Capteur- X-Trans Cmos II APS-C 16 Mpx (23,6 x 15,8 mm)
Monture/
Optique livrée- 23 mm f/2 - f/16. Macro 10 cm. Distance minimale de mise au point 50 cm.
Stabilisation- non
Antipoussière/
Viseur- Hybride : Optique et électronique HD (2,35 mégapixels). > Optique : 0,5x de grossissement. Couverture de champ 90%. Surimpression d'informations. > Électronique : 2 360 000 points. Couverture : 100% du champ photographié
Écran- 7,1 cm, 480 000 points
Mise au point- Système autofocus hybride par corrélation de phase intégré au capteur et détection de contraste
Modes autofocus- Single ou continu. Multizone ou zone sélectionnable (5 tailles différentes)
Mesures d'exposition- TLL 256 zones. Multizone, moyenne et spot. Correction d'exposition +/- 2 IL
Modes d'exposition- PSAM
Vitesse d'obturation- 30 - 1/4000 s. Mode bulbe : 60 minutes.
Motorisation- 6 vps sur 29 vues
Sensibilité ISO- 200 - 6400 ISO. Extension : 100 - 25600 ISO (JPeg seulement)
Mémoire- SD/SDHC/SDXC (UHS-I)
Alimentation- batterie Li-Ion NP-95 (300 vues CIPA)
Connexion- USB 2, mini HDMI
Dimensions- 127 x 74 x 54 mm
Poids- 445 g
Logiciels- Silkypix raw converter
Dans la boîte- chargeur, courroie, câble USB, bouchon d'objectif, logiciels.

Caractéristiques

Fujifilm X100S vue globale

Le X100, compact haut de gamme doté d'un capteur APS-C et d'une optique fixe équivalente à un 35 mm f/2 tire sa révérence et se voit remplacer par le X100S. S'il conserve un sympathique look rétro qui avait valu un beau succès auprès des photographes au X100, le nouveau modèle intègre quelques nouveautés attendues notamment au niveau de l'autofocus, véritable pierre d’achoppement du précédent boîtier.

Le X100S dispose donc d'un tout nouveau capteur Cmos X-Trans de 16 Mpx. Une définition que nous connaissons déjà chez Fujifilm, puisque le X-E1 (testé) et le X-Pro1 (testé) disposent déjà d'un capteur équivalent pour le nombre de pixels.

Le nouveau modèle, baptisé X-Trans Cmos II intègre en effet caractéristique intéressante : certaines photodiodes sont dédiées à un système autofocus par corrélation de phase. Le but ? Accélérer de manière sensible la mise au point automatique. En outre, il est possible, en mise au point manuelle, d'utiliser une sorte de stigmomètre électronique. Ce capteur permet également de filmer en HDTV 1080, un vrai plus.

Pour le reste, le X100S conserve les fonctionnalités intéressantes du précédent compact : viseur optique / électronique, optique fixe équivalente à un 35 mm f/2 avec bague de réglage manuelle pour l'ouverture, une construction soignée.

Le X100S est-il le compact idéal pour le photographe reporter ? Réponse dans notre test.

Prise en main

Lancé au début de l'année 2011, le compact expert Fujifilm X100 avait fait son petit effet dans le monde de la photographie numérique avec un boîtier résolument «rétro» (forte inspiration du Fujifilm Fujica V2), un grand capteur APS-C et une optique fixe équivalente à un 35 mm f/2 en 24x36.

Deux années plus tard, Fujifilm propose une évolution de son boîtier avec le X100S. Premier constat, les deux boîtiers sont pratiquement identiques et à part le logo S (pour Second version) et quelques changements cosmétiques, le X100S est le frère jumeau du premier modèle. On ne change pas une équipe qui gagne donc. Toutefois, nous regrettons que Fujifilm n'ait pas modifié certains aspects. Ainsi, nous aurions apprécié un revêtement un peu moins glissant et une poignée un peu plus creusée pour faciliter la préhension. Sur le dessus de l'appareil, point de changement concernant la disposition des différentes commandes et vous retrouverez un barillet pour la vitesse d'obturation, un déclencheur (dans lequel il est possible de visser un câble souple pour le déclenchement à distance), une touche Fn personnalisable (ISO, Raw, filtre ND, plage dynamique, filtres artistiques, mode vidéo...) et une molette pour la correction d'exposition. Cette dernière est un peu plus ferme que sur le précédent modèle, mais il arrive encore fréquemment que celle-ci tourne de manière inopinée lors de l'extraction d'un sac photo. Dans les autres «petites choses» qui énervent, on retrouve le bouchon certes soyeux, mais qui ne dispose toujours d'aucun dispositif pour en éviter la perte...Nous pointerons également l'absence de pare-soleil qu'il faudra acquérir en option à moins de 70 euros tout de même.

Fujifilm X100S test review vue de dessus

Dans les petits changements, la position A (automatique) du barillet des vitesses est également un peu plus décalée que sur le X100. Cela permet de trouver plus facilement le mode automatique lorsque l’œil est rivé dans le viseur. Notez que le levier en face avant est également redessiné pour, là aussi, une meilleure manipulation.

L'interface arrière évolue légèrement, mais étonnamment ne reprend pas les codes établis par le X-E1 ou le X-Pro1 et la répartition des touches est différente des deux modèles à objectifs interchangeables. Le principal changement réside dans la permutation de la commande AF / Drive du joypad à la touche sur le côté de l'écran. Personnellement, je conserve une préférence pour l'ancien emplacement. Toujours concernant le joypad, le bouton central de validation est légèrement plus saillant et donc plus facile à trouver. Un vrai plaisir quand on vient du X100...La roue codeuse est toujours, à mon goût, trop petite et un peu trop fluide.

Fujifilm X100S test review dos

Ce qu'il manque encore ? La possibilité de personnaliser le levier cliquable à l'arrière du boîtier, la seule touche Fn ne suffisant généralement pas à accéder rapidement à certaines fonctionnalités comme la vidéo, les filtres ND ou la sensibilité ISO. Par ailleurs, Fujifilm a changé l'ordre des modes AF sur le côté de l'appareil en plaçant aux deux extrémités du commutateur à 3 positions le mode manuel et simple.

Interface graphique héritée du X-Pro1

L'un des principaux changements du X100S est sans doute l'apparition de la commande «Q» qui permet d'accéder à un menu rapide pour régler les principales options de prise de vue (Quick Menu) comme les réglages personnalisés (3 enregistrements possibles), la sensibilité ISO, la dynamique, la balance des blancs, la taille des images, la simulation de film...Vous vous déplacez dans le menu à l'aide du joypad et vous pouvez changer les options à l'aide de la roue codeuse ou du levier cliquable.

Fujifilm uniformise donc l'interface de ses appareils dans la gamme Premium en reprenant une ergonomie déjà présente sur le X-Pro1 et le X-E1. Dans le même esprit de simplification, toutes les options des menus sont regroupées en onglets ce qui permet de balayer toutes possibilités offertes en 8 parties.

Fujifilm X100S test review

Niveau sonore

Le X100S est un appareil remarquablement discret. L'autofocus est peu bruyant et le déclenchement n'est qu'un simple cliquetis. Vous pouvez émettre différents sons (dont un bruit de miroir !!) lors du déclenchement, un comble pour un appareil naturellement silencieux. Ci-dessous, vous pouvez écouter le X100S en mode standard (par défaut) et en mode silencieux. En mise au point manuelle, seul le clic final est audible. Un atout indéniable pour la photographie de spectacle ou la discrétion est de mise.

Connectique

Peu d'évolution du côtés des connexions. Le X100S est équipé d'une sortie mini-HDMI et d'une prise USB malheureusement propriétaire. Le tout est dissimulé sous une trappe en plastique qui ne protège pas les prises de l'humidité. Une remarque que nous renouvellerons pour la trappe de batterie. Il est dommage que le compact expert de Fujifilm ne soit pas protéger contre les petites intempéries comme l'Olympus OMD EM-5 par exemple. Nous regrettons l'absence de prises mini-jack pour brancher facilement un micro et un casque pour faciliter la captation sonore et le contrôle de la qualité. Nous pourrions également demander à Fujifilm d'intégrer des connexions sans fil comme du Wi-Fi ou une puce GPS. Notez toutefois que le X100S est compatible avec les cartes Wi-Fi Eye-Fi.

Logiciels

Le compact expert de Fujifilm est livré avec une suite de logiciels pour à la fois gérer ses images (tri, retouches légères, commandes de tirages ou de livres photo...), mais également avec une version spécifique du logiciel de développement de fichiers bruts Silkypix.

fujifilm x100 test review logiciel finepixMyFinePix Studio permet de gérer facilement et rapidement ses images. Le logiciel offre les principales fonctionnalités pour retoucher, recadrer et partager ses images.

Silkypix (Windows et Mac OS X) **** est également livré avec le X100S afin d'ouvrir les fichiers bruts propriétaires (il faudra attendre les prochaines mises à jour de Lightroom, Aperture ou Bibble pour que ces logiciels puissent exploiter correctement les fichiers raw). Silkypix n'est pas le logiciel le plus intuitif et le plus simple à utiliser, mais il a le mérite d'être complet et d'être livré en standard. Notez que Adobe Lightroom et Capture One Pro 7 permettent également de développer les fichiers bruts Fujifilm.

fujifilm X100S test review logiciel silkypixSilkypix est un logiciel pour le moins austère, mais relativement complet pour traiter les fichiers bruts du X100S.

Alimentation, stockage

Le Fujifilm X100S est équipé d'une batterie Li--Ion de 1800 mAh / 3,6V (6,48 W.h). Celle-ci est identique à celle du X100 et offre malheureusement la même autonomie soit environ 250 vues et quelques minutes de vidéo, et ce, malgré une utilisation importante du viseur optique. À noter que le logement batterie ne dispose pas de détrompeur lors de l'insertion. Un problème que nous avions déjà identifié sur le X100.

Fujifilm X100S test review batterie / carte mémoire

Carte mémoire

Sous la trappe d'accès à la batterie, vous trouverez également l'emplacement pour la carte mémoire. Le compact expert de Fujifilm accepte tous les modèles de la simple SD à la dernière norme UHS-I afin d'utiliser les cartes mémoires les plus rapides. Nous regrettons que Fujifilm n'ait pas déporté l'accès à la carte mémoire sur le côté de l'appareil, rendant ainsi le logement accessible même sur trépied.

Flash

Le X100S dispose d'un flash intégré toujours pratique pour déboucher un contre-jour ou éclairer une scène trop sombre. Son nombre guide (NG) est d'environ 4,6 (100 ISO en mètre) et il est possible de régler plusieurs modes de fonctionnement : auto, forcé, désactivé et synchro lente.

Fujifilm X100S test review flash intégréAvec et sans flash interne en contre-jour.

Il est également possible de positionner un flash externe sur la griffe porte accessoire. Vous pouvez opter pour un modèle Fujifilm qui sera piloté automatiquement, ou un flash d'une marque tiers qu'il faudra régler manuellement. Le X100S est équipé d'un obturateur central qui permet une synchro flash au 1/1000 s. Idéal pour le travail en extérieur ou avec de grandes ouvertures.

Fujifilm X100S test review flash externeFlash Nikon SB600 avec X100S.

Visée, autofocus

Visée et écran

L'une des singularités du X100S est bien sûr son viseur hybride capable, d'un simple mouvement de basculeur, de passer d'un mode optique à un mode électronique.

Fujifilm X100 viséeUn prisme qui bouleverse les habitudes de la visée.

À gauche, le prisme renvoie l'affichage de la visée directe (image vue par le capteur) dans le viseur.

À droite, en plus de la visée optique, le prisme permet d'afficher des informations complémentaires dans le viseur.

Par le truchement d'un prisme semi-réfléchissant, il est possible d'utiliser à la fois un viseur optique de type "galiléen inversé" (télescope inversé), lumineux (grossissement 0,5x) et disposant de nombreuses informations en surimpression, mais également un viseur électronique plus classique. Notez que le X100S bénéficie d'une nouvelle dalle LCD qui compte désormais pas moins de 2 350 000 points pour un affichage plus précis (le X100 dispose d'un viseur 1 440 000 points).

Visée optique

En mode optique, le X100S propose un viseur lumineux, précis et agréable (pas de coupure de la visée lors du déclenchement pour suivi d'un sujet notamment). Le prisme semi-réfléchissant permet en outre l'accès à de nombreuses données habituellement absentes d'un viseur optique.

Ainsi, vous pouvez afficher divers renseignements (nombre de vues restantes, qualité des images, niveau de la batterie, balance des blancs, correction de l'exposition, vitesse, ouverture, sensibilité ISO), mais également des paramètres plus rares comme un horizon artificiel, des grilles d'aide à la composition et une échelle des distances accompagnées d'indication sur la profondeur de champ. Voilà de quoi satisfaire les plus exigeants.

Fujifilm X100S viseur optique
Horizon artificiel, vitesse, ouverture, histogramme d'exposition...Même en visée optique, les informations sont nombreuses.

Toutefois, tout n'est pas rose en visée optique et notamment la précision du cadrage. En effet et classiquement, le viseur optique voit plus large que le champ couvert par le capteur. Vous disposez toutefois d'un cadre lumineux pour aider à la composition, mais celui-ci se montre, de manière assez étonnante, précis à seulement 90% ! Au final, pour un cadrage précis de vos images à l'aide du viseur optique, vous ne disposerez que de 13 millions de pixels au lieu des 16 Mpx offerts par le capteur.

La parallaxe (due à la différence de point de vue entre le viseur et l'objectif) est corrigée à la volée (le cadre blanc se déplace), mais uniquement au moment de la mise au point (ce qui est normal, puisqu'il faut une indication de distance). Il n'est donc pas possible de cadrer assez justement un sujet assez proche avant de presser à mi-course le déclencheur. Cela pose un véritable souci si vous souhaitez travailler en mise au point manuelle, la correction n'étant alors jamais opérée. Les erreurs de parallaxe sont surtout importantes pour les sujets proches (1 à 2 m).

Fujifilm X100S visée optique et problème de parallaxeVisée optique avant mise au point : la visée est large et le cadre lumineux centré. Après la mise au point (photo droite), le cadre lumineux se déplace afin de corriger les erreurs de parallaxe (la photo est prise à environ 1 m de la mire).

Fujifim X100S test review image finale
Image photographiée par le X100S.

Notez que le passage en mode macro bascule automatiquement le X100S en visée électronique pour éviter justement ces problèmes de parallaxe.

Viseur électronique

D'un simple geste sur le basculeur avant, la visée optique est remplacée par un viseur électronique. Il s'agit sans doute de la première intégration du nouveau viseur électronique signé Epson (ultimicro). Celui-ci affiche 2,35 Mpx (3 x 800 000 points) pour un affichage en 1024x768 pixels. Un gain notable sur le papier par rapport au 800x600 pixels du précédent modèle. Si l'affichage est précis, il est largement en retrait par rapport à la visée optique avec une dynamique nettement moindre pour les scènes en extérieur : les noirs sont bouchés et les hautes lumières cramées.

Toutefois, en basse lumière, la visée électronique s'avère plus performante et permet de moduler la luminosité de la scène photographiée. En outre, la visée est précise à 100% et il est possible à tout moment de vérifier les paramètres de prise de vue comme la balance des blancs et . Dommage qu'en mode manuel, il ne soit pas possible de visualiser le résultat des paramètres d'exposition (simulation) : dans le viseur, la scène est toujours correctement exposée.

Fujifilm X100S test review viseur électronique

Écran

Disons-le tout net : Fujifilm n'a fait aucun progrès du côté de l'écran. Nous restons sur une définition de 460 000 points alors que le standard est aujourd'hui plutôt à 920 000 points et il n'est ni tactile ni orientable. Après deux ans, nous aurions franchement aimé des améliorations de ce côté, surtout pour un appareil plus cher. Un petit passage sous la sonde montre un écran très classique avec un bon gamma, une température des couleurs un peu élevée (froide) et une colorimétrie correcte.

Fujifilm X100S mesures écran LCD test reviewDe gauche à droite : gamma et température des couleurs en fonction de la luminosité. À droite la fidélité des couleurs.

Mise au point

Autofocus

Le nouveau capteur X-trans du X100S est équipé d'un système de corrélation de phase intégré dans le capteur. Au final, le compact utilise là encore un système hybride qui fonctionne à la fois par détection de contraste et corrélation de phase. L'appareil sélectionne automatiquement le meilleur système en fonction de la scène photographiée. En basse lumière, le X100S optera pour la détection de contraste classique. En lumière «classique», le boîtier utilisera le système par corrélation de phase.

Fujifilm X100S*

Sur le X100S, 142 000 pixels sont dédiés à la mise au point par corrélation de phase (contre 86 000 sur le X20). Ces pixels (vert) servent non seulement à la mise au point automatique, mais ils participent bien sûr à la construction de l'image par interpolation des pixels environnants. Dommage que Fujifilm n'ait pas intégré des modes autofocus plus récents comme le suivi de sujet ou la reconnaissance de visage, la marque étant pionnière dans le domaine.

La distance de mise au point en visée électronique a également changé. Elle est désormais de 50 cm contre 80 cm, ce qui apporte un vrai confort notamment pour la réalisation de portraits. On rêve toujours d'un basculement automatiquement du mode normal à macro pour ne pas avoir à chaque fois modifier le paramètre manuellement.

mode manuel

Point intéressant, ces pixels dédiés à la corrélation de phase, servent également à la mise au point manuelle avec une sorte de stigmomètre électronique. Une partie de l'image au centre est divisée en 4 parties qui sont décalées lorsque le point n'est pas bon. Vous pouvez voir une vidéo de présentation ci-dessous.

Le viseur ou l'écran affiche également en permanence une échelle des distances avec la zone de netteté avec une indication en temps réel de la profondeur de champ. Ainsi, vous pouvez caler "à l'ancienne" la mise au point et l'ouverture afin de maximiser la profondeur de champ et déclencher de manière instantanée (la mise au point automatique reste accessible via la touche AFL en cas de panique). Vous pouvez alors retrouver de vraies sensations en photographiant sur le qui-vive. La bague de mise au point est d'ailleurs bien meilleure que la précédente version avec une précision plus importante du mouvement de la bague. Notez qu'un appui prolongé sur le levier arrière permet de passer d'un mode d'assistance à l'autre (loupe, split image, peaking). Et toujours en mode mise au point manuelle, vous pouvez réaliser une mise au point automatique en appuyant sur la touche AFL quelle que soit la distance de mise au point (macro ou pas). La mise au point est alors un peu plus longue que le mode classique.

En outre, le X100S dispose d'un système de peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés). Bon point, le surlignage est blanc pour les sujets noirs et noir pour les sujets clairs. La loupe est également disponible dans ce mode. Malheureusement ce mode n'est pas disponible pendant l'enregistrement vidéo.

Performances

Le manque de réactivité (mise sous tension, autofocus) est sans doute la remarque la plus souvent émise par les utilisateurs de X100. Les ingénieurs ont travaillé sur le sujet avec notamment un système autofocus hybride annoncé comme plus performant.

Le X100S est beaucoup plus rapide que son prédécesseur pour la mise sous tension et il ne faudra patienter qu'une seconde et demie contre plus de 3 secondes avec le X100 avant de pouvoir déclencher. La latence (une fois la mise au point réalisée) est quasi nulle. Un excellent point.

Dans notre studio, l'autofocus s'est montré à peine plus rapide que le précédent modèle ! Dans la vraie vie, on sent que le X100S est un peu plus nerveux, notamment en basse lumière, mais nous sommes encore assez loin des chiffres avancés par Fujifilm et il y a encore parfois des ratés manifestes. Sur ce point et malgré les efforts de Fujifilm, le X100S est moins réactif que l'Olympus OM-D EM-5 par exemple. En mode macro, le gain est également appréciable.

Nous restons également étonnés de voir un effet de pompage typique de la détection de contraste, quelles que soient les conditions lumineuses ou la position du collimateur (centre ou bordure d'image). Au final, le gain est sensible, mais nous nous attendions à mieux, d'où une légère déception.

Côté rafale, le X100S tient ses promesses avec une cadence de 6 vps.

thead thead thead thead
action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 1,5 s / bien
Latence au déclenchement 0,03 s / excellent
Temps entre 2 images
(JPeg)
1,1 s / moyen
Temps entre 2 images
(Raw + JPeg)
1,2 s s moyen
Autofocus lumière 0,45 s s bien
Autofocus pénombre (3 lux)avec lampe d'assistance 0,54 s s moyen
Autofocus en macro 0,7 s bien
Rafale JPeg / 6 i/s Bien. Conforme à la fiche technique. Sur 36 images en JPeg et 6 Raw.

Précision, colorimétrie

Précision

Le Fujifilm X100S est équipé, comme le X100, de l'optique fixe 23 mm f/2 équivalente à un 35 mm en 24x36. Fujifilm n'a rien changé à l'optique (qui n'est toujours pas stabilisée), mais a optimisé le traitement de certains défauts (diffraction notamment) de manière logicielle avec le «Lens Modulation Optimizer».

La diffraction est mesurée pour toutes les ouvertures et est corrigée à la volée lors de la création du JPeg. Malheureusement, le logiciel de développement des fichiers bruts, ne dispose pas de ces informations pour améliorer la qualité des images.

Fujifilm X20 Lens Modulation Optimizer

N'oublions pas non plus que le capteur n'est plus recouvert par un filtre passe-bas. Nous avons donc tous les ingrédients pour une précision optimale du couple optique / capteur.

Nous avons effectué quelques mesures de MTF à l'aide du logiciel DxO Analyzer. Au centre, l'optique ne limite pas la résolution optique du capteur. Les JPeg produits sont très légèrement accentués et cela participe à l'excellente impression que laisse le X100S à l'examen des images.

Fujifilm X100S MTF à f/4

Dès f/2, le X100S est déjà plaisant. Certes l'image un peu douce et la périphérie un peu floue (la profondeur de champ est également très faible), mais l'image fourmille de détail au centre. Il faudra juste accentuer avec un logiciel. Dès f/2,8, l'image est plus plus piquée et elle gagne en homogénéité. Il faut toutefois pousser à f/4 pour avoir le maximum de qualité. Ci-dessous, vous trouverez un détail de notre scène test en bordure d'image aux différentes ouvertures. Notez que le phénomène de diffraction est à peine perceptible à f/16. La correction logicielle est vraiment efficace.

Fujifilm X100S test review homogeneite optiqueÉvolution du piqué en fonction de l'ouverture en bordure d'image.

Les JPeg sont d'une qualité impressionnante. Nous pensions pouvoir aller encore plus loin en travaillant avec les fichiers bruts (RAF). Pour cela, nous avons utilisé le logiciel livré avec le X100S. Peine perdue. Le fichier brut exporté par défaut est nettement moins bon que son homologue traité par le boîtier : piqué, moirage, contraste...tout est moins bon.

Fujifilm X100S test review comparaison raw / jpegLe JPeg sorti de boîtier à droite et le Raf ouvert avec Silkypix à droite...

Le X100S est sans doute le premier appareil dont les fichiers bruts n'apportent pas un bénéfice immédiat par rapport au Raw (sauf pour la dynamique) avec le logiciel livré en standard. Impressionnant.

Pas d'inquiétude toutefois, le fichier Raw passé dans les moulinettes de Lightroom ou Capture One Pro est parfaitement exploitable et ces deux logiciels permettent de tirer partie du potentiel des fichiers bruts comme le montre les images ci-dessous. L'image est encore plus précise et il est possible de jouer avec les 14 bits de dynamique. Notez que le profil de correction des optiques de Lightroom fonctionne déjà, le X100S disposant de la même optique que le X100.

Fujifilm X100S comparaison JPeg / LightroomJPeg X100S à gauche et JPeg après traitement dans Lightroom à droite.

Distorsion

DxO Analyser met une évidence une déformation géométrique un peu particulière dite en moustache. Une déformation que l'on retrouve habituellement sur les optiques 24 mm. La déformation reste toutefois peu sensible sur notre pire et finalement peu visible sur les photos de la vraie vie.

Fujifilm X100S test review distorsion

Vignetage

Le vignetage est peu visible sur le X100S et bien traité en ce qui concerne les fichiers JPeg. Ce n'est donc pas un souci dans la majorité des cas. Au maximum, celui-ci de -0,3 IL.

Balances des blancs

En mode balance des blancs automatique (rendu des couleurs standard), le X100S de Fujfilm propose un rendu colorimétrique assez fidèle quoiqu’un peu froid sous notre éclairage calibré à 5400 K. Avec un Delta E, pour la balance des blancs, d'environ 3,2 ce qui est assez bon.

Avec un éclairage halogène beaucoup plus chaud, (3000 K), le X100S délivre des images assez neutres en mode balance des blancs automatique. Vous noterez une très légère dominante chaude qui permet de conserver une bonne ambiance colorimétrique de ce type d'éclairage.

Le passage en mode préréglé lumière tungstène rétablit une certaine neutralité avec une légère dominante froide.

Gestion du bruit électronique

Le compact expert X100S de Fujifilm se dote d'un nouveau capteur. Nouveau pour le X100S, mais déjà connu de nos services, puisqu'il s'agit de l'imageur qui équipe déjà le compact à objectifs interchangeables X-E1 (testé). Les résultats, pour la gestion du bruit électronique, devraient en toute logique, être assez proche de ce que nous avions constaté lors de nos précédents essais. Il est toutefois intéressant de noter que ce capteur X-Trans est doté d'un filtre coloré singulier (différent de la classique matrice de Bayer) qui autorise le retrait du filtre passe-bas sans apparition de moirage. Outre une meilleure définition, les images du X100S devraient paraître un peu plus piquées.

Agencement RVB du filtre coloré X-Trans de Fujifilm
Matrice colorée Fujifilm X-Trans.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le X20 positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (RAF) qui devraient logiquement s'ouvrir avec de nombreux logiciels de développement.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Comme vous pouvez le constater, les images délivrées par le X100S sont très denses (selon notre protocole de test). Un phénomène que nous avions déjà noté sur le X-E1, mais qui étonnamment n'est pas visible sur le tout récent X20.

Quoi qu'il en soit, le X100S délivre, à 100 ISO, de superbes images : le piqué est au rendez-vous (l'image est encore plus précise qu'avec le X-E1 équipé du 18-55 mm f/4. On note une petite baisse de précision sur le bord droit de l'image, mais rien de dramatique. Une fois de plus avec Fujifilm, la gestion du bruit électronique est très fine. De 100 à 800 ISO, la granulation et le lissage sont pratiquement imperceptibles : les images sont bien détaillées, les couleurs saturées et la dynamique excellente. Même à 1600 l'image est impeccable et il faut grimper à 3200 ISO pour voir les premiers lissages sur les détails et la dynamique baisser (les zones sombres sont moins modulées). Poussons un cran plus loin : 6400 ISO. La granulation est visible sur les aplats colorés, mais le moutonnement est fin, presque délicat : vous pourrez aisément réaliser un tirage 30x45 cm. À 12 800 ISO, le Fujifilm X100S se débrouille encore bien et les images conservent une belle tenue pour la granulation, mais les couleurs deviennent un peu plus fades et la dynamique baisse brutalement. Nous réserverons les 25 600 ISO pour des tirages de petites tailles (mais des 20x30 sont parfaitement envisageables avec un peu de posttraitement).

Vous pouvez comparer les résultats du X100S aux images du X100, mais également Leica X2, Sigma DP2 Merrill.

Mode vidéo

Le Fujifilm X100S filme en HDTV 1080 à 60 (59,940) ou 30 (29, 970) vps et ne propose que ce format d'enregistrement ! Aucun mode en 25 ou 24 vps. Impossible également d'enregistrer en mode HDTV 720p dans une moindre définition avec des cadences plus élevées.

Les vidéos sont encodées en H.264 (profil High@4.2, pas de prise en compte de CABAC et une image de référence) et encapsulées dans un fichier .MOV. Le débit moyen est assez élevé et frôle 38 Mb/s (60 vps) ! Les vidéos sont donc assez volumineuses et il faut compter un peu moins de 60 Mo pour 15 secondes de vidéo...Cartes de grandes capacités recommandées !

Contrairement au X20, il n'est pas possible de prendre des photos pendant l'enregistrement vidéo. Pendant le filmage, il n'est pas possible d'intervenir sur la sensibilité ISO, l'ouverture (celle-ci est bloquée électroniquement) ou la cadence d'enregistrement : tout est automatique.

Qualité des images

Si le X20 n'est vraiment pas un bon caméscope de poche, le X100S fait un peu mieux avec un plus grand capteur, mais n'est pas vraiment à l'aise. Apparemment, la technologie X-Trans n'est pas très à l'aise en vidéo. L'image manque de précision et vous noterez sur notre scène de nombreux artéfacts colorés (moirage) et un aliasing marqué (escalier).

Fuifilm X10S test review vidéo détail précision

Sur des mouvements très rapides, les effets de rolling shutter (déformations des lignes droites verticales) sont bien visibles sur les vidéos du X100S comme vous pouvez le voir sur le vidéo ci-dessous. Toutefois et dans la plupart des situations classiques, le phénomène reste acceptable.

Mise au point et assistants

Il est possible d'utiliser le boîtier en mode mise au point manuelle. S'il est possible d'avoir une loupe ou un système de peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés) avant l'enregistrement, ceux-ci ne sont plus disponibles pendant le filmage. Il faudra donc se fier à l'affichage sur écran. Le mode split screen est également inaccessible pendant l'enregistrement vidéo. En mode autofocus (voir vidéo ci-dessous), nous sommes un peu déçus par le manque de réactivité du boîtier. Il est encore difficile de suivre un sujet en déplacement.

Captation sonore

Le X100S est équipé de deux micros pour la stéréo. La qualité sonore est correcte pour ce type de boîtier et pour un enregistrement global de l'ambiance sonore. Pour une interview, l'équipement n'est pas adapté et dans un environnement plutôt silencieux, la motorisation de l'objectif vient perturber la captation. Vous pourrez donc opter pour un micro additionnel. Mais attention, il faut choisir le micro Fujifilm MIC-ST1 qui est livré avec un adaptateur mini-jack vers USB. Le X100S n'est pas équipé d'une sortie casque pour le contrôle de la prise son.

Exemples de photos

Fujifilm X100S exemple 1
Fujifilm X100S exemple 4
Fujifilm X100S exemple 2
Fujifilm X100S exemple 3
Fujifilm X100S exemple 5
Fujifilm X100S exemple 7
Fujifilm X100S exemple 6
Fujifilm X100S exemple 8
Fujifilm X100S exemple 9
Fujifilm X100S exemple 10
Fujifilm X100S exemple 11
Fujifilm X100S exemple 12

Licence Creative Commons
Test Fujifilm X100S de Renaud Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France.

Fondé(e) sur une œuvre à http://www.focus-numerique.com/test-1644/compact-fujifilm-x100s-bruit-electronique-12.html style="font-size: smaller;">.

Verdict

Fujifilm X100S conclusion : recommandé

Après deux années de bons et loyaux services, le X100 tire sa révérence pour laisser place au X100S (S pour Second edition). Le nouveau compact expert à objectif fixe de Fujifilm est une belle évolution sur certains points, mais nous attendions beaucoup plus de changements sur d'autres points. Le S marque donc une évolution intéressante, mais mesurée.

Ainsi, le boîtier n'évolue que par petites touches (certes importantes). Le correcteur d'exposition tourne moins facilement, la gâchette est mieux dessinée, les commandes AF ont été réorganisées et le bouton de validation est plus présent. D'autres points n'ont pas été améliorés et citons pêle-mêle : l'absence de détrompeur pour la batterie, le logement carte accessible par la semelle, le revêtement trop glissant, la poignée à peine marquée, les filtres ND automatiques, les connectiques anciennes et peu nombreuses, l'écran toujours scotché à 460 000 points ni tactile ni orientable, l'absence de GPS, Wi-Fi...Nous aurions également apprécié l'apparition d'un système de stabilisation qu'il soit optique ou mécanique.

Fujifim s'est attelé à améliorer la qualité d'image en introduisant, de belle manière, le capteur APS-C 16 Mpx déjà présent dans le COI X-E1. La gestion du bruit électronique est superbe avec des photos exploitables jusqu'à 6400 ISO et si l'optique est un peu «molle» à pleine ouverture, elle produit de superbes images à f/2,8 et surtout à f/4. L'absence de filtre passe-bas et l'optimisation logicielle des images permettent d'obtenir un piqué remarquable et des images très détaillées. La dynamique du capteur est également très intéressante, notamment en Raw 14 bits. Les principaux logiciels de développement permettent de récupérer beaucoup d'informations à la fois dans les basses lumières et les zones claires.

Ce capteur apporte également son lot d'innovations concernant la mise au point. En mode autofocus, les pixels dédiés à la corrélation de phase accélèrent la mise au point surtout en macro. Cependant, en basse lumière, l'appareil a parfois du mal à accrocher le sujet. En mise au point manuelle, le système d'image scindée (split image) permet d'apprécier au mieux la justesse du point. Ce capteur permet également au X100S d'accéder à la vidéo HDTV 1080 à 60/30 vps. Nous regrettons juste que ce mode vidéo soit beaucoup trop bridé (aucun réglage manuel pendant l'enregistrement) et que la mise au point soit encore aussi lente.

Le viseur hybride électronique / optique est toujours aussi efficace avec la possibilité de basculer d'un mode à l'autre très rapidement. C'est vraiment un élément différenciant qui pourra seul déclencher l'achat. Le viseur est plus précis, mais la dynamique est toujours aussi limitée et globalement, la visée électronique manque de clarté, surtout après avoir essayé la visée optique qui, elle, est très lumineuse.

Au final, le X100S est l'un des compacts experts les plus séduisants et il reçoit un recommandé. Un macaron que nous lui attribuons toutefois avec moins de spontanéité et d'enthousiasme que le X100 à l'époque.

Face à la concurrence

**| | | | Nikon Coolpix A test review |


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| Nikon Coolpix A**. récemment dévoilé par Nikon, le Coolpix A est la réponse de la marque jaune à Fujifilm : un compact doté d'un capteur APS-C de 16 Mpx et d'une focale fixe 28 mm f/2,8. Plus petit, le Coolpix A arbore un design plus sobre et moins singulier, en revanche, il tiendra plus facilement dans une poche que le X100S. 28 mm ou 35 mm ? Le choix n'est pas simple. L'un sera plus à l'aise pour le paysage, moins pour le portrait, et inversement. Côté capteur, le X100S domine son rival avec une gestion du bruit électronique plus fine. Le X100S dispose également d'une optique plus lumineuse et mieux optimisée. Le mode vidéo du Coolpix A est un peu plus intéressant, mais l'ergonomie (l'accès au mode vidéo par exemple) est mal aisée. Le X100S sort vainqueur en mode rafale avec 6 vps contre 4 chez Nikon. Côté viseur le X100S dispose d'un atout indéniable : le viseur hybride intégré, alors qu'il faut débourser plus de 300 euros pour un viseur optique sans information chez Nikon. Le A conserve toutefois une avance avec son écran LCD 920 000 points bien plus précis et fluide que celui de son adversaire. **| | | | Ricoh GR |
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| Ricoh GR**. Certes à l'heure de la rédaction de cet article, nous n'avons pas pu prendre le compact expert de Ricoh en mains, mais nous pouvons d'ores et déjà nous baser sur la fiche technique du boîtier pour le comparer au X100S. Le GR intègre un capteur APS-C 16 Mpx et une optique 28 mm f/2,8. Le débat est encore là entre 35 mm et 28 mm. A notre avis, un 35 mm est plus polyvalent, mais là, c'est une histoire de goût, et, pour tenter de calmer les débats, le GR propose un mode «crop» à 35 mm. Contrairement au X100S, il ne dispose pas de viseur intégré (il faudra bourse délier pour un modèle optique). Le X100S devrait offrir une meilleure gestion du bruit électronique, mais n'ayant pas testé le produit, il est difficile de trancher sur ce point. Nous resterons prudents également sur la qualité optique et la réactivité de l'autofocus. Question ergonomie, le GR qui hérite des précédents modèles devrait logiquement s'imposer comme un modèle du genre. Rendez-vous dans quelques semaines pour une confrontation au sommet.

**| | | | Fujifilm X100 test review |


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| Fujifilm X100**. L'un des principaux concurrents du X100S reste bien sûr le X100. Celui-ci est encore disponible à la vente et se négocie actuellement autour 800 euros soit pratiquement 400 euros de moins que son petit frère. La différence est-elle justifiée ? L'essentiel du X100 (viseur hybride, optique f/2...) se retrouve dans le X100S. Certes la version S apporte quelques améliorations attendues comme la distance de mise au point plus courte, un viseur électronique mieux défini, une mise au point manuelle améliorée (bague de zooming, peaking, image divisée) et un autofocus nettement plus nerveux. Ce dernier point est sans doute le plus crucial. Mais le pari n'est pas totalement gagné, car les erreurs, notamment en basse lumière, sont encore fréquentes. Certains apprécieront également le mode rafale à 6 vps, le mode vidéo qui offre enfin le mode HDTV 1080p.
+
  • Qualité des images jusqu'à 6400 ISO : pratiquement aucun bruit n'est visible !
  • Bon piqué à f/2,8 qui devient excellent à f/4
  • Appareil très silencieux
  • Viseur hybride (optique et électronique) très pratique
  • Bague de mise au point fluide et très précise
  • Système de déphasage d'image (stigmomètre électronique) intéressant pour la mise au point manuelle (en plus du peaking)
  • Boîtier globalement réactif (mise sous tension, autofocus)
  • Distance de mise au point minimale passe de 80 à 50 cm
  • Autofocus globalement satisfaisant en pleine lumière
  • Mode rafale à 6 vps
  • Latence au déclenchement quasi nulle
  • Panoramique à main levée par balayage
  • Synchro flash au 1/1000 s
  • Possibilité de déclencher très rapidement en travaillant à l'hyperfocale
  • Quick Menu très bien pensé, notamment avec le basculeur cliquable
  • Molette de vitesse et bague de diaph pour les réglages manuels
  • Pas de stabilisation optique ou mécanique
  • Pas de tropicalisation du boîtier
  • Viseur électronique manquant de dynamique (les noirs sont trop denses et les hautes lumières brûlées)
  • L'autofocus n'arrive pas à accrocher le sujet en basse lumière. Autofocus assez lent en vidéo.
  • Pas de reconnaissance des visages ou de suivi de sujet en autofocus
  • Pas de passage automatique de l'autofocus de normal à macro selon la distance de mise au point.
  • Cadre de visée précis à 90% dans le viseur optique
  • Mode vidéo peu qualitatif et limité : pas de 720p, pas de réglages manuels possible pendant l'enregistrement, pas de mode 24p, qualité juste honnête
  • Revêtement un peu trop glissant et poignée pas assez creusée
  • Pas d'écran tactile et/ou orientable pour faciliter des cadrages originaux. L'affichage manque de fluidité en basse lumière.
  • Ecran LCD affichant seulement 460 000 points
  • Pas de connexions modernes : USB3, Wi-Fi, GPS
  • Pas de détrompeur pour l'insertion de la batterie. Autonomie limitée à 250 vues.
  • Pas de mode auto pour les filtres ND en cas de nécessité et pas d'accès direct sur le boîtier
  • Emplacement de la carte SD sous la semelle du boîtier (peu pratique avec un trépied)
  • Qualité des images en macro (10 cm) parfois décevante à pleine ouverture.
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

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