Format- AVCHD (MPEG-4/H.264)
Support- Mémoire interne de 64 Go
Capteur- CMOS 1/2,9 pouce (6,3 mm)
Optique- Sony G Lens (f/1,8 - 3,4)
Zoom- 10x (29,8 - 298 mm en 24x36)
Enregistrements- 1920x1080/50i (24 Mbps, 17 Mbps, 9 Mbps)
Micro intégré- Stéréo
Connectique- Mini-HDMI, USB 2, Composante, Composite, micro, casque.
Dimensions- 85 x 74 x 244 mm avec batterie
Poids- 440 g

Caractéristiques

Sony HXR-MC50 test review

Sorti en mai 2010, le HXR-MC50 est le modèle d'entrée de gamme professionnel chez Sony. Vendu entre 1600 et 1800 euros TTC, la marque l'a positionné comme un caméscope de "repérage" pour réaliser des prises de vues discrètes tout en bénéficiant d'une qualité d'image FullHD de très bonne facture.

En terme d'architecture, le MC50 possède un seul capteur CMOS d'1/2,9 pouce et une optique Sony G Lens renfermant un zoom 10x. Celui-ci démarre sur une focale de 29,8 mm en équivalent 24x36 soit un grand-angle. L'enregistrement s'effectue sur une mémoire flash interne de 64 Go au format AVCHD en 1920x1080 pixels en balayage entrelacé 50i sur un échantillonnage 4:2:0. Cette capacité permet d'enregistrer jusqu'à 6 heures en HD sachant que le MC50 accepte également les Memory Stick Duo / Memory Stick PRO Duo / Memory Stick PRO-HG Duo et les cartes SD/SDHC (non fournies).

La stabilisation est optique et dispose d'une technologie dite "active" qui procure à l'image une excellente fluidité même en marchant.

L'ergonomie est plutôt confortable grâce à un écran LCD d'une surface exceptionnelle de 8,9 cm et d'une définition record de 921 600 pixels.

Toutes ces caractéristiques sont celles d'un caméscope grand public. Et pour cause, le MC50 est un dérivé "pro" de la version HDR-CX550 (1100 euros) sortie quelques mois plus tôt sur le marché des particuliers.

En terme de connectique, le MC50 comporte une entrée micro mini-jack 3.5 mm, une sortie mini-HDMI, une prise USB 2, une sortie Composante, et une prise casque. En prime, il est aussi équipé d'un micro externe à directivité canon (ECM-CG1) qui se fixe dans une pince elle-même branchée sur la griffe porte-accessoires. Chose étonnante : le MC50 est le premier caméscope orphelin de prises XLR en gamme professionnelle. Le micro externe est donc mini-jack.

L'objectif est surmonté d'un petit pare-soleil et l'on bénéficie d'une batterie longue durée (NP-FV70) de 110 minutes.

On trouve aussi quelques fonctions avancées comme le ralenti « Smooth Slow Record » qui permet d'augmenter la cadence de 50 à 200 images par seconde, offrant ainsi la possibilité de capturer 3 secondes d'action rapide, et de relire le clip au ralenti en 12 secondes. Cette fonction est idéale pour l'analyse d'un swing au golf, ou pour l'enregistrement de documentaires d'histoire naturelle.

Le MC50 dispose aussi d'un récepteur GPS intégré avec des plans NAVTEQ qui "géo-marque" vos clips. Ces métadonnées peuvent ensuite être consultées via la fonction « Map index » du caméscope, ou être téléchargées sur un PC et visionnées grâce au logiciel PMB (Picture Motion Browser) fourni. En outre, le récepteur procède à l'ajustement automatique de l'horloge du caméscope en fonction du fuseau horaire dans lequel est utilisé le caméscope.

Enfin, en tant que caméscope professionnel de la gamme HXR, le MC50 bénéficie d'une garantie "prime support" de deux ans (réparation garantie sous 5 jours) et d'une hotline technique pro. Ilo est vendu

Sur le terrain

Sony HXR-MC50 test review

Prise en main

Nous avons testé le MC50 lors d'un reportage au salon du Mariage organisé à Paris début septembre. L'objectif était de réaliser le clip d'un défilé de robes de mariées. Nous étions assis dans la tribune juste en face de la scène dans une salle de 300 personnes à l'intérieur d'un hall. Une musique accompagnait le défilé.

Le MC50 s'est montré apte au service. Petit, discret et léger, il se fond dans la masse avec sa couleur noire et n'attire pas l'attention des visages. Un plus pour le naturel de l'image. Sa légèreté (400g) associée à la performance du stabilisateur d'image "active" nous a dispensé d'un trépied. Nous avons pu filmer quasiment non-stop durant tout le défilé qui durait tout de même 30 minutes sans nous fatiguer le poignet. Un confort que n'offrent pas tous les caméscopes de poing, loin s'en faut. Au final, vous noterez que la vidéo est très stable bien que les sujets soient sans cesse en mouvement.

Un point négatif tout de même. Par souci de discrétion, nous avons préféré filmer au viseur plutôt qu'à l'écran qui est très large et visible par toutes les personnes autour. Or le viseur possède un orifice très étroit qui rend pénible la prise de vues. Dommage que Sony ne l'ait pas amélioré sur cette version pro. L'écran est toutefois d'une qualité remarquable. D'une taille de 3,5 pouces (8,9 cm) pour une résolution de 921 600 pixels, il bénéficie d’un affichage de très bonne facture (contraste et luminosité).

Fonctions avancées

L'autofocus est très réactif grâce à un algorithme de mise au point optimisé (Quick AF) qui réagit au quart de tour. Même en faible éclairage, il ne pompe pas ce qui fait du MC50 un caméscope idéal pour le tournage à vif. Nous avons filmé sans cesse en automatique et malgré les variations permanentes de focale, l'image restait toujours nette. Idem pour la balance des blancs qui trouve rapidement ses marques en mode iAuto dans un environnement où l'éclairage est pourtant variable. Le caméscope sélectionne automatiquement le mode d'exposition adapté à la scène filmée (portrait, détection des sourires, contre-jour,

paysage, nuit, haute sensibilité, Baby Mode, Macro, trépied et basse lumière).

En zone sombre, le MC50 s'en sort d'ailleurs très bien. Le capteur CMOS à technologie Exmor est désormais éprouvé dans des conditions de faible éclairage et parvient à produire une image quasiment exempte de bruit.

Un mot sur la fonction « Smooth Slow Record ». Elle permet au caméscope de filmer des séquences au ralenti sur une cadence de 50 à 200 images par seconde. Cette fonction est destinée à la captation d'un mouvement rapide (swing au golf, cheval au galop). Mais cette fonction pose de sérieuses limitations : la durée est limitée à 3 secondes, le son est coupé et la définition de l'image est sérieusement diminuée pour des raisons de bande passante (l'AVCHD ne peut encaisser 200 images/sec en FullHD).

Dans le même registre, la fonction « Golf Shot » permet de capturer quelques secondes de mouvement

en une séquence de 22 images fixes. Elles peuvent ensuite être consultées/imprimées individuellement

ou en tant qu’image composite. Cette fonction déjà présente dans le Sony CX550 a un certain succès auprès des professeurs de sport et entraîneurs qui peuvent illustrer leur aux élèves image à l'appui.

Le mode Golf Shot Sony HXR-MC50 test review

Qualité d'image

Le MC50 filme en 1920x1080 pixels en balayage entrelacé 50i. Il ne dispose pas de mode progressif. En tout état de cause, l'image est de très bonne facture en extérieur comme en intérieur. La vidéo est encodée en format compressé AVCHD/H.264 sur un débit de 24 Mbps soit le maximum possible. On peut bien sûr abaisser ce débit à 17 ou 9 Mbps pour rentabiliser le mémoire flash de 64 Go mais au prix d'une déclinaison de la qualité d'image.

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Ci-dessous, la mire filmée en studio avec le HXR-MC50. Basé sur un mono-capteur CMOS d'1/2,8 pouce, le piqué équivaut à celui d'un caméscope grand public. Certains caméscopes comme le Panasonic TM700 (1000 euros) font d'ailleurs mieux.
Sony HXR-MC50 test review

En faible lumière, le MC50 (objectif à f/1,8 - 3,4) affiche un excellent résultat. Ici notre "Barbie" de studio filmée sous un éclairement de 3 lux est exempt de bruit et son visage reste perceptible.
Sony HXR-MC50 test review

Qualité audio

C'est le point décevant du MC50. Pour la première fois, la division professionnelle de Sony commercialise un modèle dépourvu de connexions audio XLR. Incompréhensible ! Si l'objectif était d'alléger le boîtier (et la facture), c'est raté. Un professionnel préfère de loin aligner quelques centaines d'euros supplémentaires pour brancher ses micros cravates et main en XLR que se contenter d'une seule prise mini-jack 3.5 mm disponible sur n'importe quel caméscope grand public. Certes, la prise XLR n'apporte pas un meilleur son que la prise mini-jack mais une sécurité (verrouillage) et une robustesse (3 fiches) indispensables.

Sony a voulu compenser ce défaut par la présence d'un micro externe ECM-CG1 déjà disponible en option. Il s'agit d'un micro stéréo à directivité canon doté d'un câble mini-jack et qui se fixe dans la pince. Celle-ci dispose d'un pied avec une membrane isolante qui s'installe dans la griffe porte-accessoires. Le micro est ainsi alimenté par le caméscope lui-même.

Enfin, le MC50 intègre un micro commutable soit en Stéréo soit en Surround 5.1. Dans ce dernier le micro capte le son à l'aide de 4 canaux qui est ensuite converti en son 5.1 et enregistré au format Dolby Digital AC3 en 48 kHz. Cette technologie Dolby préinstallée permet d'enregistrer directement sur la mémoire un son Surround 5.1. Ce n'est pas nouveau chez Sony mais toujours bon à signaler pour ceux qui possèdent une installation adéquate chez eux.

Sony HXR-MC50 test review

Le HXR-MC50 dispose du câblage standard "grand public" :

  • un câble de sortie A/V Composite à fiche RCA

  • un câble de sortie Composante

  • un câble USB

  • Un bloc d'alimentation secteur

Il y a bien une sortie mini-HDMI mais pas de câble.

Post-production

La récupération des clips s'effectue en branchant le caméscope par câble USB sur PC ou Mac. Le MC50 est alors reconnu comme un simple disque dur externe où vos rushes sont stockés dans une cascade de dossiers (BPMD/STREAM).

Les fichiers AVCHD portent l'extension .MTS que vous importez directement en les copiant sur votre ordinateur.

Pour le montage, l'AVCHD n'est pas le format le plus simple à manipuler. Son codec MPEG-4 nécessite une puissance importante qui ralentit votre ordinateur au montage. La simple lecture d'un clip fait "ramer" le processeur et occasionne des saccades sur certaines configurations. Du coup, la plupart des monteurs préfèrent convertir les fichiers dans un format plus souple comme du HDV (Mpeg-2). Les monteurs sur Final Cut sont même obligés de le faire via un plug-in puisque le logiciel d'Apple ne gère pas l'AVCHD en natif.

Voici un clip tourné avec le Sony MC50, monté sur Vegas Pro 9, puis exporté en 720p sur vimeo.com. Elle illustre l'ensemble de notre test.

Verdict

Sony HXR-MC50 test review

Techniquement, le MC50 est très proche (voir trop) de son homologue grand-public HDR-CX550. On retrouve la même optique, le même capteur et la même ergonomie y compris la molette de réglage manuelle du focus que l'on aurait préféré voir remplacée par une vraie bague d'objectif comme sur le précédent HVR-A1.

Du coup, le MC50 se distingue principalement par sa garantie "prime support" de deux ans (réparation garantie sous 5 jours) et d'une hotline technique pro. Le micro externe et le pare-soleil jouant plutôt un rôle "d'apparat".

Ce nivellement vers le bas de la gamme professionnelle NXCAM est un peu dommage. Sony aurait très bien pu proposer un petit NXCAM avec bloc XLR et bague d'objectif quitte à le vendre 400 euros de plus. Avec ses 64 Go de mémoire et son slot à carte mémoire, il aurait été un concurrent valable du JVC GY-HM100 et du Panasonic AG-HMC41. Quand aux cinéastes en herbe ils risquent fort de s'orienter vers le nouveau Sony NEX-VG10 dont l'optique à monture E (18-200 mm) dotée d'une faible profondeur de champ et l'une entrée micro ont tout pour snober le MC50.

On espère que le prochain caméscope Sony retrouvera ses fondamentaux 'pros".

+
  • Rapidité de l'autofocus
  • Boîtier léger et compact
  • Bonne sensibilité
  • Grand-angle 29,8 mm
  • Batterie longue durée
  • Pas de prise XLR
  • Pas de bague d'objectif
  • Viseur très étroit
Les prix
Sony HXR-MC50
HXR-MC50
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