Capteur- CMOS, APS-C 23,6x15,6 mm, 16,2 Mpx
Monture/
Optique livrée- 18,5 mm équivalent à 28 mm en 24x36 (7 lentilles 5 groupes)
Stabilisation- non
Antipoussière/
Viseur- non
Écran- 7,5 cm, 921 000 points
Mise au point- par détection de contraste. Distance minimale de mise au point : 50 cm et 10 cm en macro.
Modes autofocus- AF priorité visage, AF zone normale, AF zone large et AF suivi du sujet.
Mesures d'exposition- Matricielle, Pondérée centrale ou Spot
Modes d'exposition- Auto programmé avec décalage du programme, Auto à priorité vitesse, Auto à priorité ouverture, Manuel avec bracketing de l'exposition et correction de l'exposition (±5 IL [photos] ou ±2 IL [vidéos] par incréments de 1/3 IL)
Vitesse d'obturation- 30 à 1/2000 s. Pose B et T (obturateur mécanique et électronique CMOS).
Motorisation- jusqu'à 4 vps
Sensibilité ISO- 100 - 3200 ISO extensible à 12 800 ISO
Mémoire- SD/SDHC/SDXC
Alimentation- EN-EL20 (230 vues, norme CIPA)
Connexion- mini-HDMI, USB
Dimensions- 111 x 64,3 x 40,3 mm
Poids- 300 g
Logiciels- ViewNX
Dans la boîte- Courroie, accumulateur Li-ion EN-EL20 (avec cache-contacts), chargeur d'accumulateur MH-27, volet de la griffe flash BS-1, câble USB UC-E16, CD-ROM de ViewNX 2, Manuel de référence (CD-ROM)

Caractéristiques

Nikon Coolpix A face

Si Nikon propose des compacts experts depuis de nombreuses années, c'est la première fois que la marque propose un modèle équipé d'un capteur APS-C grand format et d'une optique fixe 28 mm. Un vrai pari pour séduire le photographe exigeant et prêt à investir un peu moins de 1000 euros dans un compact atypique.

Atypique car ce compact s'adresse à une clientèle avertie qui s’accommodera d'une focale fixe équivalente à un 28 mm en 24x36 et ouverte à f/2,8. Pas de zoom donc. Pour les inconditionnels du zooming, Nikon propose le P7700 équipé d'un équivalent 28-200 mm.

Atypique aussi puisque le A embarque un capteur APS-C équivalent des capteurs que vous trouverez dans les reflex amateurs. Nettement plus grand que les capteurs traditionnels de compacts experts, l'imageur APS-C offre une bien meilleure gestion du bruit électronique (vous pouvez grimper jusqu'à 12 800 ISO), une dynamique et donc un modelé plus agréable et permet de jouer plus facilement avec la profondeur de champ. Naturellement, le Coolpix A enregistre ses images en JPeg et Raw pour tirer parti du potentiel du capteur. Notez que Nikon a également enlevé le filtre passe-bas du capteur afin d'améliorer la finesse du rendu. Il faudra veiller à la présence de moirage.

Le A dispose d'une griffe accessoire qui permet de connecter un flash externe, mais également un viseur optique. Le compact dispose également d'un flash pop-up pour déboucher un contrejour ou éclairer une scène trop sombre.

À l'arrière, vous trouverez un écran LCD de 7,5 cm affichant 921 000 (VGA). Celui-ci n'est malheureusement ni orientable ni tactile. Dommage.

Côté autofocus, le Coolpix A propose un système classique, pour les compacts, à détection de contraste. C'est sans doute le point critique qu'il convient de vérifier, la mise au point des reflex APS-C en détection de contraste, n'étant pas vraiment le point fort de Nikon. Côté vidéo, vous trouverez l'enregistrement, désormais classique en HDTV 1080 à 30,25 et 24 vps avec une captation sonore stéréo. Impossible par contre de connecter un micro et/ou un casque. Dommage.

Les tests du Nikon Coolpix A sont réalisés, dans la plupart des situations, en mode automatique avec les réglages par défaut du fabricant.

Prise en main

Les premiers contacts avec le Coolpix A rassurent : le boîtier en métal inspire confiance et la finition est de qualité. La mention made in Japan ne trompe pas : l'appareil bénéficie d'un soin de fabrication évident par rapport à un compact que nous qualifierons de «commun».

nikon Coolpix A face avec flash

Le revêtement granité est plutôt agréable et la préhension est facilitée par le léger renflement sur la face avant. Cela peut paraître relativement anecdotique, mais ce petit bout de plastique permet de caler le majeur pour une prise en mains plus sûre. La mise sous tension fait sortir l'objectif d'environ 1 cm. L'ensemble reste donc très compact et peu facilement tenir dans une poche de blouson ou un petit sac. L'optique dispose d'une bague de mise au point manuelle. Celle-ci ne peut malheureusement pas être attribuée à une autre fonctionnalité lorsque l'appareil est positionné en mode autofocus.

Nikon Coolpix A comparaison Olympus XZ-2
Nikon Coolpix A comparaison volume Olympus XZ-2

Le Coolpix A est une vraie prouesse technique en ce qui concerne la compacité. À titre de comparaison, le A pratiquement aussi volumineux qu'un Olympus XZ-2 qui intègre un capteur 1/1,7" nettement plus petit. À sa décharge, le compact expert d'Olympus dispose d'un écran LCD orientable et un véritable zoom optique.
Nikon Coolpix A dessus

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez un flash escamotable manuellement, une griffe porte accessoire (flashes...) et une molette pour le choix du mode d'exposition (PSAM, auto, scène et deux modes personnalisables). Notez que cette molette tourne un peu trop facilement et s'est retrouvée plusieurs fois sur le mauvais choix en sortie de sac. Le levier de mise sous tension cent le déclencheur et vous trouverez également une molette de réglage pour les options. La griffe accessoire est classique et ne possède pas de connecteur pour alimenter un viseur électronique par exemple. Dommage. Il faudra donc se contenter de l'écran LCD ou opter pour un viseur optique vendu en option pas moins de 329 euros.
Nikon Coolpix A dos

Au dos de l'appareil, vous trouverez un bel écran LCD de 7,5 cm affichant 921 000 points (VGA : 640x480 pixels). Celui-ci reste dans un format 4/3 alors que les images sont généralement capturées en 3/2. Notez d'ailleurs que le A ne permet pas de choisir un autre format d'image comme le carré 1/1. Au final, les images sont affichées avec une bande noire en bas pour afficher des informations et les images occupent «seulement» 640x427 pixels. L'écran est confortable : les angles de vision sont larges, l'affichage fluide même en basse lumière et le rendu colorimétrique fidèle. Dommage que celui-ci ne soit pas monté sur une charnière pour viser au-dessus d'une foule ou à hauteur de ceinture. Nous aurions également apprécié qu'il soit tactile afin de faciliter la mise au point ou la consultation des images. Vous l'aurez sans doute noté, nous n'avons jamais évoqué le mode vidéo et pour cause : le Coolpix n'a pas de bouton dédié à l'enregistrement...Pour activer la captation, il faut choisir le mode ad hoc dans le menu de motorisation...Vous pouvez toujours associer cette fonctionnalité à la touche Fn1 afin de pallier cette lacune, mais l'opération n'est ni rapide ni élégante.

Le Coolpix A est équipé d'un obturateur mécanique qui émet un très léger cliquetis au déclenchement. En supprimant l'assistance AF (Led rouge), le compact se montre discret et idéal pour photographier dans la rue, en spectacle ou en soirée.

Nikon coolpix a usb / gps / télécommandeNikon Coolpix A mini hdmi

Côté connecteurs, le Coolpix A offre le minimum et n’espérez pas avoir des connexions sans fil sans comme le Wi-Fi ou le GPS intégré. Pour cela, il faudra bourse délier pour s'offrir les accessoires indispensables en option. Vous trouverez une sortie au format mini-HDMI sur le flanc droit ainsi qu'une prise USB (2, faut-il le préciser) et une GPS/télécommande sur le flanc gauche. Pour un modèle haut de gamme, nous aurions apprécié une prestation digne de ce nom avec de l'USB 3 ou Micro-USB pour recharger facilement l'appareil, une sortie casque et une entrée micro stéréo.

Menus

Le Nikon Coolpix A est clairement un reflex expert destiné aux photographes avertis. Il dispose des classiques modes d'exposition PSA et M et de deux modes personnalisables bienvenus. Vous pouvez également passer en mode vert tout automatique.

Tout expert qu'il soit, nous regrettons l'absence de fonctionnalités présentes sur des modèles beaucoup moins haut de gamme comme la possibilité de réaliser des panoramiques par balayage ou les fonctionnalités HDR par fusion d'images prises en rafale.

Le A dispose d'un intervallomètre intéressant et programmable qui permet de réaliser rapidement de petits films constitués d'une succession d'images comme l'exemple ci-dessous.

Logiciels

Le Nikon Coolpix A est livré avec le logiciel de visualisation et de retouche Nikon ViewNX2. Cette nouvelle version du logiciel arbore une interface graphique revue et finalement assez classique avec une teinte gris neutre assez agréable.

Nikon View NX2 pour le test du Coolpix ANikon ViewNX2 peut utiliser 2 écrans si ceux-ci sont disponibles pour un meilleur confort de visualisation des images.

Le logiciel permet de réaliser les tâches les plus courantes avec les images et les vidéos. Vous pouvez ainsi renommer par lot les fichiers, affecter une rotation, appliquer des données IPTC et surtout réaliser une sélection des images les plus importantes à l'aide d'outils de classement (étoiles, drapeaux...). Toutefois, il n'est pas possible pour l'instant de saisir des mots clés pour faciliter la recherche des images. ViewNX2 n'est donc clairement pas un catalogueur d'images. Au niveau de la retouche, les outils sont également assez basiques. Nous pointerons l'absence de grille pour effectuer un recadrage ou un redressement de l'horizon, mais également la légèreté des outils pour l'amélioration des images Raw. Ainsi, il n'est pas possible de gérer finement la gestion du bruit électronique avec ViewNX2. Pour cela, il faudra se diriger vers Capture NX2 que Nikon vous cédera à 200 euros. ViewNX2 est également livré avec Picture Control Utility qui permet de créer facilement des profils de rendus pour les fichiers JPeg et concocter des images à vos besoins.

Nikon ViewNX2 coordonnées GPSNikon ViewNX2 permet de gérer les coordonnées GPS et de taguer les images à postériori.

ViewNX2 montage videoComme il se doit, ViewNX2 propose un banc de montage vidéo. Celui-ci est assez rudimentaire, mais permet de réaliser des coupes et des petits montages sonorisés rapidement.

Alimentation, stockage

Le Coolpix A est équipé d'une batterie Li-Ion (7,2V, 1,02 Ah) EN-EL20 (identique à celle qui équipe les Nikon 1 J2/J3). Avec une charge complète, nous avons réalisé environ 200 déclenchements et quelques minutes (moins de 10 minutes) de vidéo. L'autonomie n'est donc pas extraordinaire et à peine suffisante pour un petit weekend photographique.

Nikon Coolpix A batterie et carte mémoire

Le chargeur est également très simple : un seul témoin de charge (pas de niveau 25, 50, 75%). La recharge d'une batterie est assez rapide et prend environ 2 heures.

Carte mémoire

Le compact prend en charge les cartes SD/SDHC et SDXC. Étonnamment, la fiche technique de Nikon n'indique pas que le boîtier est compatible avec la nouvelle norme UHS-I, la plus rapide du moment. Un comble pour un appareil à presque 1000 euros.

Flash

Le Coolpix A dispose d'un flash escamotable d'un nombre guide (NG) de 6 (100 ISO, en m). Il est donc peu puissant et permettra d'éclairer une scène jusqu'à environ 4 m à 400 ISO à pleine ouverture. Le flash dispose des principales options : synchro lente, 2e rideau, anti yeux rouges... et il possible de corriger l'exposition sur -3 / +1 IL. Il n'est malheureusement pas possible de piloter un flash distant sans fil avec le flash intégré.

nikon Coolpix A face avec flash

Ci-dessous vous trouverez deux exemples de photos. À gauche : sans flash, le blouson ne présente pas de détail et le visage est vraiment sombre. À droite : un petit coup de flash réveille l'ensemble de la photo avec un visage lumineux et des détails dans les zones plus denses.

Nikon Coolpix A sans flashNikon Coolpix A avec flash

Vous pouvez également piloter un flash cobra avec la griffe porte accessoire pour accéder à plus de puissance et donc plus de créativité (vous pouvez par exemple l'orienter vers le plafond).

Visée, autofocus

Au niveau de la visée, le Coolpix A de Nikon offre deux solutions :

l'écran LCD arrière

un viseur optique vendu en option plus de 300 euros et qui vient se loger sur la griffe porte accessoire.

Nikon Coolpix A viseur titane

Nous n'avons pas eu la chance de tester le viseur optique, mais celui-ci apparait assez cher pour un simple morceau de verre qui ne permet pas d'afficher des informations en surimpression : vitesse, ouverture, ISO... Dommage que Nikon n'ait pas reconduit le viseur électronique des V1/V2 (qui affiche pas moins de 1 440 000 points) au moins en option sur une griffe plus évoluée.

Il faudra donc se contenter dans la plupart des cas de l’écran LCD. Celui-ci est, comme pratiquement tous les écrans, très (trop) brillant pour une utilisation en plein soleil. Les angles de vision sont larges et l'affichage fluide dans pratiquement toutes les situations lumineuses, ce qui est très agréable. Nous regrettons toutefois que l'écran ne soit ni tactile ni orientable pour faciliter à la fois la prise de vue et les manipulations.

Un petit passage sous la sonde montre un écran assez moyen au niveau de la reproduction des couleurs. La température des couleurs est très haute (environ 7500 K) et les blancs très vites grillés.

Mesure de l'écran LCD Coolpix A

Autofocus

Nikon n'est pas très bavard sur son système autofocus. Nous savons juste qu'il s'agit d'un modèle à détection de contraste. Il est étonnant que Nikon n'ait pas profité du A pour inaugurer le système hybride à corrélation de phase déjà disponible sur les petits capteurs des Nikon 1, car ce système est diablement efficace. Vous disposez de plusieurs fonctions :

priorité visage (détection automatique)

large

Normal

Suivi du sujet

Dans les tous les modes, vous pouvez déplacer le collimateur sur toute la surface de l'écran et donc facilement décentrer la mise au point à l'aide du joypad. Le mode priorité visage fonctionne bien, mais manque de réactivité par rapport à certains concurrents. Le suivi des sujets est facile à mettre en œuvre en sélectionnant rapidement le sujet à l'aide de la touche OK, l'appareil s'occupant tout seul du reste.

Les modes de mise au point (autofocus, macro, manuelle) sont sélectionnables sur le côté de l'appareil. C'est assez pratique, mais l'on regrette que le compact expert de Nikon ne dispose pas d'un mode reconnaissance de scène automatique (comme la plupart des compacts actuels) pour basculer automatiquement en mode macro lorsque la distance de mise au point est courte.

Performances

Connaissant la réactivité du système par détection de contraste sur les reflex APS-C de la marque, nous étions plutôt curieux de voir comme le comportement du compact. Globalement, c'est mieux, bien mieux surtout avec une belle lumière. En basse lumière, le compact est nettement plus hésitant voire n'accroche absolument pas. La latence au déclenchement (après mise au point) est pratiquement imperceptible.

La mise sous tension est tout juste correcte, mais la cadence rafale tient ses promesses avec 5 vps en JPeg simple. En raw, l'appareil ralenti sensiblement. Pour nos tests, nous avons utilisé une carte SDHC UHS-I Extreme Pro de SanDisk.sd.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 1,6 s / médiocre
Latence au déclenchement 0.04 / très bien
Autofocus lumière(40mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 0,6 s / bien
Autofocus pénombre (3 lux)(40 mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 0,8 s assez bien
Rafale JPeg 4 i/s Conforme à la fiche technique (sur 16 vues)
Rafale Raw 4 i/s Conforme à la fiche technique (sur 10 vues seulement)

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons réglé le Coolpix A par défaut. Nous utilisons le logiciel DxO Analyzer avec les fichiers JPeg.

Les JPeg

précision

Les fichiers JPeg sont assez doux avec peu d'accentuation (courbe ne dépasse pas 100%). À pleine ouverture (f/2,8), le centre de l'image est excellent et l'optique permet au capteur de s'exprimer complètement et le Coolpix A est capable de distinguer plus de 68 paires de lignes par mm (lp/mm en équivalent 24x36).

Nikon coolpix a test review MTF à f/2,8

On pourra donc facilement redonner un peu de tonus aux images en utilisant les fonctionnalités d'accentuation des logiciels photo.

La périphérie de l'image est classiquement plus molle que le centre. À pleine ouverture, le bord manque cruellement de piqué et il faudra fermer à f/4 pour commencer à recouvrer les détails. L'optique atteint son meilleur potentiel à f/5,6-f8, la diffraction venant jouer les troublions à partir de f/11.

Sur notre scène de test (bord haut gauche), la précision de l'optique se traduit comme ça :

Nikon coolpix a précision en bordure d'image en fonction de l'ouverture

Distorsions

L'optique Nikon est une belle réussite au niveau de la correction des déformations géométrique. Les distorsions sont vraiment peu visibles en JPeg et en Raw, les fichiers sont identiques. Il n'y a donc pas de corrections logiciels des distorsions.

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Nikon Coolpix A donne de bons résultats concernant la balance des blancs (Delta E aux environs de 3). Sous un éclairage halogène (environ 3000 K), la balance des blancs automatique peine à neutraliser la dominante jaune. Cela permet toutefois de conserver une ambiance plus chaleureuse. En passant en balance des blancs préréglée tungstène, l'image prend une légère dominante un peu froide, mais globalement plus neutre.

Nikon coolpix a balance des blancsDe gauche à droite : balance automatique/lumière du jour, balance automatique/halogène, balance tungstène/halogène.

Gestion du bruit électronique

Profondeur de champ, modelé, gestion du bruit électronique...un grand capteur est souvent avantageux pour la qualité et l'esthétisme des images. Pour le Coolpix A, Nikon a reconduit l'imageur APS-C 16 Mpx. Sa provenance n'est pas confirmée, mais il est probable qu'il s'agisse d'un modèle similaire à celui que nous avons déjà rencontré dans certains reflex (D7000...).

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Coolpix A positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.NEF) qui devraient logiquement s'ouvrir avec de nombreux logiciels de développement.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Dans les basses sensibilités (100-400 ISO), l'image est très propre : le piqué est bon et l'optique relativement homogène (le coin haut gauche est un peu faible). L'absence de filtre passe-bas renforce l'impression de netteté, mais on note du moirage sur certaines zones de notre scène de test notamment au niveau du livre ou des composants.

Nikon Coolpix A moirage exemple

Sur cette plage de sensibilités, le moutonnement n'est pratiquement pas visible et il faut pousser le compact à 1600 ISO pour noter les premiers signes un peu plus évidents de bruit électronique : moutonnement dans les aplats noirs, léger lissage des fins détails. La granulation est nettement plus visible à 3200 ISO et surtout à 6400 ISO. Pour cette dernière sensibilité, le grain reste assez fin et peu coloré, mais il dilue les fins détails des images. Le Coolpix A reste facilement exploitable sur toute la plage de sensibilité proposée. Les deux crans supérieurs Hi1 et Ui2 (12800 - 25600 ISO) sont plus complexes, le moutonnement envahissant l'image. Il reste peu coloré à 12800, mais vraiment peu esthétique à 25600 ISO (marbrures violettes, grain grossier). La définition du capteur permet toutefois d'espérer des tirages

Vous pouvez comparer les images du Nikon Coolpix A à celles du reflex D7000, mais également à celles du Fujifilm X100S qui dispose également d'un capteur 16 Mpx sans filtre passe-bas. Vous pouvez également confronter les clichés du A à ceux du Leica X2, le Sony RX100 ou le DP2 Merrill de Sigma.

Exposition, RAW

Exposition et raw

Nikon ne donne pas d'information sur le système d'exposition utilisé par le Coolpix A. Nous savons uniquement qu'il est possible d'activer les 3 modes classiques : matriciel, pondéré central et spot. Globalement, nous sommes assez mitigés sur l'exposition du boîtier. En extérieur, il n'a pas posé de problème, mais en intérieur, les images sont souvent très denses et un peu sous-exposées. En outre, vous retrouverez le D-Lighting actif qui permet de récupérer des détails dans les zones denses tout en préservant les hautes lumières par un simple décalage des valeurs sombres de l'histogramme à droite. Les fichiers Raw permettront donc de retrouver des détails dans les hautes lumières tandis que le D-Lighting actif assurera son travail pour les zones plus denses.

Le correcteur d'exposition permet de jouer sur +/- 5 IL ce qui est plutôt confortable, mais le bracketing d'exposition ne permet que 3 vues avec une latitude de +/- 2 IL.

Pour les Nef, Nikon est avare d'informations et d'options sur le Coolpix A. Habituellement, les reflex de la marque vous permettent d'opter entre 14 et 12 bits ou d'utiliser un format compressé ou non. Avec le compact, les options se résument à...rien. Pour information, les Nef enregistrés par le A sont codés en 14 bits, mais le format est compressé (avec ou sans perte, difficile de savoir, mais sous capture NX2, aucune option n'est disponible et "compressé avec perte" est coché, ce qui signifie généralement que le compression est avec perte.).

Contrairement à certains reflex, il n'est pas obligatoire d'activer le D-Lighting pour que l'option soit opérationnelle dans Capture NX2. Les fichiers Nef permettent de retrouver plus facilement des détails dans les zones de hautes et basses lumières qu'avec les JPeg comme le montre l'exemple ci-dessous.

Nikon Coolpix A comparaison dynamique Raw / JPegNikon Coolpix A : JPeg à gauche et Nef à droite. Les deux fichiers sont ouverts avec Capture NX2 avec une récupération des hautes lumières à 50%.

Analyse des fichiers bruts

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Nikon Coolpix, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark. Les résultats observés sur les fichiers JPeg sont-il proches des données enregistrées dans les .NEF ? Nous en profiterons pour comparer les résultats du Coolpix A avec le reflex D700 qui dispose d'un imageur similaire.

Tous les résultats DxOMark pour le Nikon Coolpix A

Sensibilité ISO

Assez classiquement, Nikon sous-estime légèrement la sensibilité ISO du boîtier. Nous avons comparé les résultats du A et du D7000 et les courbes sont pratiquement similaires.

Nikon Coolpix A mesure ISO dxomark

Rapport signal/bruit (SNR)

Sur ces mesures, les deux boîtiers font également jeu égal, ce qui confirmerait la présence dans le Coolpix A d'un capteur identique à celui du D7000. D'après DxOMark, la gestion du bruit électronique est acceptable jusqu'à environ 12800 ISO. En JPeg, nous sommes un peu moins optimistes avec une limite à 6400 ISO. Les fichiers bruts ont dans tous les cas un potentiel de traitement nettement plus important que les JPeg.

Nikon Coolpix A mesure rapport signal / bruit dxomark

Dynamique

Sur cette donnée, les deux boîtiers sont identiques et très bons. En bas ISO (100) le compact frôle les 14 IL de dynamique ce qui est énorme et donc très appréciable. Avec la montée de la sensibilité et donc du bruit électronique, la dynamique baisse pour atteindre un premier point critique à 6400 ISO et "descendre" à 6 IL à 25600 ISO. Comme son grand frère D7000, le petit compact fait donc parfaitement l'affaire.

Nikon Coolpix A mesure dynamique dxomark

Mode vidéo

Nous l'avons déjà noté dans la prise en mains, le Coolpix A ne dispose pas de commande pour l'enregistrement vidéo. Vous devez impérativement passer par la motorisation et choisir vidéo et débuter la captation avec le déclencheur photo. Corolaire, il n'est donc pas possible de prendre des photos pendant l'enregistrement vidéo, le déclencheur étant monopolisé par la vidéo.

Formats d'enregistrement

Le Coolpix A dispose des modes suivants en vidéo :

HDTV 1080 à 30 (29,97),25 et 24 (23, 976) vps

HDTV 720 à 30 (29,97), 25 et 24 (23, 976) vps

Le compact enregistre en AVCHD H.264 dans un fichier .MOV avec un débit moyen de 20 Mbps. Le profil utilisé est High@4.0 avec 2 images de référence et les options CABAC (cf. la page H.264 de Wikipedia). Le son est enregistré en stéréo (PCM).

Pas de mode à 60 vps pour réaliser des ralentis fluides. Nous aurions également aimé retrouver le mode 1:1 présent sur le D4 ou seuls les 1920x1080 pixels au centre du capteur sont utilisés pour captation sans interpolation et avec un coefficient multiplicateur. Aucun paramètre (ouverture, obturation) n'est modifiable pendant le filmage et la sensibilité ISO est forcément gérée de manière automatique par le boîtier. Il faudra donc choisir au préalable les options d'enregistrement ou travailler en mode tout automatique.

autofocus et assistants

La mise au point est réalisée par détection de contraste et s'avère un peu plus souple qu'avec les reflex, le bloc optique à bouger étant plus petit et sans doute plus simple à mettre en mouvement. La mise au point est fluide, mais pas très rapide comme vous pouvez le constater sur la vidéo. Il sera difficile de suivre un personnage en mouvement se dirigeant vers le boîtier par exemple. Attention, la mise au point est positionnée en macro, notre mire étant placée trop près avec le 28 mm (distance minimale de mise au point : 50 cm).

En mode mise au point manuelle, le Coolpix A vous pouvez enclencher une loupe pour vérifier la mise au point. Une échelle des distances est également présente pour faciliter les manœuvres. Vous ne disposez toutefois pas d'assistants vidéo comme un peaking pour délimiter les zones nettes ou un zébra pour s'assurer de l'exposition (pas d'histogramme d'exposition pendant la prise de vue).

Qualité des images

Avec notre mire de précision en studio, le Coolpix A ne produit de belles images. Vous noterez un aliasing important (crénelage) et beaucoup de moirage sur les plus fins détails et une image très douce.

Nikon Coolpix A test review mode vidéo

Toutes, les autres compacts experts ne font généralement guère mieux comme vous pouvez le constater ci-dessous avec l'extrait vidéo du Fujifilm X-E1 par exemple qui n'utilise pas de filtre passe-bas avec un capteur 16 Mpx. Sur ce point, les images de l'Olympus OM-D EM-5 sont nettement plus convaincantes.

Fujifilm X-E1 test review mode vidéo

Olympus OM-D EM-5 test review détail vidéo 1080

Il est possible d'utiliser les styles d'image (Picture Control) pour modifier le rendu des vidéos (monochrome, saturé...) et jouer sur différents paramètres comme l'accentuation, le contraste, la luminosité, la saturation et les teintes. Vous pouvez également modifier la balance des blancs avant l'enregistrement.

Les effets de rolling shutter affectent modérément les images du compact expert de Nikon, mais reste bien visible comme en témoignent les images ci-dessous.

Le Coolpix A ne dispose également pas de stabilisation optique ou mécanique pendant la vidéo. Le grand-angle 28 mm limite le recours à un tel système, mais les petits tremblements du vidéaste seront bien perceptibles pendant les enregistrements vidéo.

Son

Le compact expert est équipé de deux micros pour une captation stéréo. Les deux micros sont toutefois assez rapprochés et nous aurions aimé un écart plus important pour renforcer l'effet gauche/droit. Le Nikon A ne propose pas d'autre alternative à ces micros pour la captation sonore et ne dispose pas d'une entrée micro par exemple et à fortiori pas de sortie casque pour le contrôle de la prise son. Il n'est, apparemment, pas possible de modifier le niveau d'enregistrement sonore ni avant ni pendant le filmage.

Exemples de photos

Pour notre test terrain du Nikon Coolpix A, nous nous sommes rendus au château de Vaux-le-Vicomte. La première image permet d'apprécier la focale 28 mm qui permet d'embrasser un large panorama. Les toits en ardoises sont également de bons pièges pour le moirage. Sur ce premier cliché, ce dernier n'est pas trop visible.

Nikon Coolpix A exemple 2

Le grand-angle 28 mm est appréciable pour le paysage, mais le Coolpix A est livré sans pare-soleil et il convient d'éviter d'avoir une source lumineuse dans le champ, car l'optique est sensible au flare comme le montre l'exemple ci-dessous. La lumière parasite vient créer une sorte de brume. Dans notre exemple, ce phénomène est même esthétiquement intéressant.

Nikon Coolpix A exemple 3

Autre détail du château de Vaux-le-vicomte. L'optique et le capteur font un excellent travail et l'image est bien piquée avec de nombreux détails et une belle exposition.

Si le 28 mm se prête bien pour la photographie de paysage, il est bien moins à l'aise pour le portrait serré en déformant les premiers plans. Il faudra donc prendre un peu de recul pour contextualiser la photo en prenant également l'environnement dans lequel s'inscrit le sujet.

Nikon Coolpix A exemple 4
Nikon Coolpix A exemple 1
Petit essai pour le flou arrière. Ici la mise au point est réalisée sur la statue en premier plan, l'arrière-plan (le château) est donc hors du champ de netteté. A pleine ouverture, nous pouvions nous attendre à un flou plus prononcé.
Nikon Coolpix A exemple 5

Quelques exemples de photo avec beaucoup de détails. Le grand-angle permet facilement d'embrasser l'ensemble du château sans trop à avoir à se reculer.

Nikon Coolpix A exemple 6
Nikon Coolpix A exemple 7

À gauche, un exemple de photo en intérieur avec peu de lumière. Le Coolpix A monte automatique à 4000 ISO, mais l'image conserve un bon rendu des détails. L'image est toutefois un peu trop sombre. Autre exemple en haute sensibilité ISO (6400 + 0.3 IL). Le sujet est délicat, car peu éclairé. L'image est sauvée, mais devra être regardée en petite taille.

Nikon Coolpix A exemple 13
Nikon Coolpix A exemple 14
Bel exemple de moirage sur la toiture en ardoise du château. En affichant l'image en pleine définition, vous pouvez voir les bandes colorées sur le haut du toit au milieu de l'image. Sale temps pour les poules en chocolat. L'image à plus de 1000 ISO est remarquable de finesse.
Nikon Coolpix A exemple 15
Nikon Coolpix A exemple 8

Vue sur les jardins (réalisés par Le Nôtre). Les 16 Mpx du capteur permettent d'obtenir une image bien détaillée.

Nikon Coolpix A exemple 10

Test du mode macro qu'il faut impérativement activer à la main. La distance de mise au point descend à 10 cm ce qui reste assez loin pour capture les détails d'un sujet.

Nikon Coolpix A exemple 11
Nikon Coolpix A exemple 12

Verdict

Nikon Coolpix a conclusion

Avoir un compact APS-C dans la poche est le rêve de nombreux photographes. Nikon a-t-il réussi son pari avec le Coolpix A ? Oui, mais pas complètement. Si le boîtier tient effectivement dans la poche d'un pantalon (il faut toutefois forcer un petit peu...) et qu'il dispose bien d'un capteur APS-C 16 Mpx d'excellente facture, le boîtier déçoit sur certains points et à 1000 euros le compact, le faux pas est difficilement pardonnable.

Le constat est déjà mitigé sur la qualité des images. Le capteur APS-C 16 Mpx que nous connaissons déjà (il équipe probablement le reflex de la marque, le D7000) produit d'excellents fichiers avec une excellente dynamique (raw sur 14 bits) et une gestion du bruit électronique remarquable jusqu'à 6400 ISO. Dommage que l'optique développée par Nikon ne soit pas réellement à la hauteur. La luminosité à f/2,8 est convenue (rappelons que le 35 mm du Fujifilm X100S ouvre à f/2) et si les distorsions sont invisibles pour un 28 mm, l'objectif manque d’homogénéité à pleine ouverture. Même si l'imageur n'est pas freinée par un filtre passe-bas, rien n'y fait : à f/2,8 les bords manquent de mordant.

Le second écueil concerne l'autofocus. Plutôt convaincus par le système hybride (détection de contraste et corrélation de phase) des capteurs équipant les Nikon 1, nous attendions une déclinaison sur un capteur plus grand au format APS-C (qui aurait été une bonne nouvelle pour les futurs reflex). Là, le Coolpix A dispose d'un autofocus à détection de contraste, certes plus efficace que les homologues embarqués dans les reflex, mais qui reste en retrait par rapport aux systèmes développés par Olympus ou Panasonic sur le système micro 4/3. En bonne lumière, tout va bien, mais dans la pénombre, le compact patine voire butte sur des sujets trop compliqués.

C'est peut-être au niveau des fonctionnalités du boîtier que les manques se font le plus sentir. Pour un boîtier expert à ce prix, nous attendions une prestation à la hauteur avec un écran tactile, orientable, les connexions modernes (USB 3, GPS, WI-Fi...), une entrée micro, une sortie casque, une commande pour la vidéo, la possibilité de brancher un viseur électronique...Rien de tout cela n'a été prévu. Le boitier reste solide, bien taillé, mais un peu trop "puriste photo" à notre goût. Bien sûr, il est possible d'ajouter des fonctionnalités Wi-Fi ou GPS, mais cela se réalise à l'aide de "rustines" coûteuses et peu esthétiques.

Quoi qu'il en soit, si vous êtes à la recherche d'un compact expert doté d'un grand capteur tenant dans une poche et que vous êtes tolérants sur la réactivité de l'autofocus, alors le Coolpix A est sans doute le modèle que vous attendiez. Les autres patienteront sans doute un peu.

Face à la concurrence

**| | | | Fujifilm X100S test review |


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| Fujifilm X100S**. C'est sans doute le principal concurrent du Coolpix A de Nikon. Vétéran sur le segment du compact expert à grand capteur, Fujifilm a quelques arguments importants à proposer. Le X100S dispose d'un viseur hybride (optique / électronique) d'une grande efficacité qui a su séduire les photographes qui aiment porter l'appareil à l'oeil. Le capteur APS-C 16 Mpx doté d'une nouvelle matrice colorée (sans filtre passe-bas) donne d'excellents résultats pour la gestion du bruit électronique. L'optique 35 mm f/2 nous semble plus polyvalente pour le reportage, le paysage et le portrait. Fujifilm dispose d'un système autofocus hybride (contraste et phase) un peu plus nerveux et d'assistants pour la mise au point manuelle. Tout comme le Nikon, le X100S fait l'impasse sur les connexions modernes (Wi-Fi, GPS, USB 3), mais s'avère un peu mieux armé pour la vidéo avec la possibilité de brancher un micro sur la prise USB.

| | | | Sigma DP2 Merrill test review |

| Sigma DP2 Merrill. Autre pionnier du segment compact expert à large capteur Sigma opposera le DP2 Merrill au Nikon A. Les focales sont assez proches (30 mm f/2,8 pour Sigma et 28 mm f/2,8 pour Nikon), mais la technologie de capteur totalement différente. Le DP2 Merrill est équipé d'un imageur APS Foveon qui empile 3 couches de lecture selon la longueur d'onde. Tout comme le Nikon A, le DP2 Merrill ne dispose pas de filtre passe-bas et à 100 ISO, le piqué est remarquable, sans doute ce qui se fait de mieux en compact. Le Foveon 15 Mpx est toutefois peu à l'aise dans les hautes sensibilités et il conviendra de ne pas dépasser 400 ISO, alors que le capteur Cmos du Nikon A, s'envole jusqu'à 6400 ISO sans sourciller. Notez que le Sigma ne filme pas en HDTV 1080 ou 720p. Globalement, le Coolpix A est également plus réactif que son concurrent (qui a fait d'énormes progrès de ce côté, il faut bien le reconnaitre) : autofocus, enregistrement des images...tout est plus rapide chez Nikon.

**| | | | Test Sony RX100 |


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| Sony RX100**. Le compact Sony est, avec son capteur 1", l'intrus parmi notre sélection. Mais ce modèle a su séduire nombre de photographes exigeants à la recherche d'un compact doté d'un capteur plus grand que le sempiternel 1/1,7 pouce. C'est également le seul modèle à proposer un zoom 28-100 mm en lieu et place d'une focale fixe. Le prix à payer ? Une luminosité moindre (f/4,9 au télé, mais f/1,8 au grand-angle) et temps de mise sous tension rallongé par le déploiement de l'optique. Le capteur 1" (13,2 x 8,8 mm) est certes plus grand que la plupart des imageurs de compact, mais reste définitivement plus petit que le grand frère APS-C (15,6 x 23,6 mm). Conséquences : la gestion du bruit électronique est moins efficace (le Sony entasse pas moins de 20 Mpx...) et la possibilité de jouer avec la profondeur de champ moindre. Le RX100 offre des fonctionnalités intéressantes comme un mode rafale à 10 vps (sans autofocus), un mode panoramique par balayage, le HDR et un mode vidéo HDTV 1080 50p. Tout comme le Nikon A, le RX100 n'offre ni écran tactile ni écran orientable et ne permet pas d'installer un viseur optionnel, ce qu'autorise le Coolpix A. Niveau réactivité, les deux compacts jouent dans la même cour.

| | | | Leica X2 test review | | Leica X2. La marque allemande est également sur le créneau du compact APS-C depuis quelques années (fin 2009). Si le X1 avait séduit par la qualité de ses images, il était un peu décourageant par sa lenteur. Une lenteur amoindrie avec cette nouvelle version également équipée d'un capteur APS-C 16 Mpx sans filtre passe-bas (c'est décidément une manie sur les compacts experts...). L'optique est un équivalent 36 mm en 24x36 et ouvre également à f/2,8. Le couple offre une qualité d'image remarquable dans les basses sensibilités, les algorithmes de Nikon étant nettement plus performants au-delà de 1600 ISO. Le X2 est plus souple que le Nikon concernant la visée, puisqu'il autorise à la fois la visée optique ou électronique avec un viseur optionnel (1 400 000 points). L'écran arrière à 230 000 points ne rivalise toutefois pas avec l'écran fluide du Nikon A. Les deux boîtiers jouent la sobriété au niveau des fonctionnalités, le Leica X2 oubliant au passage le mode vidéo.

+
  • Belle qualité de fabrication
  • Compacité pour un boîtier intégrant un capteur APS-C
  • Optique 28 mm f/2,8 avec peu de distorsion
  • Optique précise au centre
  • Mode vidéo HDTV 1080 à 25 vps et son stéréo
  • Autofocus relativement performant avec une bonne lumière
  • Bonne qualité des images. Possibilité d'enregistrer des raw sur 14 bits
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 6400 ISO
  • Optique fixe 28 mm taillée pour le paysage
  • Rafale à 4 vps (JPeg et Raw sur au moins 10 vues)
  • Possibilité de paramétrer deux touches Fn
  • Pas de filtre passe-bas pour des images plus précise
  • Griffe flash disponible
  • Ecran LCD non orientable et non tactile
  • Pas de stabilisation optique ou mécanique. Obturateur limité au 1/2000 s et pas de filtre ND.
  • Pas de connexion Wi-Fi, pas de GPS, pas d'USB 3
  • Mise au point automatique parfois trop hésitante en basse lumière
  • Pas de peaking pour la mise au point manuelle
  • Pas d'entrée micro, pas de sortie casque
  • Moirage visible sur certains clichés
  • Pas de possibilité d'utiliser un viseur électronique (celui des Nikon 1 par exemple)
  • Impossible d'afficher les grilles de composition et l'horizon artificiel. Pas d'histogramme d'exposition à la prise de vue
  • Optique 28 mm trop grand-angle pour le portrait serré
  • Pas d'autres choix que le format 3/2 pour les images (pas de format carré par exemple)
  • Pas d'accès direct au mode vidéo (pas de photo pendant l'enregistrement vidéo)
  • Autonomie un peu limitée (environ 200 clichés)
  • Pas de sélection automatique du mode scène (pour passer automatiquement en mode macro par exemple)
  • Distances de mise au point trop importante : 50 cm et 10 cm en macro
  • Logiciel Capture NX2 non livré en standard. Format Raw (Nef) propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Nikon Coolpix A
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