Nouveau vaisseau amiral de la marque, le K-7 se devait d'offrir une prise en mains irréprochable. Et ce, alors même que Pentax a décidé de miser sur une compacité inhabituelle dans ce segment -- placé à côté d'un K10D (test) ou d'un K20D (test), il perd plus d'un centimètre de largeur, la poignée étant nettement plus proche de la chambre reflex.

La prise en mains demeure cependant excellente. La nouvelle poignée, moins haute et plus fine, est en compensation plus creusée, notamment au passage du majeur. Seul bémol, les photographes aux mains les plus larges risquent de voir leur auriculaire glisser sous la semelle. La répartition des commandes évolue fortement, notamment pour laisser la place à l'écran (les touches à gauche de celui-ci sont redistribuées). Dans certains cas, le nouveau choix est plus logique : le verrouillage d'exposition devient parfaitement accessible, le choix des collimateurs passe autour du bouton d'autofocus et une touche de choix de la sensibilité apparaît. Parfois cependant on y perd : les accès directs à la stabilisation et au bracketing d'exposition disparaissent, renvoyés respectivement dans le menu général et dans les modes d'entraînement.

Le K-7 rompt par ailleurs avec la tradition en proposant le premier nouveau pentaprisme depuis... l'*ist D, premier reflex numérique de la marque ! Le grossissement y perd légèrement (0,92 contre 0,95), mais la couverture est désormais de 100% du champ et le dégagement oculaire est amélioré, apportant un surcroît de confort aux porteurs de lunettes.

Dernière grosse évolution du K-7 par rapport à ses prédécesseurs : le déclenchement est beaucoup plus feutré et discret, contrastant avec le claquement sec du K20D, et ce malgré un mouvement plus rapide. Voilà qui sera particulièrement apprécié lors de concerts par exemple.

Le K-7 est, comme tous les modèles experts de Pentax, protégé contre les intempéries. Des joints de caoutchouc protègent les trappes, les boutons et les molettes contre les entrées d'eau et de poussière, sans pour autant résister à l'immersion bien entendu. Si le verrou de la trappe de batterie, agrandi pour l'occasion, est désormais bien plus pratique, la disparition du levier d'ouverture de la trappe de carte SD est plus discutable : avec des doigts mouillés, il n'est pas facile de faire coulisser le couvercle pour l'ouvrir. Certes, nul n'est censé changer de carte avec des doigts mouillés, mais si l'on achète un appareil tout-temps, c'est généralement justement en vue de ce type d'utilisation.

L'autre première de ce K-7 est bien entendu ses objectifs de kit, les DA 18-55 mm 1:3.5-5.6 AL WR et DA 50-200 mm 1:4-5.6 ED WR. Ceux-ci sont, toutes marques confondues, les premiers objectifs proposés en kit standard à être eux-mêmes protégés des intempéries, grâce à cinq joints isolant les bagues et la monture. Notre exemplaire du K-7 était doté du premier de ces objectifs ; il ne semble pas avoir fondamentalement évolué par rapport au 18-55 mm AL II qui équipait les boîtiers précédents. En particulier, le zoom n'est toujours pas interne (l'objectif s'allonge aux extrêmes, ne conservant sa longueur minimale qu'aux environs de 35 mm), ce qui laisse craindre une tropicalisation moins poussée que sur les objectifs plus haut de gamme comme les 16-50 mm et 50-135 mm SDM.

Au final, un habitué des appareils de la marque trouvera rapidement ses repères, même si certains détails le perturberont (le taquet de mode de mise au point, modifié, inversion du bouton vert et de la correction d'exposition). Et pour qui ne connaît pas particulièrement ces modèles, la répartition logique, la large gamme d'accès directs et la parfaite accessibilité des molettes de réglage font du K-7 un appareil bien conçu et à l'ergonomie particulièrement soignée.

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