C'est à l'IFA 2017 que Sony a surpris tout le monde en présentant la RX0, une petite caméra parallélépipédique résistante, facilement accessoirisable et capable d'une captation en UHD sur un enregistreur externe. À mi-chemin entre la caméra d'action (action cam) et la caméra de studio/cinéma, la RX0 peut-elle trouver sa place ?

Capteur1 pouce Exmor RS CMOS Stacked 15,3 Mpx
OptiqueZeiss Tessar T* 24 mm f/4
SupportmicroSD / microSDXC / MicroSDHC
EnregistrementsHDTV 1080 / XAVC S / AVCHD / MP4. UHD via la sortie HDMI uniquement
Micro intégréoui
ConnectiqueMicro-USB, HDMI, prise microphone, Wi-Fin Bluetooth 4.1
Dimensions59 x 40,5 x 29,8 mm
Poids110 g

Présentation et prise en main
Premiers contacts

test sony RX0 reviewSony RX0.

Caméra d'action, mini caméra de cinéma, appareil photo de poche… Qu'est donc la RX0 de Sony ? Il n'est pas simple de répondre à cette question et nous définirons dans un premier temps la RX0 de module photo/vidéo polyvalent ou à tout faire.

Du solide. Oui, mais…

Au premier abord, la Sony RX0 inspire vraiment confiance malgré ses 107 g sur la balance (la caméra est plus légère que la GoPro Hero 6 ou la Sony FDR-X3000). L'ensemble de la caméra semble bien construit et plutôt solide, à l'exception notable du cache des différents connecteurs. Ce dernier est également solide, mais il n'est rattaché à la caméra que par un petit fil en plastique. La raison est simple : il faut pouvoir l'enlever fissa pour installer facilement la caméra dans une configuration avancée avec, par exemple, une batterie externe et un écran de contrôle branché sur la sortie HDMI. L'idée est plutôt intéressante, mais le risque de perdre ce cache, et donc l'étanchéité qui va de pair, est également très importante. Sony devra sans doute faire un bon stock de pièces détachées pour répondre à la demande.

Si vous avez besoin de davantage de résistance, sachez qu'il existe un superbe – et onéreux – caisson étanche pour la Sony RX0, répondant au doux nom de MPK-HSR1 et disponible pour environ 1 000 €. Vous trouverez également une cage vidéo (VCT-CGR1) pour environ 300 € afin d'accessoiriser facilement la caméra.

Prise en main : c'est très petit…

Comme toutes les actions cams, l'ergonomie est un point important et souvent critique, car les boîtiers sont très compacts. Mécaniques, les commandes de la RX0 sont très petites, tout comme l'est l'écran. Manipuler les six éléments de navigation (quatre flèches, un bouton menu et un autre de validation) n'est donc pas très aisé, encore moins avec des gants. Vous gagnerez un temps précieux et beaucoup de confort en configurant la RX0 à partir de l'application PlayMemories Mobile. Les menus sont plus aisément lisibles et le retour vidéo bien plus confortable. Toutefois, il n'est pas possible d'accéder à tous les menus de la caméra, notamment les paramètres avancés. Bref, un passage par les petites commandes est finalement incontournable.

Sur le dessus de la caméra, vous trouverez deux boutons : un pour la mise sous tension, l'autre pour déclencher que l'on soit en mode photo ou vidéo. Il manque une troisième commande pour, selon la situation, enclencher rapidement l'enregistrement vidéo ou capturer une photo. Le bouton de mise sous tension est quant à lui un peu trop sensible à notre goût et nous avons régulièrement retrouvé la caméra en marche dans notre sac photo. L'autonomie de la RX0 n'étant pas très importante, cette sensibilité exacerbée peut rapidement devenir problématique.

Menus complets

Contrairement à la plupart des caméras d'action qui n'ont finalement que peu d'options, la RX0 reprend une bonne partie des menus des compacts experts de la série RX. Vous disposez ici de nombreuses options aussi bien en photo qu'en vidéo. Les possesseurs d'appareils Sony seront donc déjà en terrain connu et pourront rapidement prendre la main sur la petite caméra.

Connectique : presque tout

Les ingénieurs de Sony ont réussi un véritable tour de force en intégrant dans la minuscule RX0 la même connectique qu'un compact classique, et même plus. Vous trouverez un connecteur micro-USB 2.0, une entrée micro stéréo 3,5 mm et naturellement une sortie HDMI Type D (micro) sans compression. Si la RX0 est limitée au HDTV 1080 sur carte, la sortie HDMI non compressée permet d'enregistrer un flux vidéo UHD (3 840x 2 160 px) dans un format plus facile à monter comme le ProRes ou DnxHD en 4:2:2 10 bits.

La petite caméra est également équipée d'une puce Wi-Fi et Bluetooth 4.1 pour assurer un appairage rapide et simple avec un smartphone ou une tablette. Un manque ? Oui, une sortie casque pour vraiment faire de la RX0 un outil autonome.

Multi-caméra : essentiel

Si la RX0 peut faire office de caméra d'action, sans stabilisation et à presque 800 €, elle se destine également à des productions plus haut de gamme dans plusieurs configurations. Comme nous l'avons abordé dans une précédente publication, la RX0 prend tout son sens en multi-caméra. Toute petite et légère, elle peut se positionner partout et c'est peut-être en étant synchronisées que les RX0 prennent une vraie valeur pour réaliser des bullet time ou des rigs de réalité virtuelle.

Depuis la mise à jour de la caméra en version 2.0 du firmware, il est désormais possible de piloter via une connexion Wi-Fi jusqu'à 50 caméras, ce qui laisse une bonne marge. Si vos besoins vont au-delà, il faudra alors passer par un adaptateur CCB-WD1 qui permet de relier jusqu'à 100 RX0 à des routeurs Ethernet.

Module CCB-WD1 pour Sony RX0Le contrôleur CCB-WD1 est disponible à 750 € tout de même…

Batterie

La RX0 est alimentée par une batterie Li-Ion NP-BJ1 de 2,6 Wh qui autorise environ 35 min de vidéo et 240 photos selon la norme CIPA. Lors de nos tests, nous avons mêlé photos et vidéos et l'autonomie est assez limitée.

Réactivité

La RX0 n'est pas le boîtier le plus rapide chez Sony, notamment pour la mise sous tension où il faut patienter plus de 2 s avant de pouvoir déclencher. La mise au point est honorable sans plus, mais le petit module photo/vidéo reste vaillant en basses lumières.

OPÉRATION TEMPS
Mise sous tension 2,7 s
Latence au déclenchement (après mise au point) 0,03 s
AF entre l'infini et 1,5 m / 250 lux (optique) /
AF entre l'infini et 1,5 m / 250 lux (écran) 0,5 s
AF entre l'infini et 1,5 m / 3 lux (optique) /
AF entre l'infini et 1,5 m / 3 lux (écran) 0,7 s

Fonctionnalités

Mode rafale

L'un des points intéressants de la RX0 est son mode rafale à 16 i/s qui permet de décortiquer un mouvement. Attention, cette rafale est atteinte uniquement avec une mise au point fixée sur la première image. Pour avoir un suivi autofocus sur toute la durée de l'action, il faut passer dans un autre mode dans lequel la rafale “tombe” à 5,5 i/s.

Contrôle à distance

Avec une puce Wi-Fi, il est possible via l'app Play Memories Mobile, de piloter la caméra à distance. L'interface est assez classique et permet de régler quelques paramètres de prise de vue. Sony – et les autres constructeurs – devraient vraiment pousser le développement de leurs applications pour donner aux utilisateurs autant de possibilités que s'ils avaient la caméra en main. Il n'est toujours pas possible, par exemple, d'accéder à tous les menus de la RX0 à distance. C'est un point pourtant crucial pour les opérateurs professionnels, notamment.

De manière assez étonnante et même après une mise à jour du firmware en version 2.0, nous n'avons pas réussi à piloter la caméra à partir d'un ordinateur avec le logiciel maison Imaging Edge.

En mode photo et avec les émetteurs/récepteurs radio maison (et un câble de liaison), il est possible de déclencher la RX0 à partir d'un hybride et ainsi multiplier les angles de prise de vue.

Qualité des photos
Pas de déformation optique

Optique

La petite caméra RX0 ne possède pas de diaphragme variable et il faudra donc se contenter d'une ouverture fixe à f/4. La qualité des images délivrées par la petite caméra est plutôt de bon aloi avec une bonne précision. La RX0 rivalise sans honte avec un Olympus OM-D E-M10 Mark III équipé du zoom standard 14-42 mm f/3,5-5,6. La RX0 manque toutefois d'un peu d'homogénéité sur les bords. Rien de dramatique pour autant…

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L'image présente peu de distorsion en photo et en vidéo, ce qui sera très apprécié par les vidéastes habitués aux déformations importantes des caméras d'action comme les GoPro. Attention, il s'agit d'une correction logicielle qui est appliquée automatiquement à la création du JPEG et à l'écran. En effet, les fichiers bruts .ARW présentent bien des déformations. En RAW, c'est une plus large partie de la scène cadrée qui est enregistrée afin de pouvoir corriger les déformations.

Sony RX0 test reviewLes fichiers RAW de la RX0 montrent les déformations de l'optique par rapport à l'image JPEG présentée ci-dessus.

Vous noterez toutefois quelques problèmes de moirage sur certaines zones de notre scène test, et notamment sur les plus fins détails des billets de banque.

Nous avons également noté pas mal de phénomène de flare et d'éblouissement sur les clichés.

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Gestion du bruit électronique

Les JPEG

Si c'est bien un capteur de type 1” qui est installé dans la caméra, ce n'est qu'une portion de celui-ci qui est utilisée pour réaliser les photos et filmer. Nous connaissons assez bien le capteur 1” de 20 Mpx qui équipe déjà de nombreux appareils photo et caméscopes. Il faut bien avouer que les images de la RX0 sont assez proches de celles délivrées par le RX100 Mark V.

Si les images sont peu traitées à 200 et 400 ISO, le lissage devient très visible à partir de 800 ISO et les fins détails de notre scène test sont gommés à partir de 1 600 ISO.

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Comme d'habitude, vous pouvez télécharger les fichiers JPEG/RAW en pleine définition à l'aide de notre galerie présentée ci-dessous.

Le problème est que la RX0 intègre une focale fixe qui dispose aussi d'une ouverture fixe à f/4. Impossible d'ouvrir plus et d'ouvrir moins. En basses lumières, la sensibilité automatique a donc rapidement tendance à grimper dans les tours.

RAW vs JPEG

Avec la RX0 et en mode photo, il sera préférable de travailler les fichiers bruts pour en extraire tout le potentiel et jouer plus finement entre la préservation des détails et le moutonnement.

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Latitude de travail

Avec un temps d'exposition limité au 1/4 s, il n'a pas été évident de tester la latitude de travail de la RX0 avec notre protocole de test. Nous avons donc réalisé quelques corrections d'exposition sur certains fichiers RAW créés lors de nos tests sur le terrain et les résultats sont plutôt corrects.

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Galerie d'images
On sort enfin du labo !

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Qualité des vidéos

Si le mode photo de la RX0 est intéressant, c'est sans doute en vidéo que la petite caméra sera le plus utilisée. Malheureusement, ne disposant pas à la rédaction d'un enregistreur externe, la RX0 ne sera testée qu'en mode HDTV 1080.

L'ouverture fixe f/4 pourrait sembler complexe à utiliser. S'il est possible de mettre à profit des filtres ND pour compenser l'ouverture fixe, vous pouvez également utiliser l'obturateur électronique qui est capable de “grimper” jusqu'au 1/16 000 s. Il est alors possible d'observer parfois des phénomènes de scintillement, mais il faut bien avouer qu'avec les vidéos que nous avons pu produire, le phénomène n'a pas été visible. Ces obturations rapides sont d'autant plus appréciables qu'en S-Log2, la sensibilité native est de 1 600 ISO…

Formats

Si la RX0 filme en UHD (3 840 x 2 160 px), l'enregistrement se fait uniquement via la sortie HDMI à l'aide d'un enregistreur externe. Sur carte, la RX0 est limitée à la définition HDTV 1080.

Formats en PAL
→ XAVC-S (H.264) : HDTV 1080 100p (50 Mbps), 50p (50 Mbps) et 25p (50 Mbps)
→ AVCHD (H.264) : HDTV 1080 50i (24, 17 Mbps) / 50p (28 Mbps) / 25p (24, 17 Mbps)
→ MP4 (H.264) : 1 920 x 1 080 50p (28 Mbps), 25p (16 Mbps) et 720p 30 i/s (6 Mbps)

Formats NTSC
→ XAVC-S (H.264) : HDTV 1080 120p (50 Mbps), 60/30p (50 Mbps) et 24p (50 Mbps)
→ AVCHD : HDTV 1080 60i (24, 17 Mbps) / 60p (28 Mbps) / 24p (24, 17 Mbps)
→ MP4 : 1 920 x 1 080: 60p (28 Mbps), 30p (16 Mbps) et 720p 30 i/s (6 Mbps)

Précision

Les vidéos produites par la RX0 sont de très bonne facture avec un bon niveau de précision, notamment si l'on compare la RX0 à quelques concurrents, par exemple le Canon G1 X Mark III. Il est probable que la RX0 réalise une conversion du flux UHD vers HDTV 1080 pour l'écriture sur carte, ce qui explique ce bon niveau de piqué.
La petite caméra de Sony se fait toutefois détrôner par le G9 de Panasonic (équipé d'un 12-60 mm Leica), certes plus onéreux. Vous noterez, comme en photo, la présence non négligeable de moirage sur notre scène test.

sony-rx0-1080-extrait-nearcanon-g1x-mark-III-1080-detail
sony-rx0-1080-extrait-nearpanasonic-g9-1080-extrait

Gestion du bruit électronique

Le bruit électronique est assez bien géré jusqu'à 800 ISO, mais au-delà le fourmillement est bien visible sur les vidéos comme vous pouvez le constater sur les vidéos présentées ci-dessous.

S-Log2

Le problème du fourmillement à 1 600 ISO et que précisément il s'agit de la sensibilité native en S-Log2. Même en pleine journée, le fourmillement dans les zones sombres est facilement visible.

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Le S-Log2, ou le RAW du pauvre, permet d'enregistrer les vidéos avec un rendu le plus neutre possible afin de pouvoir retravailler la matière en post-production, notamment en appliquant un profil S-Log2 vers Rec709. Dans ce cas, il est possible de récupérer un peu de détails dans les hautes lumières en particulier.

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Cela permet également d'uniformiser le rendu vidéo entre plusieurs caméras qui peuvent produire des fichiers S-Log2. Après une conformation via un logiciel de type Da Vinci (Blackmagic Design), les vidéos devraient avoir la même signature colorimétrique et le même rendu, ce qui permet d'exploiter la RX0 dans un flux vidéo comprenant déjà des caméras Sony.

HFR

Le mode HFR (pour High Frame Rate) offre des cadences d'enregistrement permettant de ralentir jusqu'à 40x la vitesse d'une scène se déroulant à vitesse réelle.

La RX0 filme en 960, 480 ou 240 i/s et diffuse en HDTV 1 920 x 1 080 60p, 30p ou 24p en NTSC. En PAL, les cadences de 1 000, 500 ou 250 i/s sont enregistrées pour être jouées en HDTV 1 920 x 1 080 en 50p ou 25p. Ci-dessous, vous trouverez un exemple de vidéo filmée à 250 i/s dont la qualité, une fois étirée en HDTV 1 080, conserve encore une bonne précision. Les valeurs supérieures sont un peu plus délicates à incorporer dans un flux de production 1080.

Autofocus

L'autofocus en vidéo est pour le moins particulier. Vous disposez de deux modes. Le premier, appelé Near, opère une mise au point entre 50 cm et 1 m. Le second reprend la main au-delà de 1 m. Le problème est que la bascule entre les deux modes n'est pas automatique et qu'il faut l'activer selon les cas. Il faut bien avouer que visualiser la mise au point sur l'écran arrière est tout simplement impossible et qu'il faut absolument visualiser sur un écran externe ou via un smartphone et l'app.

Il faudra donc bien penser à modifier ce paramètre lors de vos prises de vue. Dans les autres cas, vous pouvez également utiliser la détection de visage pour faciliter la mise au point.

Conclusions
Notre avis

Au final, à qui s'adresse la RX0 ? Dans une première analyse, on ne sait pas vraiment où ranger la RX0. Est-ce un mini appareil photo ? Une caméra d'action ? Une caméra de studio ? Trouvera-t-elle sa place sur les plateaux de cinéma ? La RX0 peut en effet prétendre à tous ces titres, mais si sur certains aspects, elle donne pleinement satisfaction, elle présente aussi de nombreux côtés très frustrants. Il n'y a qu'à lire la liste des points négatifs pour s'apercevoir que la RX0 n'est pas parfaite.

En appareil photo, le petit bloc est intéressant par son côté très compact et résistant. On apprécie également la qualité des images ainsi que la rafale à 16 i/s. Parfaite pour la photo au tout-venant, la RX0 n'est pas très pratique pour régler des paramètres de prise de vue, notamment avec une ouverture fixe. En outre, il manque une stabilisation (électronique à défaut d'optique) qui fait également cruellement défaut en vidéo (caméra d'action). À presque 800 €, le photographe un peu exigeant s'orientera davantage vers un compact expert offrant plus de possibilités. Même constat du côté des caméras d'action : d'autres modèles sont moins chers et tout aussi pratiques.

C'est sans doute du côté des productions plus maîtrisées que la RX0 trouvera sa place, notamment vers les vidéastes qui travaillent déjà en Sony. Avec la possibilité de filmer en HDTV ou UHD en S-Log2, il sera alors possible de “coller” facilement les vidéos de la RX0 dans un flux de production Sony avec une colorimétrie uniforme. À cela s'ajoute le 24 mm corrigé qui permet de travailler rapidement ses images sans passer par un post-traitement trop important. Et c'est bien sûr la possibilité de synchroniser plusieurs caméras de manière assez simple qui sera intéressante pour les productions vidéo. Dans ce domaine, il n'existe pas réellement de solution prêt-à-utiliser et la RX0 et ses adaptateurs sont une réponse élégante, efficace et… onéreuse.

Si la RX0 peut s'utiliser telle quelle, c'est bien dans le cadre d'une accessoirisation importante que la petite caméra prend tout son intérêt. Elle devient le cœur d'un système de captation vidéo qu'il est possible de faire évoluer ou tout simplement de créer – et c'est bien là où la petite caméra a sa carte à jouer.

+
  • Caméra compacte, résistante (aux chocs, étanche à 10 m...) et très légère
  • Capteur de type 1”
  • Définition utile 15 Mpx (surface plus petite que 1”)
  • Bonne précision en vidéo
  • Mode photo intéressant en mode snapshot
  • Possibilité de photographier en RAW
  • Optique 24 mm sans déformation
  • Nombreuses options et assistants en vidéo et notamment S-Log2
  • Slow motion jusqu'à 1 000 i/s
  • Entrée micro
  • Nombreux accessoires disponibles
  • Possibilité de synchroniser plusieurs caméras (accessoires nécessaires) en vidéo
  • Possibilité de déclencher à distance par radio (accessoires nécessaires) en photo
  • Possibilité de filmer en UHD avec un enregistreur externe
  • Pas d'enregistrement UHD sur carte (il faut passer par un enregistreur externe)
  • Pas d'enregistrement 2,7K pour réaliser une stabilisation en post-production
  • Capteur ou optique non stabilisée : un système externe est donc requis
  • Temps de pose long limité au 1/4 s, ce qui est très court…
  • Ouverture fixe f/4
  • Moirage visible en photo et vidéo
  • Phénomène d'éblouissement en photo
  • Bruit électronique bien visible à 1 600 ISO (S-Log2, donc)
  • S-Log2 à 1 600 ISO : filtres ND recommandés pour filmer en extérieur
  • Pas de sortie casque
  • Autonomie assez limitée
  • Bouton de mise sous tension trop sensible
  • L'écran n'est pas tactile
  • Deux modes focus à gérer manuellement (rapproché et au-delà de 1 m)
  • Pas de bouton pour basculer rapidement en mode vidéo ou photo selon le cas
  • Pas de détrompeur de sens pour la carte mémoire
  • Application PlayMemories encore limitée
En résumé

La RX0 séduira avant tout les vidéastes habitués à évoluer dans l'univers Sony et ses S-Log/S-Gamut pour intégrer facilement les vidéos de son flux de production. Les bidouilleurs trouveront également un précieux allié pour des systèmes de captation originaux.

Sony_Electronics_Sony_RX0_Camera
Renaud Labracherie
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Sony DSC-RX0
Rakuten - priceminister 570,99 €
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