Dernière itération de la série X100 née il y a 6 ans, le tout nouveau Fujifilm X100F (F pour "four") entend conserver les spécificités qui ont fait le succès de la ligne (viseur hybride, format compact, focale fixe de 35 mm, etc.) tout en offrant un niveau de performances supérieur grâce à l’introduction d’un processeur plus puissant et d’un capteur à la définition de 24,3 Mpx.

CapteurAPS-C X-Trans CMOS III de 24,3 Mpx (23,6 mm x 15,6 mm)
Optique livréeFujinon 23 mm f/2 (8 éléments répartis en 6 groupes, distance de mise au point minimale de 10 cm, équivalent 35 mm en 24x36)
ViseurOptique (grossissement de 0,5x, couverture de 92 %) et électronique (LCD de 0,48" et 2 360 000 points, couverture de 100 %)
ÉcranTFT LCD de 3" (7,6 cm env.) et 1 040 000 points, ratio 3/2, couverture de 100 %
Mise au pointAF hybride (détection de contraste et corrélation de phase) disposant de 325 points (91 collimateurs pour la corrélation de phase)
Modes autofocusAF-S, AF-C
Mesures d'expositionTTL sur 256 zones
Modes d'expositionMultizone, pondérée centrale, spot, moyenne
Vitesse d'obturationObturateur mécanique de 30 à 1/4 000 s, obturateur électronique de 30 à 1/32 000 s
Sensibilité ISO200 à 12 800 ISO (sensibilité native), 100 à 51 200 ISO (sensibilité étendue)
Format image photoJPEG et RAW 14 bits (format RAF)
Format image vidéoMPEG-4 AVC/H.264 (1 080p et 720p à 60/50/30/25/24 ips)
AlimentationLi-ion NP-W126S
ConnexionMicro-USB, HDMI, entrée micro jack 2,5, griffe flash, Wi-Fi
Poids419 g (boîtier seul), 469 g (avec batterie et carte mémoire)
Dimensions126,5 mm x 74,8 mm x 52,4 mm

Prise en main
Classicisme et modernité

Voilà donc 6 ans maintenant que le X100, compact expert de Fujifilm au look délicieusement rétro, a pointé le bout de son nez pour la première fois. De génération en génération, l'appareil du constructeur japonais a su rester cohérent tout en connaissant quelques évolutions mesurées : le X100S s'armait ainsi d'un nouveau capteur et d'un autofocus plus véloce, tandis que le X100T franchissait une étape conséquente dans l'hybridation de son viseur et se dotait d'un obturateur électronique.

Ergonomie et design

D'un point de vue strictement esthétique, il nous semble difficile de ne pas tomber sous le charme si particulier du Fujifilm X100F. À l'aube des années 2010, le premier appareil de la gamme marquait avec brio la volonté de Fujifilm de se tourner vers des inspirations rétro et des matériaux de qualité. De nombreux boîtiers de la marque ont depuis repris ces attributs, et le X100F ne déroge pas à la règle.

Test Fujifilm X100F prise en main

Si la présence d'une fenêtre de visée directe rend la comparaison avec un appareil télémétrique évidente, rappelons que le X100F se différencie d'un boîtier comme le Leica M10 sur de nombreux points. Certes, les deux appareils partagent un goût certain pour le vintage et la volonté de mettre à l'honneur le classicisme de commandes physiques (bague de diaphragme, molette de réglage de la sensibilité, etc.) plutôt que la complexité de menus à rallonge, mais le boîtier de Fujifilm se veut un peu moins radical dans ses choix et ne constitue pas un système de prise de vue à objectifs interchangeables.

Test Fujifilm X100F prise en main

Avec des dimensions de 126,5 x 74,8 x 52,4 mm et un poids de 469 g (avec batterie et carte mémoire), le X100F se montre d'ailleurs bien moins imposant que son cousin germanique. Bien que l'on ne s'attende pas à une qualité de fabrication comparable, Fujifilm semble avoir trouvé un juste compromis justifiant réellement pour cet appareil la dénomination de compact "expert". Assez dense pour inspirer confiance une fois pris en main, le X100F est aussi assez léger pour ne pas constituer un fardeau lors de longues balades photographiques et assez compact pour trouver sa place dans une poche de manteau. Comparé à un Sony RX1R II, nous apprécions d'ailleurs le très faible encombrement de l'optique — performance très certainement liée à la différence de taille de capteur entre les deux appareils (APS-C pour le Fujifilm et 24x36 pour le Sony).

Fujifilm X100F et Leica M10 (source : Camera Size).

Fujifilm X100F et Sony RX1 R II (source : Camera Size).

Fabriqué autour de capots supérieur et inférieur en aluminium et paré d'une finition en similicuir (cuir synthétique), le X100F reprend l’allure générale des précédents modèles de la gamme. Comme souligné à l'occasion de notre test du X100T, nous trouvons cependant la poignée trop peu prononcée et le revêtement en similicuir trop glissant pour assurer une bonne prise en main.

Notons cependant que quelques changements ont été apportés à l’ergonomie, dont le regroupement des sélecteurs et des molettes les plus employés sur le côté droit de l’appareil. La molette des vitesses sur le dessus de l’appareil, possède désormais un second sélecteur intégré et laisse apparaître, comme sur les anciens modèles argentiques, une petite fenêtre pour le réglage de la sensibilité ISO. En plus d'un paramétrage de 200 à 12 800 ISO, elle autorise le choix d'un mode Auto et des sensibilités étendues Low (100 ISO) et High (25 600 ou 51 200 ISO). Toujours sur l'épaule droite de l'appareil, la correction de l'exposition se dote d'une position C qui permet d'aller jusqu'à +/- 5 IL. Notons de plus l'apparition d'une molette de commande en façade et d'un joystick qui facilite grandement la sélection du collimateur de mise au point automatique.

Test Fujifilm X100F prise en main

Viseur hybride et écran dorsal

L'expérience de visée procurée par les appareils de la gamme X100 est à la fois une curiosité et un véritable atout. Au-delà du classique écran dorsal dont dispose le boîtier, un viseur hybride propose en effet de basculer entre visée optique directe et visée électronique. Le choix se fait par une simple traction de la tirette se trouvant sur la face avant de l'appareil.

Test Fujifilm X100F prise en main

Si la visée optique s'avérait peu pratique sur le premier modèle de la gamme, elle permet désormais d'afficher de nombreuses informations de prise de vue. Pour peu qu'on en fasse le choix, on peut ainsi y trouver les grands classiques, telles que l'ouverture de diaphragme, la vitesse d'obturation et la sensibilité ISO, mais aussi les limites du cadre avec correction de la parallaxe, une grille de cadrage, un histogramme, la distance de mise au point, la balance des blancs, etc.

Le caractère hybride de ce viseur a de plus été grandement accentué par l'apparition, sur le X100T, d'une fonctionnalité extrêmement intéressante : lorsque la visée optique est sélectionnée, l'utilisateur peut choisir de déployer un petit écran trouvant sa place dans le coin inférieur droit du viseur. Couplé au collimateur de mise au point automatique sélectionné, ce retour vidéo autorise le zoom et l'affichage du focus peaking de façon à permettre la mise au point manuelle en visée directe. À la différence du X100T, le X100F propose de plus deux niveaux de zoom : 2,5x et 6x.

Attention cependant, les limites du cadre affichées par le viseur optique ne représentent pas la totalité du champ photographié et l'opération de cadrage peut donc se révéler quelque peu approximative. Les amateurs de visée optique directe défendront donc le confort qu'elle octroie, tandis que les aficionados de la visée électronique préféreront très certainement sa précision. Après tout, peu importe... puisque l'appareil de Fujifilm nous offre le choix.

L'écran arrière de l'appareil Fujifilm conserve quant à lui les caractéristiques de son prédécesseur : d'une diagonale de 3" (7,6  cm env.) et d'une définition de 1 040 000 points, il est malheureusement toujours fixe et dénué de fonctionnalités tactiles.

Test Fujifilm X100F prise en main

Alimentation, stockage et connectique

Le X100F marquant le passage de la gamme de compacts experts Fujifilm à un nouveau capteur et un nouveau processeur, la capacité de sa batterie — désormais la même que les X-Pro2, X-T2 et X-T20 — se fait également plus conséquente. Fujifilm annonce ainsi une autonomie de 390 prises de vues par charge lors de l'utilisation du viseur optique et de 270 déclenchements lorsque le viseur électronique est utilisé. Dans la pratique, ces estimations nous ont semblé correspondre à notre utilisation de l'appareil.

Un seul et unique emplacement SD est présent sur le X100F. Celui-ci est compatible avec les cartes SD/SDHX/SDXC et avec la norme de transfert UHS-I. Nous regrettons le fait qu'il se situe en dessous de l'appareil, ce qui en limite l'accès lorsque l'on utilise un trépied.

Test Fujifilm X100F prise en main

Tout comme le Fujifilm X-T20, le X100T se révèle extrêmement classique en ce qui concerne la connectique proposée. On trouve ainsi sur la tranche de l'appareil un port HDMI avec une entrée micro-jack 2,5 mm (rappelons que le 3,5 mm est le format le plus standard), un port HDMI et un port micro-USB autorisant la recharge de la batterie. La puce Wi-Fi apporte la compatibilité avec l'application Fujifilm Camera Remote et le logiciel PC Autosave.

Test Fujifilm X100F prise en main

Performances
Réactivité et autofocus

Fujifilm X100F Performances
Mise sous tension 0,71 seconde
Rafale JPEG 7,1 images par seconde
Rafale RAW 7,1 images par seconde
Rafale JPEG+RAW 7 images par seconde
Autofocus 0,22 seconde
Autofocus en basse lumière 0,59 seconde
Suivi autofocus 50 % d'images nettes

Avec un temps de mise sous tension de 0,71 seconde en moyenne, le Fujifilm X100F se montre plutôt réactif à l'allumage. En ce qui concerne la cadence d'images en rafale, la promesse de 8 images par seconde faite par Fujifilm est presque atteinte : en JPEG, en RAW ou JPEG+RAW, nous avons constaté une cadence de 7 images par seconde.

Si le X100F n'est toujours pas un foudre de guerre, la rapidité de son autofocus a été améliorée par rapport aux appareils de précédentes générations de X100... du moins lorsque les conditions lumineuses sont optimales. En basse lumière, rien n'a changé. Concernant le suivi d'un sujet marchant de front et à vitesse normale, nos tests nous ont permis de constater des résultats relativement classiques, avec 50 % d'images nettes.

Qualité d'image

Gestion du bruit électronique

Le Fujifilm X100F troque le capteur de 16 Mpx qui équipait les deux précédentes générations de la gamme pour s'équiper d'un capteur APS-C (23,6 x 15,6 mm) X-Trans III de 24 Mpx. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 3,9 µm. La plage de sensibilité s'étend de 200 à 12 800 ISO en standard, mais peut être poussée de 100 à 51 200 ISO.

Tailles relatives des différents formats de capteurs.

Le bruit électronique est très bien géré entre 100 et 400 ISO. Si la sensibilité de 800 ISO laisse apparaître une faible quantité de bruit électronique lorsque l'image est observée à 100 %, la granulation est toujours bien maîtrisée et la restitution des détails, encore précise. Les défauts liée à la montée en sensibilité sont plus perceptibles à 1 600 et 3 200 ISO, mais les images restent agréables à l'œil grâce une très faible présence de bruit chromatique. Bien que les plus fins détails soient lissés et que la dynamique baisse quelque peu à 6 400 ISO, les images obtenues restent parfaitement exploitables.

Un cap est franchi à 12 800 ISO avec un moutonnement bien présent et une perte plus prononcée des informations colorimétrique. L'utilisation des images obtenues est cependant tout à fait possible pour peu que l'exposition à la prise de vue soit juste et qu'aucun recadrage d'envergure ne soit nécessaire en postproduction. Si les sensibilités extrêmes de 25 600 et 51 200 ISO ont le mérite d'exister, elles semblent réservées à des utilisations bien plus anecdotiques ; en sus d'un bruit électronique bien présent, la retranscription des couleurs et des détails rend l'exploitation des images bien plus compliquée.

RAW VS JPEG

Nous avons comparé le traitement JPEG interne du boîtier avec les algorithmes de Lightroom CC 2017 pour les sensibilités 3 200 et 6 400 ISO. Les réglages sont paramétrés par défaut.

Les images développées à l'aide de Lightroom présentent une meilleure retranscription des détails, ainsi qu'un niveau de bruit électronique plus élevé que les fichiers JPEG directement issus du X100F. Les photographes à la recherche d'un rendu relativement doux devront donc privilégier la capture de photographies au format JPEG ou jouer du curseur de réduction du bruit électronique lors de la phase de retouche.

Fujifilm X100F - 3200 ISO (LR)Fujifilm X100F - 3200 ISO (JPEG)
Fujifilm X100F - 6400 ISO (LR)Fujifilm X100F - 6400 ISO (JPEG)

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec Adobe Lightroom afin d'obtenir une exposition similaire.

Le capteur du Fujifilm X100F se montre à l'aise avec les images surexposées, puisqu'il est possible de récupérer des détails jusqu'à +2,6 IL. La surexposition de +3 IL semble cependant constituer une limite à ne pas franchir.

Test Fujifilm X100F latitude d'exposition surexpostion

Concernant la sous-exposition, le bruit numérique nous semble bien contenu jusqu'à -3 IL. La dégradation de l'image se fait cependant plus sentir à -4 IL pour devenir véritablement gênante à -5 IL.

Test Fujifilm X100F latitude d'exposition sous-expostion

Optique Fujinon 23 mm f/2

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11, par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition et de la taille du capteur de votre appareil. Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Si le capteur APS-C de la série X100 est passé de 16 à 24 Mpx de la précédente à la présente génération d'appareils, l'optique 23 mm (octroyant le même angle de champ qu'un 35 mm monté sur un boîtier 24x36) est quant à elle restée peu ou prou la même depuis maintenant 6 ans. Nous avons donc affaire à un diaphragme à 9 lamelles et à une formule optique composée de 8 lentilles (dont 1 lentille asphérique moulée) réparties en 6 groupes.

Lors de nos tests en laboratoire, nous avons relevé un fort manque de piqué aux plus grandes ouvertures. C'est donc entre f/4 et f/8 que ce 23 mm donne le meilleur de lui-même, bien que l'on note tout de même un certain manque d'homogénéité entre le centre et les bords de l'image. Les amateurs d'images "croustillantes" pourraient être un peu déçus.

Test Fujifilm X100F optique Fujinon 23 mm f/2 ImatestTest réalisé avec Imatest.

Notre scène test.

Mode vidéo

Avec un mode vidéo ne dépassant pas le Full HD et la cadence maximale de 60 images par seconde, il semble évident que le X100F n'est pas un boîtier taillé pour la captation d'images animées. Il vous sera donc simplement possible de filmer en Full HD (1 920 x 1 080 px) ou en HD (1 280 x 720 px) aux cadences de 60, 50, 30, 25 et 24 i/s. Précisons de plus que l'appareil de Fujifilm est dépourvu de tout système de stabilisation.

Les images capturées se montrent cependant relativement précises dans la retranscription des détails, malgré un moirage assez marqué, et les effets de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors de mouvements rapides) sont peu présents. Si l'autofocus fait son office, il se montre quant à lui peu fluide.

Test Fujifilm X100F mode vidéoCapture d'écran du mode vidéo 1 080p 25 i/s.

Test Fujifilm X100F mode vidéoCapture d'écran du mode vidéo 1 080p 25 i/s (extrait à 100 %).

Galerie terrain
Exemples de photos

Verdict

Test Fujifilm X100F

En tant qu'appareil compact à grand capteur, le X100F fait partie d'une espèce rare mais particulièrement prisée des photographes experts. Fujfilm a d'ailleurs équipé son boîtier d'une myriade d'attentions à leur égard : ergonomie faisant la part belle aux commandes physiques, design rétro merveilleusement réussi, déclenchement silencieux et synchro flash jusqu'à 1/4 000 s grâce à l'intégration d'un obturateur central, un obturateur électronique atteignant 1/32 000 s, l'intégration d'un filtre à densité neutre ND8, etc. Le X100F est un appareil qui préfère déployer des fonctionnalités disposant d'une réelle utilité sur le terrain plus qu'accumuler les technologies récentes pour le plaisir de disposer d'une fiche technique bien remplie.

Cerise sur le gâteau : le viseur hybride dont s'équipe le boîtier parvient à lier à merveille la visée optique directe — délaissée par la quasi-totalité des constructeurs du marché — et la visée électronique. Certes, le viseur optique du X100F donne lieu à quelques imprécisions en ce qui concerne le cadrage et ne permet pas d'atteindre le confort de prise de vue d'un Leica M10, mais l'utilisateur pourra basculer d'un mode de visée à l'autre suivant ses préférences et les conditions de prise de vue en vigueur.

La famille X100 se bonifie de plus avec le temps. La réactivité de cette dernière itération a ainsi été revue à la hausse, tout comme la définition du capteur. Avec une bonne dynamique et une montée en sensibilité exemplaire, ce dernier se montre performant dans la plupart des situations. À tel point que l'optique Fujinon qui équipe la gamme de compacts experts depuis 2011 semble désormais à la traîne. Rien de grave pour qui apprécie les images au rendu relativement doux, mais le prix élevé de l'appareil (1 399 € euros à sa sortie) aurait certainement paru plus justifié avec une révision en bonne et due forme de sa partie optique.

Ajoutons à cela quelques remarques concernant les défauts que les boîtiers X100 présentent depuis leur origine. Bien que l'ergonomie du X100F soit bien pensée, son confort de prise en main souffre par exemple de sa poignée trop peu prononcée et de la texture peu adhérente de son revêtement en similicuir. Un certain manque de modernité est également à noter dans les limitations du mode vidéo, l'absence de stabilisation ou d'un écran tactile et orientable. Si ces défauts ne gâchent pas la fête, il convient de les garder en tête au moment de l'achat d'un boîtier à la fois onéreux et spécialisé.

Notez d'ailleurs que cet appareil n'est pas adapté à toutes les pratiques photographiques. Son caractère compact, sa focale fixe de 35 mm (équivalent 24x36) et son viseur hybride en font un outil parfaitement étudié pour la photo de rue ou certains types de reportages. Il constituera cependant un choix étrange pour qui ne possède pas déjà un boîtier plus classique et souhaite s'adonner à des plaisirs photographiques variés (paysage, architecture, portrait, etc.). En somme, il remplit très bien sa fonction de compact expert et fera un très bon compagnon de poche comme boîtier secondaire.

+
  • Bonne qualité d'image jusqu'à 6400 ISO (images exploitables jusqu'à 12800 ISO)
  • Système de visée hybride (optique et électronique)
  • Compacité et faible poids
  • Design soigné
  • Ergonomie réussie
  • Obturateur central (déclenchement silencieux et synchro flash jusqu'à 1/4000 s)
  • Obturateur électronique jusqu'à 1/32000 s
  • Filtre à densité neutre ND8 intégré
  • Bonne réactivité
  • Recharge possible par port USB
  • Manque de piqué de l'optique jusqu'à f/4
  • Manque de précision du viseur optique
  • Mode vidéo limité
  • Pas de stabilisation optique ou mécanique
  • Pas d'écran tactile et orientable
  • Poignée trop peu prononcée et revêtement en simili cuir un peu glissant
  • Emplacement pour batterie et carte SD sous le boîtier (peu pratique avec un trépied)
  • Norme UHS-II non prise en compte
  • Boîtier non tropicalisé
  • Format RAW (RAF) propriétaire
En résumé

Si l'aspect du X100F lui confère un charme rétro indéniable, les ingénieurs de Fujifilm ont à nouveau trouvé le juste compromis entre classicisme et modernité. Bien que nous aurions aimé le voir se parer d'une optique plus performante, les améliorations apportées à cette nouvelle itération de la famille X100 (capteur de 24 Mpx, meilleure réactivité et ergonomie mieux pensée) en font, une fois de plus, l'un des meilleurs choix possible dans la catégorie des compacts experts.

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Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications 

Les prix
Fujifilm X100F
Fnac.com marketplace 748,00 €
Fnac.com marketplace 764,00 € Voir l'offre
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Priceminister 1143,91 € Voir l'offre
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