L'une des caractéristiques intéressantes (tout au moins sur le papier) reste la présence d'un mode vidéo HD sur le Nikon D5000. Associé à l'écran LCD rotatif, celui-ci transforme le reflex en petit caméscope d'appoint, mais seulement d'appoint.
En effet et comme le Nikon D90, le mode vidéo du D5000 reste encore très sommaire, voire embryonnaire. Contrairement à Canon (EOS 5D Mk II, 500D), Nikon ne propose même pas un mode autofocus, certes laborieux, pendant l'enregistrement vidéo. Il faudra donc réaliser les changements à la main et en vérifiant la netteté sur l'écran LCD de 230 000 points...Avouons que tout cela n'est pas très confortable (surtout avec la profondeur de champ très courte), même si la qualité des vidéos est au rendez-vous malgré, là encore, quelques erreurs qui auraient mérité une mise à jour, voire un changement complet.

Ainsi, le D5000 enregistrement toujours les vidéos dans un format qui date pratiquement du paléolithique informatique : le Motion JPeg. Aujourd'hui des codecs, plus puissants et de meilleure qualité existent. Pourquoi faire l'impasse dessus ? (H.264 par exemple ou codec libre Theora). Au final, les fichiers AVI sont assez lourds et viendront grignoter trop rapidement l'espace de votre carte mémoire.

On regrette également la cadence limitée à 24 i/s lorsque l'enregistrement s'effectue en 1280x720 pixels. Globalement la qualité est au rendez-vous, mais sur des sujets rapides ou des travellings, les mouvements manquent un peu de fluidité. Une cadence à 30 i/s aurait été préférable. La limitation à 5 minutes d'enregistrement n'est pas si contraignante, même si une fois de plus, la possibilité de filmer plus longtemps aurait été la bienvenue.

L'enregistrement sonore est toujours logé à la même enseigne : son mono d'une qualité juste honnête et  le boîtier ne dispose toujours pas  d'une  prise  pour relier un micro externe stéréo et de meilleure qualité, ainsi qu'une prise casque pour vérifier l'enregistrement.

Concernant les réglages, là aussi c'est presque le vide intersidéral. Avant l'enregistrement, il est possible de modifier la balance des blancs et de corriger l'exposition et c'est à peu près tout. En mode priorité ouverture, il possible de choisir le diaphragme jusqu'à f/8. Pendant l'enregistrement, vous devrez modifier la mise au point manuellement et vous ne pourrez jouer que sur la correction d'exposition.

Au final, la qualité des vidéos reste très satisfaisante, surtout en basse lumière, conditions dans lesquels le Nikon D5000 est largement plus performant que les caméscopes actuels. On notera toutefois la présence de moiré assez importante et un rendu assez dense (comme en photo par ailleurs). Reste que pour un usage familial, les possibilités offertes par le reflex sont très limitées. L'absence de mise au point pendant l'enregistrement (il faudra attendre le Panasonic GH1) est une réelle lacune qui pourra véritablement décevoir le vidéaste débutant.
Il est également intéressant de noter que Nikon ne livre aucun logiciel pour exploiter les vidéos. Heureusement, le format AVI / M-JPeg est assez universel et pratiquement tous les logiciels de montage s'acquitteront de la tâche.

Vous pouvez télécharger ci-dessous une vidéo réalisée dans des conditions assez difficiles : intérieur avec faible éclairage fluo. Pour d'autres exemples, vous pouvez également voir les vidéos réalisées avec le Nikon D90, qui sont très proches en qualité.

Nikon D5000 exemple vidéo

 Nikon D5000 : vidéo 720p, 24 i/s, 30 secondes, 59 Mo. Objectif : 18-55 mm VR.

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