport aux grains nerveux et peu esthétique du LX5 sur les aplats colorés. Sur les deux appareils, on note également la présence de patch violet dans les zones sombres. À 800 ISO, les Canon G12 et Nikon P7000 font mieux que les deux modèles équipés d'un CCD 1/1,63".

En passant à 1600 ISO, les écarts évoluent peu. Le Canon G12 et le Nikpon P7000 conservent une longueur d'avance avec un grain assez fin et des détails encore nombreux. Le LX5 dégrade également peu les détails, mais sur les aplats uniformes, le grain très "numérique" reste peu esthétique. Le XZ-1 délivre des images très douces avec un lissage assez appuyé et un grain agréable. 3200 marque un nouveau seuil, pour tous les compacts. La taille des capteurs devient, pour cette sensibilité, critique et les images sont fortement dégradées. Là encore, le Canon G12 ne s’en sort pas trop mal avec un bon équilibre entre un grain fin et un lissage modéré. Globalement, les écarts entre les boîtiers restent constants.

Seuls 2 compacts grimpent à 6400 ISO : le Nikon P7000 et le nouvel Olympus XZ-1. Pas de miracle à cette sensibilité. Le grain est grossier, la dynamique réduite et les détails dégradés. Ce mode, pour les deux compacts, sera à réserver pour les occasions sans autre recours.

Dernier arrivant sur le segment des compacts experts (il manque encore Pentax et surtout Sony à l'appel), le XZ-1 déçoit un peu par un lissage trop important dès 800 ISO alors que les concurrents franchissent cette étape avec plus de facilité. Notez qu'avec une ouverture à f/1,8 au grand-angle, l'Olympus XZ-1 gagne plus d'un diaphragme (IL) par rapport au zoom f/2,8 du Canon G12. Un gain non négligeable lorsque les conditions lumineuses ne sont pas favorables.

Autre point important à prendre en compte : le format Raw. Si les JPeg sont lissés à 800 ISO, les fichiers bruts (.ORF) ne souffriront normalement pas de ce problème. Malheureusement, ces fichiers Raw ne sont pas encore pris en compte par les principaux logiciels. Il faudra donc attendre les mises à jour afin de juger le potentiel des images.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 3200 ISO.

Vous pouvez comparer les résultats de l'Olympus XZ-1 avec les principaux compacts experts du moment comme le Canon G12, le Nikon P7000, le Samsung EX1 et surtout le Panasonic LX5.

Exposition, RAW

Nous l'avons vu précédemment, les JPeg du XZ-1 sont fortement traités à partir de 800 ISO. Mais tout l'avantage du compact est justement de pouvoir travailler en Raw pour bénéficier des dernières technologies et des derniers algorithmes en matière de traitement des images. Vous pourrez donc facilement ajuster les réglages dans votre logiciel favori quand les .ORF d'Olympus seront pris en compte.

DxO Labs a effectué des mesures sur les fichiers Raw et il est intéressant de comparer les résultats concernant la gestion du bruit électronique et la dynamique du capteur face principaux concurrents que sont le Canon G12 et le Panasonic LX5 (le Nikon P7000 est également disponible dans la base de données DxOMark).

Bruit électronique

Face aux deux autres compacts experts Canon et Panasonic, les fichiers Raw du XZ-1 font pratiquement jeu égal en terme de bruit électronique. Si le G12 et le LX5 ne dépassent pas 3200 ISO, le XZ-1 n'hésite pas à atteindre 6400 ISO avec un niveau de bruit conséquent. Les 3 modèles (le Nikon P7000 est pratiquement similaire) ont donc un potentiel assez proche concernant la photographie en haute sensibilité.
Olympus XZ-1 test review avis mesure DxO Raw bruit électronique

Dynamique

Côté dynamique, le XZ-1 déçoit un peu avec des résultats légèrement en dessous du Canon PowerShot G12 et finalement pratiquement identiques à ceux du LX5 (ce qui corrobore notre hypothèse sur l'origine peu différente des deux capteurs). Jusqu'à 400 ISO, le G12 fait donc un peu mieux (tout comme le Nikon P7000). Le gain est toutefois difficile à mettre en évidence sur les images JPeg.
Olympus XZ-1 test review avis mesure dxo dynamique raw

Mode vidéo

Le mode vidéo n'est pas le point fort du XZ-1. Toutefois, le petit compact d'Olympus offre une prestation honnête dans ce domaine avec une vidéo en 1280x720 pixels à la cadence de 30 i/s. Le codec de compression utilisé est le Motion-JPeg et le son est enregistré en stéréo, mais le XZ-1 ne disposant que d'un seul micro, il s'agit d'une simple duplication. Pour un véritable enregistrement stéréo, il faut investir dans un petit accessoire qui vient se connecter sur le port et la griffe flash du compact. En outre, il est possible d'utiliser le zoom optique 4x pendant l'enregistrement vidéo.

Qualité

En comparant les images du compact XZ-1 avec le reflex Canon 550D ou le Micro4/3 G2 de Panasonic on constate que les images du modèle Olympus sont plus douces et un peu moins précises que celles des deux autres modèles, mais les images comportent également moins d'artéfacts comme le moirée et l'aliasing, notamment face au reflex de Canon. On ne notera pas de problème de rolling shutter, mais l'autofocus continu peine un peu à suivre un sujet dans la pénombre (beaucoup plus qu'en photo notamment).

Olympus XZ-1 test review vidéoVidéo 1280x720 pixels avec le XZ-1 d'Olympus

Canon 550d video 720pVidéo 1280x720 pixels avec le Canon 550D

Panasonic G2 720pVidéo 1280x720 pixels avec le Panasonic G2

Comme nous l'avons évoqué dans la partie interface, le CCD est sensible au smear. Si les bandes verticales ne sont pas visibles sur les photos, le phénomène est bien enregistré sur les vidéos comme vous pouvez le constater sur l'extrait ci-dessous (vous pouvez cliquer sur l'image pour télécharger la vidéo au format AVI).

olympus XZ-1 test review video smear

Exemples de photos

Petite visite au Petit Palais à Paris pour quelques photos de détails d'architecture. La première photo est un bon exemple de rendu sur de fins détails. À 100 ISO, l'image n'est pas dégradée et à f/1,8 les sculptures et les ferronneries sont bien rendues. Sur la deuxième image, toujours à pleine ouverture, on note un petit effet de flare (diminution du contraste sous la statue et halo à droite). Cette zone de fort contraste permet également de mettre en évidence les aberrations chromatiques (bord de la statue). Si le flare est souvent visible avec une source lumineuse dans le champ, les aberrations chromatiques sont généralement bien contrôlées.

Olympus XZ-1 exemple 6
Olympus XZ-1 exemple 8

Nouvelle scène difficile avec beaucoup de contraste. L'exposition est bonne et globalement l'image tient bien la route.

Olympus XZ-1 exemple 7

L'Olympus XZ-1 dispose des filtres artistiques (comme le reflex E-30 et les différents Pen). Nous avons utilisé ici le filtre granuleux qui se prête bien à la scène hivernale photographiée. En outre, vous pouvez photographier dans différents formats (JPeg). Ici, c'est le format carré (6:6) qui est utilisé.

Olympus XZ-1 exemple 9

Autre scène, autre mode Art. Sur ce cliché, c'est le Grand Palais qui fait office de sujet. En hiver, les ciels nuageux et souvent bas se prêtent magnifiquement au mode Dramatique.

Olympus XZ-1 exemple 10

Changement de décor. Nous partons maintenant pour un spectacle de cirque. Avec une ambiance sombre, des lumières ponctuelles fortes et des sujets en mouvement, les conditions photographiques ne sont pas faciles. Le XZ-1 s'en sort bien. La mesure matricielle est facilement trompée par la scène très contrastée et difficile il faut bien le dire. Un passage en pondérée centrale ne suffit pas et une mesure spot se révèle difficile à mettre en œuvre (le sujet est petit). Il faut donc sous-exposer pour conserver de la matière. Sur les deux scènes, la grande ouverture du télé (f/2,5) permet de conserver une bonne vitesse d'obturation sans trop grimper dans les hautes sensibilités. Le zoom 4x permet de cadrer correctement le sujet pourtant assez éloigné.

Olympus XZ-1 exemple 11
Olympus XZ-1 exemple 12
Olympus XZ-1 exemple 13

Tout autre sujet. Le zoom 4x 28-112 mm dispose également d'un mode macro intéressant. Si la cellule n'est pas vraiment fiable sur ces deux exemples, le rendu est sympathique. L'association mode macro + large ouverture permet d'isoler facilement une petite zone de l'image. En outre, l'image de droite bénéficie du mode Sténopé.

Olympus XZ-1 exemple 14
Olympus XZ-1 exemple 15

Voyage de nuit. Avec une belle optique lumineuse, le XZ-1 est relativement à l'aise pour la photographie en basse lumière. Le premier exemple est réalisé à 1600 ISO à pleine ouverture grand-angle. Pour le dernier cliché, le diaphragme est fermé à f/8 et met en évidence les 6 lamelles du diaphragme. La sensibilité ISO grimpe alors à 6400.

Olympus XZ-1 exemple 16
Olympus XZ-1 exemple 17

Verdict

Olympus XZ-1 test review recommandé

Coup d'essai ou coup de maître ? Il faut bien avouer que le compact expert d'Olympus XZ-1 est, sous bien des aspects, très séduisant; à commencer par l'optique, un beau zoom 4x offrant à la fois un grand-angle bien pratique et un télé suffisant pour la plupart des situations (28-112 mm). Bien sûr, c'est la luminosité record qui marquera les esprits concernés. Avec une plage d'ouverture de f/1,8 à f/2,5, le modèle d'Olympus se montre plus lumineux que tous les autres concurrents avec, à la clé, deux bénéfices : un flou arrière plus prononcé et un recours aux hautes sensibilités moins fréquent. Pour ne rien gâcher, les ingénieurs d'Olympus ont bien optimisé l'optique qui offre une belle qualité d'image dès la pleine ouverture. Le second argument mis en avant par la marque est moins évident : le capteur 1/1,63" à 10 Mpx. Pour les compacts experts, le capteur 10 Mpx semble être la norme alors que la tendance pousse les autres modèles vers des chiffres ahurissants (16 Mpx...). Avec des photodiodes un peu plus grandes que la moyenne, la gestion du bruit devrait logiquement s'en trouver simplifiée. Vrai en théorie, le gain n'est pas aussi spectaculaire qu'attendu et il sera sage de ne pas dépasser 800 ISO pour éviter un lissage trop important. Certes, c'est déjà un gain par rapport aux compacts moins "experts", mais le Canon G12 fait par exemple mieux dans ce domaine. Notez qu'en utilisant le format raw (malheureusement propriétaire), il sera possible de travailler plus finement les images et notamment le bruit électronique. Notez également que la généreuse ouverture de l'optique permet de limiter l'usage des hautes et capricieuses sensibilités ISO.

On pourra également déplorer l'absence de mode vidéo HDTV 1080 (pour les puristes) avec son stéréo (plus contraignant) par défaut.

La qualité d'un appareil photo ne se limite (heureusement) pas à sa qualité d'image. L'autofocus, la réactivité, la visée, les réglages sont des arguments importants à prendre en compte. Pendant nos tests, l'XZ-1 s'est montré très agréable à utiliser. La mise sous tension est rapide et l'autofocus vaillant et réactif dans la plupart des situations. L'écran Oled propose des angles de vision larges et un excellent contraste, on pourra juste regretter un rendu des couleurs approximatif et un effet de smear (ligne lumineuse verticale) souvent visible.

Côté ergonomie, le XZ-1 apparait finalement assez classique malgré la présence de deux molettes de réglage, dont une autour de l'objectif. Si les principaux réglages (ouverture, vitesse, sensibilité) sont facilement accessibles avec les différents modes à priorité, d'autres options font défaut et notamment la possibilité de changer rapidement la mesure d'exposition, la balance des blancs ou la mémorisation de l'exposition. En effet, sans ce bouton, impossible de contrôler réellement l'exposition d'une image. C'est donc la base de la créativité photographique qui échappe donc au photographe. Il manque en fait une touche personnalisable ou qui permettrait d'attribuer rapidement une autre fonction à la bague autour de l'objectif comme le proposent les Samsung NX avec les objectifs iFn.

Au final, le XZ-1 d'Olympus est un compact expert, ou plutôt un compact haut de gamme convaincant et qui, point important, tient dans une poche de pantalon. Vous n'hésiterez donc pas à prendre votre appareil pour la moindre occasion. Une discrétion qui fera oublier quelques défauts plus ou moins handicapants selon son profil photographique. Ainsi, on pointera l'absence de mode vidéo HDTV 1080 stéréo, l'obligation de passer par un viseur optionnel ou la batterie un peu légère.

Face à la concurrence

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| Panasonic LX5 | [tab_prix2(,,,257,id_ln,,,)] |

Panasonic LX5. Dans la gamme des compacts experts Panasonic a réussi à imposer son modèle LX depuis déjà quelques années. Le dernier modèle en date offre un zoom 24-90 mm polyvalent et lumineux (f/2-3,3) toutefois un peu en retrait par rapport au zoom du XZ-1 en terme d'ouverture. En terme de qualité de fabrication, les deux compacts sont similaires avec une finition de haut niveau. Côté écran, le XZ-1 propose un modèle Oled plus contrasté et plus facilement lisible que celui du Panasonic. Le LX5 dispose d'une poignée mieux dessinée pour une meilleure préhension, mais au final, le modèle Panasonic s'avère également plus volumineux. L'interface du LX5 est plus complète et dispose d'une touche AEL pour un usage expert complet. Les deux compacts disposent également de tous les automatismes actuels et peuvent être utilisés sans problème par un béotien.

En terme de qualité d'image, le LX5 se montre plus performant dans la gestion des hautes sensibilités (dès 800 ISO) avec des fichiers JPeg, mais les deux compacts devraient jouer les coudes à coudes sur le développement des fichiers bruts. Sur les options vidéo, les deux modèles souffrent des mêmes lacunes : absence d'enregistrement stéréo et pas de HDTV 1080. Le LX5 domine d'une courte tête avec une compression plus performante (AVCHD).

| | | | Canon G12 test review | [tab_prix2(,,,253,id_ln,,,)] | Canon PowerShot G12. Plus volumineux, le G12 tient difficilement dans une poche de pantalon contrairement au XZ-1 d'Olympus. Le compact expert de Canon profite de cet embonpoint pour offrir une interface riche et fonctionnelle : deux molettes de réglages, profusion d'accès directs aux réglages (ISO, correcteur d'exposition, touche personnalisable, mémorisation de l'exposition...), viseur optique (de piètre qualité, mais présent) et un écran LCD 460 000 points monté sur rotule. Difficile de faire mieux.

Côté optique, le 28-140 mm (5x) du Canon semble plus polyvalent, mais l'ensemble est beaucoup moins lumineux que le 28-112 mm du XZ-1. Malgré la stabilisation optique du G12, il est sera moins aisé de photographier en basse lumière et surtout l'autofocus du compact Canon jettera l'éponge plus rapidement. Si l'optique du G12 est un peu moins précise que celle de l'Olympus, le Canon se rattrape avec une gestion plus fine du bruit électronique. Côté vidéo, le G12 n'offre qu'un mode 720p à 30 i/s sans zoom optique.

| | | | | | | | | | Nikon P7000 | [tab_prix2(,,,256,id_ln,,,)] | Nikon Coolpix P7000. Du même gabarit que le Canon G12, le Nikon P7000 ne rentrera guère plus que son concurrent dans une poche de pantalon. Un volume mis à profit pour proposer une interface dense et complète (deux molettes, pléthore de réglages directs, viseur optique...), un large écran 920 000 points, une griffe flash... Nikon a opté pour un zoom plus polyvalent (28-200 mm), mais moins lumineux (f/2,8-5,6) et un peu moins piqué. En basse lumière, le XZ-1 se montrera donc plus à l'aise et doté d'un autofocus plus réactif. Nikon maîtrise parfaitement la gestion du bruit électronique et le démontre une nouvelle fois avec le P7000 qui opère à 800 ISO sans trop de difficultés contrairement au XZ-1. Le mode vidéo est plutôt abouti avec un enregistrement HDTV 720p (24 i/s seulement) avec zoom optique et son stéréo (cerise sur le gâteau, une prise micro est également disponible). Dommage qu'il n'existe pas de touche dédiée à l'enregistrement vidéo.

| | | | Samsung EX1 test review | [tab_prix2(,,,199,id_ln,,,)] | Samsung EX1. Sans doute le plus proche en terme de luminosité, le Samsung EX1 reste un compact plus imposant et plus lourd que le XZ-1 d'Olympus. Le modèle Samsung intègre un zoom optique 3x 24-72 mm qui montrera sans doute rapidement ses limites en télé, mais doté d'une luminosité extrême (f/1,8-2,4). Toutefois, le XZ-1 détient le record avec une luminosité f/2,2 à 72 mm . Plus imposant, le EX-1 propose également une interface plus riche : écran Amoled monté sur rotule très contrasté, touches d'accès directs (AEL, vidéo, mesure d'exposition), deux barillets de sélection, deux molettes de réglage et une véritable petite poignée. Doté d'un capteur CCD 10 Mpx, le Samsung EX-1 est un peu un retrait par rapport aux autres modèles et notamment le XZ-1 d'Olympus. L'optique du XZ-1 s'avère également plus performante notamment à pleine ouverture. Enfin, le XZ-1 se montre beaucoup plus réactif (notamment à la mise sous tension et l'enregistrement des images). Dernier point la vidéo. Avec son format VGA, le EX1 ne tient pas la comparaison face aux autres compétiteurs.

+
  • Zoom 4x (28-112 mm) lumineux (f/1,8-f/2,5), polyvalent et d'une excellente qualité
  • Qualité des JPeg de 100 à 400 sur toute la plage focale
  • Autofocus réactif dans la plupart des situations
  • Ecran OLED bien constrasté et disposant d'angles de vision larges
  • Mode super macro à 1 cm
  • Vidéo : zoom optique disponible, autofocus continu assez performant
  • Gestion de flashes distants sans fil et griffe pour fixer un flash de reportage
  • Connecteur permettant d'utiliser différents accessoires (viseur électronique de qualité, lampe macro, micro stéréo...)
  • Modes artistiques (sténopé, miniature...) réussis
  • Boîtier très compact (tient dans une poche de pantalon)
  • Finition de l'appareil d'un très bon niveau
  • Viseur électronique de qualité en option (mais cher)
  • Lissage important des JPeg au-delà de 400 ISO (il est préférable de photographier en raw)
  • Personnalisation limitée (impossible de changer l'affectation de la bague autour de l'objectif)
  • Rendu colorimétrique de l'écran LCD manquant de sérieux
  • Aucune touche personnalisable (pour la sensibilité ISO, la mémorisation de l'exposition ou la balance des blancs)
  • vidéo : pas de HDTV 1080, pas de son stéréo (en standard), compression Motion-JPeg vieillote, rolling shutter bien visible, pas de zoom lent...
  • Format Raw propriétaire
  • Connexion USB propriétaire (et HDMI type D encore peu courant)
  • Autonomie un peu limitée (largement moins de 200 vues)
  • Optique assez sensible au flare
  • Problème de smear (bande colorée) à la visée et en vidéo
  • Pas de rotation automatique des images
  • Capuchon d'objectif peu pratique
  • Pas de niveau électronique affichable
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

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XZ-1
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