Le nouveau Pentax K-7 rompt avec les rondeurs des K20D et précédents pour prendre un style un peu plus rétro. Taillé à la serpe, le prisme se détache nettement la face supérieure. Les fixations de sangle chromées sont également un petit retour vers le passé, mieux placées ici que sur les Olympus série 400. Le K-7 fait donc sérieux, limite austère, comme un appareil «expert» est supposé l'être chez les gens du marketing.

Le K-7 inaugure une lampe d'assistance à la mise au point, de couleur verte, située entre la poignée et le prisme. La molette avant est fortement inclinée pour faciliter sa manipulation par l'index. La poignée est étroite et peu haute, mais profondément moulée, assurant une bonne préhension.

La main gauche n'est pas oubliée : elle commande le flash (dont le verrouillage est mécanique : il faut le débloquer manuellement même en mode automatique), le bouton pour basculer du Jpg au Raw et l'interrupteur du mode de mise au point (AF simple, AF continu et manuelle). On notera le retournement du taquet de celui-ci : on le pousse désormais vers l'avant pour passer en manuel, une modification dont la nécessité n'était pas évidente.

La face arrière évolue profondément avec l'arrivée d'un écran 3 pouces (7,6 cm) en définition VGA. Certaines commandes sont déplacées (collimateurs AF, bouton vert, touches lecture/poubelle/menu/info), on gagne un accès direct au Live View et on perd le commutateur de stabilisation.

La classique molette des modes est désormais bloquée par un verrou pour éviter les rotations accidentelles. La commande concentrique permet de choisir mesure multizone, pondérée centrale ou spot. On note l'arrivée d'une touche dédiée à la sensibilité, désormais affichée en permanence sur l'écran de contrôle ainsi que dans le viseur, et la remontée de la correction d'exposition.

On notera l'articulation très postérieure du flash, qui lui donne un dégagement exceptionnel. En revanche, ceux qui visent de l'œil droit pourront avoir la surprise de le sentir s'appuyer sur leur nez lors d'un cadrage vertical.

La connectique du K-7 est assez complète avec, en plus des classiques alimentation, USB-A/V, synchro flash et télécommande (inhabituellement disposée sur le flanc droit, sous la carte SD), une sortie HDMI et une entrée micro. La première permettra de passer ses images sur un téléviseur HD, la seconde d'avoir un son stéréo dans les vidéos filmées avec le K-7.

Pentax K10D bruit rafale

Pentax K10D bruit rafale

Alors que Pentax a longtemps fait figure de mauvais élève, le K-7 est un reflex plutôt discret, le claquement sec du K20D laissant la place à un bref chuintement.Un progrès très appréciable. Vous pouvez cliquer sur les images pour écouter les différences sonores entre les Pentax K10D (première image) et K-7 (seconde image) à l'aide d'un fichier MP3.

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