Par Renaud Labracherie, 29 Avril 2009 12h51

Test du reflex Olympus E-620

Conclusion
Verdict
 
Olympus E-620 recommandé

Avec le E-620, Olympus propose un reflex qui synthétise assez bien les modèles d'entrée et de milieu de gamme de la marque et au final le nouveau boîtier s'avère être une belle évolution de la lignée à 3 chiffres.

Avec un boîtier assez compact hérité de la série E-4xx, le E-620 reprend les raffinements technologiques de la marque comme  la stabilisation par déplacement du capteur (il s'agit toutefois d'une nouvelle version plus compacte), d'un système anti-poussière performant (le plus efficace du marché actuellement), d'un écran LCD performant en extérieur et monté sur rotule (pour faciliter la prise de vue en mode visée directe) ou encore la possibilité de piloter des flashes distants sans-fil avec le flash intégré.

On apprécie surtout l'évolution des deux points critiqués sur les anciens modèles : l'autofocus et la visée optique. Un nouveau module AF sur 7 collimateurs en double croix remplace avantageusement le précédent système de mise au point (3 zones). Celui-ci s'avère très efficace en pleine lumière (surtout avec une optique supersonique SWD) et assez bon, quoiqu'assez lent, en basse lumière. Concernant la visée optique, certes le progrès est notable, mais pas suffisant pour rivaliser avec les ténors du moment.

Le capteur de 12 Mpix délivre une qualité d'image honnête, même si la gestion des hautes sensibilités reste en deçà du niveau atteint par les principaux concurrents que sont les Canon EOS 500D et Nikon D5000.

Avec l'arrivée du format Micro 4/3, Olympus semble écartelé entre sa gamme de reflex compacts et les prochains boîtiers très compacts à objectifs interchangeables. Car si la compacité du E-620 est un véritable argument, les autres constructeurs proposent également des boîtiers assez "réduits". Olympus reste toutefois plus attractif par les tailles des objectifs souvent beaucoup plus petits. Mais là encore, il faudrait qu'Olympus développe plus rapidement une gamme d'optiques "pancake" (aplaties) à l'image du 25 mm f/2,8 qui ouvre d'autres perspectives à l'appareil. On regrette également que la motorisation supersonique SWD ne se généralise pas plus rapidement.

Malgré l'apparition de nouveautés assez prometteuses comme le nouvel autofocus 7 points, le grossissement supérieur de la visée optique, l'amélioration de la visée directe avec un autofocus par détection de contraste plus rapide, filtres graphiques, rétro-éclairage des touches au dos de l'appareil, on reste encore un peu sur sa faim et on a l'impression que le boîtier est un modèle de transition. 

Toutefois et malgré l'absence de mode vidéo (gadget à la mode et donc indispensable), de sortie HDMI ou d'autofocus par contraste rapide (décidément, le Panasonic G1 a plusieurs années d'avance sur la concurrence et encore plus en matière de mise au point pendant la vidéo), l'Olympus E-620 mérite bien un recommandé.

Points forts

Points faibles

Système antipoussière performant Viseur optique encore trop étroit
Bonne qualité des images jusqu'à 400 ISO Autofocus par détection de contraste en progrès, mais encore trop lent pour une utilisation sur des sujets en mouvement
Stabilisation par déplacement du capteur intégrée au boîtier (fonctionne avec toutes les optiques) Pas de mode vidéo
Réglages des paramètres de prise de vue directement sur l'écran LCD Ecran de 230 000 points seulement
Commandes rétroéclairées à l'arrière du boîtier Pas de sortie HDMI
Écran LCD de qualité et lisible même en plein soleil Pas de niveau électronique comme sur le E-30
Écran LCD monté sur rotule. Pratique pour la visée directe Connexion USB dans un format propriétaire
Pilotage de flashes distants sans fil à partir du flash intégré Menus complexes et interface graphique très basique
Filtres graphiques sympathiques Gestion des hautes sensibilités (1600 - 3200 ISO) encore perfectible
Autofocus par différence de phase précis et rapide en pleine lumière Plage de sensibilités limitée
Mode rafale à 4 i/s Format RAW (ORF) propriétaire
Boîtier personnalisable Pas de testeur de profondeur de champ
Boîtier et optiques compacts Latence au déclenchement en mode visée directe
Technologie Shawdow Adjustement fonctionnelle Autonomie de la batterie réduite (500 déclenchements en moyenne)
Histogramme d'exposition et rendu des balances des blancs en mode visée directe Pas de possibilité d'utiliser les deux slots mémoire simultanément
Bonne exposition au flash Autofocus 7 points un peu lent en basse lumière

Olympus E-620
Qualité de fabrication :
Confort d'utilisation :
Vitesse :
Caractéristiques :
Qualité des images :
8/10
8/10
7/10
7/10
7,5/10

Olympus E-620

Face au Nikon D5000
Le nouveau reflex Nikon présente également un écran LCD de 2,7 pouces monté sur rotule, mais à la grande différence du E-620, le reflex Nikon dispose d'un mode d'enregistrement vidéo en HD (1280x720 pixels) et d'une sortie HDMI. Le E-620 affiche des arguments intéressants comme le meilleur système anti-poussière du moment et un système de stabilisation fonctionnelle avec toutes les optiques. Le E-620 est également plus compact (moins profond) et dispose d'un système autofocus par contrase (visée directe) un peu plus véloce. De son côté, le D5000 propose un système autofocus par différence de phase sophistiqué sur 11 points, épaulé par un capteur 420 zones pour un suivi 3D efficace. La gestion du bruit électronique est remarquable, même aux plus hautes sensibilités (3200 / 6400 ISO). Si le viseur du D5000 est loin d'être extraordinaire, il est toutefois un plus agréable que celui du E-620. Niveau rafale, les deux boîtiers proposent une cadence à 4 i/s.

Nikon D5000

Face au Canon EOS 500D
Très compact, le Canon EOS 500D est également très léger tout en affichant une belle fiche technique : mode d'enregistrement vidéo Full HD (1920x1080 pixels à 20 i/s) et HD (1280x720 pixels à 30 i/s), écran LCD de 3 pouces définition VGA (640x480 pixels), un capteur CMOS à 15 millions de pixels, une plage de sensibilité de 100 à 12800 ISO et une cadence rafake de 3,4 i/s. Les menus bénéficient d'une belle interface graphique et le viseur reste relativement agréable. De son côté, le E-620 propose un écran LCD plus petit et moins définit, mais monté sur rotule pour une utilisation plus discrète et facilité. Le reflex Olympus intègre un système anti-poussière redoutable et une stabilisation par déplacement du capteur intégrée au boîtier et fonctionnant avec toutes les optiques. Le E-620 est en outre légèrement plus rapide (4i/)

Canon EOS 500D
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