sigma DP2 test terrain

Difficile d'être séduit par le Sigma DP2, mais avouez que c’est rageant. La grande taille du capteur permet au photographe de retrouver certaines des sensations de prise de vue normale. La profondeur de champ, par exemple, existe bel et bien avec le DP2, à l’inverse des compacts au capteur minuscule. Quand on règle l’ouverture sur 2,8 et qu’on fait la mise au point sur le premier plan, l’arrière-plan est bel et bien flou.

Une simple règle optique bien connue qui se traduit en pratique par une réelle gestion de la mise au point et une véritable possibilité de jouer avec. Sigma était à peu près seul sur ce terrain, ce qui pouvait éventuellement amener plusieurs photographes à s’intéresser au DP2. Car oui, jouer avec la profondeur de champ est fondamental et la texture des images résultantes vaut le détour.
Rageant, on l’a dit. Les images réalisées au DP1 et au DP2 sont formidables. Douces, piquées, relativement neutres et bien équilibrées, c’est un régal entre 100 et 400 ISO.

Hélas pour Sigma, d’autres ont senti le vent tourner et proposent désormais des appareils infiniment plus intéressants (Panasonic et Olympus pour ne pas les nommer, avec leur format micro 4/3). En attendant l’arrivée prochaine des autres compacts à capteur de reflex sans objectif interchangeable (les Canon et Nikon ne vont évidemment pas tarder, et on ne parle même pas du tout récent Leica X1 qui intègre - ah tiens - un APS-C), le DP2 a le mérite d’exister, mais fait déjà office de compact dépassé. Le marché se précise, la demande existe bel et bien, on voit mal comment le DP2 pourra résister au futur Canon XX, avec grand capteur, focale fixe (ou pas), écran impeccable et rapidité exemplaire. Les images, peut-être ? Certes, les photos issues du DP2 sont irréprochables, mais il n’y aucune raison que les concurrents fassent moins bien. Et ce n’est pas l’excellente technologie Fovéon qui y changera grand-chose.

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